Editions Boréal

  • Qu'est-ce qu'un roman québécois ? On s'est beaucoup interrogé sur l'adjectif jusqu'ici dans la critique et il va de soi qu'on n'étudie pas un tel corpus sans faire intervenir la question identitaire. Mais on peut aussi se demander quels types de roman le Québec a produits ou, en d'autres termes, ce que les romanciers du Québec ont apporté au roman, à l'art du roman. Dans cette synthèse, Michel Biron embrasse du regard la production romanesque québécoise depuis 1837 jusqu'à aujourd'hui. Il y découvre une pratique du roman qui se distingue du roman d'ailleurs par une sorte d'extravagance naturelle. Le roman québécois s'approprie les formes souples du conte ou de la chronique, combine la distance de l'écriture et la chaleur de la parole, refuse les lourdes architectures du roman réaliste au profit du désordre et de la liberté du récit. Rien ne lui est plus aisé que de mélanger les styles, d'aller vers ce qui s'invente, se réinvente sans cesse comme s'il n'avait que faire de toute filiation. L'auteur se penche également sur le rôle joué par la critique et sur le dialogue qu'elle a établi avec les romanciers.

  • « Antimondialisation », « altermondialisation » ou « mouvement pour la justice mondiale » : le « mouvement des mouvements », à la fois enraciné dans les contextes politiques nationaux et nourri de ses multiples liens transnationaux, représente une puissante lame de fond, un ressac contre l'idéologie néolibérale et les politiques menées depuis des décennies que les contestataires jugent éminemment injustes et néfastes pour une grande partie de la population. Ce vaste mouvement social est complexe. On le voit dans ses actions, ses pratiques, ses organisations et ses discours. Il est une force critique porteuse d'une multitude d'idéaux, d'espoirs et de projets souvent contradictoires. Cette synthèse présente le mouvement altermondialiste pour en discuter les faiblesses et les forces, en portant une attention particulière à son activité au Québec et en Occident. Elle présente les éléments essentiels permettant de comprendre le mouvement et d'en débattre, en tant que force politique plurielle et contradictoire, et pourtant animée d'un même idéal de justice.

  • L'antiquité grecque et romaine, jadis indûment exaltée et naguère injustement délaissée, connaît aujourd'hui un regain d'intérêt qui est peut-être tout simplement fonction à la fois de la prospérité qu'ont connue les idées nées à cette époque et de la distance qui nous en sépare.

    Cette brève synthèse permet au lecteur de poser les principaux jalons historiques depuis l'époque archaïque en Grèce jusqu'à la chute de Rome. Elle propose une réflexion sur la Méditerranée, creuset de la civilisation classique, et montre le rôle qu'y ont joué les grandes cités : Athènes, Alexandrie, Rome, Constantinople... Elle s'attache ensuite à dépeindre le monde dans lequel évoluaient les Anciens sur les plans religieux, social et économique.

    Enfin, elle décrit la perception que les différentes cultures et époques ultérieures ont entretenue de l'antiquité classique, du Moyen Âge jusqu'à nos jours.

  • Il est certes téméraire d'enfermer le Moyen Âge en 128 pages, mais Michel Hébert réussit dans cette brève synthèse un brillant portrait de plus de mille ans de civilisation. Depuis les profondes transformations du peuplement et de la société entre le Ve et le XVe siècle, il décrit la très longue phase de transition entre une Antiquité qui n'en finit pas de mourir et une société chrétienne qui tisse lentement sa toile sur l'Europe. Il aborde ensuite les mutations abruptes et parfois violentes qui instaurent aux Xe et XIe siècles une société féodale et seigneuriale. Enfin, il analyse la maturation du monde moderne, son économie, sa culture.

  • À l'intérieur des limites traditionnelles que les historiens s'entendent pour lui fixer, c'est-à-dire, en gros, du milieu du XVe siècle au début du XVIIIe, limites largement ouvertes à l'amont comme à l'aval, la période que nous appelons Renaissance est riche d'événements majeurs qui accélèrent brutalement le cours de l'histoire : l'invention de l'imprimerie, la Réforme protestante, les grandes découvertes, l'essor du commerce international et la domination économique des pays du Nord, l'appropriation de l'humanisme italien par l'Europe, le développement de l'État moderne, une distanciation de plus en plus marquée avec d'autres grandes civilisations. C'est de cette période particulièrement fascinante de l'histoire de l'Occident que cet ouvrage propose une synthèse.

  • Entre la Renaissance et la grande Révolution, la période historique qui couvre les XVIIe et XVIIIe siècles a vu aboutir de longs processus politiques, économiques et sociaux, religieux et intellectuels qui avaient commencé à germer au Moyen Âge ou au XVIe siècle. C'est à ce titre que l'on parle de la « modernité » européenne ou, plus simple ment, de la période moderne.

    Développement de l'activité gouverne mentale, centralisation des pouvoirs, expansion du capitalisme, industrialisation, mondialisation, montée de l'individualisme et de la mobilité sociale, telles sont les principales caractéristiques de cette période, brillamment synthétisée ici par Michel De Waele.

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