Editions Michalon

  • En France, on se prévaut d'appartenir à un « couple franco-allemand » qui serait la locomotive de l'Europe. On sous-entend ainsi que les deux pays sont à égalité au sein de l'Union européenne et qu'ils la conduisent main dans la main. Pourtant, cela n'a jamais été vrai !
    Si l'Europe a d'abord été française, pendant les périodes gaulliste et post-gaulliste, elle est désormais allemande. La réunification, l'erreur historique qu'a représenté l'introduction de l'euro, les élargissements à l'Est après la chute du mur de Berlin, ont signé l'avènement d'une sorte de nouvel « Empire central » piloté depuis Berlin.
    La République fédérale l'a-t-elle voulu ? Probablement pas, ou pas de manière si nette. L'Allemagne demeure un « hégémon réticent » et se fait même chaque jour plus « souverainiste ». Mais les structures de l'Union européenne telles qu'elles existent entraînent une consolidation paradoxale de son poids chaque fois qu'elle agit dans le sens de l'affirmation ou de la préservation de ses intérêts nationaux. Or c'est ce qu'elle fait de manière systématique désormais, à l'exact inverse de la France, qui s'inscrit davantage dans une perspective post-nationale.
    Loin de former un couple avec l'Allemagne, notre pays est aujourd'hui à sa remorque. Une situation qui n'est pas pour déplaire aux élites complaisantes qui le gouvernent, et utilisent l'argument allemand pour faire régner en France un certain ordre.

    Alors, quel avenir pour l'Europe, à l'heure où la France européiste d'Emmanuel Macron fait face au retour des nations, en Allemagne comme ailleurs ? Un essai corrosif - et salutaire - sur l'amitié tourmentée des deux principaux partenaires de l'Union européenne.

  • 1. Quels sont les enjeux des élections européennes ? Le Parlement européen a-t-il de vrais pouvoirs ?
    2. Qui, concrètement, décide de la politique européenne ?
    3. L'Europe est-elle dirigée par le couple franco-allemand ?
    4. Qu'est-ce qui ne va pas avec l'économie grecque ?
    5. L'exemple du Portugal ne démontre-t-il pas qu'il est possible de retrouver de la croissance économique tout en appartenant à la zone euro ?
    6. L'harmonisation fiscale et sociale est-elle possible au sein de l'Union européenne ?
    7. Pourquoi tant de pays européens sont-ils tentés par le populisme ?
    8. Peut-on sortir de l'euro ? Et si oui, à quoi cela servirait-il ?
    9. Pourrait-on démocratiser l'Union européenne en changeant les traités ?
    /> 10. La France doit-elle faire comme le Royaume-Uni et quitter l'Union européenne via l'article 50 du TFUE ?
    (+1) Quelle est la vision de l'Europe d'Emmanuel Macron ?

  • L'Inde, disait Galbraith, est « une anarchie qui fonctionne. » Elle juxtapose en effet une incroyable diversité de peuples, de langues et de religions quand la difficulté de leur coexistence est au coeur de la majorité des conflits actuels. Vers 2030, elle sera, devant la Chine, le pays le plus peuplé au monde. Elle comptera en 2050 plus de trois fois la population de l'Union européenne. L'Inde, où coexistent la misère et d'énormes richesses et potentialités, est à l'image du monde.Alors que personne n'y croyait, elle est devenue une réelle démocratie, avec une alternance au pouvoir de formations politiques opposées et un suffrage réellement universel qui fonctionne avec 850 millions d'électeurs, qui tranche avec nombre de pays asiatiques plutôt totalitaires. L'Inde est une métaphore du monde de ce siècle. Son avenir se joue maintenant sur le plan intérieur où, malgré une croissance impétueuse, d'immenses défis l'attendent : grande pauvreté, énormes contrastes sociaux, cohabitation des croyances et coexistence avec deux pays, la Chine et le Pakistan, dotés comme elle de l'arme nucléaire. De quoi s'inquiéter pour l'avenir de l'humanité car demain, tout est possible pour l'Inde, le pire comme le meilleur.

  • L'Union européenne est morte, mais elle ne le sait pas encore. Elle est morte du rejet de ses peuples qui manifestent en toute occasion une répulsion sans réserve et une défiance sans retour. Elle est morte de son inaptitude à régler les crises qui la secouent autrement que par de brutaux oukases ou par des simulacres de négociations, au terme desquels les pays les plus forts finissent par imposer leurs vues et où l'unique option qui s'offre aux plus fragiles est celle d'une humiliante reddition. Elle est morte de l'échec spectaculaire de son modèle économique, échec conjoint du Marché unique et de l'euro. Elle est morte, enfin, de son illégitimité démocratique, de ses fondations juridiques baroques, de ses traités qui ont remplacé la souveraineté populaire par une technostructure sans vision. En vérité, il n'est même plus tout à fait temps de se demander s'il faut ou non "sortir de l'Union européenne". Car c'est l'Union elle-même qui est en train de sortir. Elle sort de l'Histoire, par la toute petite porte. Tout le monde en est-il bien conscient ? Peut-être pas. Faut-il le démontrer ? Sans doute.

  • D'ici à 2030, 7 technologies numériques devraient créer plus de 1200 milliards de dollars de valeur, répartis dans dix secteurs industriels. Une telle somme équivaut à 47 % du PIB de la France et permettrait de générer 20 millions d'emplois au salaire mensuel net moyen de 2200 euros.
    Quelle part la France prendra-t-elle sur les 1200 milliards en jeu ? 1 % ? 10 % ? 50 % ? Rien ? Combien ?
    En vérité, même si le contexte économique s'améliore, la performance française reste très décevante, relativement à celles de nos cousins de Californie et nos amis chinois. Or, souvenons-nous qu'à la Belle Époque, le leader mondial était français dans deux tiers des industries avant-gardistes. Dès lors, une seule question : comment innover ?
    Avec un enthousiasme chevillé au corps, Guillaume Villon de Benveniste, fort de son expérience, décrypte 7 étapes-clés afin de tripler la qualité de l'innovation : 3 fois plus de revenus, une solution 3 fois plus pertinente, pour un retour sur investissement 3 fois plus élevé, et ce, avec les mêmes ressources, le même talent et le même capital.
    Ce livre n'est pas un énième discours lénifiant sur les startups. Il s'agit d'un guide pratique, original et engagé, articulé autour de situations vécues et d'exemples concrets. Il montre comment mener à bien chaque projet novateur afin de déplacer, à terme, l'épicentre mondial de l'innovation en France. Parce que la France dispose du potentiel pour capter une belle part des 1200 milliards de dollars en jeu. Parce que la Silicon Valley de 2030, c'est la France !

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