Editions PENTA

  • Voici un livre touchant et profond qui va réjouir nos contemporains qui estiment que la psychanalyse a quelque chose à proposer pour les enfants autistes, et plus largement, tous ceux auxquels rien de ce qui est humain n'est étranger. Il s'agit d'un récit précis, concis et vivant de la cure de Louange, un enfant ravagé par le processus autistisant depuis son plus jeune âge. Christine Bouyssou-Gaucher, sa psychanalyste, nous raconte en détail l'évolution de cet enfant pendant de nombreuses années. En plus d'être une démonstration éblouissante de l'efficacité de la psychanalyse dans l'autisme, ce livre est un outil pour tous les praticiens qui voudraient s'y engager. Les parents aussi peuvent lire ce récit pour s'en nourrir, tant le message d'espoir qu'il contient est basé sur une réalité clinique palpable et partageable.

  • La rencontre entre deux écrivains, Jeanne Doré et ArMand Fresnay, redonnera des sources d'inspiration à la première et le point de départ d'un récit d'autofiction au second. Roman de l'écriture et de la création littéraire, "Écris-moi" retrace le déclin de la littérature à travers la confrontation de deux cultures. Le face-à-face de deux subjectivités, hantées par l'obsession d'écrire, se transmuera bientôt en combat à mort...

  • Un grand couteau sur une table sale, des pelures de pommes de terre, un concombre tranché en long par le milieu. Des cris dans la tête... Je ne suis pas une fille, je ne suis pas une fille...
    Une main qui approche le couteau, une main qui s'en saisit, un bras qui brandit, le dos du frère qui regarde une tâche sur la table de cuisine, la mère qui fait la vaisselle. Une mère silencieuse, une mère aveugle qui tourne le dos. Le père qui pousse une porte. Un bras qui tremble, un couteau qui tombe, cogne et rebondit sur le carrelage. Le frère qui sort de la cuisine.
    Puis, rien. Une mémoire du trou, du vide.

  • Quand les enfants empruntent les routes sinueuses de la différence, nous sommes parfois embarrassés pour en parler. Quels chemins communs, enfants, adolescents, adultes et professionnels de l'enfance peuvent-ils prendre pour dire avec des mots simples des émotions si complexes ? Alpio, l'ânon qui dit non, Boomus, le bourdon qui ne prend pas souvent la mouche, Cléony, à l'humeur changeante qui passe du vert au blanc, Djomo, qui a bien du mal à ne pas cracher son feu de dragon... Et tous les autres « animaux pathrologiques », nous invitent, grâce à leurs regards tendres, à trouver un espace de parole pour essayer de pénétrer ces intimités obscures. Dans cet ouvrage illustré, écrit sous forme de fabliaux, l'auteure ouvre la porte de l'imaginaire pour favoriser une approche poétique et humaniste des difficultés psychologiques et psychopathologiques des enfants et des adolescents.

  • Dans ce recueil de textes placés comme des balises sur un parcours singulier, une psychanalyste tient le pari de s'impliquer dans une écriture plurielle où prennent place les événements de sa vie. Alors que l'usage courant est d'écrire sur la psychanalyse, la posture qu'adopte l'auteure est forcément décriée, et parfois à juste titre, par ceux qui demeurent dans une logique scientiste. Le lecteur assistera donc à la (re)naissance de la psychanalyse, au travers d'une écriture vitale et passionnée.

  • Le présent ouvrage souhaite montrer comment le mouvement est au centre du système conceptuel du monde, et comment l'espace et le temps gravitent de concert autour de lui. La pensée ne fonctionne pas correctement en séparant l'espace et le temps (la théorie de la relativité montre un lien entre les indications fournies par les règles et les horloges, sans remettre en cause cette dichotomie de concepts ni d'instruments). Bernard Guy choisit un genre littéraire, panachant dialogue et fantasmagorie, au Pays Imaginaire du capitaine Crochet, ennemi des horloges. Une pluralité de facettes est examinée, dans les différentes sciences (tant humaines et sociales que dites dures) dont les frontières sont revisitées.

  • Quelle psychanalyse depuis la Shoah, après la brisure de l'Histoire et de la Civilisation ? Qu'est-il arrivé à la vie, à l'amour, aux désirs, à la mort, à la jouissance, à la filiation, au lien entre les hommes, quels que soient nos liens à l'originaire, à l'identitaire ? Une réflexion s'appuyant sur l'ouvrage de Freud L'Homme Moïse et la religion monothéiste, le film Shoah de Claude Lanzmann et l'enseignement de Lacan.

  • Cet essai aux larges horizons s'inspire du domaine des arts et s'anime de certains thèmes ou accents propres à Octave Mannoni. Les différents chapitres interrogent le rapport au temps dans l'expérience du passage de l'adolescence, puis dans la peinture, la littérature et la musique. Construit à partir de rencontres recherchées ou fortuites, ce trajet mène le lecteur vers Jean-Honoré Fragonard, Edvard Munch, William Styron, Johannes Brahms ou Franz Kafka.

  • On ne saurait perdre de vue une vocation relationnelle du langage, qui cherche à donner sens à la vie : conversion de tous les instants, par rapport à des "absolutisations" porteuses de mort, dont on est saturé. Comment ne pas lutter pour substituer justesse et justice à l'arbitraire et à la violence ! L'irréversibilité du devenir, prise en charge par le langage, peut sans doute donner lieu à des commencements renouvelés.

  • Des "Études de cas" de Freud, on a pu dire qu'elles "se lisent comme des romans". Voici des "Nouvelles psychanalytiques" dont on pourra dire qu'elles "se lisent comme des cas cliniques. Entre le divan freudien et la loupe de Conan Doyle, le lecteur avancera à travers énigmes et intrigues jusqu'aux surprenants dénouements. Par un crescendo dramatique inexorable, Michel Granek offre au lecteur le miroir où il pourra entrendre l'écho des vicissitudes de sa propre quête inconsciente. Celle d'une vérité à chaque fois subjective, enfouie et qu'il croyait oubliée(er).

  • Il est rare qu'un ouvrage d'universitaires aborde un thème aussi sérieux que celui de la place de la psychanalyse dans la modernité, avec une telle subtilité et une solide rigeur et documentation, qui raviront les lecteurs au-delà des sphères du savoir académique. La comtemporanéité de la psychanalyse, qu'Eric Bidaud et Martin Bakero Carrasco mettent en question, ressurgit renforcée et renouvelée. Les auteurs opèrent un déplacement du centre de gravité de l'univers théorico-clinique des notions essentielles de la psychanalyse pour initiés, à celui poétique d'une métaphorisation de la parole, et d'une écriture, habitées, vécues peut-on dire, par l'inconscient incarné.

  • Sans domicile fixe, Pierre-Marie et Léon s'isolent dans un petit hameau bourguignon qui fut le théâtre de leurs jeux d'enfants pendant l'occupation allemande où ils participaient à leur manière à la Résistance. Un étrange bûcheron fut leur mentor en compagnie de deux animaux fantastiques, un chien et un serpent. La mort de Marguerite, femme du bûcheron, donne lieu à une intrigue policière pleine d'imprévus. En 1968, après bien des amours, nos deux amis que la vie et les études avaient séparés se retrouvent une dernière fois. Souvent drôle, déconcertant, ce roman joue sur plusieurs registres comme pour mieux voiler l'inquiétude métaphysique de son propos.

  • Il est bien différent de penser intérieurement de temps en temps à soi, à ses réactions et à son fonctionnement que de parler à voix haute de soi à un Autre. Cet Autre n'est pas un ami, mais un témoin partenaire et engagé dans ce voyage. Tenir un discours de soi sur soi, s'adressant à l'Autre qui nous écoute sans jugement, nous accompagne et nous relance par ses questions, ses réactions, sa présence et son écoute, crée une alchimie singulière et différente de nos réflexions solitaires partagées avec un ami, un amour, un parent ou un enseignant. Le cadre de la psychothérapie crée une rencontre qui paradoxalement nous plonge au coeur de l'intime et nous en extrait. Après coup, quelque chose de notre regard interne se transforme et modifie notre rapport à nous-même et au monde.

  • « Les rêves sont un cadeau. » Combien de fois a-t-on entendu cet encouragement à traverser les turbulences et les gués en eau profonde du travail analytique ? Autant de révélations, de monstres tapis sous les frondaisons, d'anges gardiens insoupçonnés. Manifestation de l'inconscient, le rêve nourrit l'imaginaire, jongle entre poésie et - diablerie - et délivre un message universel. Effrayant, rocambolesque ou tendre, il fait preuve d'une ingéniosité retorse pour éveiller notre conscience. C'est un voyage initiatique, chaque fois renouvelé.

  • « Je ne suis qu'un philologue et un historien et il m'est difficile de vous suivre dans ces sphères supérieures et ingénieuses. Mais je constate que vous connaissez bien les textes, ce qui n'est pas toujours le cas de vos confrères. » Claude Pichois

  • Comme de nombreuses psychothérapies, la cure de relaxation s'inscrit dans une durée imprévisible et non quantifiable.
    Cet ouvrage repose sur le 13ème Colloque de la Société Française de Relaxation Psychothérapeutique et fait état des rapports entre relaxation et durée induits par lers transformations de la société.

  • La parole est cette fois donnée aux praticiens du soin, qui évoquent, à travers témoignages et commentaires, leurs différentes approches (psycho-dynamiques, cognitivo-comportementales) de la clinique de l'autisme comme du bébé, concernant notamment la relation mère/nourrisson (difficultés relationnelles précoces, prématurité). Voici des témoignages sur le patient travail accompli en matière de prévention des troubles relationnels précoces des bébés tout venant, en particulier en P.M.I.

  • Ce volume aborde l'actualité brûlante des dernières recherches autour de l'étiologie et du traitement de l'autisme, ainsi que les débats scientifiques et éthiques qu'elles suscitent. Une partie retrace l'état d'avancement de la recherche qui vise à valider les signes prédicteurs d'autisme chez l'enfant de moins de 2 ans (recherche menée dans 10 départements français). La partie centrale est consacrée à un certain nombre d'observations cliniques commentées.

  • L'accès à la maternité peut réveiller une douleur indicible chez les femmes qui ont subi des violences sexuelles dans leur enfance. Cette douleur perturbe fréquemment la relation mère-enfant. Cet ouvrage prouve la nécessité d'un accompagnement psycho-ostétrical de la grossesse; les violences sexuelles dont il faudra apprendre à soulager les effets parfois désastreux n'ont pas seulement une forte morbidité chez les personnes qui les subissent, elles ont également un impact sur les générations suivantes.

  • La soie venait d'un parachute et avait été échangée contre du fromage. C'étaient les trois soeurs qui l'avaient taillée. Elles avaient aussi tricoté le maillot de bain que sur un petit cliché tante Annina portait, une Agata boudeuse dans les bras. Une autre photo la montrait avec Tante Maria Augusta sur le parvis de l'église. C'était l'époque de Peppone et de Don Camillo et, si les tantes avaient pu participer à ces films, elles auraient certainement joué le rôle des plus fidèles dévotes.

  • Cet essai a un double fondement : d'une part le constat d'une augmentation des troubles du comportement et de l'humeur dans nos sociétés occidentales et d'autre part l'augmentation du nombre de ces patients chez les psychiatres en cabinet de ville. Dans le souci de réinterroger, voire d'actualiser la nosographie française, Olivier Schmitt poursuit une réflexion sur ces pathologies qu'il qualifie de rebelles.

  • L'auteur rassemble une mise au point sur l'une des questions fondamentales de la philosophie, telle celle du Mal. Souvent courts, ces textes sont susceptibles d'en livrer l'essentiel à l'attention des étudiants ayant à faire face à la pluralité des disciplines ou des concours.

  • Jacques Schotte (1928-2007) a été un des principaux chorégraphes de la pensée sur la scène de la psychanalyse francophone du dernier demi-siècle. Jacques Schotte dansait sur les lignes de démarcation langagières qui structurent l'inconscient. Cet ouvrage en forme d'hommage présente quelques-unes des multiples facettes de l'homme et de sa vision anthropopsychiatrique de l'être souffrant, son parcours comme son questionnement sur les fondements de la clinique, les choix des souffrances psychopathologiques. L'homme est un "animal malade" de langage dont la seule et essentielle approche thérapeutique est dans et par la parole.

  • La filiation poétique de Proust (deuxième moitié du XIXe siècle) à Mallarmé (première moitié du XXe siècle) n'est plus à prouver. Ici David Mendelson invite les lecteurs du 3e millénaire à aller plus loin notamment avec une conception de l'analyse bouleversée par l'utilisation d'Internet et de l'ordinateur. Ce bouleversement au delà de la chose littéraire influence jusqu'aux soubassements de la conception humaniste de l'Être dont la Littérature reste la clef de voûte. Conception que Lacan, et Freud avant lui, avaient bien mise en exergue de leur oeuvre.

empty