Editions du Rocher

  • Avec un style sobre et efficace, Michel Goya nous propose, dans une logique grand public, un travail de fond sur le conflit entre Israël et le Hezbollah au sud Liban en 2006. Ce conflit débouche sur plus de 1000 morts civils dont 30 % d'enfants de moins de 12 ans ; une majorité des infrastructures du pays détruites ; une marée noire en Méditerranée ; des opérations (de part et d'autre) qualifiées de crimes de guerre par Amnesty International. Avec l'aide de l'Iran, le Hezbollah s'est doté d'une extraordinaire capacité de frappe de la population civile (15000 roquettes et missiles). De son côté, Tsahal refuse de revenir au combat rapproché et entreprend une avalanche de frappes (jusqu'à 5000 obus et 250 missiles chaque jour sur un rectangle de 45 km sur 25). Cette armée qui, en 1967, avait détruit 3 armées en 6 jours, éprouve les pires difficultés à progresser de quelques centaines de mètres.

  • La Chine n'est pas celle que vous croyez ni celle qu'on nous présente le plus souvent sans contrastes, soit dans l'admiration de son exceptionnelle réussite économique, soit dans l'indignation de son régime politique et de ses excès. La Chine est certes redevenue une grande puissance et ses performances économiques sont hors normes. Mais la Chine a deux faces, selon sa théorie du yin et du yang, l'envers et l'endroit que l'auteur s'emploie à décrire avec le maximum d'objectivité. Les enjeux sont colossaux et la tâche loin d'être achevée :une population gigantesque encore pour partie sous-développée, des systèmes d'éducation et de santé désuets, une transition politique incertaine, sans compter la bulle immobilière et l'emprise tenace de la corruption. C'est à ce travail prométhéen que seront confrontés les dirigeants chinois qui seront cooptés lors du XVIIIe Congrès en octobre 2012. Loin de la menace qu'on agite sous nos yeux, la Chine est d'abord un défi : pour elle-même et les problèmes qu'elle doit absolument surmonter pour se perpétuer, pour l'Occident qui doit apprendre à partager son leadership, pour le monde entier qui doit intégrer la Chine et la sortir définitivement de son isolement millénaire.

  • « Le Tour, c'est la Fête et les jambes » propose Antoine Blondin. Le ton est donné, festif et musclé. Deux légendes se chevauchent, celle d'Antoine Blondin et celle du Tour de France. Voici 60 ans que le Hussard de la littérature a bouclé sa première boucle dans le sillage de Louison Bobet qui remportait, en 1955, son 3ème Tour. Dès 524 chroniques écrites pour l'Équipe par Blondin en 27 Tours de France, - images pieuses d'une France souvent païenne qu'il raconte au quotidien -, apparaissent plusieurs d'entre elles, manuscrites, pépites qui enrichissent l'ouvrage. Ouvrage réalisé avec Symbad de Lassus, le petit fils d'Antoine, gardien des trésors (qui se rend désormais sur la route du Tour retrouver les parfums qui ont enivré son grand père), Jacques Augendre, (55 Tours à son compteur dont tous ceux d'Antoine) qui nous fait revivre les temps héroïques des Guerriers de l'asphalte et Jean Cormier (37) qui rend hommage à « l'autre maillot jaune », le colocataire de la fameuse voiture « 101 » dont le maître à bord était Pierre Chany. Ce livre est une ode à l'amitié. L'amitié pour Antoine Blondin qui en débordait maladivement, au point de donner jusqu'à ses derniers sous. L'amitié que suscite nos deux piliers, Raphaël Géminiani, dit Gem ou « le Grand fusil » qui fonce vers ses 90 ans et Raymond Poulidor, légende vivante du Tour à près de 80 ans, le voisin d'Antoine dans le Limousin, portent la légende du Tour. Avec une foule d'anecdotes et des révélations sur la mort de Simpson ou de croquinolettes histoires qui activent la légende. Aussi, la participation des patrons du Tour, de Jacques Goddet à Christian Prudhomme, en passant par Jean-Marie Leblanc. L'intervention de Bernard Hinault et le cadeau qui lui vient d'Antoine sous forme d'une chronique manuscrite. Aussi, les mots de Jean-Paul Ollivier « la voix du Tour »... L'émotion est en filigrane, des histoires d'hommes en souffrance ou au bonheur, la vie en jaune ou la vie en noire: le Tour passe devant votre porte.

  • "L'Algérie est une chance pour la France et la France une chance pour l'Algérie". Telle est la conviction profonde à l'origine de cet essai dans lequel Stéphane Babey appelle les deux pays à fonder une relation nouvelle, enfin débarrassée des séquelles d'un passé douloureux savamment entretenu des deux côtés de la Méditerranée.
    Né d'une mère française et d'un père algérien qu'il n'a pas connu, Stéphane Babey, de par son parcours personnel, intime, s'est attaché à saisir l'extrême richesse de cette double identité alors que la France et l'Algérie, pour des raisons différentes, se trouvent chacune à la croisée des chemins.
    À travers une dénonciation sans concession du mépris français envers l'Algérie et de l'autoritarisme d'un pouvoir algérien qui n'a que faire de son peuple, ce livre constitue un vibrant plaidoyer en faveur de la mise en oeuvre d'un projet franco-algérien qui saura unir non seulement nos deux États mais nos deux peuples. Un projet qui nécessite d'abord de mieux connaître cette Algérie d'aujourd'hui, dans toute sa profondeur et sa complexité.
    Loin des préjugés et de l'ostracisme en cours dans une France plus crispée que jamais. C'est en retrouvant la capacité d'aller vers l'autre que la France retrouvera son destin.

  • «Je sais que c'est dangereux. Mais c'est ce qui en fait un bon sujet.» En ce 6 avril 1970, non loin de Phnom Penh, Sean Flynn tente de convaincre son ami Dana Stone d'emprunter la Route 1, où un barrage a été établi par les Viêt-cong. Ils sont tous deux reporters-photographes, et Flynn veut absolument se rendre «de l'autre côté» pour en revenir avec un reportage en or. Mais ce jour-là, les deux hommes seront faits prisonniers et ne reviendront jamais. Ainsi s'est terminée l'existence mouvementée de Sean Flynn, âgé de trente ans. Fils de la star hollywoodienne Errol Flynn, qu'il a finalement peu connue, il a tenté de marcher sur ses traces en tournant quelques films de série B en Europe, avant de se faire un nom en vivant la véritable aventure. Il chasse le tigre au Pakistan, devient guide de safari en Tanzanie, puis part en 1966 comme photographe de Paris Match au Vietnam, «le seul endroit au monde où il se passe quelque chose». Sean Flynn, l'instinct de l'aventure raconte l'incroyable et tragique destin d'un homme, né à Hollywood dans un milieu ultra-protégé, qui prend en main son existence et finit exécuté par les Khmers rouges. Journaliste spécialisé en cinéma et télévision, Philippe Lombard dirige le site «Histoires de tournages». Il publie régulièrement des ouvrages consacrés au Septième Art et aux séries (Amicalement Vôtre, La Panthère rose, Starsky & Hutch, James Bond...)

  • Son père était le juge Renaud. Surnommé "Le Shérif" à Lyon. Face à lui, les truands n'en menaient pas large. Il y laissa la vie, abattu de nuit au cours d'un guet-apens. Voilà plus de trente ans qu'on s'hypnotise sur des détails concernant le juge Renaud, sa personnalité hors norme, ses méthodes non orthodoxes et sa vie privée dans le genre libre. On a également souligné, de façon récurrente, qu'il s'acharnait sur ce fameux "gang des Lyonnais", cherchant à l'inculper, à tort, disait-on, pour une série de hold-up qu'il n'avait pas commis, et plus particulièrement celui de la poste de Strasbourg, casse du siècle à l'époque. Aujourd'hui, non seulement ces hold-up sont clairement revendiqués par ce même gang des Lyonnais, mais ils lui ont valu la gloire médiatique alors que le cinéma a mis à l'écran sa saga "romanesque". Il n'en fallait pas plus à Francis Renaud pour relancer ce projet de toujours qui lui tient tant à coeur : rétablir la mémoire de son père. Dans un style mordant et touchant à la fois, il nous livre ce récit chronologique illustré de souvenirs personnels, où l'affaire est saupoudrée, mais où le fil conducteur est réellement la relation entre son père et lui, et règle au passage ses comptes avec certaines fausses valeurs qui ne font qu'ajouter l'indécence à l'injustice.

  • Les choses belles et rares qui nous entouraient valaient une petite fortune et leur histoire, depuis qu'elles avaient quitté les mains de l'artiste ou de l'artisan qui les avait façonnées, était souvent peu banale ; elles avaient servi de prise de guerre, payé la rançon d'un roi, cadeaux d'un amant à sa maîtresse, butin d'un cambriolage, elles avaient été dérobées, cachées, retrouvées, vendues et revendues cent fois. Voilà bien ce qui faisait leur charme et sans doute leur valeur. C'étaient des objets de convoitise. Philippe Flandrin nous entraîne avec délices dans l'univers parfois infernal, souvent chatoyant des trafiquants, des gangsters, des iconoclastes, des amoureux comblés ou déçus des trésors volés qui infestent le marché mondial de l'art. Avec ce livre, il signe un document-vérité exceptionnel dans la tradition du roman policier.

  • Depuis décembre 2000, j'ai eu l'une des meilleures places pour vivre et participer à un cas rare dans l'histoire des médias en France : donner une deuxième vie à une radio historique. Après avoir subi de plein fouet l'arrivée des radios libres en 1981, RMC frôla l'oubli pour rebondir et devenir un modèle dans son secteur. RMC connaît ainsi un retournement de son histoire et une performance qui la place dans le peloton de tète des radios. Comment en est-on arrivé là ? Aidée par une bonne dose d'inconscience... et le désintérêt général, une équipe a cherché, à tâtons et avec conviction, des solutions modernes pour s'adapter à la nouvelle donne. Cette équipe, toutes générations confondues, venue de tous horizons, a fait renaître RMC ! Vous retrouverez ici tous ceux qui ont réinventé cette station : les secrets des coulisses, les stratégies de reconquête élaborées, les erreurs et les errances... et bien sûr, toutes les voix qui font la radio d'aujourd'hui. Mais avant tout, ce récit est l'histoire d'une entreprise de média, d'une équipe qui a compris un marché, réuni les bons artisans et travaillé pour obtenir, mois après mois, de meilleurs résultats. Une aventure passionnante que nous voulons, après douze ans de sondages à la hausse, partager avec tous ceux qui y ont participé pleinement : nos auditeurs.

  • Enfin, Grégory Coupet sort de son silence. Il ne revient pas seulement sur son tonitruant départ du stage de Tignes, avant la Coupe du monde 2006. Au moment de jeter les gants, le gardien de but international nous livre les grandes émotions et le charivari d'une carrière au sommet. Relations houleuses avec Raymond Domenech, le sélectionneur " décavé " des Bleus, duel au quotidien avec Fabien Barthez, influence de Zinédine Zidane en équipe de France... Coupet dévoile ses secrets sur les moeurs du football français... Il revient sur sa formation à l'AS Saint-Etienne et les années galère aux côtés de Laurent Blanc et de Jean-Michel Largué. Il décrypte la réussite de l'Olympique lyonnais, jugeant sans retenue le président Jean-Michel Aulas, son conseiller Bernard Lacombe et ses différents entraîneurs, Jacques Santini, Gérard Houllier, Paul le Guen et Alain Perrin. Souvenirs détaillés, anecdotes et points de vue personnels jalonnent un long voyage en ballon. Coupet n'épargne rien ni personne, et n'occulte pas ses propres blessures ni ses souffrances.

  • Il n'y a pas de société, pas de famille, pas de reconnaissance sociale sans enfant.. La façon dont les enfants étaient perçus, intégrés et élevés au sein de la famille et de la communauté établit les fondements même de la société égyptienne. Si la vie quotidienne des jeunes Egyptiens ayant dépassé le stade de la petite enfance est le propos central du livre, il ne sera toutefois pas question d'une plongée dans leur univers. En effet, les sources antiques émanent principalement d'adultes masculins peu enclins à s'intéresser à la condition d'enfant. Le ressenti des jeunes Egyptiens et tout ce qui se rapporte à la sphère affective ne pourra donc jamais être déduit des sources. En revanche, la confrontation de quelque 6 600 documents établis sur une période de 3 500 ans aboutit à une réflexion plus générale sur la perception de l'enfant dans la civilisation égyptienne. Quels enseignements peut-on tirer de la façon dont. l'enfant était représenté dans l'iconographie ? Comment était-il considéré par ses aînés ? Quels étaient ses rapports avec le monde adulte ? Quel était le quotidien d'un fils d'artisan ? Quel était celui d'un fils de fonctionnaire ? Quels jeux et jouets divertissaient les enfants ? Les enfants étaient-ils vraiment. enrôlés très jeunes dans l'armée comme plusieurs textes le soulignent ? Quels moyens étaient engagés pour protéger les enfants des maladies, des démons et des revenants ? L'enfant avait-il un statut particulier au regard de la loi, de la société et à celui de l'Etat égyptien ? Richement documenté et illustré par presque deux cents planches et dessins, cet ouvrage offre un éclairage inédit sur l'enfance en Egypte ancienne.

  • Le 21 février 2014, tandis que Viktor Ianoukovitch s'envole pour Kharkov, la foule de Maïdan prend le contrôle des bâtiments officiels de Kiev. L'accord de sortie de crise que le Président ukrainien a signé la veille avec les ministres des Affaires Étrangères français, allemand et polonais est aussitôt renié par ces derniers. La chasse aux opposants s'étend dans tout le pays, à commencer par le parlement. La cours constitutionnelle est dissoute, l'Ukraine cesse d'être une démocratie. Washington, Berlin et Varsovie sont de retour dans ce territoire clé et précipitent l'Ukraine dans une escalade sanglante. S'il est difficile de reprocher à ces trois puissances d'accomplir leurs objectifs géopolitiques traditionnels, l'on est en droit de s'interroger sur la politique étrangère absurde que la France a menée dans cette région. Ignorance de l'Histoire de l'Ukraine, méconnaissance des forces en présence et des enjeux économiques, mépris des intérêts français sont à l'origine du plus grand fiasco de la politique étrangère française depuis les guerres de Yougoslavie.

  • Voilà dix-huit ans que le rugby est entré dans l'ère du professionnalisme. Si plusieurs voyants sont indéniablement au vert, d'autres ne manquent pas de susciter des interrogations, voire des craintes et des polémiques : relations entre Ligue et FFR, performances de l'EDF, affluence massive de joueurs étrangers, qualité de la formation des jeunes, cadences du Top 14, jeu, pression du résultat et pragmatisme... Les nouveaux enjeux sont-ils en train de tuer le jeu, le rugby de perdre son âme dans les intérêts économiques ? Entre les lignes décrypte le sujet avec les témoignages privilégiés d'un XV capé, mixte et multi-générationnel. Tous nous parlent de passion et de la manière dont chacun a vécu ou vit encore le rugby et son évolution. Rendez-vous sur le terrain et dans les coulisses pour y voir plus clair. Par ordre d'entrée : Pierre Villepreux, Pierre Albaladejo, Pierre Berbizier, Guy Novès, Éric Blondeau, Carole Durand-Laurier, Dimitri Yachvili, Richard Dourthe, Maxime Médard, Nathalie Amiel, Fabien Pelous, Marie-AliceYahé, Laurent Marti, Serge Simon, Matthew Clarkin. Ce livre contient (au moins) 26 Boucliers de Brennus, 9 Coupes d'Europe, 19 Tournois des Cinq-Nations et des Six-Nations, 12 Grands Chelems... Sophie Surrullo est consultante en communication et copywriter. D'agences de communication parisiennes à Entre les lignes, en passant par Tahaacrea, un fil rouge : la quête du sens et des mots. Fille, petite-fille et nièce de rugbymen, cette Lando-girondine d'origine (à moins que ce ne soit l'inverse) montée à la capitale pour revenir aux sources 15 ans plus tard, avoue avoir passé presque tous ses dimanches d'enfance au bord des terrains. C'est donc cette passion du ballon ovale, le souvenir tenace de l'odeur du camphre, des quartiers de citron, de l'éponge magique et de quelques yeux au beurre noir qui ont fait le reste, suscité l'envie, provoqué les rencontres, ouvert les portes. L'idée d'écrire ce livre s'est donc faite naturellement. Presque comme une évidence.

  • De Kevin Staut à Michel Robert, d'Alexandra Ledermann à Pierre Durand, les plus grands champions du saut d'obstacles d'hier et d'aujourd'hui se mettent pour la première fois à nu et livrent, avec une sensibilité qu'on ne savait pas, leur histoire singulière. Ils racontent ici leurs plus belles joies et leurs moments de doute, leurs victoires et leurs échecs, ils expriment surtout l'amour fou des chevaux qui les unit tous. Un amour partagé, car derrière ces médailles et la lumière des projecteurs gravitent des équipes dévouées corps et âme à la réussite de leur champion. Comment une telle discipline de haut vol, depuis toujours pourvoyeuse de trophées, peut-elle rester encore méconnue du grand public ? Le jumping reste pourtant le seul sport, avec le pentathlon moderne, à faire du cheval le partenaire de la performance et de la gloire. Il était temps qu'un livre nous fasse connaître, de l'intérieur, ces femmes et ces hommes d'exception dont les prouesses équestres sont aussi des leçons de vie.

  • «Cet homme est fou.» «Voyou de la République.» «Est-il vraiment si nul ?» «Il abaisse la France.» «Une tache sur notre drapeau.» Tels sont quelques-uns des propos que l'on entend en boucle dans le monde politico-médiatique depuis qu'un certain Nicolas Sarkozy a été élu président de la République. L'acharnement en politique n'est pas nouveau. Force est pourtant d'admettre que l'on n'a depuis longtemps jamais vu et entendu tant de haine concentrée sur un seul homme. Sarko, ce pelé, ce galeux d'où nous viendraient tous les maux. Ne l'a-t-on pas comparé, à gauche, à Hitler ou à Bernard Madoff ? Et à droite, à un Français qui ne serait pas de souche ? En fait, si Sarkozy suscite autant de réactions aussi allergiques et épidermiques, c'est qu'il n'a cessé de tenter, parfois avec maladresse et désordre, de réveiller une France endormie depuis près de quarante ans par des gouvernements de gauche et de droite qui n'avaient qu'un seul souci : toujours céder aux mécontents. Sarkozy sera le dernier monarque républicain. Il délégitime définitivement la fonction. Il rompt avec l'hypocrisie institutionnalisée. Désormais, pour nous autres citoyens, qu'on s'en réjouisse ou qu'on le déplore : «Ni Dieu, ni César, ni tribun». Sarkozy, inconsciemment ou non, a nommé les maux et nettoyé «au karcher» les mythes d'une France qui ne sait plus depuis longtemps où sont ses repères, ses valeurs et son identité. D'où sa mise à mort. Ce livre se veut feuille de température de la France et de l'Europe, avec Sarko pour thermomètre. Chacun sait : quand on a de la fièvre, on accuse d'abord celui-ci. André Bercoff, journaliste et écrivain, a vu le jour à Beyrouth. Il revient dans sa ville natale, les souvenirs et le réel l'assaillent. Le Liban paisible connaît une nouvelle fois la guerre.

  • Évêque à Cayenne, Emmanuel Lafont, né le 26 octobre 1945 à Paris, a été curé à Soweto, où il vécut onze ans de 1983 à 1994. II était l'un des rares Blancs dans l'immense township de Johannesburg. Il sous-tend l'histoire de l'apartheid dans son époque la plus convulsive, prenant une part active aux actions de libération du peuple noir en Afrique du Sud. Parfois aux côtés de Mandela, plus souvent de Mgr Desmond Tutu, toujours au milieu des miséreux de Soweto, ses paroissiens, il a risqué sa vie au quotidien. Son nom en bout d'Afrique est Senatla, l'homme fort . Le 27 avril 1994, date du big day (l'élection de Mandela), son église, Saint-Philippe Néri, quartier Moletsane, est transformée en bureau de vote. Manu donne la messe en zoulou et en sotho ! II finit son temps sud-africain en s'occupant des enfants des rues dans les townships de Pretoria, la capitale du pays... Puis il devient évêque à Cayenne où son parcours sowetan lui sert, dans les profondeurs de la Guyane, à se rapprocher des descendants d'esclaves africains et aussi des Amérindiens. Il est un mélange de Gandhi et de l'abbé Pierre. Un non-violent terriblement actif. Toujours à l'écoute de l'Autre. Son ami Jean Cormier (67 ans), le co-auteur, lui a plusieurs fois rendu visite à Soweto. Il est grand reporter, biographe du Che (éditions du Rocher) et réalisateur de documentaires (trois sur le Che, deux sur les Amérindiens).

  • Avec son rythme annuel, d'une durée de trois semaines, des dizaines de milliers de kilomètres couverts par plus de 5000 géants de la route et chantés par autant de journalistes, suiveurs, chroniqueurs, écrivains ou dessinateurs, le Tour, épreuve de démesure, d'excellence et de folie, en a suscité des bourdes, des zizanies, des délires, des extrapolations, des dérapages, des quiproquos, des bavures ! De Robert Chapatte à Gérard Holtz, du président Valéry Giscard d'Estaing à Antoine Blondin ou Lance Armstrong, cette moisson surprenante et savoureuse n'oublie ni le dopage ni le maillot jaune. Elle prolonge encore la magie du Tour, car le Tour est unique.

  • Au printemps 2011, la Syrie bascule dans une crise politique qui se mue très vite en une atroce guerre civile. En trois ans, ce conflit a fait 150 000 morts, des millions de réfugiés et causé des dégâts irréversibles au patrimoine culturel. Pourquoi ne pas l'écrire ? Sur le dossier syrien, l'Occident s'est trompé. D'erreurs d'appréciation en déclarations intempestives, les grandes puissances, dont la France, ont donné la pénible impression d'une diplomatie de l'improvisation. Les envolées martiales peinent à cacher l'indigence tragique d'une politique parfois menée par des hommes que la complexité du dossier syrien rebute. Aujourd'hui, la Syrie est un sanctuaire pour le Djihad mondial. Comment en est-on arrivé là ? Cet essai répond en tentant d'analyser les simplifications qui ont coûté si cher à tout un peuple.

  • La crise économique actuelle a montré les limites de l'économie dominante : les recettes promus par elle ne faisant qu'enfoncer les pays pauvres dans plus de pauvreté, en attendant d'appauvrir les pays riches. Prix Gunnar Myrdal 2008 de la meilleure monographie en évolution de l'économie politique, ce livre prophétique est paru en 2007, à Londres, quelques mois avant la crise alimentaire en Afrique, deux ans avant la crise économique mondiale. Il donne les clefs d'une nouvelle économie pour conduire des pays en voie de développement à entrer dans le concert des pays industrialisés, au-delà d'un colonialisme de la charité" infligé par les mêmes pays responsables de la domination de la finance sur l'économie. Une partie basée sur l'analyse historique nous fait voyager aux confins du monde des spéculateurs et des économistes de la Renaissance.".

  • Il y a dans le ciel des étoiles, «des stars» éteintes depuis longtemps et dont les lumières nous arrivent encore... Joe DASSIN en fait partie et son éclat brille toujours ! C'est ainsi que débute le récit des treize années passées par Robert Toutan auprès de celui qui, trente ans après sa tragique disparition, reste l'un des plus grands noms de la chanson de variétés des sixties et des senventies. Avec une lucidité pétrie d'humour et de dérision, Robert Toutan, Attaché de presse avec un «A» majuscule, nous livre ses révélations et ses secrets, écrits en toute vérité et sans concession, sur «son artiste numéro 1», comme il le dit encore, Joe Dassin. Un artiste qu'il a soutenu dans les «hauts et les bas» de sa vie, ne l'ayant pratiquement jamais quitté pour l'aider à devenir et rester celui que l'on surnomme encore «l'homme en smoking blanc». L'auteur lève le voile sur un personnage secret, inquiet, jamais satisfait, fragile, avec un ego hors du commun, mais restant toujours un professionnel à l'américaine, un Joe Dassin dont personne n'avait osé jusqu'à maintenant nous montrer Le vrai visage. Robert Toutan a mené dans les milieux du disque, de la chanson et du show-biz, une carrière d'une longévité exceptionnelle : plus de cinquante années au service des plus grands artistes français et étrangers et de l'élite des stars de la chanson.

  • Bernard Lugan, universitaire, est professeur à l'Ecole de Guerre à Paris et il enseigne aux Ecoles de Saint-Cyr-Coëtquidan. Il est conférencier à l'IHEDN et expert auprès du TPIR (Tribunal Pénal International pour le Rwanda-ONU). Il édite la revue par internet l'Afrique Réelle.

  • Premier ministre impopulaire - dissolution de 1997, emplois fictifs et "mort" politique en 2004 -, Alain Juppé effectue sous nos yeux un come-back extraordinaire. De retour sous les feux de l'actualité, l'éternel numéro 2 peut, maintenant, devenir le numéro 1. Dans le face-à-face qui l'oppose à un Sarkozy décomplexé, Juppé doit enfin saisir son destin. N'est-il pas le recours incontournable de la droite gaulliste, sociale et humaniste ? 2012. L'équation est simple : Juppé avec ou sans Sarkozy ? Jérôme Monod, Jean-François Prosbt, Roger Chinaud, Jérôme Clément, Edouard Philippe (maire du Havre), Benoist Apparu (secrétaire d'Etat au Logement), Hubert Védrine et d'autres qui l'ont fréquenté, hommes du premier cercle ou témoins privilégiés, mettent en lumière son parcours politique et son retentissant retour. Un portrait complet d'un écorché vif, désormais face à la dernière marche.

  • Dans Le Printemps Français, ou comment les "petits" vont libérer la France, Nicolas Dupont-Aignan prouve qu'il est encore possible de redresser notre pays. Dans une France sous tutelle des marchés financiers et aux ordres de Bruxelles, paralysée par les groupes de pression intérieurs, le candidat de la France libre insuffle le vent de la révolte à travers 7 chapitres correspondant aux 7 premiers mois de sa présidence. Il nous explique concrètement comment relever la France et nous délivre son calendrier de sortie de crise : refonder l'Europe, revitaliser notre économie pour relocaliser un million d'emplois, bâtir des services publics efficaces, redonner du sens à l'École de la République, mettre fin à l'injustice fiscale et restaurer l'influence de la France dans le monde ! Depuis toujours dans l'Histoire de France, le sursaut est venu de celui que l'on n'attendait pas. Nicolas Dupont-Aignan redonne dans ce livre les clés de l'espoir à un peuple qui sait désormais qu'il ne peut compter que sur lui-même pour vivre digne et libre.

  • Que se passe-t-il dans votre tète, à vous Français ? Vous semblez perdus, déboussolés, frustrés aussi, alors que rien ne vous manque !" Redoutable interrogation d'une interprète de Shanghai au publicitaire Vincent Leclabart ! Les trente dernières années ont certes été marquées par plusieurs crises économiques bien identifiées ; mais un bouleversement majeur, survenu au tournant du millénaire est, lui, passé inaperçu. Fatigués de subir les messages dédaigneux et paresseux des hommes politiques et des publicitaires, les citoyens-consommateurs se sont révoltés. Emancipés et mieux informés, ils refusent désormais d'acheter du vent. A travers la correspondance de ce professionnel lucide avec une jeune Chinoise qui s'interroge sur la France, les évolutions économiques, les interventions politiques, les modes et les tendances, les utopies et les attentes de l'opinion, des années 1980 à nos jours, défilent et se donnent à comprendre, expliquant la "satiété" de consommation dans laquelle nous nous trouvons finalement aujourd'hui.".

  • Attaché à faire resurgir du passé les plus belles figures féminines de Monaco, Michel- Yves Mourou rend hommage, dans une étude précise et intimiste, aux Princesses qui ont marqué d'une empreinte indélébile l'histoire monégasque. Des vies fascinantes, qui font rêver... Des destins tragiques, aussi... Car ces Princesses, enchaînées par leurs responsabilités politiques, écrasées par les événements historiques, déchirées par les intrigues de Cour puis traquées par les médias, ont souvent payé de leur bonheur leur naissance privilégiée. Dames de fer ou martyres, amoureuses passionnées ou mères attentionnées, ces femmes ont, depuis plus de sept siècles, contribué auprès de leurs Princes au rayonnement de la Principauté et de la dynastie des Grimaldi. De sainte Dévote aux Princesses d'aujourd'hui, Caroline et Stéphanie, filles de la légendaire Princesse Grace, c'est une galerie de portraits captivants et attachants qui défile, avec simplicité et authenticité, à travers ces pages.

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