Editions François Bourin

  • La gourmandise Nouv.

    Souvenirs d'enfance et rages du moment ; visites dans des restaurants fameux ou oubliés ; odes à l'andouillette, la nèfle, le sablé à la confiture, la figue, les vins du Rhône, les Haribo ; tête de veau et Kinder ; déjeuners de conféries aussi secrètes que savoureuses ; critiques gastronomiques plus ou moins fréquentables, ogres, poètes et cannibales... Il y a tout cela, et bien plus, dans l'arborescence mémorielle et gourmande de Nicolas d'Estienne d'Orves. Le tout saupoudré de colère, de coups de sang, d'images parfois lointaines, d'une foi qui sait être mauvaise et d'un amour sincère, réel, jamais repu, pour les joies de la gueule. Si la gourmandise est universelle, le goût est singulier. Aujourd'hui, celui de « NEO » vous invite à sa table et vous souhaite bon appétit.

    Né en 1974, Nicolas d'Estienne d'Orves est écrivain et critique d'opéra. En vingt ans, il a publié une trentaine de livres : romans (Les Fidélités successives), thrillers (Les Orphelins du mal), nouvelles (Narcisse et moi), récits (Je pars à l'entracte), biographies (Jacques Offenbach, Marthe Richard)... Passionné par Paris, il lui a consacré un guide de promenades et un Dictionnaire amoureux. Lorsqu'il n'écrit pas, il mange. Sans doute trop.

  • Avant de devenir un scientifique reconnu, Joël de Rosnay découvre le surf à la fin des années 1950. C'est le début d'une passion qui le conduit à lancer ce sport en France, avant d'en devenir un des champions. Le surf est aussi, pour lui, un style de vie, une symbiose avec la nature et une philosophie fondée sur le concept de « glisse », qui enseigne à négocier les difficultés de la vie comme on apprivoise la vague. S'appuyant sur l'histoire du surf depuis sa découverte à Hawaï au XVIIIe siècle, convoquant ses personnalités, de Duke Kahanamokou à Kelly Slater en passant par les frères Lartigau, racontant ses beautés et ses dangers, jouant avec les références à la surf culture, de la musique des Beach Boys au film culte Point Break, Joël de Rosnay signe un éloge épique, drôle et émouvant.

    Scientifique spécialiste de la chimie organique et du vivant sous toutes ses formes, conférencier et vulgarisateur, Joël de Rosnay a publié une vingtaine de livres devenus des références autant que des succès, parmi lesquels La Symphonie du vivant (Les liens qui libèrent, 2018) ou Surfer la vie. Comment survivre dans la société fluide (Les liens qui libèrent, 2012). Quand il n'étudie pas nos cellules, il s'adonne à son autre passion, le surf.

  • Lorsqu'il envoie à Hergé ses dessins inspirés de l'univers de Tintin en décembre 1960, le jeune Jacques Langlois n'imagine pas qu'il vient d'initier une correspondance qui durera plus de vingt ans. Spectateur privilégié de nombre d'événements ayant marqué l'univers de Tintin, il rend ici hommage à ce petit monde en feuilletant, en même temps que les 23 albums de la collection, celui de ses souvenirs.

    Qu'est-ce que la « tintinologie » ? Comment Hergé a-t-il créé son personnage ? D'où vient le nom « Haddock » ? Un Tchang en cacherait-il un autre ? Tintin a-t-il un avenir ?

    Entre souvenirs et analyse personnelle d'un monument de la bande dessinée, ce Petit éloge de Tintin fera l'effet d'une madeleine de Proust à plus d'un lecteur...

    Né en 1950, Jacques Langlois adresse à Hergé ses premiers dessins imités de Tintin en 1960, inaugurant une correspondance de plus de vingt ans, ponctuée de plusieurs rencontres.
    Après la disparition du dessinateur, tout en poursuivant une carrière professionnelle sans relation avec la BD, il reste proche du monde des tintinophiles, devenant un collectionneur et exégète de son oeuvre.
    Il est administrateur de l'association Les Amis de Hergé et membre du comité de rédaction de la revue éponyme.

  • "David Bowie, artiste aux nombreuses facettes et aux talents multiples, était déjà un mythe de son vivant. Véritable icône de la pop music, il est connu pour ses albums devenus légendaires - depuis son célèbre Ziggy Stardust jusqu'à son ultime Blackstar, en passant par le tube planétaire « Let's dance » -, mais fut également un brillant acteur de cinéma (Furyo, Les Prédateurs, Basquiat). Sa récente mort, advenue à New-York le 10 janvier 2016, n'a fait qu'accroître son aura à travers le monde. Artiste culte, musicien incontournable, dandy inspiré, il continue d'exercer une énorme influence sur des générations entières. Il était donc temps de rendre à cet inventif génie, précurseur de bien des modes, l'éloge qui lui est dû !"
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  • « La course à pied, au sens large du terme, contient tout ce que l'Histoire contient d'histoires : de l'ère paléolithique à nos jours, elle incarne le drame humain, ses passions, ses conquêtes, ses victoires et ses défaites.D'un point de vue sportif, la course est un enfant sauvage, un mauvais élève, parce qu'elle ne répond à aucune règle, ne retient aucune leçon : la course se pratique quand on veut, où l'on veut, avec ou sans matériel, seul ou à plusieurs. Elle ne s'alourdit d'aucune contrainte ; elle incarne la liberté de l'homme à chercher, dans sa douleur, dans sa vitesse, dans ses capacités physiques, morales et psychologiques, la force d'avancer, même s'il s'agit de revenir au point de départ. Car en course, lorsqu'on part sans se poser de question, il arrive souvent que l'on trouve une réponse sur sa lancée. »

    Passionnée de course à pied - elle avale elle-même une quarantaine de kilomètres par semaine -, Cécile Coulon est romancière. Elle a publié une dizaine de romans, dont récemment, chez Viviane Hamy, Le Coeur du Pélican (2015) et Trois saisons d'orage (2017 ; Prix des Libraires). Elle prépare actuellement une thèse sur les liens entre sport et littérature. Son prochain roman paraîtra en août 2019, chez L'Iconoclaste.

  • « Et puis, un jour, j'ai joui. Tout mon corps, toute mon âme. Enfin ! Je n'ai pas honte de le clamer : j'ai joui pour la première fois à trente-cinq ans.
    La jouissance féminine est une grande fête. Elle est puissante, belle, c'est une joie qui transporte, dans laquelle on lâche prise, on lâche tout, on laisse échapper. » Adeline Fleury, consacre ce « Petit éloge » à la jouissance des femmes - ce grand mystère. Au travers de ses lectures, de son expérience personnelle, avec des mots poétiques et parfois crus, l'auteur nous fait ressentir, à chaque page, que jouissance et renaissance sont unies et que plaisir et liberté sont indissociables.
    Adeline Fleury, journaliste et auteur a souvent aidé les autres à raconter leur histoire. Parce que désir et écriture sont chez elle intimement liés, elle prend la plume sur ce sujet rarement traité avec autant de finesse et de liberté.

  • « Pour commencer, le sport cycliste est incompréhensible à qui ne tient pas compte d'un phénomène d'origine divine : la circulation des vents et l'épaisseur de l'air. N'importe qui a fait un peu de vélo en aura mesuré l'importance : la pénétration dans l'air prend de l'énergie, les vents contraires s'opposent à l'effort du cycliste. Cyrille Guimard, initiateur des essais en soufflerie de Bernard Hinault, résume les données du problème : "Le cyclisme, c'est de la voile". »Jean Cléder a grandi sur un vélo et avec le cyclisme - sa vérité, ses légendes et ses fictions. Il lui doit la construction d'un imaginaire et d'une mémoire, un certain rapport au corps et au langage. C'est cette haute culture populaire et tout ce qu'elle nous inspire qu'il entend ici analyser. À travers notamment des portraits des plus grands coureurs - Eddy Merckx, Luis Ocaña, Bernard Hinault... -, l'évocation des courses les plus grandioses, c'est toute la complexité de ce sport qui est rendue sensible aux lecteurs, et sa philosophie - profonde et malicieuse.

    Jean Cléder, maître de conférences en littérature générale et comparée à l'Université Rennes 2, travaille principalement sur les liens entre littérature et cinéma. Il s'intéresse aux représentations du sport, et a publié un ouvrage d'entretiens avec Bernard Hinault (Bernard Hinault. Analyse d'une légende, Mareuil, 2016). Il prépare avec Gaëlle Debeaux un volume collectif et illustré, Mots et images du sport : le corps en représentation, à paraître chez François Bourin en octobre prochain.

  • Dans ce livre de parti pris vigoureux, Jean-François Bouthors prend le contrepied de l'idée que le catholicisme français serait, selon les uns, une citadelle assiégée, ou, selon d'autres, un « vieux truc dépassé ». Au travers de son histoire, il a su imposer non une morale, mais un souffle libérateur. A la manière du Pape François, il affirme ainsi son actualité. De Saint Bruno à Jeanne d'Arc, Sainte Thérèse, Péguy, Charles de Foucauld, Soeur Emmanuelle, l'Abbé Pierre, et quelques autres, le catholicisme français a montré qu'il était capable de surprenantes insurrections/ résurrections.

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