Sciences & Techniques

  • L'homéopathie trône dans les vitrines des pharmacies et côtoie dans nos foyers les vrais médicaments, des publicités en vantent les bienfaits, des politiciens, des sportifs, des célébrités la défendent avec ardeur. Des médecins la célèbrent. Présente depuis plus de deux cents ans, utilisée par des millions de gens, elle semble aller de soi. Mais la connaissez-vous vraiment?? Comment a-t-elle été inventée?? Sur quels principes théoriques repose-t-elle?? Comment les célèbres granules sont-ils fabriqués?? Comment mesure-t-on leur efficacité?? Que dit la science de ses effets revendiqués?? Comment les homéopathes répondent-ils aux critiques?? Comment les médias traitent-ils le sujet?? Que disent les autorités de santé de cette pratique aux relents idéologiques des plus détestables qui pourtant se veut une panacée parée de toutes les vertus?? Ne pas savoir répondre à ces questions, c'est ne rien savoir sur l'homéopathie. Thomas C. Durand explore dans ce livre les arcanes nébuleux d'une industrie prospère et d'un mode de pensée inquiétant.
    Thomas C. Durand est docteur en biologie. Après un passage dans le monde de la recherche, il co-fonde l'Association pour la science et la transmission de l'esprit critique, dédiée à faire connaître les défaillances du raisonnement humain qui rendent nécessaire l'acquisition d'une méthode d'exploration du monde : la science. Il est l'auteur de la chaîne YouTube La Tronche en Biais, suivie par plus de 130 000 abonnés.
    Préface de Edzard Ernst.

  • Face à l'irruption de la Covid-19, ont surgi des demandes urgentes de prédire, d'expliquer et de faire comprendre sa diffusion aussi bien géographique que sociale, notamment lorsqu'il s'agissait de soutenir telle ou telle décision politique ou de santé publique (distanciations, confinement, etc.). Plusieurs modèles computationnels - en particulier à agents - ont été bien vite mis en avant. Mais dans quelle mesure sont-ils réellement à même de remplir de telles fonctions, en particulier dans un contexte aussi contraint et variable?? Ce livre propose un ensemble d'analyses précieuses et salutaires pour qui voudra former son jugement à ce sujet. Il s'appuie sur des exemples et des analyses de plusieurs modèles de diffusion de la Covid-19, dont certains ont été utilisés par les pouvoirs publics. Il propose aussi des modèles alternatifs, dont certains inédits. Il s'adresse à un large lectorat. Les analyses techniques y sont effectuées avec beaucoup de pédagogie, sans sacrifier à la précision. Elles peuvent donc intéresser les concepteurs et utilisateurs de modèles, les étudiants, les élus, les associations concernées et tout citoyen soucieux de comprendre ces outils omniprésents. Au-delà du cas de la Covid-19, on y trouve une mise en perspective et une discussion plus générale concernant l'usage des modèles formels en sciences sociales, en particulier dans le cadre de l'aide à la décision publique. Analysant le contexte de la crise que l'on traverse, les auteurs évitent de donner un point de vue personnel, mais au contraire tentent d'aider chacun à avancer dans sa propre réflexion, en mettant en avant les questionnements qui peuvent s'adosser aux modèles présentés.
    L'ouvrage comprend deux parties?: l'une qui propose une analyse critique de modèles existants, l'autre prenant la forme de trois propositions de modèles qui permettent de percevoir la richesse et la multiplicité des modèles agents de diffusion de maladie - à la fois dans leur conception et leur manipulation. Un glossaire et un intermède sur les «?apports des modèles agents en général et pour la Covid-19 en particulier?» replacent ces réflexions dans le cadre plus large de la simulation agents appliquée aux sciences sociales.

  • Depuis le congrès Solvay de 1927, le point de vue de Bohr, Born, Pauli et d´Heisenberg s´est imposé à toute la science contemporaine contre celui d´Einstein, de Broglie et de Schrödinger : il faudrait dorénavant renoncer au déterminisme et à l´existence d´une réalité objective, mais aussi à la possibilité d´une compréhension du monde physique.
    L´objectif principal de ce livre est de faire connaître l´onde pilote de Broglie-Bohm, une interprétation alternative qui conserve déterminisme et réalisme et qui faisait dire à John Bell : « Pourquoi l´image de l´onde pilote est-elle ignorée dans les cours ? Ne devrait-elle pas être enseignée, non pas comme l´unique solution, mais comme un antidote à l´autosatisfaction dominante ? Pour montrer que le flou, la subjectivité, et l´indéterminisme, ne nous sont pas imposés de force par les faits expérimentaux, mais proviennent d´un choix théorique délibéré ? » Ce livre étudie les limites de l´onde pilote de Broglie-Bohm et en cherche un dépassement. La « théorie de la double préparation » que proposée par Michel et Alexandre Gondran dépend des conditions de préparation du système quantique et correspond à une réponse à la « théorie de la double solution » que de Broglie a recherchée toute sa vie. Elle permet de mieux comprendre les points de vue d´Einstein, de Broglie et de Schrödinger.
    Enfin, les auteurs montrent qu´il existe des interprétations de la relativité générale compatibles avec la théorie de la double préparation. Elles permettent une vision commune entre mécanique classique, mécanique quantique et relativité générale dans un espace à quatre dimensions.
    Michel Gondran est mathématicien et informaticien, ancien conseiller scientifique d´EDF et ancien maître de conférences à l´École polytechnique en mathématiques appliquées.
    Alexandre Gondran est enseignant-chercheur en mathématiques et informatique à l´École nationale de l´aviation civile à Toulouse.

  • Une réflexion relative à la part de réalité dans les modèles scientifiques
    Les rencontres « Physique et interrogations fondamentales » (PIF) sont l'occasion pour des scientifiques de formations très différentes de confronter leurs points de vue sur un thème lié aux grandes questions de la science contemporaine. Elles se situent à un niveau permettant à un public cultivé mais non spécialisé de suivre les exposés. Elles se tiennent tous les deux ans dans le grand amphithéâtre du site François Mitterrand de la Bibliothèque nationale de France qui les coorganise avec la Société française de physique. La onzième édition de PIF a été consacrée à une mise au point sur les modèles et les simulations, omniprésents dans la pratique des sciences et techniques contemporaines comme le démontre l'éventail des contributions ici rassemblées. Alors qu'idéalement la méthode scientifique confronte théories et expériences qui s'adressent directement à l'objet étudié, les modèles complètent souvent une théorie inachevée, voire remplacent une théorie inexistante et décrivent tout ce qui est considéré comme bien connu dans un dispositif expérimental donné, pour ne laisser indéterminé que ce qui se rapporte à la question posée. La question de la part de réalité que ces modèles englobent est donc fondamentale. La simulation, qui est la méthode de choix pour résoudre des modèles trop complexes pour se prêter à un calcul exact, constitue, d'une certaine façon, une modélisation au second degré dont l'adéquation doit elle aussi être soigneusement mise à l'épreuve.
    Découvrez le recueil des contributions scientifiques issues de la onzième édition de PIF, centrée sur le thème des modèles et des simulations scientifiques.
    EXTRAIT
    Il est rare aujourd'hui de visiter un laboratoire ou un bureau d'études sans voir des chercheurs et des ingénieurs s'affairant autour de modèles ou de simulations. À tel point que l'on peut se demander, dans certains cas, ce qu'est devenu le réel. Notamment, on peut se demander ce qu'est devenue la pratique expérimentale réelle et si elle a trouvé des substituts adéquats dans les modèles et les simulations. On se doute que la réponse sera fortement nuancée. Ainsi, on peut se poser la question : n'a-t-on pas excessivement congédié le réel pour lui préférer ce qui passe le plus souvent pour sa représentation ou sa copie, à savoir le modèle ou la simulation ?
    À PROPOS DES AUTEURS
    Sous la direction de Jean-Michel Levy, physicien au Laboratoire de physique nucléaire et des hautes énergies, unité mixte de recherche des universités Paris VI, Paris VII et du CNRS, différents auteurs ont collaboré à Les modèles, possibilités et limites : Pascale Braconnot, Daniel Estévez, Philippe Huneman, Valérie Masson-Delmotte, François Sauvageot, Michel Spiro, Romain Teyssier et Franck Varenne.

  • La science et la philosophie, autrefois indissociables, se sont progressivement éloignées au cours du XXe siècle. Pourtant, nombreuses sont les questions scientifiques issues de la réflexion philosophique. De plus, la signification profonde des résultats

  • « Qu'est-ce que la science... pour vous ? » Telle est la question posée ici à des scientifiques, philosophes, historiens des sciences, médiateurs et amateurs de sciences. Simple question certes, mais pas une question simple... Où est la vraie difficulté ? Définir la science ou accepter de se confier, loin du surplomb procuré par les piédestaux académiques ? C'est pourquoi les cinquante auteurs de ce tome 1 apportent des réponses variées, contrastées, éclectiques, que l'on peut décrire selon un gradient allant des textes les plus intimes et personnelles à ceux qui observent scrupuleusement les codes de la prose universitaire. C'est qu'il n'est pas aisé de se dévoiler quand on aborde cette question essentielle, laquelle permet de délimiter un domaine majeur de la connaissance, aussi vaste et varié soit-il. Les réponses sont brèves - quelques pages - afin de condenser ce que les auteurs pensent parfois depuis des décennies. La concision demandée est presque à voir comme une contrainte oulipienne. Ainsi, les lecteurs peuvent lire une quintessence de points de vue, un instantané de pensée, la part sensible, parfois, des membres de cet informel aréopage.

  • Peut-on voir le vivant microscopique autrement qu'à travers le prisme de la lutte perpétuelle contre un monde principalement hostile qu'il faut vaincre pour assurer sa survie?? Telle est la question que la science soulève à la lumière des nouvelles connaissances.
    Les recherches les plus récentes montrent en effet que les virus, bactéries, archées, protozoaires, micro-algues ou champignons sont essentiels pour comprendre comment s'est construit le vivant et prendre la mesure de sa complexité, comment il s'est propagé sur Terre, comment il fonctionne, de l'organisme à l'écosystème. Ces recherches révèlent également le potentiel que les micro-organismes représentent en termes d'utilisations bio-inspirées pour le futur de l'humanité et de la biosphère.
    Cette partie de la biodiversité, si loin de nous mais si présente, est une solution et non un problème. C'est ce nouveau regard que le livre invite à porter sur ce qu'il convient d'appeler la microbiodiversité...
    Ouvrage dirigé par Laurent Palka, enseignant-chercheur au Muséum national d'histoire naturelle, et préfacé par Bruno David, président du Muséum national d'histoire naturelle.
    Avec les contributions de?: Sina Adl, Frédéric Barrière, Nathalie Becker, Lucie Bittner, Bernard Bodo, Alyssa Carré-Mlouka, Samuel Chaffron, Claire Cherbuy, Unai Escribano-Vazquez, Damien Eveillard, Thomas Flinois, Patrick Forterre, Morgan Gaïa, Muriel Gugger, Lionel Guidi, Philippe Langella, Enrique Lara, Jacques Livage, Josselin Lupette, Éric Maréchal, Lionel Ranjard, Bruno de Reviers, Marc-André Selosse, Muriel Thomas.

  • Le bayésianisme connaît un succès croissant dans des domaines du savoir toujours plus nombreux. Le présent ouvrage vise d'abord à présenter l'état actuel du bayésianisme dans ses différentes dimensions, de la logique et la philosophie des probabilités jusqu'à la pratique des sciences empiriques, en passant par la théorie statistique. Il prétend également interroger l'unité des approches bayésiennes, entre les disciplines et dans le temps. Enfin, il aborde la question de savoir quelle est la portée de ces approches et comment il convient d'interpréter leur succès. Faut-il, en particulier, considérer que la fécondité d'un modèle bayésien signifie que ce dont il est un modèle est bayésien (en un sens qui resterait à préciser) ? L'ouvrage se veut abordable par un lectorat certes motivé, mais pas nécessairement spécialiste. L'exposé est pluridisciplinaire et tous les auteurs sont familiers ou acteurs, en leur domaine, des développements les plus contemporains du bayésianisme. Il s'agit de faire comprendre l'intérêt des approches bayésiennes, parfois en les comparant aux méthodes plus classiques avec lesquelles elles viennent rivaliser, et en explorant un éventail de projets et de disciplines qui soit aussi large que possible. Un tel projet éditorial est inédit en français. Isabelle Drouet est philosophe des sciences, maître de conférences à l'Université Paris-Sorbonne et membre de l'équipe de recherche Sciences, normes, décision (Paris- Sorbonne/CNRS, FRE3593).

  • Les arbres évolutifs, ou phylogénies, racontent une histoire, l'histoire des êtres vivants, de leur morphologie et de leurs gènes, mais aussi, l'histoire des langues, des textes, des faits culturels ou même des idées. Ces arbres sont avant tout des hypothèses sur les liens de parentés qui exigent réflexions à la fois sur les faits et sur les méthodes. Ce livre définit les concepts fondamentaux de la reconstruction phylogénétique. Il explique la nature et la diversité des approches pratiquées depuis leurs balbutiements au XIXe siècle jusqu'à nos jours. Il insiste, de manière pédagogique et aussi objectivement que possible, sur leurs performances et leurs limites, en fonction de la nature des données étudiées.
    Cet ouvrage constitue une version largement augmentée de La Reconstruction phylogénétique. Concepts et méthodes publié en 1993 dans la collection « Biologique théorique » des éditions Masson. Il tient donc compte des méthodes et débats qui ont marqué l'évolution rapide de la discipline ces vingt-cinq dernières années.
    Il s'adresse aux étudiants des 1er, 2e et 3e cycles et aux chercheurs non spécialistes de phylogénie mais désireux de connaître l'état actuel de la question.

  • «?En France je n'ai pas entendu parler d'un seul zoologiste, à l'exception de M. Gaudry (encore ne le fait-il que partiellement) qui défende mes idées. » C'est ce qu'affirme Charles Darwin en 1870.
    Ce zoologiste-là est un paléontologue, aide-naturaliste au laboratoire de paléontologie du Muséum d'histoire naturelle. C'est à partir de sa lecture en 1863 de L'Origine des espèces et de la théorie de la descendance avec modification, qu'Albert Gaudry (1827-1908) oriente sa recherche en direction de la reconstitution des filiations. Il se justifie ainsi : avant l'élucidation des causes de la modification, la paléontologie a d'abord à reconstituer la descendance au travers de l'étude des modifications. Gaudry est le premier dans l'histoire à dessiner des arbres évolutifs reliant espèces éteintes et espèces actuelles en suivant le modèle darwinien.
    La science française en général et celle du Muséum en particulier ne sont alors pas darwiniennes et pourtant dans un contexte plutôt hostile, nommé en 1872 professeur de paléontologie au Muséum, Gaudry enseigne l'évolution et conçoit l'actuelle galerie de paléontologie du Muséum, la première à illustrer les transformations des êtres vivants. Si le Muséum, à l'inverse de la Sorbonne, du Collège de France, de l'Institut Pasteur, n'est pas passé à côté de Darwin il le doit entièrement au seul Albert Gaudry. Très isolé à ses débuts, celui-ci terminera sa carrière couvert d'honneurs et président de l'Académie des sciences. Sans doute en raison de son spiritualisme et de sa relative défiance vis-à-vis de l'omnipotence de la sélection naturelle, il restera dans les marges de l'histoire des sciences.
    Cependant, paradoxalement, il a mieux compris la notion de filiation que la plupart de ses contemporains et même, aussi étonnant que cela puisse paraître, des néodarwiniens du XXe siècle.

  • Théories, expériences, modélisations et controverses sont constitutives du développement des sciences de la nature, telles que la physique, la chimie, la biologie, ou la géologie. Cet ouvrage de philosophie défend le point de vue selon lequel l'étude de l'histoire des sciences est nécessaire pour les comprendre et pour reconnaître que les théories scientifiques sont à la fois toujours plus puissantes, mais aussi presque toutes éphémères. L'auteur soutient que des connaissances scientifiques nombreuses et de grande portée résultent de tels allers-retours, ce qui justifie pleinement la thèse du progrès scientifique.
    Une partie du livre est consacrée aux relations existantes entre les sciences de la nature et les mathématiques - celles-ci sont d'une autre essence que les premières?: leurs objets sont immatériels et intemporels. Pour cette raison, l'étroite association entre la physique et les mathématiques, mais aussi désormais entre la biologie et les mathématiques ne peut pas annihiler la distinction de nature entre elles. Le monde des mathématiques et celui des sciences naturelles demeurent à jamais distincts.
    Une idée centrale ici défendue est la suivante?: s'il y a bien progrès des connaissances scientifiques, il y a aussi et surtout accroissement de ce que les humains ignorent au sujet de la nature, de l'Univers et de la vie. Chaque découverte apporte plus de questions nouvelles que de réponses. En revanche l'intensité de notre dialogue avec la nature s'accroît spectaculairement grâce à l'activité scientifique.
    L'auteur présente enfin des arguments pour soutenir que les sciences et les techniques sont deux réalités et deux genres d'activités fondamentalement distinctes?; Albert Einstein n'est pas plus responsable de la bombe à hydrogène, que Galilée de l'artillerie, ou Darwin de l'eugénisme.

  • Ce recueil vise à donner au lecteur francophone un accès à une partie de la réflexion du biologiste britannique John Burdon Sanderson Haldane (1892-1964) sur les sciences et leur rapport à la philosophie et à la politique. Haldane est surtout connu comme l´un des fondateurs (aux côtés de Ronald Fisher et Sewall Wright), au tournant des années 1930, de la théorie de la génétique des populations, un moment important de la synthèse néodarwinienne conciliant les résultats de la génétique de Mendel et le cadre de la théorie de l´évolution de Darwin. Mais il reste également comme un formidable vulgarisateur des sciences de son temps, un contributeur important à la réflexion philosophique sur les sciences, et un savant engagé politiquement. Adhérant philosophiquement au marxisme dans les années 1930, il est jusqu´en 1950 une figure du Parti communiste de Grande-Bretagne (PCGB).


    Les six textes regroupés ici, et traduits par Simon Gouz, concernent précisément la période de l´engagement marxiste de Haldane et permettent d´éclairer le sens et les conditions de cet engagement. Durant cette période, la plus grande partie des écrits populaires de Haldane est constituée d´articles courts publiés en tribune dans le Daily Worker (quotidien du PCGB). Ces articles sont pour la plupart centrés sur un aspect particulier des sciences, le plus souvent en biologie, et visent à la fois à fournir au lecteur une information sur l´état des sciences et à introduire une réflexion sur les conséquences sociales de leurs applications. Les textes traduits et reproduits dans le présent recueil sont plus longs et affirment une portée plus générale. Il s´agit des réflexions menées par Haldane directement du point de vue d´une philosophie marxiste des sciences. Chacun d´eux est précédé d´une introduction fournissant une présentation détaillée.



    J.B.S Haldane (1892-1964), biochimiste, généticien des populations, biologiste de l´évolution anglais, puis indien.



    Simon Gouz est docteur en histoire et philosophie des sciences, et chercheur associé au laboratoire S2HEP de l´université Claude Bernard-Lyon 1.

  • Qu´est-ce que la sexualité?? Quand et comment est-elle apparue?? Quels sont les principaux traits de son évolution?? Fort de sa compétence en génétique et en biologie évolutive, Jean Génermont propose des réponses et des pistes de réflexion issues de ses propres travaux, tout en s´appuyant sur de nombreux exemples pris aussi bien chez les animaux que chez les plantes terrestres.
    Jean Génermont effectue ici une étude comparative des caractéristiques de la sexualité chez les représentants actuels de diverses lignées eucaryotes. Il en ressort que la fonction ancestrale de la sexualité est d´apporter par la fécondation un accroissement de robustesse vis-à-vis des variations du milieu, dont découle la fonction de brassage génétique. À ces deux fonctions universelles s´ajoute, uniquement chez les pluricellulaires, la fonction reproductrice.
    À partir de ces conclusions, Jean Génermont élabore des scénarios sur la naissance de la sexualité, initialement sans sexes?; sur sa structuration par émergence et diversification des incompatibilités sexuelles et de la différenciation sexuelle?; sur l´acquisition de sa fonction reproductrice lors de chaque transition de l´unicellularité vers la pluricellularité.

  • La notion d´information est particulièrement polymorphe, luxuriante même. Ses définitions prolifèrent, son domaine lexical est si vaste que la probabilité que deux spécialistes de l´information (sans plus de précision) évoquant cette notion ne parlent en fait pas de la même chose est très élevée. Nous avons tous une idée vague et courante de ce que ce terme veut dire, nous utilisons tous ce vocable aux multiples acceptions propres à notre quotidien, tandis que les physiciens et les mathématiciens, entre tentatives de formalisation rigoureuses et multiplications des domaines d´application de l´information, développent sans cesse leur compréhension de ce que certains voient comme une nouvelle catégorie du réel. Les sciences humaines, via notamment les sciences de l´information et de la communication, et la linguistique, ont également contribué à l´inflation conceptuelle et lexicale des usages et significations de ce terme. Quant à la biologie, il est patent qu´elle a incorporé l´information à son socle théorique de manière massive. Cette discipline est sans doute celle où cette notion est des plus discutée, notamment parce que la biologie peut dialoguer avec la physique, l´informatique et les mathématiques via la notion d´information, et parce que le programme génétique, Deus ex machina du fonctionnement cellulaire pendant ces cinquante dernières années, est redevable de fortes critiques issues de théories très stimulantes.


    Le livre de Jérôme Segal permet de comprendre les racines historiques et épistémologiques de cette profusion et des confusions qui continuent encore trop souvent à perturber notre perception de la notion scientifique d´information. Il s´interroge également sur l´unité du savoir que certains théoriciens de l´information ont cru fonder sur cette instance du réel qui a véritablement révolutionné le XXe siècle et qui sera sans nul doute un objet scientifique crucial durant le siècle en cours.



    Nouvelle édition (ouvrage initialement paru en 2003), augmentée d´une postface d´Antoine Danchin et de 800 liens hypertextes bibliographiques.



    Jérôme Segal est maître de conférences en histoire des sciences et épistémologie à l´université Paris IV. Diplômé de l´École centrale de Lyon, il a poursuivi ses études avec une thèse en histoire des sciences à l´université de Lyon suivie de recherches postdoctorales à l´Institut Max Planck d´histoire des sciences de Berlin. Depuis 2004, il vit à Vienne, en Autriche, où il a d´abord occupé les fonctions d´attaché de coopération universitaire et scientifique à l´ambassade de France, avant d´enseigner la philosophie à l´université de Vienne, puis de travailler sur un projet européen autour des festivals de cinéma.

  • 1809? : Naissance de Charles R. Darwin.

    1859? : Parution de L´Origine des espèces.

    2009? : Cent cinquante ans plus tard, la théorie darwinienne de l´évolution reste le paradigme dominant de la biologie et de la paléontologie. Elle prouve sa fécondité et sa puissance explicative dans de très nombreux domaines. Pourtant, dans cet ouvrage, pas question d´un fétichisme de Darwin, mais d´un examen attentif du domaine de validité épistémologique et expérimental des idées du savant naturaliste. Ainsi, ce livre expose leurs multiples ramifications en sciences de la vie, en sciences humaines et en philosophie. A cette fin, cinquante auteurs explorent les grandes notions qui irriguent les sciences de l´évolution, ainsi que de très nombreux chantiers des savoirs biologiques contemporains, puis considèrent les tentatives d´exportation du mode de pensée darwinien à propos de problématiques autrefois hors de son champ d´action (éthique, psychologie, économie, etc.). Les questions du créationnisme et de l´enseignement viennent clore ce volume.www.lesmondesdarwiniens.org

  • Une étude approfondie des théories darwiniennes et de leurs différentes implications
    La théorie darwinienne de l'évolution reste le paradigme dominant de la biologie et de la paléontologie. Elle prouve sa fécondité et sa puissance explicative dans de très nombreux domaines. Pourtant, dans cet ouvrage, pas question d'un fétichisme de Darwin, mais d'un examen attentif du domaine de validité épistémologique et expérimental des idées du savant naturaliste. Ainsi, ce livre expose leurs multiples ramifications en sciences de la vie, en sciences humaines et en philosophie. A cette fin, cinquante auteurs explorent les grandes notions qui irriguent les sciences de l'évolution, ainsi que de très nombreux chantiers des savoirs biologiques contemporains, puis considèrent les tentatives d'exportation du mode de pensée darwinien à propos de problématiques autrefois hors de son champ d'action (éthique, psychologie, économie, etc.). Les questions du créationnisme et de l'enseignement viennent clore cet ouvrage.
    Dans ce second volume des Monde darwiniens, replongez-vous dans la pensée de l'illustre savant et dans l'examen approfondi de celle-ci.
    EXTRAIT
    La vraie difficulté réside dans la quasi-impossibilité d'aborder la question des origines et de l'évolution de la lignée humaine sans que ne s'invite, sous une forme ou une autre, des quêtes de sens spiritualistes, finalistes ou eschatologiques, sous le terme rarement défini, et donc polysémique, d'hominisation. C'est un immense paradoxe pour la paléoanthropologie puisque l'intérêt, pour ne pas dire la passion, pour cette grande question qui, justement, émane de ce besoin séculaire de comprendre notre place dans l'univers, ce qui a suscité une fascinante diversité de récits oraux et écrits sur l'émergence du cosmos - et de l'Homme -, qu'on appelle les cosmogonies. C'est incontestablement une caractéristique de l'Homme.
    À PROPOS DES AUTEURS
    Les mondes darwiniens est le résultat de la collaboration de cinquante auteurs, sous la direction de Thomas Heams, Philippe Huneman, Guillaume Lecointre et Marc Silberstein.


  • [Table des matières]


    Introduction (page 7)
    Nicolas Glade & Angélique Stéphanou
    Le critique et le chaotique,
    essences de l'adaptabilité et de la robustesse du vivant
    Chaos déterministe et hasard
    Évolution et robustesse
    Chaos pathologique et chaos déterministe
    Criticité et criticalité
    De l'importance de l'hétérogénéité
    De la spatialité à l'historicité
    Chapitre 1 (page 21)
    Franck Varenne
    Diversité des biologies théoriques
    face aux complexités du vivant
    1] Préambule sur les mathématisations avant 1920
    1.1] Les mathématisations en biologie :
    une classification de Volterra
    1.2] Ancienneté de la théorisation mathématique
    2] D'Arcy Thompson : une biomécanique
    2.1] La biomécanique comme science mixte minimale
    2.2] Les hypothèses épistémologiques de d'Arcy Thompson
    2.3] Pourquoi recourir aux mathématiques en biologie théorique ?
    3] Lotka : une biologie physique
    3.1] Biophysique et biologie physique
    3.2] Une biologie physique énergétiste
    4] Woodger : une biologie axiomatique
    4.1] Vers des « principes biologiques »
    4.2] Le « vitalisme méthodologique » de Woodger
    4.3] Un système axiomatique pour la biologie :
    le système (P, T, org, U,...)
    4.4] Représenter une augmentation
    de complexité sans recours au vitalisme
    5] Rashevsky-1 : une biophysique
    5.1] Épistémologie physicaliste et « théories physico-mathématiques »
    5.2] Deuxième épistémologie : fonctionnalisme et « principes formels »
    6] Rashevsky-2 : une biotopologie
    7] Rosen-1 : une biologie « catégoriale »
    7.1] Approche des graphes par des diagrammes de bloc
    7.2] Approche catégoriale des graphes
    8] Rosen-2 : une biologie théorique antimécaniste
    9] Un essai de synthèse comparative
    10] Conclusion
    Chapitre 2 (page 73)
    Maël Montévil
    Changements de symétrie, criticité et aléatoire :
    mathématiques et objectivation du vivant
    1] Géométrie du temps des mammifères
    1.1] Introduction
    1.2] Allométries
    1.3] Géométrie du temps biologique
    1.4] Structure de la variabilité du temps biologique
    1.5] Bilan
    2] Phénomènes et mathématiques en physique
    2.1] Symétries
    2.2] Constitution théorique des objets physiques
    2.3] Changements de symétries en physique et criticité
    3] Le cas des objets biologiques
    3.1] Hypothèse
    3.2] Les objets biologiques
    4] Stabilités chez le vivant
    4.1] Les symétries comme contraintes
    4.2] La mesure en biologie
    5] Conclusion
    Chapitre 3 (page 99)
    Jacques Demongeot
    De la stabilité des systèmes dynamiques modèles du vivant
    1] Définitions de la stabilité et de la robustesse
    1.1] Définition de la stabilité trajectorielle
    et de la stabilité asymptotique
    1.2] Définition de la stabilité structurelle
    1.3] Définition de la résilience, de la résistance et de la robustesse
    1.4] Définition des systèmes potentiels, hamiltoniens et mixtes
    2] Exemples de réseaux de régulation asymptotiquement
    stables, résistants et robustes, ou non
    2.1] Exemple d'un réseau de régulation métabolique potentiel asymptotiquement stable en morphogenèse
    2.2] Exemple d'un réseau de régulation conservatif immunologique non asymptotiquement stable
    2.3] Exemple d'un réseau de régulation physiologique mixte asymptotiquement stable
    2.4] Exemple d'un réseau de régulation métabolique mixte asymptotiquement stable
    2.5] Exemple d'un réseau de régulation neuronale robuste
    2.6] Exemple d'un réseau de régulation génétique asymptotiquement stable, non résistant
    2.7] Exemple d'un réseau de régulation écologique non asymptotiquement stable, ni robuste
    2.8] Exemple d'un réseau de régulation génétique asymptotiquement stable, non robuste
    3] Les molécules de la stabilité et de la robustesse :
    microARN, mitomiR et chloromiR
    3.1] Rôle des microARN dans l'architecture des réseaux
    de régulation génétique
    3.2] MicroARN et horloge chromatinienne
    3.3] MicroARN et énergétique cellulaire
    3.4] MicroARN, morphogenèse et cycle cellulaire
    3.5] MicroARN mitochondriaux
    3.6] MicroARN chloroplastiques
    3.7] MicroARN et cancer
    3.8] MicroARN et pathologie infectieuse
    4] Architecture générale d'un réseau
    de régulation génétique et robustesse
    5] Perspective : rôle de l'évolution.
    Exemple : régulation du métabolisme du fer
    6] Conclusion
    7] Annexe mathématique
    7.1] Définition mathématique d'un réseau et propriétés dynamiques
    7.2] Approximation de la distance de Hamming circulaire
    Chapitre 4 (page 159)
    Jean-Pierre Françoise & et Marion Lahutte-Auboin
    Systèmes multi-échelles impulsionnels
    au voisinage de leur courbe critique
    1] Le contexte biologique : le rôle du lactate en physiologie,
    un nouveau paradigme
    2] Modèle pour l'échange des flux de lactate
    2.1] Échanges à travers l'unité fonctionnelle « vasculaire-interstitiel-cellulaire »
    2.2] Points stationnaires du système et isocline lente
    2.3] Courbe critique et portrait de phase
    3] Discussion sur les paramètres
    3.1] Limitations physiologiques de l'espace de phase
    3.2] Limites physiologiques des paramètres
    3.3] Simulations numériques
    4] Modèle avec stimulations
    4.1] La théorie des bifurcations
    4.2] Le système forcé avec un terme de contrôle
    4.3] Choix d'un forçage impulsionnel
    et explication géométrique de la déflexion
    4.4] Accrochage des fréquences
    5] Conclusions et perspectives
    Chapitre 5 (page 179)
    Arnaud Chauvière & Fernando Peruani
    Auto-organisation et agrégation
    cellulaire sans chimiotactisme
    Instabilités, ordre et désordre associés à la densité
    1] Modèle discret d'auto-organisation et d'agrégation cellulaire
    2] Modèles continus à deux vitesses
    pour la formation d'agrégats cellulaires
    2.1] Modèle de migration cellulaire en milieu fibreux
    2.2] Modèle minimal pour la formation d'agrégats cellulaires statiques : influence des phases d'immobilité dans une dynamique multicellulaire
    3] Généralisation à un modèle continu avec distribution de vitesses
    4] Conclusion
    Chapitre 6 (page 199)
    Bertrand Caré, Amanda Lo Van,
    Hugues Berry, Hédi Soula
    Signalisation sous contraintes spatiales
    Conséquences sur les conditions de stabilité
    et de bifurcation
    1] Impact du clustering membranaire : cas « overstacked »
    2] Situation plus réaliste : récepteurs contigus
    3] Hit & Run Pathway
    4] Clustering et oscillateur : bifurcation induite par l'espace
    5] Discussion
    Chapitre 7 (page 223)
    Nicolas Glade, Olivier Bastien & Hessam Hessami
    Phénomènes critiques en épidémiologie :
    résistance, spatialité, dynamiques humaines
    Des modèles aux applications
    1] Introduction
    1.1] Historique et motivations
    1.2] Données nouvelles, motivations nouvelles
    2] Cinétiques et mesures
    2.1] Cinétique SI avec délai (sans résistance)
    2.2] Cinétique SIR (avec résistance)
    2.3] Dynamique des groupes dans une population
    2.4] Mesures
    2.4.1] Indicateurs globaux obtenus à partir des cinétiques
    2.4.2] Micro et macro-événements
    2.4.3] Charges : charge infectieuse, charge sanitaire, charge de réserve
    2.4.4] Charges et criticalité comme signatures des maladies
    2.4.5] Utilisation des connaissances fines sur la dynamique infectieuse
    3] Modèles numériques
    3.1] Modèles spatialisés, modèles stochastiques
    3.2] Modélisation continue à EDO (espace
    globalement homogène) et EDP (espace localement homogène)
    3.3] SSA en temps continu (SSA-H et SSA-G)
    3.4] SSA en temps discret (SSA-AC et SSA-G)
    3.5] Systèmes multi-agents à groupes (SMA-G)
    4] Comportements critiques et oscillatoires
    4.1] Structure des populations :
    organisation globale et organisation locale
    4.2] Limitations des épidémies liées à la dynamique SIR
    5] Perspectives de modèles-outils pour l'épidémiologie
    Annexe A] Dynamiques SI et SIR
    A.1] Dynamique SI à délai (sans résistance)
    A.2] Dynamique SIR (avec résistance)
    A.3] À propos des équations de conservation [S]tot
    Annexe B] Surface effective
    Chapitre 8 (page 293)
    Sabir JACQUIR, Binbin XU,
    Stéphane BINCZAK, Jean-Marie BILBAULT
    Détection d'anomalie dans les signaux physiologiques
    1] De la membrane biologique à l'activité électrique
    1.1] Fonctions de la membrane plasmique
    1.2] Constituants moléculaires des membranes
    1.2.1] Résistance membranaire au repos
    1.2.2] Capacité membranaire
    1.3] Mécanismes des canaux ioniques
    1.4] Courants ioniques transmembranaires
    1.4.1] Courant de conduction
    1.4.2] Courant de diffusion
    1.5] Échanges ioniques au niveau de
    la cellule (exemple de la cellule cardiaque)
    1.6] Champ de potentiel extracellulaire et potentiel d'action
    1.7] Théorie du câble
    2] Observation expérimentale des signaux électriques cardiaques
    2.1] Modèle expérimental
    2.2] Champs de potentiels extra-cellulaires
    2.3] Classification de signaux
    3] Conditions expérimentales
    3.1] Cardiomyocytes en conditions basales
    3.2] Cardiomyocytes soumis à une stimulation électrique
    4] Approches de traitement et
    d'analyse non linéaires des données physiologiques
    4.1] Qualification de la non-linéarité dans les données physiologiques
    4.2] Diagramme de bifurcation
    4.3] Diagramme de Poincaré
    5] Reconstruction de l'espace de phase
    à partir des données expérimentales
    5.1] Dimension de plongement m
    5.2] Décalage temporel t
    5.2.1] t par la fonction d'autocorrélation
    5.2.2] t par l'information mutuelle
    5.2.3] t en fonction de m
    5.3] Espace de phase
    6] Conclusion
    Chapitre 9 (page 333)
    Véronique Thomas-Vaslin
    Complexité multi-échelle du système immunitaire :
    évolution, du chaos aux fractales
    1] Évolution du système immunitaire et concepts
    1.1] Système complexe interactif :
    organisme polygénomique, environnement et système immunitaire
    1.1.1] Organisme polygénomique
    1.1.2] Le système immunitaire et son environnement
    1.2] Bases conceptuelles théoriques en biologie et mathématiques
    1.3] Hypothèse d'émergence de l'auto-organisation
    arborescente multi-échelle du vivant et du système immunitaire
    1.3.1] Évolution des espèces et
    universalité fonctionnelle du système immunitaire
    1.3.2] Organisation arborescente dans le temps
    et l'espace : des écosystèmes aux immuno-récepteurs
    o Organisation arborescente du vivant
    o Organisation arborescente de l'organisme
    o Dissipation d'énergie et allométrie
    1.3.3] Structuration d'un système contraint. Émergence, diversité
    1.4] Développement et organisation
    du système immunitaire : créativité et sélection
    1.4.1] Interface fractale de la cognition immuno-récepteur/antigène
    1.4.2] Diversité somatique des immuno-récepteurs
    1.4.3] « Immunoception » de l'environnement et identité temporelle
    1.4.4] Différenciation et sélection thymique des lymphocytes T
    Répertoires et diversité
    o Sélection des répertoires
    o Autoréactivité et tolérance dominante
    1.4.5] Réponse immunitaire et contrôle
    1.4.6] Stabilité relative - compétition et diversité
    1.4.7] Historicité du système - transmission de caractères acquis
    1.4.8] Mémoire immunologique
    1.4.9] Résilience du système immunitaire
    1.5] Vieillissement du système immunitaire :
    imprédictibilité et désorganisation
    1.5.1] Désorganisation multi-échelle
    1.5.2] Rythmes biologiques et composante du temps
    1.5.3] Oscillations chaotiques et
    attracteurs dans le système immunitaire
    1.5.4] Instabilité, chaos, boucles de rétroaction :
    conséquences sur la dynamique des systèmes vivants
    1.6] Interprétation fractale-like du système immunitaire
    1.6.1] Construction/déconstruction et autocohérence
    1.6.2] Trajet hyperbolique dans l'espace et le temps
    1.6.3] Arborescence, dégénérescence et
    conservation de l'identité et de l'intégrité systèmes vivants
    1.7] Conclusions
    2] Observations expérimentales
    et modélisation du système immunitaire
    2.1] Approches qualitatives et quantitatives du système immunitaire
    2.1.1] Populations lymphocytaires et évolution au cours du temps
    2.1.2] Vieillissement, variabilité, diversité
    o Diversité et variabilité multi-échelle en
    fonction du vieillissement et du fond génétique
    o Sources de variabilité : augmentation
    de la variabilité avec le vieillissement
    o Score de diversité et de perturbation du
    répertoire lymphocytaire au cours du vieillissement
    o Prolifération lymphocytaire et vieillissement
    2.2] Déplétion transitoire du système
    2.3] Modélisations dans le temps et l'espace
    2.3.1] Modélisation in silico linéaire déterministe
    ou stochastique de la différenciation des thymocytes
    o Modélisation non linéaire et
    boucles de rétroaction lors de réponse immunitaire
    3] Perspectives
    Auteurs, résumés & abstracts (page 403)






  • Est-il vrai que la science et la technologie forment un tout ? Qu'elles sont unies par des liens constants et nécessaires ? Est-il vrai que le raisonnement technologique prend toujours place dans un contexte industriel ? Que les bio- et nanotechnologies forment la part essentielle des technologies contemporaines ? Que l'application définit adéquatement la relation entre la science et la technologie ? Dans ce livre, Dominique Raynaud examine les limites de chacune de ces idées. Il dresse un panorama complet des problèmes que pose la technologie au moyen d'une étude détaillée des aspects cognitifs, ergologiques, professionnels et juridiques de la relation entre la science et la technologie et met à nu la fiction utilitariste de la prétendue « technoscience ». Tout aussi éloigné de l'apologie que de la critique radicale, ce livre défend une perspective empirique et analytique dans l'étude de la technologie. « Le livre que vous avez dans les mains est la première étude de toutes les facettes de la technologie, depuis la conception des artefacts technologiques jusqu'aux problèmes philosophiques et juridiques que soulèvent le savoir et le savoir-faire technologiques. [...] Cependant, Raynaud n'hésite pas à qualifier de toxique pour la technologie elle-même la politique des utilitaristes qui font primer le "développement" sur la recherche fondamentale, car toutes les innovations technologiques sont issues de connaissances fondamentales. [...] Comme le disait Guido Beck, mon professeur de physique, ils n'ont pas compris qu'il ne peut pas y avoir de lait de vache sans vache », Mario Bunge (extrait de la préface). Dominique Raynaud enseigne à l'Université de Grenoble Alpes. Architecte de formation, sociologue et historien des sciences, il a consacré l'essentiel de ses recherches à la géométrie, à l'optique, à la perspective linéaire et aux sciences de la conception, en étudiant notamment les relations entre théorie et pratique (mathématisation et application).

  • La notion de cellule souche est en plein bou­le­ver­sement. La vision issue des études pionnières et des premières études moléculaires des années?1960 et?1970 est battue en brèche par de nouveaux éléments expérimentaux obtenus depuis moins d'une décennie. Ces résultats, rendus possibles par certaines avancées technologiques, sont venus questionner la définition même des cellules souches en termes moléculaires précis. Loin d'être des entités à l'identité bien définie, elles sont en réalité intrinsèquement instables et variables, ce qui a des conséquences fortes en termes de conception de la différenciation cellulaire, du développement des organismes et du développement cancéreux. Après avoir décrit l'histoire et l'actualité de la notion de cellule souche, cet ouvrage propose des alternatives aux modèles de développement classiques basés sur le déterminisme génétique, de manière à mieux intégrer les données accumulées sur le comportement aléatoire des cellules souches. Il aborde ensuite la question très actuelle de la «?reprogrammation?» cellulaire qui vise no­tamment à obtenir des cellules souches à partir de cellules plus différenciées. La manière dont les différentes voies de «?reprogrammation?» doivent être reconsidérées vis-à-vis de la révolution conceptuelle dont il est question auparavant permet d'introduire une nouvelle perspective sur la médecine régénérative, l'une des principales motivations de l'étude des cellules souches. Cet aspect biomédical et l'aspect plus «?fondamental?» constituent le double intérêt de ce livre qui contribue à établir une biologie vraiment contemporaine intégrant pleinement le rôle du hasard dans le comportement cellulaire. Jean-Pascal Capp, docteur en cancérologie, est maître de conférences à l'Insa de Toulouse où il enseigne la biologie moléculaire. Il est l'auteur de Nouveau regard sur le cancer (Paris, Belin, 2012) et a participé à plusieurs ouvrages collectifs consacrés aux évolutions actuelles de la biologie.

  • Les essais précoces sont les tests de première administration d'une molécule chez l'être humain. En cancérologie, les essais précoces modernes sont « ciblés » : identi?ées comme candidates crédibles par des techniques bio-informatiques, les molécules à l'essai visent des cibles protéiques anormales caractéristiques de tel type moléculaire de tumeur. L'imagerie fonctionnelle permet d'observer si elles atteignent leur cible, si la tumeur diminue. Les essais précoces ciblés sont au coeur de la médecine « personnalisée », c'est-à-dire des nouvelles stratégies de traitement sur mesure selon le profil moléculaire de la tumeur d'un individu donné. Les essais précoces sont une voie d'accès à l'innovation thérapeutique pour les malades et une option de la prise en charge médicale qui peut être proposée, dans certains cas, bien avant les situations d'impasse thérapeutique avec les traitements classiques. En cela, ils posent une multitude de questions nouvelles qui interrogent bien au-delà des essais en cancérologie. Comment allouer les places de manière juste ? Faut-il repenser la distinction fondatrice entre soins et recherche, centrale pour l'éthique et pour la réglementation ? Avec quelles conséquences sur la pratique clinique ? L'ouvrage, rédigé à l'issue d'un colloque au Collège de France par les spécialistes les plus en pointe sur ces questions - cancérologues, biologistes, philosophes, sociologues et juristes - apporte d'abord une clarification des notions en jeu : essais précoces, médecine « personnalisée », thérapeutiques « ciblées ». Les questions de justice que soulèvent ces essais sont ensuite exposées et discutées de manière particulièrement claire. Pour nourrir un débat que le progrès des techniques rend chaque jour plus urgent.




  • Pr?face
    Guillaume Lecointre
    Mus?um national d'histoire naturelle
     
    ?tudiant, j?ai fr?quent? r?guli?rement le mus?e d?histoire naturelle de Rouen, comme je fr?quentais ce type de mus?es chaque fois que l?occasion s?en pr?sentait. Je restais frapp? par l?obsolescence des contenus scientifiques, alors que ceux-ci enveloppaient de leurs discours surann?s des objets remarquables par leur raret?, leur beaut?, leur ?tranget?, leur puissance ?vocatrice ou leur incitation au questionnement, voire m?me au r?ve. Toute la puissance de l?histoire naturelle se trouvait l? r?unie par la fascinante force des sp?cimens, mais comme laiss?e ? l?abandon par l?intellect. Il en allait de m?me pour d?autres mus?es d?histoire naturelle en France, y compris de certaines galeries du Mus?um national. Pourtant, les mus?es d?histoire naturelle ont ?t? et restent des mus?es populaires. Que s??tait-il pass? ? Pourquoi cet abandon ? En parall?le, de nouveaux types de mus?es ou d?expositions temporaires voyaient le jour, forts de dispositifs mus?ographiques sophistiqu?s et pr?sent?s comme ? la pointe, forts de messages ? faire passer, mais d?connect?s d?objets, de sp?cimens r?ellement issus du monde naturel. J?en venais ? souhaiter de toutes mes forces un mus?e d?histoire naturelle dont la puissance ?vocatrice des sp?cimens r?els soit au service d?un contenu scientifique moderne. Fort heureusement, plusieurs r?novations spectaculaires de mus?es d?histoire naturelle fran?ais entre 1994 et 2014 ont relev? ce d?fi. Mais il reste du chemin ? parcourir. Je ne peux que souhaiter qu?il en soit de m?me pour le Mus?um de Rouen, ainsi que pour certaines galeries du Mus?um national.
    La riche r?trospective historique pr?sent?e ici par B?n?dicte Percheron nous montre que l?histoire naturelle en g?n?ral, et le Mus?um de Rouen en particulier ont ?t? des acteurs dans la soci?t? locale sous la Troisi?me R?publique, et dans les d?bats scientifiques de cette ?poque. Pour concevoir comment et pourquoi un m?me lieu peut ?tre ? la fois un sanctuaire du patrimoine d?histoire naturelle, un site de recherche scientifique, un th??tre du d?bat des id?es scientifiques et un instrument politique, il faut retourner aux sources de ce qu?est l?histoire naturelle. ? travers l?histoire de l?histoire naturelle rouennaise, B?n?dicte Percheron nous montre brillamment ? quoi pouvait servir ce type d?institutions, et ? quoi elle sert encore. C?est pourquoi ce travail remarquablement ?rudit ne vaut pas ? mes yeux que parce que j?aime l?histoire naturelle, la Normandie et la ville de Rouen en particulier, mais bien parce qu?? travers cette analyse historique, c?est la f?condit? persistante de l?histoire naturelle, ses r?les scientifique, culturel et social permanents qui sont mis en ?vidence.
    L?histoire naturelle : ce qu?elle est
    L?histoire naturelle a ?t? - et est toujours - une m?thode d?enqu?te, d?inventaire, de description et de classification du monde naturel, ? tout ce qui est ?, humains compris. ? ses d?buts, il existait une histoire naturelle fixiste au si?cle de Linn? (XVIIIe si?cle). S?ajoutera progressivement ? ces aspects initiaux la prise en compte de l?histoire (au sens moderne du terme) des objets dans le temps long : c?est aujourd?hui la science de l?organisation de la diversit? du r?el, faite d?objets r?sultant d?une histoire particuli?re. L?histoire naturelle ?tudie les choses dans leur diversit?, leur temporalit? et leur historicit?. Elle s?int?resse aux lois, certes, mais surtout ? la singularit? des objets charg?s d?histoire et aux r?gularit?s que donne ? voir la moyenne des singularit?s. Elle s?int?resse au patrimoine naturel commun de l?humanit?, celle-ci incluse. Aujourd?hui, elle s?applique ? tous les niveaux d?organisation de la mati?re, de la min?ralogie et des donn?es g?n?tiques jusqu?aux ?cosyst?mes et aux plan?tes. Elle utilise pour cela les technologies les plus avanc?es et les plus innovantes.
    Fait largement ignor? aujourd?hui, y compris par la majorit? des biologistes, l?histoire naturelle proc?de d?une m?thode particuli?re qu?on ne trouve pas ailleurs : l?histoire naturelle op?re par comparaison d?objets, laquelle commence avec trois objets. Objets est ici ? prendre au sens large : outils lithiques, sp?cimens de mus?es, individus biologiques, m?t?orites, cr?nes, artefacts humains, langues, symboles, s?quences d?ADN, etc. Cette comparaison se distingue d?autres comparai sons utilis?es ailleurs en science (par exemple la comparaison d?une situation exp?rimentale avec ses situations t?moins). Dans une situation exp?rimentale classique, les r?actions d?un syst?me d?interactions dans une situation contr?l?e sont compar?es aux r?actions d?un syst?me ?quivalent dans une autre situation et/ou ? un syst?me t?moin. De ces comparaisons d?couleront des d?ductions. Dans une approche par mod?lisation, les pr?dictions du mod?le sont compar?es aux donn?es issues du terrain. En recherche par immersion, l?observateur s?immerge au sein du ph?nom?ne ? expliquer et contribue m?me ? sa modification. Dans ce dernier cas, la comparaison n?est pas vraiment convoqu?e, sauf ? comparer un ?tat ant?rieur ? un ?tat post?rieur. En histoire naturelle, ce sont des objets contemporains qui sont compar?s. Compte tenu du fait que c?est l?histoire qui va rendre compte des diff?rences ou des ressemblances entre les objets, les causes de ces ressemblances ne s?inscrivent pas dans le temps de vie ou dans les processus qui rendent compte de la dynamique de l?objet lui-m?me, mais dans une trame historique d?objets semblables : il s?agit alors de pal?o-?tiologie, ou pal?o-?tiologie. En outre, les objets peuvent ?galement ?tre compar?s en diachronie, par exemple un organisme actuel et un fossile proche. Ce qui explique les objets ne sont donc pas les processus qui pourraient pr?sider ? leur changement individuel, mais une r?trodiction des conditions historiques qui leur ont donn? naissance.
    Cette double caract?ristique de comparaison d?objets tourn?e vers un r?gime d?explication historien nourrit et entretient un lien original entre le terrain, le laboratoire de recherche et les collections d?objets et de sp?cimens. C?est pourquoi il existe des collections de r?f?rence dans les mus?es d?histoire naturelle. Chaque objet portant la trace d?une historicit? propre, chaque objet n?ayant exist? qu?une seule fois, il faut en r?f?rencer un certain nombre d?entre eux dans des collections de mani?re ? ce que les noms utilis?s pour d?signer des classes d?objets (par exemple des esp?ces) puissent s?ancrer dans le r?el gr?ce ? un r?f?rentiel porte-nom. Sans quoi, tr?s vite les usages langagiers divergent et on ne sait plus de quoi on parle. Ou bien les organismes ?voluent (organismes ? temps de g?n?ration court) ou disparaissent, et l?on ne sait plus de quoi parlait tel auteur d?il y a deux si?cles.
    [...]

  • L'oeuvre du médecin et historien d'origine croate Mirko Grmek (1924-2000) représente un moment incontournable de l'histoire des sciences et de la médecine de la seconde moitié du XXe?siècle.
    S'installant à Paris au début des années 1960, Grmek travaille aux côtés de Fernand Braudel, Pierre Huard, René Taton, Georges Canguilhem et Alexandre Koyré, puis devient professeur-chercheur aux États-Unis et directeur d'études à la Sorbonne. Personnage imposant par son savoir scientifique et sa connaissance des principales langues européennes, il participe à l'essor de l'histoire de la médecine et des sciences grâce à ses nombreux travaux sur la nature du vieillissement, le rôle de la quantification dans les sciences biologiques, l'histoire des maladies, l'oeuvre de Claude Bernard, dont il reste l'un des plus grands spécialistes. Annonçant le «?tournant pratique?» en philosophie des sciences, Grmek renouvelle l'épistémologie de la découverte scientifique et les méthodes d'investigation en histoire des sciences. Éditeur fondateur de la revue History and Philosophy of the Life Sciences, son héritage se prolonge dans le cadre de l'école internationale en histoire de la biologie à Ischia, en Italie.
    Que retenir aujourd'hui de cette oeuvre couvrant l'histoire des concepts scientifiques de l'Antiquité à la période contemporaine?? Comment décrire cette méthode historique qu'il a préconisée?? À quel courant de pensée la rattacher?? Quelles voies nouvelles Grmek a-t-il tracées dans l'histoire des sciences biologiques?? Quelle est la singularité de son regard sur la science, la médecine, les techniques et leur historiographie?? Rassemblant des études récentes en français sur Mirko Grmek, cet ouvrage collectif se propose de dessiner les contours de son legs d'historien et de philosophe de la médecine et des sciences.

  • Cet ouvrage est un choix de textes sur l'histoire de la biogéographie historique et sur ses développements récents, découlant d'une part des progrès apportés à la systématique par la méthode phylogénétique de Willi Hennig, d'autre part des vues controversées de Léon Croizat sur la «?panbiogéographie?». Il comprend sept articles de Gareth Nelson, Norman Platnick, Colin Patterson et Robin Craw, qui comptent parmi les meilleurs théoriciens de la discipline.
    La biogéographie, de Linné à de Candolle et à Darwin jusqu'aux auteurs les plus modernes?; les périls de la plésiomorphie et des taxa largement répandus?; le modèle de la vicariance?; les buts et méthodes actuelles de la discipline?; le problème du rôle des fossiles?; la panbiogéographie et enfin l'avenir possible de la biogéographie historique sont successivement traités. Une bibliographie de près de 200 références offre au lecteur l'accès aux monographies et ouvrages fondamentaux d'une branche entièrement renouvelée de la biologie comparée.

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