Littérature générale

  • Dyslexie mon amour !

    Zaia Teil

    « Je souffre d'un désordre. Non d'un trouble ni d'un manque, encore moins d'un handicap. Pour moi, c'est un désordre. J'aime bien ce mot. Il représente un bazar où peu de choses manqueraient et qui n'aurait pas un besoin implacable d'être rangé. C'est ma boîte à couture, avec ses aiguilles, ses pelotes de fils, son découd-vite, ses canettes, son mètre-ruban, des plumes, deux ou trois bouts de ruban souvenir, et je m'amuse à le cartographier. »

    Née à Roubaix dans une famille nombreuse d'origine algérienne, Zaïa est frappée dès l'enfance d'un mal auquel, pendant longtemps, elle ne pourra pas donner de nom et qu'elle dissimulera comme une honte : la dyslexie.
    À l'école, malgré ses efforts, elle ne parvient pas à lire, encore moins à écrire. Les adultes qui l'entourent la tournent en ridicule et l'accusent de paresse. Zaïa apprend alors à dissimuler, à tricher, à se jouer des contraintes, faisant preuve d'une intelligence qui, si elle ne prend pas une forme ordinaire, est incontestablement aiguisée.
    Aussi incroyable que cela puisse paraître, Zaïa quitte le système scolaire sans savoir ni lire ni écrire. Pour trouver un travail, elle doit de nouveau user de persévérance, de ruse et de toutes les ressources de son intelligence. Avide de liberté, elle quitte le foyer familial, mais le chemin vers la véritable liberté sera long. Elle découvrira sa voie à travers la sophrologie, accédera enfin à la lecture et, surtout, s'acceptera elle-même, forte d'une stupéfiante intelligence émotionnelle et créatrice.

  • « Léo, écrire, c'est poser des mots sur nos maux, c'est dessiner d'une jolie plume toutes les lettres qui composent ton existence, c'est pleurer ton absence mais aussi chanter ton passage sur terre, c'est transmettre la leçon de vie que tu nous donnes depuis ton envol. »
    Le 26 mars 2018, Léo, petit garçon de quatre mois et demi en excellente santé, est retrouvé sans vie chez son assistante maternelle. La respiration obstruée, Léo s'est retrouvé dans ce qu'on appelle un confinement respiratoire. Il est mort asphyxié. Pour Julie et Charles, ses jeunes parents, le cauchemar commence. Car au-delà du deuil sans nom, une question demeure : comment cela a-t-il pu se produire ?
    La mort inattendue du nourrisson (MIN), plus souvent résumée à la mort subite du nourrisson (MSN), touche près de 450 enfants en France chaque année. La MIN englobe les trois morts brutales des enfants de moins de 2 ans, qui arrivent le plus souvent durant le sommeil. En retraçant l'histoire de son « petit astronaute parti pour une mission sans retour », Julie Pestana Artero entend sensibiliser les pouvoirs publics et les jeunes parents sur la sécurité et la protection des tout-petits.
    Comment survivre à la mort de son enfant ? À cette question sans réponse, Julie Pestana Artero signe une déclaration d'amour inconditionnel d'une mère à son fils.

  • Le 29 mai 2018, Jean-Luc Romero-Michel, alors en déplacement, est alerté par un ami : son mari, Christophe, a disparu. Attendu au matin sur un salon dans le cadre de l'Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD), dont il est le secrétaire général, il ne s'est pas présenté et ne répond pas au téléphone. Ce n'est que quelques heures plus tard que, convoqué au commissariat, Jean-Luc apprendra sa mort.
    Passés la brutalité et le choc inouïs de la nouvelle, il lui sera révélé les circonstances de son décès, survenu lors d'une prise mortelle de drogues de synthèse. Pour Jean-Luc, c'est la stupeur, mêlée à un chagrin et une douleur sans nom.

    Comment accepter et survivre à l'inacceptable ?

    Adressée à Christophe, cette longue lettre rédigée sous forme de journal est d'abord une histoire d'amour - un amour non conventionnel ; qui s'impose peu à peu comme une évidence. Un amour fait de voyages, de passions, de combats communs et d'un mariage le 27 septembre 2013. Mais c'est aussi une histoire de deuil, de douleur et de résilience ; l'histoire d'un homme confronté à l'horreur et à l'indignité et qui pousse un cri d'alerte face au mutisme des pouvoirs publics sur l'explosion de ces drogues qui causent des ravages parmi les jeunes et dans le milieu de la nuit.

  • 15 mai 1940. Les chars allemands ont percé à Sedan. Paul Reynaud, président du Conseil, n'a d'autre choix que de se tourner vers son allié britannique, Winston Churchill, pour le supplier d'envoyer du renfort. Au même moment, à Dunkerque, Claudine Vermotte attend désespérément des nouvelles de son mari, au front depuis huit mois. Les réfugiés belges affluent dans la ville - doit-elle faire ses valises elle aussi, pour ne pas subir l'occupation allemande ? De tout son coeur, elle espère que les Français vont repousser les panzers allemands à Sedan... Sedan, où se trouve son mari. Le sergent René Vermotte est à bord d'un B1 bis, un char de combat de 32 tonnes d'acier. Dumas, le lieutenant ardéchois, Boissier, le radiotélégraphiste du Sud-Ouest, Mérindol, le jeune pourvoyeur provençal, et Ziegelmeyer le mécanicien originaire d'Alsace, sont ses compagnons de lutte. Enfermés dans le ventre métallique de leur engin, ces cinq hommes incarnent une nation meurtrie par la Première Guerre mondiale, mais prête à se battre encore une fois pour sa survie.

    Road trip historique, de Sedan à Montpellier en passant par Compiègne et Orléans, La Bataille de France nous fait traverser le pays à bord d'un blindé plus puissant que tout ce que possède alors l'armée allemande.
    En croisant trois visions de la guerre - celle des gouvernants, des soldats et des civils -, Éric Teyssier signe une fantastique fresque humaine dans laquelle il fait revivre six semaines de combat aussi tragiques que cruciales pour l'histoire de France.
    Inspiré de faits réels, L'an 40 rend hommage aux 65 000 soldats français tombés au terme de combats acharnés. La Bataille de France est le premier tome d'une série consacrée à la Seconde Guerre mondiale des Français.

  • Imani

    Saly Diop

    « Le plus dur des combats est celui que l'on doit mener contre soi-même. »

    Née en pleine brousse au Sénégal, Saly arrive en France avec sa famille à l'âge de quatre ans, dans la cité Beauval, à Meaux, réputée comme l'une des plus difficiles du pays. Elle y vit une enfance heureuse, insouciante, entre les copines, le quartier et les autres familles de la cité qui forment une communauté d'entraide et de solidarité.
    Au son des grands frères, la jeune fille se rêve chanteuse de rap. Nous sommes alors dans les années 90. Avec le film de Jean-François Richer, "Ma 6-T va crack-er", tourné à Beauval, le pays découvre la banlieue et sa jeunesse, coincée entre une France qui ne s'est pas encore découverte black-blanc-beur et, pour certains venus de l'immigration, le poids de traditions parfois barbares. C'est le cas de Saly, qui grandit au sein d'un foyer polygame et découvre qu'elle a été excisée alors qu'elle n'était qu'un bébé. Le choc de cette découverte et le traumatisme lié à la mutilation auront de lourdes conséquences.

    Contrainte à un mariage forcé à 15 ans, c'est également à elle, aînée de la fratrie, qu'incombe le devoir de veiller sur ses frères lorsque sa mère se trouvera en difficulté. Face à la pression familiale, seules les études pourront lui assurer la liberté.

    Comment fait-on pour ne pas renoncer à ses rêves ?
    Lorsque l'avenir semble tracé d'avance, où trouver le courage de lutter ?

    Symbole de ces nouvelles générations riches du meilleur de chaque culture, Saly Diop signe un récit exceptionnel, à la fois témoignage exemplaire, réflexion sur la république française et chronique d'une époque. Diamant livré brut, porté par une langue audacieuse et généreuse, Imani est un document rare, à la croisée des mondes - une plongée au coeur des traditions ancestrales, des violences infligées aux femmes et des blessures identitaires d'une jeunesse issue de la diversité.

  • "Pendant longtemps, j'ai cru que tout le monde fonctionnait comme moi. J'avais l'assurance de penser que ce que je ressentais était partagé par tous, sans distinction ; que mes intuitions étaient aussi celles des autres, que ma façon de vivre et de ressentir mes émotions vous étaient familières. Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir que tout cela était faux !"

    Comprendre plus vite que la moyenne, mais décortiquer, réfléchir jusqu'à épuisement ; ressentir certaines émotions à un point inimaginable tout en passant à côté des codes sociaux les plus élémentaires ; se sentir constamment en décalage sans savoir pourquoi, mais capter intuitivement ce qui ne se dit ou ne se voit pas... Bienvenue dans la famille des adultes dits "précoces", "surdoués", Haut Potentiel Intellectuel (HPI), ou encore zèbres.

    2 % de la population aurait ainsi un fonctionnement atypique. Un handicap invisible, souvent mal vécu car suscitant méfiance, envie, jalousie parfois. Sans manquer de courage, Elina Nobelen fait le récit d'une réalité bien éloignée d'une prétendue supériorité intellectuelle. Comment vit-on avec une telle acuité sensitive et émotionnelle ? Comment se faire des amis ou se lancer dans une relation amoureuse lorsque tout est sujet à analyse ? Comment gérer son hypersensibilité dans le cadre professionnel ? Comment trouver sa place lorsque l'on porte un masque conforme à ce que la société attend de vous ?

    Un témoignage pudique, exigeant, pour qu'enfin la complexité de ces enfants et adultes au fonctionnement si particulier soit reconnue et fasse l'objet d'une compréhension de tout un chacun.

  • « J'ai décidé de placer ma vie sous les bannières de l'honnêteté, de laloyauté et de l'intégrité. [.....] Or, pour concevoir un enfant, j'ai dû apprendreà simuler et à avancer "hors des clous". »

    Un mari, des enfants, c'est ainsi que Rosine imaginait sa vie... avant qu'elle ne rencontre Nathalie. Ensemble, elles font le tour du monde, tombent amoureuses et, en dépit de tous les préjugés, décident d'assumer leur histoire. Dès lors, le chemin vers la maternité n'est plus le même. Il faut d'abord « s'autoriser » à faire un enfant ; ensuite se tourner vers l'étranger car, en France, les couples de femmes sont exclus de la procréation médicalement assistée (PMA).

    Éprouvant pour n'importe quels futurs parents, le parcours de PMA de Rosine et Nathalie prend le visage de l'illégalité et s'alourdit de difficultés supplémentaires. À elles de dénicher des appuis dans le corps médical pour se faire prescrire les examens requis, d'adapter leur agenda aux allers-retours à Barcelone, de trouver les ressources psychologiques et financières qu'implique cette bataille. Et, une fois l'enfant né, un nouveau combat commence pour faire reconnaître les droits de la mère qui ne l'a pas porté. Épreuve aussi aberrantequ'humiliante.

    Rosine Maiolo raconte toutes les embûches qui ont entravé son désir de maternité et déplore, loin de tout militantisme, les situations désespérées auxquelles conduit le retard de la France. Confiante et désireuse d'inviter chacun de nous à faire connaissance avec une famille homoparentale, elle veut croire que la révision des lois de bioéthique aboutira prochainement à « la PMA pour toutes », afin que plus aucune Française n'ait à souffrir d'être une maman hors-la-loi.

  • « Je répète bien souvent que la plupart des affaires des procès d'assises recèlent toutes les composantes de la tragédie. Les actes les plus désespérés reproduisent l'histoire des amours interdites, des haines qui consument, des trahisons, délations, mensonges et lâchetés qui font l'irréparable. Parfois, au plus noir de la nuit, se dessine en clair-obscur le profil du héros, un éclat de soleil qui déguise les ombres en personnages de roman, quand le courage et la dignité pétris de souffrance transforment le passage à l'acte criminel en chemin vers la transcendance.
    Un jour, dans le prétoire, j'ai rencontré une femme. C'est son histoire que je vous conte aujourd'hui. »

    Peut-on tuer son père ?
    Tragédie contemporaine, récit d'un parricide - Luc Frémiot nous fait revivre une affaire hors norme. Un livre fascinant, inspiré d'une histoire tristement réelle, porté par un souffle romanesque qui nous entraîne fatalement jusqu'au dénouement final.

  • "En quelques secondes, tremblante et en pleurs, tu t'es retrouvée dans nos bras. Nous n'en menions pas large. Émotion, joie, surprise, tout se bousculait. Puis, doucement, tu t'es apaisée et tu as commencé à vraiment nous regarder, à nous dévisager, à nous interroger en silence. Des minutes magiques. Nous t'en avons montré, des photos. Des preuves en image en quelque sorte. Nous t'en avons parlé. Plusieurs fois. Toujours le même récit pour que, petit à petit, cet événement devienne une évidence. En cet instant, tu devenais notre fille et nous devenions tes parents."

    "Quand tu iras à Saigon" est la rencontre émerveillée entre une petite orpheline vietnamienne et ses parents adoptifs. Avec les premiers souvenirs du père naissent les premières interrogations, les premières émotions, qui trouveront leur écho des années plus tard à travers le voyage de la petite fille au Viet Nam, pays qui l'aura vue naître.Le récit intime à deux voix, en deux temps, d'un père dont l'enfant est "né ailleurs".

  • Quel avenir pour les jeunes placés en foyer et les jeunes de cité ?
    Après quatorze années passées entre les mains de l'Aide sociale à l'enfance, Adrien se retrouve livré à lui-même à sa majorité. Une fois obtenu son bac pro, il doit se lancer seul dans la vie active.
    Ses premiers pas le conduiront vers une banlieue du sud de la France. Il y découvre ses nouvelles conditions de vie - gérer un budget, s'occuper du quotidien, première expérience professionnelle - en même temps que la vie de cité, où règnent chômage, insécurité, trafics, règlements de comptes et radicalisation. De rencontres en discussions, Adrien se rapproche peu à peu de ces jeunes fracassés. Sans repères ni famille, il côtoie l'extrême violence de certaines banlieues, territoires gangrénés que la République a désertés.
    Face à l'inertie des pouvoirs publics, où trouver la force de ne pas sombrer ?
    Jeune placé, adolescent au parcours chaotique, puis banlieusard - comment faire mentir les statistiques qui vous collent à la peau ? Comment arracher l'étiquette que la société vous impose ?
    Entre lutte et résilience, le récit choc d'une jeunesse en perdition.

  • Il est d'usage de parler de la langue de Shakespeare. Cet ouvrage démontre qu'on pourrait tout aussi bien parler du droit de Shakespeare. Poète national qui forge le roman politique et juridique de la nation anglaise au tournant de la Renaissance, Shakespeare est l'archétype de ces « législateurs cachés » dont parle Shelley.

  • "Il me semblait essentiel de trouver un moyen de me vider la tête après ces trente premières années de ma vie et de vous faire partager l'acharnement que celle-ci a eu sur moi. On dit que la roue tourne, mais quand ? Cela ne m'impressionne pas, je suis du genre à prendre tout avec le sourire : "en vous remerciant, Madame la vie !" Quand je résume mes aventures, je me dis toujours : "J'ai tout eu sauf la prison", et j'espère ne pas en avoir d'ailleurs ! Abandon, adoption, battue, orpheline, maladie, en passant par la liquidation judiciaire de mon entreprise et des hommes pas toujours réguliers..." (L.D.) Leslie n'a jamais baissé les bras. Aujourd'hui, face aux épreuves qu'elle doit affronter depuis qu'on lui a diagnostiqué un cancer incurable à seulement 30 ans, elle n'a en rien perdu de sa joie de vivre. Pour donner du courage à ceux qui souffrent aussi, et pour laisser une trace, Leslie s'est mise à écrire. Parce que le temps presse, parce que sa fille, Milla, n'a que cinq ans, et qu'elle ne la verra sans doute pas grandir, elle a décidé de lui offrir le récit de sa vie, comme un ultime cadeau, pour faire taire sa peur de disparaître et trouver enfin la paix. Le témoignage exemplaire d'une jeune femme hors du commun.

  • L'Union européenne est morte, mais elle ne le sait pas encore. Elle est morte du rejet de ses peuples qui manifestent en toute occasion une répulsion sans réserve et une défiance sans retour. Elle est morte de son inaptitude à régler les crises qui la secouent autrement que par de brutaux oukases ou par des simulacres de négociations, au terme desquels les pays les plus forts finissent par imposer leurs vues et où l'unique option qui s'offre aux plus fragiles est celle d'une humiliante reddition. Elle est morte de l'échec spectaculaire de son modèle économique, échec conjoint du Marché unique et de l'euro. Elle est morte, enfin, de son illégitimité démocratique, de ses fondations juridiques baroques, de ses traités qui ont remplacé la souveraineté populaire par une technostructure sans vision. En vérité, il n'est même plus tout à fait temps de se demander s'il faut ou non "sortir de l'Union européenne". Car c'est l'Union elle-même qui est en train de sortir. Elle sort de l'Histoire, par la toute petite porte. Tout le monde en est-il bien conscient ? Peut-être pas. Faut-il le démontrer ? Sans doute.

  • En octobre 2011, des policiers lyonnais et grenoblois, dont le commissaire de police Christophe Gavat, alors chef de la PJ de Grenoble, sont placés en garde à vue pendant 4 jours et mis en examen pour «association de malfaiteurs», «trafic de stupéfiants», «détournement de scellés» et «vol en réunion», dans le cadre de l'affaire Neyret.

  • Julie et son mari ont désiré, attendu et aimé leur premier enfant. Jusqu'au jour où le diagnostic tombe : le petit Théo a fait une hémorragie cérébrale à sept mois de grossesse Tout bascule.
    L'interruption médicale de grossesse (IMG) peut être réalisée à tout moment de la grossesse et jusqu'à la fin, en cas de maladie incurable. Julie nous fait vivre le doute auquel les couples sont confrontés : est-ce la meilleure décision pour ce bébé et pour nous ? N'y a-t-il vraiment aucun espoir d'amélioration, ni de traitement ? Une fois la décision prise, comment supporter ces jours passés à sentir son bébé bouger, alors que son décès est déjà programmé ? Puis arrive le jour de l'accouchement, où se mêlent la naissance et la mort. Et après ?
    Un témoignage pour briser les tabous qui peuvent encore exister, afin d'aider les parents et leur redonner espoir.

  • « Encore "agir", encore "contrôler". Justement ce que j'essaie d'éviter, puisque c'est la réceptivité que je tente d'apprendre. Est-ce là la raison pour laquelle les résultats de la procréation médicale sont aussi incertains ? On ne saurait faire un travail de réceptivité, c'est-à-dire jouer à être la terre qui se prête à l'ensemencement, avec les techniques de rationalisme scientifique considérant le corps comme un mécanisme.
    Alors que personnellement, j'ai choisi le trip "l'esprit est plus fort que le corps". »

    Ella a passé la quarantaine lorsqu'elle décide d'avoir un enfant. Mais sa grossesse se solde par une fausse couche dramatique, suivie de deux années d'infertilité.
    Dans sa traversée intérieure, elle examine ses peurs et ses blocages, traque ses contradictions, explore sa relation avec sa mère et la maternité. En vraie « psychonaute », elle parcourt la géométrie de l'âme, balance entre l'agir et le non-agir. Si elle rechigne à avoir recours à la PMA, elle fera en revanche le tour de toutes les autres méthodes - féériques ou loufoques.

    Entre rires et larmes, Ella Blissova livre un authentique manuel de survie pour toutes celles qui désespèrent d'avoir un enfant. Un récit salvateur, véritable reportage émotionnel, qui invite les femmes à avoir le courage paradoxal de rester passives.



  • Tout au long de son existence, Franz Kafka (1883-1924) vit un conflit entre la nécessité de se conformer aux règles de sa communauté et les exigences de sa vocation littéraire. Quel est le sens de ces assauts que lancent les exclus, doubles de l'auteur,

  • Pourquoi un romancier de droite s'engage-t-il parfois au côté de la gauche dans les grands combats politiques des années 1930 aux années 1950 ? La Guerre d'Espagne, la Résistance, la Guerre d'Algérie sont autant d'occassions pour Mauriac de développer une éthique politique que distilleront par fragments les fameux Bloc-notes. A l'heure où une vaste révèle des pans ignorés de sa personnalité, une synthèse de sa pensée politique restait à faire.

  • L'aveu peut-il délivrer le coupable de sa faute ? L'institution judiciaire est-elle en mesure de provoquer un tel aveu ?
    Pourtant, même perverse, même coupable, la justice reste un passage obligé pour la conscience coupable. En quel autre lieu la faute pourrait-elle est confessée à la face du monde ?

  • Compagne de détenue à vingt ans à peine, la jeune femme s'est retrouvée très vite prisonnière d'un engrenage : la clandestinité, la prison, la soumission. Elle se mariera au parloir à deux reprises et sera forcée de repartir à zéro après les saisies effectuées lors des perquisitions. Comment les rencontres influencent-elles le cours d'une vie? Pourquoi reste-t-on en couple avec un voyou?

  • Juriste de formation, abbé de son état, lexicographe par passion, Antoine Furetière, l'un des Quarante de l'Académie française, en fut honteusement expulsé en 1685 pour avoir outrepassé le monopole royal dont bénéficiait l'Académie en matière de dictionnaire. En 1690, il publia son Dictionnaire universel, dont la modernité lui valut un succès immédiat.

  • Depuis longtemps déjà, la satire d'un droit encombré de procédures paperassières avait placé les personnages de Rabelais sur le chemin d'une loi plus maigre et d'un juge d'équité. Plus de nerf et moins de chair, pourraient dire ces nostalgiques de l'âge d'or, dont l'économie normative semble faire écho à notre libéralisme politique.

  • Qu'il soit noir, rose ou rouge, gracieux ou laid, le cochon, dont la viande est la plus consommée sur la planète, est sans doute le seul animal de la Création à connaîre les feux de la critique, les braises de l'enfer et les cruautés de l'élevage industriel. Son histoire est riche, surprenante et inépuisable. Abdelkader Djémaï tente de la raconter dans ce récit coloré, plein d'anecdotes aussi savoureuses qu'instructives.

  • « Il y a 14 ans, je suis morte.
    La violence, les humiliations, les maux et les mots m'ont détruite.
    La honte et la culpabilité m'ont réduite au silence.

    À présent, je vous livre mon lourd secret : l'histoire de cette mort méticuleusement orchestrée à huis clos. Je vous décris le cycle de la violence que j'ai subi : la lune de miel ; puis la tension, la violence physique ou psychologique, la culpabilité ; et enfin la lune de miel, à nouveau. Ce mécanisme qui retient la victime, qui lui fait espérer des jours meilleurs, un avenir radieux et heureux. Cette spirale infernale dans laquelle j'ai sombré et que j'ai réussi à briser en partie grâce à cette comptine. »

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