Elytis Éditions

  • David Labarre naît atteint d'une irréversible déficience visuelle. Ce handicap rend son enfance difficile : brimades de son père, harcèlement de ses camarades de classe, difficultés scolaires. L'école ne l'intéresse pas. La seule chose qui le motive, c'est le foot. Il parvient à créer une division de cécifoot  à Toulouse : un premier rêve qui se réalise et qu'il poursuivra en enchaînant les victoires jusqu'aux jeux paralympiques de Londres. David Labarre s'essaie ensuite à l'alpinisme. Il y prend goût, l'altitude le grise ; il entame l'ascension des plus hautes montagnes françaises. Il parvient à vaincre le Mont-Blanc. Prochainement, il a décidé de s'attaquer au Toubkal, au Maroc, puis à l'Everest. Cet ouvrage propose la biographie inspirante d'une destinée hors-norme.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Ancien journaliste, Jean-Pierre Alaux est déjà auteur de très nombreux livres et notamment de la série policière "Le sang de la vigne" parue chez Fayard et adaptée en série TV, avec Pierre Arditi. Il a aussi écrit plusieurs ouvrages sur les vins et le cigare. Touché par l'histoire de David Labarre, il a décidé de l'accompagner dans la rédaction de son livre autobiographique.

  • Rêver, tout en questionnant les enjeux écologiques du monde moderne. Qu'est-ce que la biodiversité ? A-t-on des raisons de penser que la vie existe ailleurs ? Pourquoi la Terre est-elle habitable ? Quel est l'avenir des centrales nucléaires ? Quelle est l'espèce la plus menacée en France ? Dans ce Joli petit monde - une série radiophonique de l'Atelier de création du grand Est et diffusée sur France Bleu - Hubert Reeves et Christophe Aubel se prennent à rêver d'un monde plus beau, d'une planète plus saine, d'une société plus juste et plus respectueuse de son environnement. A travers les réponses, parfois surprenantes, à ces grandes questions, c'est bien la pérennité de notre espèce et l'avenir tout entier de notre Terre qui se dessinent. Un état des lieux sur la biodiversité et ses menaces. Plaidoyer pour l'avenir de la planète. EXTRAIT La biodiversité c'est déjà le fait d'avoir sur notre planète plusieurs millions d'espèces différentes, qu'elles soient végétales ou animales, des plus petites que sont les bactéries ou le plancton marin, aux plus grandes que sont les baleines, les séquoïas et nous-mêmes. Et nous avons découvert que ces espèces vivantes dépendent les unes des autres, que chacune a un rôle dans la vie de quelques autres et que l'ensemble forme un vaste tissu en interaction constante. Nous découvrons aujourd'hui l'importance fondamentale de cette biodiversité alors même qu'elle est menacée. CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE - « Un livre à lire absolument... » (Emilie Villeneuve, Bioaddict, l'info pour un monde plus bio) A PROPOS DES AUTEURS Hubert Reeves est né à Montréal en 1932. Astrophysicien de renommée mondiale, il est aujourd'hui fortement engagé dans la lutte pour la sauvegarde de l'environnement. Christophe Aubel est instituteur et naturaliste passionné. Il s'est mis en disponibilité depuis 2001 pour assumer la direction de la Ligue ROC pour la préservation de la faune sauvage. Cécile Léna est scénographe et conjugue son métier à des activités de plasticienne, carnettiste de voyage et illustratrice. Elle enseigne aussi dans différentes écoles.

  • Instantanés de bizarreries japonaises. Où l'on apprend que certains bars sont tenus par des moines, qu'il est fatigant de tomber amoureux, qui sont les « herbivores », ce qu'est un mari parfait ou que cache la gentillesse légendaire des Japonais... Installée au Japon depuis plus de quarante ans, Muriel Jolivet observe la société nippone avec acuité et nous livre ces Confidences sur un monde parfois aux frontières de notre réel occidental... Illustrés par le mangaka J.P. Nishi, ces textes surprenants, heureux ou tragiques, construisent un puzzle qui évoque toute la complexité d'une société toujours tiraillée entre son passé et son avenir, et qui devra faire face à de grands défis pour maintenir, en ce nouveau siècle, sa place dans le monde. Un livre mêlant humour et sociologie. EXTRAIT Ce livre est le troisième volet de mes chroniques japonaises qui se présentent comme un patchwork d'instantanés que j'ai pris plaisir à juxtaposer à coup de minuscules touches de couleur, à la manière des impressionnistes. Les deux premiers volumes, Tokyo Memories (Antipodes, 2007) et Tokyo instantanés (Elytis, 2012) ont été écrits en tandem avec mes étudiants. Même si nous poursuivons ensemble un journal dans une classe que j'aime appeler un atelier d'écriture, j'ai rédigé seule ce petit journal qui repose encore sur des propos entendus ou des nouvelles qui m'ont étonnée, amusée ou intriguée, car depuis plus de quarante ans que je vis au Japon, mon intérêt pour les gens qui m'entourent n'a pas varié. Absolument tout ce qui figure dans ce livre est authentique et même si le travail de laboratoire est dissimulé, chacune de ces histoires a été soigneusement vérifiée et documentée... CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE - « Muriel Jolivet livre ses étonnements communicatifs, ses découvertes agrémentées de coups de coeur ou de coups de griffe ironiques, dans des pages sourcées et organisées en notules illustrées par le mangaka J. P. Nishi. Ces instantanés, qui constituent un kaléidoscope-zapping ébouriffant, donnent parfois le tournis devant tant de trouvailles, d'irrationnel et de subtilités. Mais ils forment un fil rouge pour camper un pays qui doute. (...) En s'immisçant dans les coulisses de la réussite et de l'harmonie érigées en système, Muriel Jolivet dresse le portrait d'un Japon en crise familiale, démographique, matrimoniale. Ses méditations sont une nouvelle invitation à s'immerger dans un pays qui est à lui seul une planète. » (Arnaud Vaulerin, Libération) - « Le livre regorge de petites curiosités décrites par Muriel Jolivet et parfois illustrées de façon drôle et dynamique par le célèbre J.P. Nishi (À nous Paris). Le lecteur apprendra ainsi qu'il existe, après les Neko Cafés (cafés où le client peut jouer avec des chats), des Fukurô Cafés (cafés à hiboux), mais aussi des bars à bonze (dans lesquels le client peut converser sereinement avec un bonze barman). Il est aussi possible pour les hommes d'aller faire du tricot, de la couture ou d'autres activités dans des clubs de travaux manuels qui leur sont destinés. Et pour communiquer avec son chat ou son chien, quoi de mieux qu'un traducteur (un humain ou un petit appareil créé spécifiquement dans ce but) ! Un livre mêlant sociologie et humour pour mieux connaître et comprendre (si possible) le Japon actuel. » (Alice Monard, Journal du Japon) A PROPOS DE L'AUTEUR L'auteur, Muriel Jolivet, vit au Japon depuis quarante ans et enseigne à l'Université Sophia de Tokyo. Sociologue de formation, elle observe avec un oeil de lynx la société japonaise au quotidien, qui reste pour elle un « émerveillement permanent ».

  • Passion du vin avec Denis Dubourdieu. OEnologue, chercheur et professeur d'université, directeur de l'Institut des Sciences de la Vigne et du Vin, consultant, vigneron, Denis Dubourdieu a mis toute sa vie au service de la compréhension des phénomènes qui façonnent les grands vins. Cette quête d'excellence a fait de l'homme un visionnaire exigeant, expert talentueux de l'oenologie contemporaine dont les travaux sont mondialement reconnus. Des racines de la vigne aux lèvres des dégustateurs, il évoque ici, en compagnie de son ancien élève Gilles Berdin, les chemins et les mystères qui mènent aux crus mythiques. « Cette série d'ouvrages, « autour d'une bouteille avec... » a pour ambition de cueillir les paroles des plus grands viticulteurs, oenologues, dégustateurs, en souhaitant que tous ces passionnés nous fassent partager leur flamme, leur expérience et qu'ils transmettent également aux générations futures un peu de leur mémoire, de leur connaissance, de leur savoir-faire. Comme le charme de la conversation réside aussi en ses imperfections, digressions, silences ou onomatopées... je vous débouche nos propos tels quels, sans décantation, aération ou habillage en carafe. Dégustez-les avant de vous rendre dans les vignes avec ce livre, comme sésame, vous y serez assurément bien reçus... (Gilles Berdin) » Un livre incontournable pour découvrir les secrets des plus grands oenologues. EXTRAIT Pour notre première dégustation, en cette chaude fin d'après-midi d'août 2009, à Arcachon, je vous propose un Clos Floridène blanc 2007. Avant de le savourer, quelques mots de son histoire. Mon épouse Florence et moi-même avons commencé à constituer ce cru au début des années 80. Son nom lui-même est formé de l'association de nos deux prénoms. J'avais repéré ces sols très superficiels de Pujolssur-Ciron, faits de sables rougis d'argile, sur un rocher presque affleurant. Ce terroir est le prolongement du plateau calcaire de Barsac qui donne des vins liquoreux très racés. CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE - « Voici pour 16 euros le meilleur stage d'oenologie et le livre indispensable sur le vin, pour ceux qui veulent savoir ou ceux qui pensent savoir. Même l'auteur de ces lignes, dont la mise en bouteille ne date pas d'hier, a savouré la magistrale leçon du professeur Denis Dubourdieu. Langage clair et direct, français élégant, culture raffinée. Cet ouvrage est un bonheur durable. » (Jacques Dupont, Le Point) - « Un livre remarquable. Si vous n'avez pu le lire pendant vos vacances, il est incontournable. Excellent pédagogue, Denis Dubourdieu explique en toute simplicité son savoir-faire et en particulier comment il produit ses fameux vins blancs. » (Louis Havaux,Vino Magazine) - « Les bons pédagogues vous apprennent toujours quelque chose. Le Bordelais Benis Dubourdieu est de cette veine. A la fois professeur d'oenologie réputé, propriétaires de châteaux reconnus et conseiller écouté d'autres vignerons français et étrangers, il fait l'objet d'un livre, véritables régal pour les neurones. Cette triple trajectoire, à notre connaissance unique, apporte un « assemblage » de pratiques de terrain, de confiance dans la matière grise et d'écoute des clients, digne des plus grands crus ! » (Le Mag Sud Ouest) A PROPOS DE L'AUTEUR Denis Dubourdieu est né en 1949 à Barsac. Issu d'une famille de viticulteurs, ingénieur agronome et titulaire d'une maitrise en sciences économiques, il est oenologue, chercheur et enseigne l'oenologie à l'université de Bordeaux. Considéré comme l'un des meilleurs spécialistes de la vinification et de l'élevage des vins blancs, il est également consultant pour de nombreux viticulteurs français et étrangers.

  • Eloge au hasard et à la spontanéité des voyages Chaque journée est une vie entière quand on voyage un peu au hasard, mais ouvert au monde, fut-ce non loin des touristes qui fréquentent parfois les mêmes lieux. Cette alchimie de l'émerveillement est vouée au succès dans ce Myanmar qui reste - mais pour combien de temps ? -, l'un des pays les plus exotiques du monde. Bien loin des récits conventionnels de voyageurs, Dépêches du Myanmar est une promesse de désir ou de nostalgie, pour ceux qui n'ont pas encore - ou qui ont déjà -, découvert cette civilisation millénaire fascinante. Un récit empreint de nostalgie et de désir d'ailleurs EXTRAIT Rien n'est lisible, pas même le visage de mister Soe à l'aéroport de Yangon. Pour mille dollars, il m'ouvrirait les routes, les temples, les nuits et les jours. Comment me passer de lui ? L'hôtelier du lac Inya m'a remis un billet pour miss Lwin, un autre pour le taxi, qui ne parle pas anglais. L'écriture est ronde comme le point mousse de ma grand-mère. Mais à qui appartient cette agence de voyages, enclave climatisée ? Miss Lwin est belle. Elle veut que j'aille à Naypyidaw, la nouvelle capitale, celle des généraux. Je préfère l'ancien, je veux aller à Taungoo. Elle rit. Comment me passer de miss Lwin ? Me trouvera-t-elle un hôtel à Taungoo, puis un à Mandalay ? Je dors 17 heures. Je suis maintenant à l'heure locale... A PROPOS DE L'AUTEUR Jean-Pierre Poinas s'est engagé à 65 ans dans une nouvelle vie d'écrivain-voyageur après avoir dirigé pendant trente ans une agence de presse institutionnelle.

  • Un des textes fondateurs de la littérature chinoise contemporaine Dans le petit village de Weizhuang, Ah Q est un misérable personnage qui rate tout ce qu'il entreprend. Pourtant, il retourne toujours la situation à son avantage et se persuade que tout va bien pour lui. Il a une très haute opinion de lui-même et songe que si les autres habitants le frappent, ils doivent se faire bien mal en lui tapant dessus... Arrive la révolution de 1911 et la fin de l'ère féodal. Ah Q veut activement participer à la Révolution ; les difficultés surviennent alors... La véritable histoire d'Ah Q est une fable magistrale sur le peuple chinois, son apathie et son abnégation. Il est l'un des tout premiers textes fondateurs de la littérature chinoise contemporaine. Une farce burlesque vue du côté des plus humbles EXTRAIT Ce ne sont pas seulement les nom, prénom et lieu d'origine d'Ah Q qui restent dans le flou de l'incertitude, il en va de même de ses "antécédents". Comme les habitants de Weizhuang ne s'intéressaient à Ah Q que pour le faire travailler ou se moquer de lui, ils ne prêtèrent jamais attention à ses "antécédents". Et Ah Q lui-même n'en parlait pas, sauf à l'occasion de quelque dispute où il lui arrivait de dire en toisant son adversaire : "Nous autres, dans le temps, nous étions bien plus riches que toi, va ! Pour qui te prends-tu, pauvre minable !" Ah Q n'avait pas de domicile. Il habitait dans le temple du dieu tutélaire de Weizhuang. Il n'avait pas non plus de métier fixe et s'embauchait à la tâche chez les autres selon leurs besoins. S'il y avait du blé à couper, il coupait le blé ; du riz à piler, il pilait le riz, un bateau à pousser à la perche, il poussait le bateau. Si le travail durait un peu, il s'installait un temps chez son employeur, mais toujours, pour finir, il s'en allait. A PROPOS DE L'AUTEUR Lu Xun ou Lou Sin, de son vrai nom Zhou Shuren, est l'un des écrivains chinois majeurs du XXe siècle et probablement celui qui a eu le plus d'influence sur la littérature chinoise moderne.

  • L'histoire coloniale vue par les victimes En 1954, la défaite française à Dien Bien Phu contraint au départ toutes les familles françaises résidant au Tonkin. Parmi elles, un nombre important de familles franco-annamites : couples mixtes et leurs enfants eurasiens, femmes vietnamiennes dont le compagnon français avait disparu... Ils furent ensuite rapatriés en France, au titre de Français d'Indochine puis installés "provisoirement" dans des bâtiments collectifs désaffectés. Ainsi se constitua le Cafi, Centre d'Accueil des Français d'Indochine, à Sainte-Livrade dans le Lot-et-Garonne, lieu de mémoire de l'histoire coloniale, de ce qu'elle a produit, des identités composites qu'elle a générées. Aujourd'hui, la transformation du camp, qui existe toujours, préfigure la fin d'un monde. Des témoignages bouleversants éclairant l'histoire moderne du Vietnam et de la France EXTRAIT La France, on en avait rêvé. Qu'y avait-il de plus désirable que la France ? Là-bas en Indochine, tout ce qui était beau, propre, enviable, riche, puissant s'appelait la France. La France, c'était tout ce blanc lumineux et immaculé des costumes, des uniformes, des robes de bal, des nappes, des draps, des mariages, des villas et des paquebots... Tout ce blanc repoussant le ciel gris sale des moussons, la ligne basse et boueuse de l'horizon dans les rizières, l'eau souillée des arroyos, la glaise lourde et gluante où piétinent les buffles, les tuniques noires des lettrés, les dents laquées des femmes... Oui, la France c'était tout ce blanc immaculé. Le blanc de la colonisation. A PROPOS DE L'AUTEUR Dominique Roland est maître de conférences à l'INALCO (Institut national des langues et civilisations orientales). Spécialiste de l'Indochine, elle a déjà écrit plusieurs ouvrages sur le métissage et les questions posées par le colonialisme.

  • José Bové : parcours et engagements d'un militant. Les changements technologiques de ces cinquantes dernières années ont suscité de véritables bouleversements dans tous les domaines de la vie qui, pour la plupart, nous ont semblé positifs. Pourtant, parfois, ces innovations mènent à des catastrophes qui rappellent les mésaventures de Prométhée, voleur du feu des dieux. Il nous faudrait, aujourd'hui, prêter une attention toute particulière aux déclencheurs d'alerte, indépendants de tout intérêt financier, qui cherchent seulement une nouvelle voie pour l'humanité. José Bové est de ceux-là. Il évoque ici son parcours, depuis son engagement, très jeune en tant que militant pacifiste, jusqu'à ses actions et ses combats de demain, répondant aux questions de François Ernenwein, rédacteur en chef du quotidien La Croix. Un plaidoyer pour un monde plus juste. EXTRAIT J'ai débuté comme militant, en collant des affiches informant sur la possibilité de devenir objecteur de conscience plutôt que de faire le service militaire. A cette époque, on devait donc accomplir un service militaire, ce qui consistait à apprendre à faire la guerre. Mais, si pour des raisons de conscience, de philosophie ou de religion, on refusait ce service, la loi prévoyait une alternative : ça s'appelait l'objection de conscience. Le problème était que, si la loi existait, en revanche, il était formellement interdit de la publier et d'informer les futurs appelés sur cette option pacifiste. Cela allait à l'encontre du principe fondamental du Droit qui pose que nul n'est censé ignorer la loi. Quand on rappelle cette disposition paradoxale, on a l'impression que cela se passait au Moyen-âge, et bien non... Je trouvais ça révoltant ! A PROPOS DE L'AUTEUR José Bové est né à Talence, en Gironde, en 1953 de parents chercheurs en biologie. Il est depuis 2009 député européen. Il s'est fait connaître par ses positions altermondialistes et son activité de désobéissance civile.

  • Quand la passion conduit au meurtre... « Les flics doivent me chercher partout. Partout, sauf ici. Ils ne pourront pas imaginer que moi, l'étranger, le gaijin, je me suis dissimulé dans la gare Shinjuku de Tokyo. Il y a là des centaines de cartons alignés le long des souterrains, des cartons habités par des humains qui rangent leurs chaussures à l'entrée. Le mien, c'est un carton Sony. Ça fait deux nuits que j'y dors, fuyant ce qui a fait de moi un architecte et... un assassin. » C'est en virtuose du polar que Viviane Moore nous entraîne une nouvelle fois au Japon, dans l'univers trouble d'un architecte que phobie et passion amoureuse mèneront à l'irréparable... Un polar noir dans la tradition du genre EXTRAIT Avec le recul, j'ai l'impression que tout a commencé cette nuit-là, il y a bientôt six mois... Il y avait le bourdonnement de cette mouche contre la lanterne de papier d'un bar du Kabuki-cho, le quartier "sans nuit" de Tokyo, le quartier des plaisirs. C'était un petit bruit sec, agaçant, ponctué de chocs sourds. Elle s'obstinait à chercher une issue qui n'existait pas... comme moi. J'aurais peut-être pu continuer longtemps ainsi... Mais là, j'ai pris conscience que je n'en pouvais plus. A PROPOS DE L'AUTEUR Viviane Moore, née le 3 juillet 1960 à Hong Kong, est une journaliste et romancière française, spécialisée dans les romans policiers historiques.

  • Le premier volet d'une série de polars urbains Viviane Moore nous immerge ici dans un polar urbain sauce Wasabi L'inspecteur Tanaka, les Otaku, un corps jeté dans la Sumida - la rivière qui traverse Tokyo - une série de meurtres rituels, une tête retrouvée sur l'ancien champ d'exécution des shogun... Ce Japon-là n'a guère l'épure des jardins zen ni la lenteur des danses buto. Tokyo des ténèbres se dégustera plutôt tel un saké brûlant dans l'ambiance sous néons de bars Tokyoïdes ultra-modernes... Un polar original avec comme toile de fond un Japon ultramoderne et encore baigné des coutumes les plus anciennes EXTRAIT Il était peintre... et mendiant. Il peignait l'eau. Où qu'il soit, il avait toujours peint l'eau, cet élément instable, fuyant. C'est lui qui, le premier, remarqua le cadavre. Il le scruta avec attention, non parce qu'il était surpris ou effrayé, mais parce que son métier de peintre lui avait appris à regarder. Le corps était celui d'un homme trapu, bras et jambes écartés, vêtements gonflés d'air, flottants autour de lui. A PROPOS DE L'AUTEUR Viviane Moore, née le 3 juillet 1960 à Hong Kong, est une journaliste et romancière française, spécialisée dans les romans policiers historiques.

  • Ombre japonaise

    Viviane Moore

    Un voyage au coeur d'une Tokyo en pleine mutation « Je ressens un mélange d'excitation et d'anxiété que je maîtrise mal. La venue de cette femme me trouble... Elle pourrait être vieille et laide. Soan ne m'a rien dit sur elle. Anonymat oblige. Et malgré tout, je ne peux m'empêcher d'imaginer ses courbes rehaussées de couleurs. J'avale ma salive, avec difficulté. Je l'attends comme jamais, peut-être, je n'ai attendu une femme. » Dans ce nouvel opus japonais, Viviane Moore nous plonge avec violence et sensualité dans le brouillard d'un univers oppressant et urbain à l'excès. Une silhouette tatouée tel un yakuza, fuyant son passé, sème la mort et la terreur à Tokyo. Ombre japonaise, cachée derrière le paravent d'un maître tatoueur ou dans le dédale des rues, cette femme n'en finit pas de réclamer justice. Un polar rouge sang, noir comme l'encre d'un tatouage, lumineux comme une estampe EXTRAIT L'homme marche vite. C'est un Occidental et, pourtant, il paraît à son aise dans ce singulier quartier d'Ueno, un lieu hors du temps comme il n'en existe presque plus à Tokyo. Pauvres maisons de bois serrées les unes contre les autres en étroites ruelles. Linge séchant à des cordes tendues dans les venelles. Grand, les épaules larges, une tignasse de cheveux blonds en bataille encadrant un visage aux traits rudes, l'homme est habillé d'une veste et d'un pantalon de lin, une lourde sacoche de cuir à l'épaule. Il a cette démarche souple, presque élastique, des sportifs ou des danseurs. Son regard vert balaye sans cesse ce qui l'entoure. Sans inquiétude, juste par habitude, une habitude de l'oeil et du corps aussi. A PROPOS DE L'AUTEUR Viviane Moore, née le 3 juillet 1960 à Hong Kong, est une journaliste et romancière française, spécialisée dans les romans policiers historiques.

  • Souvenirs de Martinique "Cyrilia, j'ai dit bonjour ! - J'ai répondu, commère ! Et comment va ta vie ? - Pas trop mal, grâce à Dieu ! Entre donc, ma fille ! Tu tiens bon ? - Sans faiblesse, Cyrilia, et je ne te dis qu'une chose : honneur ! - La même chose pour toi, ma soeur, et je te réponds : respect !" Ainsi débute, dans cette Martinique de la fin du XIXe siècle, une conversation entre Renélise Belhumeur, lavandière de son état et sa voisine Cyrilia Magloire. Le sujet de ces bavardages ? Le séjour à Saint-Pierre d'un singulier personnage, Lafcadio Hearn, journaliste passionné de culture créole, qui a engagé Cyrilia comme gouvernante. Par la suite, devenue l'informatrice privilégiée de celui qui disait vouloir tout connaître de la culture populaire martiniquaise, elle se fera ethnographe avisée de sa propre culture. Cet "échange de paroles" entre les deux commères, prend son origine dans les souvenirs que l'écrivain Lafcadio Hearn - plus tard connu pour ses écrits sur le Japon - a laissé de son séjour à Saint-Pierre de la Martinique, en 1888. Véritable document ethnographique, ce livre est aussi un moment de pur bonheur oratoire, l'écriture d'Ina Césaire restituant merveilleusement l'inventivité, l'humour et la vigueur poétique de la langue créole. Un récit riche en informations tel un document ethnographique EXTRAIT La barrière qui donnait sur la ruelle pavée, surplombée par la haute falaise couverte de sapotilliers sauvages, grinça désagréablement, annonçant à Cyrilia une visite inopinée. Occupée à nourrir ses quelques poules dans la courette de sa maison, située sur la façade qui donnait sur la mer, elle interrompit sa tâche en maugréant pour accueillir l'intrus qui se présentait chez elle à cette heure matinale. Elle n'aimait guère être surprise au saut du lit, entre le café de l'aube et sa promenade quotidienne le long de la plage qui s'éclairait des lueurs du soleil levant. A PROPOS DE L'AUTEUR Ina Césaire, fille d'un père qui aura marqué la littérature du XXe siècle, est née en Martinique en 1942. Ethnologue spécialisée dans l'étude des littératures orales de la Caraïbe, elle a publié plusieurs ouvrages sur les contes de la Martinique. A côté de ses travaux universitaires, elle est également l'auteur de nombreux textes de fiction, romans, nouvelles et pièces de théâtre.

  • L'histoire singulière d'une arrivée en Chine Mon mariage chinois est avant tout l'histoire véridique d'un destin extraordinaire. Jeanne Rambaud, née en 1886 à Lyon - et qui deviendra Jeanne de Lyon de par sa « plume », à son arrivée en Chine - rencontre un étudiant chinois, Phan, lors d'un séjour en Angleterre. Sensible à sa bonne éducation et à sa courtoisie, elle se lie d'autant plus facilement qu'il lui fait une cour assidue. Pourtant, sans l'expliquer, il repousse régulièrement leur union. Elle l'épouse finalement en 1913 avant qu'il ne retourne dans l'Empire du Milieu, sans qu'elle ne puisse l'accompagner ; la Première guerre mondiale s'annonçant. En 1922, elle embarque à Marseille, pour rejoindre cet « inconnu », et les premiers doutes surviennent... Comment se déroulera ce voyage ? Qu'est donc ce pays dont elle ignore tout ? Qui est vraiment ce mari dont elle a oublié les traits ? Une peinture riche et passionnante de la Chine des années vingt EXTRAIT Je suis à bord de l'Ernest Renan, je vais essayer de te donner une idée des pensées qui m'ont assaillie depuis mon départ, te raconter mon voyage et ma vie à bord, comme je te l'avais promis. Je tremble encore de cette indicible douleur que j'ai ressentie à Marseille, lors de cette heure inoubliable où, me penchant sur la lisse, j'ai vu avec terreur la passerelle se retirer, le paquebot se détacher de la terre et lentement, irrésistiblement et cruellement s'élargir l'espace entre le quai et les miens. Vous n'étiez qu'à quelques mètres de moi et déjà un gouffre nous séparait. Que n'aurais-je donné pour revenir en arrière ? Avec avidité, mes yeux s'attachaient à la flamme du briquet que notre frère avait allumé pour localiser votre présence. Cette faible lueur vacillante marquait l'endroit d'où j'entendais encore monter vos voix et vos adieux. A PROPOS DE L'AUTEUR Danielle Dufay, la petite-fille de Jeanne de Lyon, a retrouvé les écrits de voyage, le récit de l'arrivée en Chine ainsi que le journal intime de son aïeule. Elle est élevée par Jeanne, sa grand-mère, et deviendra médecin.

  • Le discours visionnaire de Thomas Sankara trois mois avant son assassinat Figure révolutionnaire messianique, Thomas Sankara fut le premier président du Burkina Faso, de 1983 à 1987. Il fit baisser la mortalité infantile, promut l'instruction, améliora la condition féminine et rendit son pays auto-suffisant en essayant de le détacher de la tutelle des grandes puissances. Le discours sur la dette qu'il prononça à Addis-Abeba en 1987 est emblématique car il proposait de renégocier l'ensemble de la dette, jugée inique, des pays endettés du continent africain. Thomas Sankara sera assassiné quelques mois plus tard. Jean Ziegler, sociologue de notoriété internationale, rencontra le chef d'Etat à plusieurs reprises et devint son ami. Nous parlant de cet homme atypique, il nous présente ici la situation de tutelle à laquelle les organismes financiers soumettent les pays endettés. Présentation de Thomas Sankara et du problème de la dette par Jean Ziegler EXTRAIT Sankara avait-il, par une étrange prémonition, pressenti son assassinat ? Nous nous étions rencontrés pour la dernière fois, Sankara, ma femme et moi, le 12 septembre 1987 à Addis-Abeba, aux lendemains de la proclamation de la République populaire démocratique d'Ethiopie. Dans sa résidence, le soir, nous discutions du destin de Che Guevara, exécuté vingt ans auparavant dans les montagnes de La Higuera, en Bolivie. Tout à coup, il me demanda : - Quel âge avait donc le Che au moment de mourir ? - 39 ans et 8 mois, répondis-je. Et Sankara, songeur, de murmurer : - Atteindrai-je jamais cet âge-là ? S'il avait survécu, Sankara aurait eu 38 ans en décembre 1987. A PROPOS DE L'AUTEUR Jean Ziegler, premier rapporteur spécial des Nations unies pour le droit à l'alimentation, de 2000 à 2008, est vice-président du Comité consultatif du Conseil des droits de l'homme. Il est auteur de nombreux essais dont Destruction massive, géopolitique de la faim, paru en 2013, qui l'ont rendu mondialement célèbre.

  • Renouer avec le passé pour envisager l'avenir. Michèle Rakotoson revient au pays après des années d'absence. Madagascar et sa capitale Antananarivo s'offrent au regard de celle qui vit an-dafin-dranomasina, de l'autre côté de la mer. L'armoire des souvenirs s'ouvre lentement, exhalant peu à peu « la tendresse pour ce peuple qui est ma dignité ». Tout au long de ce récit se trouve un chant en soubassement ; puisse le lecteur y retrouver le silence des collines et le rythme de la langue malgache. Un livre-reportage empreint d'émotions et d'optimisme. EXTRAIT Poussière rouge qui envahit tout dès que la carlingue s'ouvre, rouge qui saute aux yeux, partout sur le béton, sur les carcasses des camions abandonnés un peu plus loin dans les hangars, sur les immeubles qui auraient bien voulu imiter ceux de l'Occident, sur les vêtements, latérite couleur locale. Le rouge m'envahit aussi jusqu'au corps, au coeur, rouge brique ou rouge sang. Dans ce pays-ci on déterre les morts pour leur donner une nouvelle vie, mais comment déterrer ceux que l'on porte en soi ? Pourquoi les airs qui me reviennent en tête n'ont-ils plus de paroles ? CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE - « Partie il y a vingt ans d'un pays sur lequel pesait la chape de plomb de la dictature, Michel Rakotoson revient à Madagascar pour la énième fois. Mais cette fois avec le désir ferme de renouer avec le passé, de reprendre possession. Elle se rend dans les lieux de mémoire, traverse l'île rouge de long en large, établissant le bilan de sa longue absence, mesurant avec mélancolie le fossé infranchissable qui s'est creusé entre le pays réel et le pays rêvé « ou son pays de cauchemar, celui qu'elle recompose à l'infini entre tendresse et rage ». Juillet au pays se lit par endroits comme un livre-reportage, à l'écriture sensuelle et alerte. C'est en journaliste de métier que Rakotoson raconte le silence des collines, la beauté des paysages et la dignité d'un peuple qui puise dans la grandeur de son passé la force de résister aux assauts d'un présent mercantile et miséreux. » (Tirthankar Chanda, Tribune Madagascar) - « Michèle Rakotoson se dévoile en militante de l'écrit. Un écrit qui dit ses racines, en même temps qu'il l'enracine à nouveau dans une nouvelle terre, celle des autres possibles, sans jamais oublier, pourtant. Juillet au pays raconte. Improbable retour en arrière, en véritable élan vers l'avenir. » (Anne Duprez, Aqui, l'information en Aquitaine) - « Le retour sur l'île natale d'une écrivaine et musicienne exilée pendant vingt ans pour raisons politiques, la confrontation et la joie des souvenirs et du présent. Lecture recommandée. » (Double sens, voyage et partage) A PROPOS DE L'AUTEUR Michèle Rakotoson est née à Antananarivo (Madagascar). Quittant l'Ile rouge en 1983 pour des raisons politiques, elle arrive à Paris où elle obtient un DEA en Sociologie. Chargée de communication à RFI, elle est aussi responsable du Prix RFI Témoin du Monde, conceptrice et coordinatrice du projet Bokiko, projet de relance de l'édition à Madagascar.

empty