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  • Parentalités en mouvement : des pratiques à inventer Nouv.

    Déracinement, nouvelles configurations familiales, implication plus grande des pères, omniprésence des écrans... Les familles évoluent, tout comme leur manière d'élever leurs enfants et les demandes qu'elles adressent aux professionnels du soutien à la parentalité. Ces changements se nourrissent de l'histoire culturelle, politique et économique de leur pays d'origine, mais aussi de leur histoire familiale. Ce qui est transmis aux enfants se transforme et crée du nouveau. Comment comprendre le sens de ces créations et en repérer les effets ?

    A l'occasion des 50 ans de la Fnepe (Fédération nationale des écoles des parents et des éducateurs), cet ouvrage collectif témoigne de l'inventivité dont font preuve les parents d'aujourd'hui dans l'appropriation et la transformation de la parentalité et de celle, indispensable, des professionnels qui les accompagnent. Il offre des perspectives très stimulantes.

  • L'école des parents ; parents, enfants, école : approches transculturelles Nouv.

    L'amplification des mouvements migratoires depuis la révolution industrielle a apporté aux sociétés occidentales une dimension multiculturelle qui a complexifié la compréhension des processus éducatifs et du fonctionnement de la cellule familiale.

    Jacques Barou, sociologue et anthropologue, propose une approche transculturelle de ce qui fait le cours d'une vie humaine, de l'arrivée de l'enfant à la vieillesse. Il s'agit de saisir, dans son dynamisme, la dimension culturelle des phénomènes éducatifs, au sein d'un monde en mutation, mais aussi de pointer qu'ils ont au fond tous la même finalité : permettre à l'enfant puis à l'adolescent et au jeune adulte de grandir en harmonie avec lui-même et avec son environnement.

    Les professionnels, engagés dans l'éducation ou dans la relation avec des familles issues d'une autre culture que la leur, se doivent de dépasser les incompréhensions et d'éviter d'entrer dans la logique du malentendu. En mobilisant des concepts issus de l'histoire des mentalités, de l'anthropologie de la parenté ou de la religion, à partir de cas concrets, cet ouvrage apporte des connaissances et des outils d'analyse des situations qui peuvent leur être utiles.

  • Qu'ils vivent en famille d'accueil ou en foyer, la plupart des adolescents relevant de la protection de l'enfance, comme tous ceux de leur âge, possèdent aujourd'hui un smartphone. Alors que les mesures de placement cherchent à séparer les lieux de vie pour leur permettre de se reconstruire loin d'un milieu familial jugé inadapté, cet outil technologique constitue un cordon relationnel, qu'ils peuvent gérer de manière autonome. Quels usages en font-ils ? Peut-on les considérer comme bénéfiques ou au contraire comme dangereux ?

    En l'absence de consignes officielles précises, les professionnels de la protection de l'enfance (assistants familiaux, éducateurs, référents, coordinateurs, juges...) doivent trouver de nouveaux ajustements pour faire cohabiter pratiques juvéniles, communications familiales et mesures de protection. À partir d'une analyse des décisions de justice et de la réalité des pratiques, les auteurs montrent les marges de manoeuvre possibles entre le maintien d'un cadre formel et l'élaboration d'un accompagnement qui tient compte du parcours familial des enfants et des innovations socionumériques.

  • La question du sens est au coeur de l'adolescence et vient faire rupture avec l'enfance. Les adolescents ont un besoin impérieux de donner un sens à leur vie et recherchent, pour cela, des engagements forts : citoyens, religieux, artistiques...

    Les adolescents vulnérables, parfois relégués du système scolaire ou sans espoir de réussite sociale, en rupture avec les valeurs familiales ou sans étayage parental, trouvent parfois ce sens dans des engagements radicaux. Comment travailler avec eux cette question de la citoyenneté et du sens, et prévenir les dérives potentielles ? Comment aider leurs parents et les professionnels qui les entourent ?

    Les auteurs analysent les multiples raisons individuelles ou sociales qui peuvent inciter un jeune à se tourner vers le radicalisme. Ils repèrent les principales étapes de ce processus afin d'agir quand il est encore temps.

  • Les robots ne se contentent pas de capter et de traiter des informations : ils interagissent avec leurs utilisateurs, et certains sont même capables de parler. Ces caractéristiques sont au coeur de l'intérêt qu'ils suscitent en santé mentale, notamment pour les troubles du spectre autistique et les pathologies liées au vieillissement.

    Mais, en communiquant avec nous, les robots peuvent aussi créer l'illusion qu'ils se soucient de nous, alors qu'ils demeurent des machines à simuler, sans émotion ni douleur, connectées en permanence à leur fabricant à qui ils transmettent les données de nos vies personnelles.

    Les robots peuvent-ils devenir des auxiliaires thérapeutiques ? Cet ouvrage fait le point sur les recherches scientifiques actuelles concernant les robots au service des patients, et leurs implications éthiques. Il pose dès aujourd'hui la question : quels robots voulons-nous pour demain ?

    Serge Tisseron et Frédéric Tordo ont fondé en 2013 l'Institut pour l'étude des relations homme-robots (IERHR).

  • Outils emblématiques des Écoles des parents et des éducateurs, les Cafés des parents® ont aujourd'hui vingt ans et se déclinent en de multiples formes. Cet ouvrage revient sur leur histoire, explicite l'originalité de leur démarche et souligne leur utilité sociale.

    Les Cafés des parents® s'appuient sur l'expression individuelle et la dynamique de groupe dans un climat convivial. Ils misent sur les alliances atypiques et l'intelligence collective pour accompagner au mieux les parents et valoriser leurs compétences.

    Des chercheurs et des acteurs de terrain analysent le succès de ces lieux de démocratie, qui reflète l'aspiration des parents à une transmission plus horizontale.

  • L'animal familier est un compagnon privilégié pour l'enfant dès son plus jeune âge. Il partage avec lui ses jeux, ses moments de joie et de tristesse, ses découvertes motrices et sensorielles. Les récentes découvertes des neurosciences, de la psychologie et de l'éthologie montrent qu'il participe à sa sécurité affective et contribue à son développement émotionnel, affectif, cognitif et social.

    À l'adolescence, âge traversé par de multiples turbulences, il se révèle un ami précieux, fidèle et indulgent.

    Chiens, chats, poneys, chevaux... les animaux sont susceptibles de devenir également des partenaires de soins, auxiliaires subtils des thérapeutes et des éducateurs, pour les enfants souffrant de handicaps physiques, mentaux ou psychiques.

    A partir de leurs expériences professionnelles et personnelles, les auteurs, réunis à l'initiative de L'école des parents, explorent cette relation unique entre l'enfant et l'animal qui occupe une place importante dans nos vies et dans notre imaginaire, comme en témoignent les nombreuses figures animales dans la littérature jeunesse.

  • Les pratiques adolescentes ont changé, entraînant chez les plus vulnérables des risques de « mésusage » de ce que la société met à leur disposition. Dans le même temps, les professionnels s'interrogent sur leur rôle d'accompagnant, d'aidant. Comment parler aux adolescents d'aujourd'hui de leurs difficultés, de leurs envies ? Quelle position d'accompagnement adopter ? Comment mieux prendre en compte ce qu'ils attendent des adultes ? Comment mieux travailler en réseau avec les autres professionnels concernés ?

    Cet ouvrage analyse ces problématiques à travers le prisme des TIC, la question de la mort, de la sexualité, des conduites de retrait ou à risque, et suggère des pistes d'accompagnement pour que la rencontre entre les adolescents et les professionnels ait lieu dans les meilleures conditions possibles. Il rend compte d'un séminaire qui s'est tenu à l'initiative de la Maison des adolescents de Loire-Atlantique, et qui a rassemblé des spécialistes reconnus de l'adolescence et des professionnels de terrain.

    Publié avec la Maison des adolescents de Loire-Atlantique

  • Lire l'entretien avec l'auteur (propos recueillis par Audrey Minart)

    À l'échelle individuelle, nous sommes nombreux à nous sentir démunis face à la puissance d'une organisation terroriste dont les adeptes sont prêts à mourir pour répandre le sang et la terreur. Que les champs de bataille nous paraissent lointains ou que l'épicentre du drame se déclare dans notre ville, les coups de feu retentissent dans nos foyers chaque fois que l'horreur envahit  nos écrans. Sur le registre de l'imaginaire, nous sommes tous victimes du terrorisme.

    Dans ce monde submergé de photos et de vidéos diffusées par les populations victimes elles-mêmes, que pouvons-nous faire pour résister et protéger les plus jeunes de cette entreprise de terreur ? Cet essai propose une lecture de ce combat, que nous perdons chaque fois que nous abandonnons notre imaginaire à l'ennemi.

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