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  • Cet ouvrage, aux entrées multiples, se propose de revenir à la clinique psychanalytique à partir de ce que les différentes structures psychiques (névrose, psychose, psychosomatique) nous enseignent sur le corps et la manière dont le sujet en réarticule les limites, chaque fois autrement. André Michels est psychiatre et psychanalyste à Paris.

  • Le renouvellement et le progrès des conceptions, des pratiques et des résultats en psychanalyse freudo-lacanienne. Le psychanalyste se doit d'être un homme ou une femme de son temps. Le psychanalyste n'est pas enfermé dans sa tour viennoise effectuant répétitivement son acte fossilisé quels que soient les événements, les idées qui émergent à l'extérieur dans le social, dans le politique, dans le religieux, dans les avancées de la science. En quoi ces idées accrochent-elles la psychanalyse en l'obligeant à reconsidérer son écoute, sa pratique ? De quelle manière aussi la psychanalyse influe-t-elle sur les autres disciplines ?

  • Freud, à la veille de sa mort, rend hommage à Lipps, ce psychologue allemand très connu de son temps, comme celui à qui il a emprunté le concept d'inconscient. Cet ouvrage commence comme une enquête, il découvre une pensée totalement oubliée. Mais au-delà de ce qui pourrait ressembler à un épisode polémique de la psychanalyse sur la question de la primauté d'un concept, ce travail essaie de saisir ce qui constitue encore aujourd'hui l'actualité et l'originalité de la démarche psychanalytique, tant au plan théorique qu'au plan clinique. Il rend compte de la manière dont, grâce à la création freudienne, l'irruption de la clinique a bouleversé le champ des savoirs.

  • Cet ouvrage est une première dans le monde cloisonné de la psychanalyse : quatre psychanalystes appartenant à des associations psychanalytiques différentes qui ont l'habitude de rester à l'écart l'une de l'autre, voire de s'y maintenir vigoureusement, ont profité de leur belgitude pour risquer une confrontation à propos de leur façon de fonctionner comme psychanalystes. Des différences incontournables sont apparues tout au long de leurs échanges autour de questions tant techniques que conceptuelles : élaboration de l'analysant en séance ou hors séance, cadre strict ou cadre variable, interprétation du sens ou scansion comme interprétation... La rudesse de leurs oppositions ne les a pourtant pas détournés du souci qu'ils avaient en commun de soutenir l'une des questions les plus cruciales pour la psychanalyse : après tout, qu'est-ce qui est opérant dans une cure psychanalytique ?

  • Au carrefour des mutations, la famille se compose et se recompose, devient composite. Elle se risque à l'épreuve des avancées scientifiques en matière de procréation, et s'invente au gré des explosions et des crises, génératrices de souffrances et de créations. Les différents auteurs de cet ouvrage apportent leur concours de psychologues, psychanalystes, sociologues, écrivains... à la tentative de compréhension des dynamiques inter et intra-individuelles, des mouvements psychiques individuels et groupaux qui garantissent la qualité des liens et des relations au sein de la famille ainsi que l'inscription sociale de chacun de ses membres. Joyce Aïn, psychanalyste (Toulouse), membre titulaire de la Société psychanalytique de Paris, présidente de l'association Carrefours et médiations.

  • Pourquoi tombons-nous malades ? Comment penser les traces qui s'inscrivent sur et dans le corps ? Sont-elles des marques de la rupture ou de la continuité d'une transmission des générations passées à celles à venir ? Sont-elles à entendre dans la normalité ou la pathologie du corps mémorisant dans lequel elles résonnent ? Joyce Aïn est psychanalyste (Toulouse)

  • Dans le processus de permanence de notre identité, la mémoire et ses réminiscences assurent la continuité de notre histoire. Corrélation et interaction entre passé et présent, la réminiscence est-elle une image qui fait effraction ? Une sensation qui s'impose tel un goût de " madeleine " ? Une émotion connue mais inconnue qui revient quand on ne l'attend pas ? Cet ouvrage propose un débat d'idées extrêmement stimulant autour de la question des réminiscences, de la mémoire et des oublis : propositions théoriques, hypothèses cliniques, pratiques thérapeutiques aux confins du corps et du psychisme, du préverbal et du verbal, du bébé et de l'adulte, de l'individuel et de l'interpersonnel, de la souffrance et de la résilience.

  • Construite sur la base des structures mentales et des processus psychiques individuels, l'identité est un processus dynamique, tout au long de l'existence de chacun, conjuguant singularité, appartenance collective et groupale. Tendant vers une stabilisation de la conscience de soi, le sentiment d'identité n'est pas figé. Il évolue suivant les âges, en fonction des événements de la vie et des traumatismes (séparation, deuil, rencontre, maladie, conjoncture professionnelle...), ainsi que des mouvements sociétaux. Cet ouvrage explore en quoi les mutations actuelles, technologiques, familiales, culturelles, etc., affectent le processus de construction identitaire et créent des turbulences à l'éternelle question du « Qui suis-je ? ». Joyce Aïn est psychanalyste à Toulouse, membre adhérente de la Société psychanalytique de Paris, présidente de l'association Carrefours et médiations.

  • Comprendre la théorie du narcissisme et du stade du miroir grâce à des dialogues et des situations romanesques mettant en scène des personnages ayant participé à l'histoire du mouvement psychanalytique. Ce livre est un essai de psychanalyse écrit comme un roman. Il raconte comment la théorie du narcissisme va trouver son sens dans la passion de l'image. André Breton, Sigmund Freud, Carl Jung, Sandor Ferenczi, Salvador Dalí et Jacques Lacan sont les acteurs principaux des échanges qui ont eu lieu entre 1909 et 1939 et qui sont restitués sur la base de faits tantôt connus, tantôt inventés. L'histoire de la théorie psychanalytique s'écrit à travers des dialogues et des situations romanesques.

  • Les auteurs s'attachent à montrer quelles sont les opérations qui concourent à créer une technique - l'analyse de groupe et le psychodrame -, à décrire et interpréter les processus qui la fondent, l'organisent et la rendent efficiente. L'écriture de cet ouvrage reste au plus près de la clinique pour ouvrir à un temps de théorisation de la pratique.

  • Le délire est une tentative de guérison, un travail rigoureux du patient qui produit une forme originale, une véritable création de la pensée pour répondre à l'effondrement qu'il a subi. Ce n'est pas une errance de l'esprit arbitraire, une aberration ; c'est au contraire la tentative rigoureuse d'un sujet de bâtir une architecture signifiante autour d'un noyau de vérité historique . Face à cette tentative aventureuse, le psychanalyste répond par une construction, une proposition d'égale dignité théorique. Délire et construction sont ainsi les deux faces d'une même entreprise transférentielle. Telle est l'audacieuse proposition de Freud dans son texte Constructions en analyse , dont la portée théorique et éthique est aujourd'hui tellement actuelle.

  • La résilience, terme emprunté à la physique pour désigner la capacité des individus à surmonter les traumatismes, n'est pas une notion globale ou uniforme : elle présente de multiples facettes et provoque des controverses dans le monde thérapeutique. Dans cet ouvrage où dialoguent Boris Cyrulnik, à l'origine de la diffusion de cette notion en France, et Serge Tisseron qui en combat les ambiguïtés, les auteurs s'attachent à explorer les phénomènes de résiliences : la résilience serait-elle une recette miracle ou une réelle capacité de chacun à s'épanouir malgré le poids d'un traumatisme ?

  • Pour rendre compte d'elle-même, la civilisation chinoise a fait usage d'une langue écrite fortement codifiée et située très à l'écart de la langue naturelle. Le sujet, pris dans un tel langage, ne « se » dit pas, mais se trouve restitué selon un processus qui le retransforme en fonction de l'idéal dont ce code est porteur. A côté de cette langue, « classique », une deuxième langue, « vulgaire », a fini par prendre naissance, qui a visé, elle, à reproduire le langage parlé. Pendant une longue période de son histoire - plus d'un millénaire - la Chine a ainsi connu, pour ce qui fut de son expression écrite, une situation de clivage unique, clivage dont l'une des deux facettes, celle qui était située du côté de la reproduction de l'oralité, s'est trouvée réservée à la consignation des récits romanesques et du théâtre. La tension entre ces deux modes jette indirectement une lumière sur les visées inconscientes de ce retravail de la réalité du sujet dont est porteuse l'entreprise idéographique : et s'il apparaissait qu'une déhiscence, qu'une fissure pût apparaître dans le système fermé qui place le sujet à l'abri de la muraille de la perfection reconstituée dans laquelle le code écrit rend compte de lui, mais dans le même temps le rend mutique ? S'il se faisait que des brèches vinssent jeter le doute dans cette tentative de réécriture de l'histoire du sujet, brèches qui seraient occasionnées par quelque chose se situant au niveau de sa prise de parole ? Pris entre deux langages, le sujet ne s'est jamais dit, en Chine, comme sujet. Et pour cause : le système de langage dont il s'est doté a visé à le pourvoir en inviolabilité. Le thème de la muraille est une figure qui dit précisément la séparation, pour ce qui est du sujet, du savoir et de la vérité. Et la brèche, en servant d'image à ce qu'aurait de redoutable la perte de cette séparation, traduit le caractère inévitable de cette dernière.

  • Malgré les attaques récurrentes à son encontre, la psychanalyse est toujours au rendez-vous ! Ce dont témoignent les nombreux auteurs, psychanalystes de premier plan issus de différentes institutions ou écoles mais aussi praticiens de la santé, de l'éducation, chercheurs en biologie ou en économie, etc., rassemblés par l'association Espace analytique. Ils dressent une situation contemporaine de la psychanalyse qui bat en brèche la mort annoncée de cette pratique. Claude Boukobza, psychanalyste, est rédactrice en chef de Figures de la psychanalyse.

  • Le débat sur la transmission est ouvert par Freud dans Totem et tabou mais aussi dans Psychologie des masses et analyse du Moi où il invente en quelque sorte, une généalogie de la psyché, de ses instances et de ses embranchements inter psychiques à partir de la double bordure sur laquelle elle s'appuie : l'expérience corporelle et l'expérience intersubjective , sorte de double ancrage corporel et interactif (Golse), pour les processus de symbolisation précoces, l'ancrage interactif incluant toute l'histoire et l'arbre de vie de l'objet parental (Lebovici). Ces deux axes de réflexion seront ceux de ce livre qui illustre combien on peut apprendre à son insu et aussi transmettre à son insu (Tisseron). Joyce Aïn, psychanalyste (Toulouse).

  • A une époque où il ne faudrait pas être touché, l'interrogation sur le contact que développe l'auteur apparaît sous cette forme : que serait une parole qui ne toucherait pas ? Que serait un contact qui ne parlerait pas ? Dans les métiers de la relation, comment recevoir et accompagner l'autre. L'apport clinique de l'auteur, issu de sa pratique de la psychanalyse et de son expérience de l'haptonomie, constitue l'originalité de la réflexion proposée.

  • En interrogeant les visions instrumentalisantes du sourd et de sa parole, en déconstruisant le mythe tenace d'un être de déficit, hors langage, l'ouvrage met en évidence l'idéalisation indue du sensoriel sonore qui préside si souvent à l'accueil de ces sujets dans notre pays, et qui infiltre largement bien d'autres domaines. Une réédition attendue.

  • La cause de l'hystérie n'est pas forcément celle de sa quête. Du nécessaire elle passe au contingent sans pour autant devenir aléatoire. Oeuvre de la réminiscence et fonction de l'actuel, elle est résolument tournée vers l'avenir. Plutôt que d'épouser les formes de la modernité, l'hystérique s'oppose obstinément à ses impératifs, parfois jusqu'à l'excès. Mais pour se sacrifier à quelle cause ? C'est sans doute là que s'est produit, en un siècle de psychanalyse, le changement le plus important induisant une chute de la cause, pour en révéler la béance, et une levée (Aufhebung) du sacrifice, voire, dans certains cas, un sacrifice du sacrifice. Ainsi l'hystérique peut-elle, encore et encore, s'inscrire, de manière inédite, à l'envers des discours dominants, dont les enjeux lui paraissent à la fois si éloignés, si inquiétants ou si dérisoires. Elle est, pour le praticien, le guide le plus sûr dans les méandres de la subjectivité contemporaine le conduisant parfois dans ses impasses. Que, dès ses premiers travaux, Freud lui ait reconnu une fonction heuristique et paradigmatique jamais démentie n'est pas étonnant. C'est elle qui, aujourd'hui encore, permet d'éviter que la pratique freudienne ne soit ravalée au rang d'une antiquité viennoise ou parisienne en contribuant à la vivacité d'un discours par l'invention d'une clinique qui n'a pas fini de nous étonner. Les tentatives d'éliminer l'hystérie des recherches nosographiques actuelles s'en prennent au corpus freudien dans son ensemble. Or il n'est ni probable ni probant que ce meurtre du père soit dénué de toute allégeance à une logique freudienne. Les textes qui composent ce volume présentent, chacun à leur manière, les rapports variés et multiples entre hystérie et modernité mettant à l'épreuve les opérateurs cliniques et théoriques dont nous disposons. C'est le fondement même du discours freudien et sa transmission qui se trouvent ainsi interrogés.

  • Si le mot Passion peut paraître aujourd'hui désuet ou terriblement d'actualité, est-ce dû à son caractère essentiellement paradoxal, positif et/ou négatif, créateur et/ou destructeur, ou plutôt à la difficulté de notre vie contemporaine qui nous rend plus aptes à subir, et donc à nous aliéner, qu'à assumer, à développer notre liberté de choix et d'investissement ?

  • Pourquoi devient-on psychanalyste ? Dans cet ouvrage, l'auteur met en acte sa réponse à la question. Il soutient ici sa position analytique dans l'espace social.

  • Cet ouvrage traite d'une théorie, d'une pratique et d'une politique de l'institution analytique qui ne soient pas contradictoires avec l'éthique freudienne de la cure. Sa réalisation est le fruit d'un travail collectif. Il comporte deux parties : une présentation de concepts et principes fondamentaux suivie de textes en résonance avec cette présentation, laissant au lecteur le soin de tracer son itinéraire de l'exposé théorique au récit ou inversement.

  • Des analystes connus, issus de mouvances théoriques variées, ont accepté de parler de façon informelle et accessible à tous d'une question essentielle et consubstantielle au processus analytique : le silence. L'oeil exercé du photographe saisit la spontanéité et la profondeur de la rencontre. Un livre cadeau pour les fêtes ? Sophie Périac Daoud est psychiatre, psychanalyste, photographe ; Dominique Platier-Zeitoun est attachée de presse dans le champ analytique.

  • L'auteur considère la psychanalyse selon un double point de vue : comme forme de littérature, c'est-àdire comme une succession de récits mis en actes par le patient et l'analyste, et comme thérapie, c'est-à-dire comme traitement de la souffrance psychique à travers la « narrativité » et le copartage de ce qui, auparavant, ne trouvait à s'exprimer que sur le mode du mal-être et du symptôme. À partir des conceptions post-kleiniennes, liées à la pensée de Bion et de M. et W. Baranger, l'auteur élabore une conception originale des transformations qui ont lieu dans le cabinet de l'analyste, sans jamais perdre de vue le sentiment de responsabilité indispensable pour diriger la « navigation » commune. Antonino Ferro est psychiatre, psychanalyste, didacticien, secrétaire scientifique de la Société psychanalytique italienne, membre de l'IPA.

  • À quels moments la perversion « normale » originelle de la pulsion peut-elle dévier et s'orienter vers une pathologie ? Quelles sont alors les nouvelles formes de pathologie ? Comment reconnaître les pervers qui gravitent autour de nous, tentent de nous tromper ou de nous manipuler ? Qu'est-ce qui les pousse à subvertir ainsi les relations humaines et à pirater les règles sociales ? Comment déjouer les pièges et les intrigues des différents types de déviance morale ou sexuelle ? Tenter de comprendre les multiples perversions de notre société... Tel est l'objectif de ce livre. Joyce Aïn, psychanalyste (Toulouse), membre titulaire de la Société psychanalytique de Paris, présidente de l'association Carrefours et médiations.

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