Ex-Æquo

  • Le parcours d'un couple dont l'histoire devient le patchwork de leur plus beaux souvenirs, abîmés par les trous du silence.
    C'était près de l'Yerres est la relation d'un homme et d'une femme qui s'aiment mais sont bientôt séparés par le temps, les malentendus et la rivière qui coule, les entraînant dans un lit qui n'est plus celui de l'amour mais de l'absence... Alors leur histoire devient le patchwork en lambeaux, de leurs plus beaux souvenirs, avec les trous vertigineux du silence et les dernières fulgurances d'un désir qui n'obéit qu'à sa loi, et sécrète autant le plaisir que la souffrance, mais surtout la souffrance.
    Je ne suis pas certaine d'avoir écrit cette histoire. Je crois que la rivière, les arbres et les pierres l'ont racontée tout aussi bien que moi. Moi, j'ai juste crié vers l'homme que j'aime, et tous les mots qui sont dans ce livre ne sont qu'un peu d'écume et de peine perdue, au fil de l'eau et des jours où nous étions passés.
    Plongez dans un roman sentimental poignant, et découvrez la relation d'une homme et d'une femme qui s'aiment mais sont bientôt séparés par le temps et les malentendus.
    EXTRAIT
    ...Et rien que de regarder les courbes douces de son corps ramassé dans le sommeil, nu et livré comme celui d'un enfant, je me sentais le coeur d'une mère tout autant  que celui d'une amante. Et c'est ce matin-là, ma hanche contre la sienne, veillant presque sur son sommeil, que je compris qu'il y avait deux Romain. Je veux dire le Romain endormi contre moi, dont j'aimais la peau veloutée et le regard tendre, celui qui me disait qu'on était si bien ensemble... et l'autre le lointain, le sauvage, le dur. Celui qui disait qu'il n'aimait rien ni personne, qui ne vivait que pour ses pierres, que j'allais espionner de temps en temps ! Le Romain qui n'avait pas une parole pour moi. Et le plus terrible, c'est que je me demandai si je ne les aimais pas tous les deux...C'était comme si j'avais jeté une pièce d'argent, tantôt sur son revers, tantôt sur la médaille.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Marie Allain, née à Nice, diplômée en Lettres, vient de publier un essai romancé sur Saint-François d'Assise (éditions Lanore), ainsi qu'une pièce de théâtre: Le péché d'Ève (éditions l'Harmattan). Elle est aussi auteur de livres pour enfants. Professeur et comédienne, elle a également travaillé pour différentes radios et monté des pièces en Italie, avec sa propre compagnie : Colpo di Scena.

  • Alors qu'elle était repartie vers son destin de jeune chorégraphe, Gus, lui, avait passé le reste de sa vie à nourrir pour elle un amour désincarné.
    Au-delà de la chair est un roman où se mêlent les souvenirs et les émotions de la narratrice dans une histoire qui met en scène la difficulté à s'offrir, et qui montre les limites de la chair... Après les obsèques de Gus, être asocial rescapé des camps de la mort, Anne G. hérite, à sa grande stupéfaction, de la maison de cet homme qu'elle a rêvé de séduire vingt ans plus tôt là, au coeur du Larzac. A la lumière des témoignages de Jeanne Grimal, la vieille femme confinée dans la rancoeur et la frustration, de Monsieur Guibal, le père spirituel de Gus, elle va revisiter les souvenirs enfouis dans sa mémoire : quelques jours passés là autrefois, entre un couple improbable (la mère juive et son compagnon, ancien kapo à Auschwitz), la grande désolation du Causse écrasé de chaleur, et cet homme mystérieux obsédé par ses propres sécrétions.Elle découvre que, alors qu'elle était repartie vers son destin de jeune chorégraphe fascinée par le corps et le mouvement, Gus, lui, avait passé le reste de sa vie à nourrir pour elle un amour désincarné, sublimé dans un travail gigantesque et secret de sculpture sur pierre. Il avait cherché, semble-t-il, à la rejoindre dans la recherche éperdue de la Forme.
    Qui était cet homme, dont l'histoire dévoilée pouvait l'amener à penser qu'il pouvait être son frère... En quelques jours, Anna G. fera le douloureux apprentissage de l'impuissance face au temps qui passe et efface trop de choses ; elle devra affronter les questions qu'elle avait inconsciemment écartées dans sa jeunesse : comment accepter l'idée de la vie et de la finitude, la réalité du corps à la fois complice et ennemi, la folie de la mémoire, qui évince ce qui la dérange pour mieux nous en « bombarder » lorsqu'on s'y attend le moins...
    Découvrez un roman où se mêlent souvenirs et émotions dans une histoire qui met en scène la difficulté à s'offrir, et qui montre les limites de la chair.
    EXTRAIT
    « C'est elle, Gus... Regarde-la, c'est elle. »
    - Je suis là, maman, ça va aller... Calme-toi.
    Tout en lui parlant à voix basse, il décroche avec douceur les doigts de sa mère vrillés sur sa peau pour finalement garder ses deux mains dans les siennes.
    Je n'ai pas eu le temps ni la présence d'esprit de m'éclipser, et je ressens ma présence comme obscène dans ce moment à la fois intime et dramatique.
    Je regarde Hans ; je ne comprends rien, mais il se passe quelque chose et je suis semble-t-il concernée.
    Hans me fait signe et nous les laissons seuls ; dehors, la pluie a cessé ; un orage rapide nous avait soudain refoulés à l'intérieur ; seule en reste l'odeur de terre assoiffée, insatisfaite. Nous nous asseyons sous la treille autour d'une table en bois épais ; j'attends sans rien dire que ce vieil homme massif parle, m'explique ce qui se passe ; je suis là par hasard, et il semble que je sois tombée dans une drôle d'histoire.

  • Lorsque le passé et le présent se mêlent dans une sarabande où les destinées humaines sont lancées comme des dés par les puissances Vaudou, la raison chancelle. 
    Près de Saint-Denis, sur l'île de la Réunion, une incantation lancée plus de cent ans auparavant semble avoir repris possession d'une plantation abandonnée. Quel est ce
    sortilège qui semble retenir la Habana, superbe case abandonnée, dans un repli du temps ? Que veut l'esprit qui tente de se réincarner ? Pourquoi, Carmen, la jeune styliste qui vient d'emménager dans cette demeure oubliée, a-t-elle le sentiment permanent que la maison veut lui dire quelque chose ?
    Lorsque le passé et le présent se mêlent dans une sarabande où les destinées humaines sont lancées comme des dés par les puissances Vaudou, la raison chancelle. Carmen parviendra-t-elle à vaincre les démons qui hantent encore sa case ? Rejoindra-t-elle l'amant idéal qui, au travers des siècles, ne cesse de la chercher ? Une musique lancinante, la Habanera, rythme les gestes de tous ceux qui pénètrent dans la plantation, elle est l'un des ingrédients qu'utilisa une ancienne esclave pour lier deux âmes... éternellement.
    Plongez dans ce roman sentimental, et laissez-vous envahir par l'atmosphère de l'île de la Réunion, sa tradition vaudou, ses croyances, et son rythme lancinant.
    EXTRAIT
    Ce fut par hasard qu'elle découvrit cette grande case abandonnée. Elle cherchait, depuis quelques centaines de mètres, un endroit où faire demi-tour avec sa voiture, car elle venait de rater l'embranchement menant à une énième propriété ; la route n'était pas assez large pour lui permettre de le faire en une seule manoeuvre, et elle guettait un débouché de chemin. Quand elle en aperçut enfin un, elle insinua l'avant de son automobile entre les hautes herbes et les basses branches qui en garnissaient l'entrée.
    Elle fut mystérieusement attirée plus loin. C'était une sensation indéfinissable, mais elle savait qu'elle devait avancer sur cette route qui n'avait pas dû être empruntée depuis Mathusalem ! Après quelques nids-de-poule, et au prix de nombreux grincements de branchages sur la carrosserie, elle se trouva au bord d'une friche avec, au bout de cette mare végétale, une perle oubliée... Une case réunionnaise, pareille à celles qu'elle admirait dans les rues chics de Saint-Denis ! L'imposante masse de la construction semblait provenir d'une autre époque, comme si elle avait remonté le temps pour s'arrêter là, capturée depuis un monde parallèle par un puissant sortilège.

  • Reconstruire sa vie après la perte de l'être aimé.
    Camille, jeune archéologue - qui s'était établi au Pérou avec sa famille - décide de revenir en France avec ses deux enfants après le décès de son épouse, Alma. Il arrive chez ses parents après dix ans d'absence. Il y reçoit un accueil mitigé. Sa mère et son frère Valentin, devenu prêtre, semblent heureux de le revoir. Sa soeur qui le connaît à peine se montre plus distante. Quant à son père, c'est comme s'il n'avait plus de fils. Camille cherche rapidement un appartement pour quitter l'ambiance tendue de la maison parentale. Il souhaite renouer des liens avec sa famille mais sait que le chemin sera difficile. En attendant, il fait la rencontre de Roxanne, institutrice et mère d'une fillette de l'âge de sa fille. Il sympathise avec elle et la revoit à plusieurs occasions et se lie d'amitié avec l'une de ses étudiante-stagiaires Lucie. La prise en main du service archéologie d'Orléans se révèle délicate car il doit remettre toute une organisation sur pieds. Toujours obsédé par sa femme, Camille cherche du réconfort auprès de Juan, le frère d'Alma à qui il téléphone de temps en temps et auprès de Valentin qui, bien que plus jeune que lui, semble avoir une bonne expérience de la vie, l'écoute et parvient à trouver les mots justes pour le réconforter. Il s'inquiète aussi pour ses enfants.
    Entre de trop courtes heures de sommeil, Camille « parle » à Alma comme si elle était encore là. Il parvient à se motiver grâce à son métier qui le passionne et à Lucie, avec qui il est devenu assez complice. ... La vie redeviendrait-elle possible sans Alma ?
    Plongez dans ce roman sentimental simple et émouvant, et découvrez le destin de Camille, jeune père de famille veuf.
    EXTRAIT
    Je regarde les immeubles se matérialiser peu à peu et je soupire. Ca y est. Nous voilà à Paris. Je ne suis pas sûr de la raison qui m'a poussé à revenir. Pas que ce boulot ne m'enchante pas. Au contraire. Et c'est toujours flatteur d'être appelé par des mecs hyper importants qui vous supplient de venir pour les aider, parce que vous êtes le meilleur.
    - Cuando llegamos Papá ?
    - Maintenant il va falloir faire l'effort de parler français, Leandro.
    - Como se dice llegamos ?
    - C'est le verbe arriver.
    - Quand nous arrivons ?
    - Je t'ai déjà expliqué, ça...
    - Quand arrivons-nous ?
    - C'est bien, Leandro... Nous sommes presque arrivés, là. Ca ne va plus être très long.

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