Eyrolles

  • Le capitalisme a survécu. La crise de 2008-2009 ne lui a pas porté le coup de grâce que certains prédisaient. Si le capitalisme n'a pas cédé pendant cette crise - la plus grave depuis les années 1930 -, il ne cédera plus. C'est cette "fin de l'histoire" qui nous invite aujourd'hui à de nouvelles responsabilités.

    Est-il juste de systématiquement renvoyer dos à dos capitalisme et démocratie, capitalisme et écologie, capitalisme et religion, capitalisme et morale ? Efficacité économique, liberté politique, respect de l'environnement seraient-ils inconciliables ?

    Quel capitalisme après la crise ?

    Nicolas Bouzou interroge les époques et nous fait parcourir le monde. Avec lui nous faisons halte en Corée du Nord et en Islande, en Chine et en Angleterre. Nous croisons Oscar Wilde, Roberto Saviano ou Michael Jackson. Nous retournons dans le Moyen Âge français et même dans l'Amérique précolombienne, pour en tirer des enseignements. Si le capitalisme est un système imparfait, il n'en est que plus perfectible. Ne le renions pas, mais n'en nions pas les injustices. Aussi appartient-il à chacun de mettre en oeuvre un capitalisme contemporain plus éthique, plus solidaire, plus juste.

  • Que est réellement le rôle de l'État dans la stratégie, la gouvernance et la gestion des entreprises ?

    Comme toute situation d'urgence, la crise économique et financière de 2008 semble d'abord légitimer un retour de l'État aux commandes... Qu'en est-il en réalité ?

    Aujourd'hui, en France, qui mène la danse ? Et s'agit-il seulement d'un pas de deux ? Au coeur des turbulences financières, les considérations politiques et médiatiques, l'économie mondialisée, les organisations syndicales ne jouent-elles pas également un rôle non négligeable ?

    Dans cet essai très documenté, nourri d'exemples, Marie Visot interroge, au sortir de la crise, les nouveaux équilibres entre la puissance publique et le monde des entreprises, en décryptant notamment les rapports de l'État avec Alstom, Renault, Total, les banques, Heuliez, Molex et les autres. Elle analyse avec beaucoup d'à-propos les relations tumultueuses entre un État régulateur, actionnaire, providence, voire "super-héros" - soucieux de ses intérêts électoraux donc nationaux -, et des entreprises prises sous le feu d'une concurrence sans frontières, clouées au pilori par le retentissement médiatique des récents scandales financiers.

  • La crise des subprimes a largement contribué à la stigmatisation des sociétés financières ; elle a notamment renforcé la méfiance vis-à-vis du crédit à la consommation, accusé de conduire trop de particuliers à un excès d'endettement.

    Ainsi, les emprunteurs seraient des cigales imprévoyantes, voire intempérantes ? Et les prêteurs de "grands méchants loups" peu regardants sur les capacités de remboursement de leurs clients ?... Pourtant, sans le crédit, que deviendrait l'équipement des ménages en biens durables ? Comment les particuliers pourraient-ils acquérir une voiture, équiper leur maison, aider leurs enfants à financer leurs études ? Que serait un monde sans crédit ?

    Parce que le crédit à la consommation est une réalité qui concerne un grand nombre de Français, cet essai revient sur son rôle économique et social et propose des clés de compréhension à son lecteur. Il examine sans détour les critiques et réfute les idées reçues, par une synthèse du cadre réglementaire et de son contexte, ainsi que par des mises en perspective à travers les époques. Enfin, il envisage ce que pourraient être les axes de développement du crédit de demain, au coeur, notamment, des préoccupations environnementales.

  • La crise que traverse notre civilisation a montré les limites d'un modèle de pensée axé sur a conquête à outrance et la recherche de satisfactions immédiates.

    Et si cette crise était celle du masculin ? La testostérone, l'hormone mâle, explique-t-elle les dérives financières actuelles et met-elle la planète en danger ? Et si le capitalisme de demain devenait plus féminin ?

    À un tournant de notre histoire, le capitalisme semble entretenir des liens de plus en plus privilégiés avec les valeurs féminines. L'économie évolue, et c'est ce nouveau modèle, basé sur la mesure, la gestion durable des ressources, l'organisation et le partage des savoirs, qui pourrait répondre aux défis économiques et sociaux de demain.

    Rafik Smati signe ici une réflexion originale. Au-delà des différences physiologiques, sa démonstration concrète, vivante et généreuse met l'accent sur les valeurs féminines de l'humanité. L'auteur nous invite à partager sa vision optimiste et pique notre curiosité : avec lui, nous voulons connaître la suite de l'histoire.

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