FeniXX réédition numérique (Éditions France-Empire)

  • Pendant les trois siècles, du XVIe au XVIIIe, où la traite des noirs fut permise, l'Afrique, du Sénégal au Congo, a perdu de quarante à cinquante millions de ses enfants. Achetés ou volés, ceux-ci furent transportés en Amérique du Nord ou du Sud par des navires battant pavillon de la plupart des nations maritimes européennes. Cette transplantation d'êtres humains fut la plus gigantesque que le monde ait jamais connue. De tous les ports qui se livrèrent au commerce et au transport des « pièces d'Inde » au XVIIIe siècle, Nantes fut le plus actif et en tira l'essentiel de sa fortune d'alors, jusqu'au jour où la Révolution abolit l'esclavage dans les colonies françaises d'Amérique et interdit le trafic. Menacés de ruine par cette mesure, certains armateurs négriers décidèrent de prendre le risque de passer outre. « Les négriers » nous conte l'histoire fantastique d'un brick spécialement construit à Nantes pour poursuivre cette traite devenue illicite. Si son auteur, Jean Lainé, qui a longtemps participé aux activités économiques de la région nantaise et s'est passionné pour son histoire, a emprunté le nom de ce brick à un voilier qui prendra la mer seulement de nombreuses années plus tard, si ses personnages campés de main de maître sont imaginaires, en revanche il a veillé à ce que la vraisemblance du récit soit toujours scrupuleusement respectée. Toutes les circonstances du voyage, les modalités d'achat des noirs, leur vie à bord, leur révolte, sont véridiques. Et que dire de cet extraordinaire et authentique maquillage du bateau soigneusement préparé pour dissimuler ses desseins aux autorités de contrôle, sinon qu'il constituait par lui-même un exploit ! Les péripéties du voyage du « Vigilant », qui affrontera tour à tour l'attaque d'une frégate anglaise, une révolte à bord et la tempête avant de se trouver à portée de canon d'une corvette française, les personnalités attachantes du capitaine Tachet, de son second Lucien Gillon et de Corinne de Kersatel, la fille de l'armateur embarquée clandestinement à bord dans le but de rejoindre son cousin et héros chouan réfugié en Amérique, la fierté de Mawba, le jeune chef noir, et la truculence de Peter l'Anglais, l'un des trafiquants de « pièces d'Inde » sur la côte de la Guinée, font de ce livre un document particulièrement émouvant sur la traite des noirs et un récit passionnant d'aventures de mer.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • « Une route difficile vers de Gaulle »... est celle qu'ont suivie les marins du Régiment Blindé de Fusiliers-Marins à travers les épreuves tragiques de la Marine française de 1940 à 1943. Leur histoire commence avec la campagne de Norvège, aux côtés des marins anglais, leurs alliés. Elle se poursuit par la destruction de leurs bâtiments par ces mêmes marins anglais et plus tard, américains, par des combats à terre contre les forces anglaises débarquées, par les prisons anglaises... Mais elle s'achève par leur revanche éclatante sur les années cruelles, en prenant une part glorieuse à la Libération de la France. Leur route, de la mer du Nord, l'océan Indien, Diego-Suarez, l'Angleterre... à l'Afrique du Nord, fut longue et semée d'obstacles par des ennemis et amis de tous bords. Puis, par un de ces miracles qui sont l'aboutissement de beaucoup de persévérance, ils ont, à l'heure voulue, rencontré sur leur chemin, le général de Gaulle et forgé avec lui leur nouveau destin. Désignés pour armer le Régiment de Chasseurs de chars (Tank-Destroyers ou TD) de la 2e Division Blindée, ils ont débarqué en Normandie avec le général Leclerc, sont entrés à Paris et ont fait toute la campagne de France jusqu'au coeur de l'Allemagne. Étonnant parcours pour des marins ! Ils ont terminé la guerre avec le plus beau palmarès de la 2e D.B. et probablement de l'Armée Française, en chars et en canons anti-chars allemands détruits. La guerre finie, ils sont revenus à la mer... Après la campagne de Norvège et celle du croiseur auxiliaire Bougainville dans l'océan Indien, l'amiral Maggiar a créé et commandé en Afrique du Nord, le Bataillon Bizerte, puis, jusqu'à la victoire, le Régiment Blindé de Fusiliers-Marins de la 2e D.B. Contre-amiral (CR), grand officier de la Légion d'Honneur, il est titulaire de dix citations.

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  • Des bilans de toute sorte ont été établis sur la Révolution. Curieusement, pourtant, on avait omis d'inscrire dans ces bilans ce qui fut l'une des destructions les plus lourdes de conséquences pour l'avenir de la France : celle de notre marine, à son zénith en 1789 et qui, dix ans plus tard, n'existait pratiquement plus. L'ouvrage de Joseph Martray présente d'abord la situation de la marine à la veille de la Révolution, lorsque les flottes de Louis XVI plaçaient la France en tête des nations pouvant alors prétendre à la puissance maritime, qui s'annonçait alors comme la base de la véritable suprématie : celle qui donnait - au début de l'ère industrielle - les moyens d'assurer les communications, la sécurité des transports, l'approvisionnement en denrées et matières premières. Cette grande marine de la fin de la monarchie sera détruite en quelques années, par sectarisme idéologique, avant même qu'elle n'affronte les forces de l'Angleterre à qui la Convention devait, si légèrement, déclarer la guerre le 1er février 1793 : une guerre qui ne s'achèvera qu'en 1815, avec notre élimination totale des océans. Comment a-t-on pu en venir là ? Quels enseignements faut-il en tirer ? Tel est l'objet de cet ouvrage qui va certes provoquer beaucoup de polémiques. Mais comment pourrait-on contester la masse des faits ici rassemblés pour la première fois et leur analyse ? Ce sera, à coup sûr, l'un des livres marquants de la littérature historique produite à l'occasion du bicentenaire de la Révolution Française.

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  • Écrit par René Schaefer, qui connaît parfaitement ces territoires, "Révolution en Algérie" nous parle d'Islam, des relations entre la France et l'Algérie, de la population algérienne. Mais il aborde aussi les délicates questions d'un potentiel fatalisme musulman, de la désintégration de la société algérienne, des problèmes démographiques, des troubles que connaît ce pays et de l'économie algérienne, dont il dresse un bilan complet.

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  • La démagogie d'après l'Avènement oblige aujourd'hui à une rigueur aux effets cependant insuffisants. Le différentiel d'inflation vis-à-vis du mark contraindra à un réajustement monétaire. L'endettement extérieur contredit une politique étrangère des « mains libres ». La présence de ministres communistes hypothèque moralement le régime, sans fournir une solidarité gouvernementale normale. De même que Napoléon III continuait, une fois sur le trône, à conspirer..., Monsieur Mitterrand ne dépouille pas complètement le politicien de la IVe République. Il s'embarque dans de condamnables opérations de « diversion », comme « la loi anti-Hersant » sur la presse. Il manque à la règle de la continuité de l'Etat, avec certaines manoeuvres contre ses adversaires (le dossier des « avions renifleurs »). Mais l'Histoire dira que dans l'affaire fondamentale, essentielle, quasi-vitale, des euro-missiles, le Président François Mitterrand a agi avec la lucidité et la détermination de l'Homme d'Etat. Cette atlantisation nucléaire de la défense de l'Europe était indispensable à notre sécurité. Il faut à présent sortir, autant que faire se peut, de la logique de Yalta. A mi-septennat, on entrevoit la victoire de l'Opposition aux Législatives de 1986, ce qui obligerait politiquement le chef de l'Etat à se retirer, ou à solliciter un nouveau mandat. L'Opposition se doit d'éviter l'esprit de revanche. Le manichéïsme serait dévastateur à tous points de vue. Sommes-nous en démocratie ? Il faudra demain gouverner et « restructurer ». Il convient notamment de souhaiter la préservation « d'une politique contractuelle », laquelle civilise les relations sociales par trop conflictuelles. Monsieur Raymond Barre n'hésite pas à se reconnaître comme « modéré, très modéré ». Oui, depuis Henri IV, la France se gouverne au centre. Notre situation dans le monde ne nous autorise pas à des guerres de religion. Nécessité pour l'Homme d'Etat de transcender l'opposition droite-gauche.

  • « Il est des livres, tel « Le Grand Meaulnes », qui vous collent à la peau, « Hans » est de ceux-là, c'est un chef-d'oeuvre. » C'est en ces termes enthousiastes que Bernard Clavel, de l'Académie Goncourt, salue la sortie du nouveau roman de Michel Boutron qui fait l'objet d'une adaptation de Jean Cosmos. - Quatre fois couronné par l'Académie Française, lauréat du Grand Prix de littérature sportive, retenu à plusieurs reprises parmi les finalistes du Renaudot et du Fémina, Michel Boutron appartient, en effet, à la race des romanciers authentiques. Mieux qu'aucun autre écrivain de sa génération, il sait faire rayonner, par une sobriété rigoureuse de moyens, une poésie frémissante des réalités de l'existence. Ce talent si personnel ne s'est peut-être jamais mieux exprimé que dans « Hans », histoire apparemment très simple dont les prolongements laissent percevoir l'ampleur dramatique de l'incompréhension et de l'isolement fonciers des hommes. Car « Hans » n'est pas seulement l'aventure d'un prisonnier de guerre allemand faisant dédaigneusement l'apprentissage des travaux des champs dans une ferme savoyarde, en 1944, sous la coupe d'un ancien maquisard torturé par les nazis. C'est aussi, à la faveur de la confrontation de ces deux personnages le lent cheminement qui conduit deux hommes à dépasser leurs ressentiments personnels. C'est donc un événement important dans le domaine du roman que constitue la publication de ce livre qui réussit à associer étroitement le lecteur au destin de ses héros dans la découverte d'un avenir que le respect réciproque des êtres saura rendre plus fraternel.

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  • Charles-Hippolyte de La Bussière naquit à Paris en 1768. Son père, ancien officier de marine, ne parvient pas à mater cet enfant terrible qui continue au collège à multiplier les tours pendables. Cadet volontaire au régiment de Savoie-Carignan, il a quatorze ans et fait les quatre cents coups. L'enlèvement d'une religieuse le ramène à Paris. Il se passionne pour le théâtre et devient comédien. Son insolence, son irrésistible façon de bégayer, ses provocations font merveille. En 1789, il a vingt et un ans, toujours riant et plaisantant en dépit de la gravité de la situation, il contrefait les alarmistes et les motionnaires dans les jardins du Palais-Royal. Tant et si bien qu'au pire moment de la Terreur, il échappe de justesse à l'arrestation et parvient à se « planquer » en se faisant engager comme commis aux écritures au Comité de Salut Public. Là, il invente un moyen dangereux pour sa tête, mais efficace pour plus d'un millier de condamnés qu'il sauve de la guillotine, dont six sociétaires de la Comédie-Française. Tel est ce comédien héroïque, peu connu du grand public que Nadine Audoubert nous raconte avec sa verve et sa drôlerie habituelle.

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  • Si l'Histoire de France ne se termine pas avec le précédent septennat (mais nous ne retirons rien de ce que nous avons écrit sur la grande oeuvre du giscardo-barrisme), elle ne s'ouvre pas avec l'accession au pouvoir de Monsieur François Mitterrand. Le sacre de l'élection lave le nouveau chef de l'Etat de la démagogie du candidat, laquelle s'analyse comme la forme démocratique du meurtre. Mais le Président n'est relevé définitivement que s'il dépouille tout à fait ce que l'on appelait autrefois la faction. C'est dire que la légitimité s'ajoute à la légalité par l'oubli d'engagements électoraux, le sacrifice de préférences, la perte de compagnons (éventuellement de Falstaff idéologiques), au bénéfice de l'Etat quasi hypostasié dans une nouvelle version politique de la nation. L'art nécessaire du chef de l'Etat consiste en une médiation avec charisme personnel entre « sa » majorité électorale et la minorité, en vue de maintenir un consensus national. Elu Président de la République par « le peuple de gauche », plus quelques autres, Monsieur Mitterrand demeurera légitime s'il assure la « continuité » selon un mode « centre gauche » correspondant à la sensibilité du pays et ne déchirant donc pas le tissu social. La France est une personne. Au prétendant, choisi par l'acclamation de foules, de la rencontrer et de s'en faire « reconnaître ». Qu'il devienne son fils, et elle le légitime. Réduire à peu « le parti séparatiste », comme disait le Général, parachèverait la grande oeuvre historique de la Ve République, mais il ne faudrait pas défaire la France en croyant la décommuniser à la faveur d'une étreinte assassine. A. Lebacqz

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  • Entre ceux qui entrevoient le métissage culturel comme une fatalité, voire une chance, et ceux qui dessinent notre devenir collectif en forme de retranchement et de repli sur nous-mêmes, existe-t-il une place pour aborder le problème de l'immigration, avec la double préoccupation de sauvegarde de notre identité nationale actuellement menacée, et de coexistence pacifique entre communautés différentes vivant sur notre sol ? Pour Didier Bariani, il s'agit d'assumer notre tradition de patrie des droits de l'homme, sans permettre que ne la défigurent ceux qui abusent de son refuge. Sans rejet mais sans faiblesse, il faut désormais imaginer des rapports nouveaux avec ceux qui vivent et qui veulent vivre en France et avec les pays dont ils sont originaires. Tel est l'objet de cet ouvrage, qui éclaire d'un jour nouveau une des grandes questions dont dépend l'avenir de la société française.

  • Les marches sur la Lune, la recherche d'une vie martienne, les photographies en gros plan des satellites de Jupiter : ces expériences, parmi bien d'autres, ont soulevé l'enthousiasme et forcent notre admiration. Mais la conquête spatiale, qui permet à l'homme d'assouvir sa vieille passion pour l'exploration, est une belle médaille qui a son revers. Car en arrière de la scène, se joue une action beaucoup moins connue mais permanente : celle des satellites militaires. Sait-on en effet qu'ils ont accaparé à eux seuls plus de la moitié des quelques deux mille lancements spatiaux effectués à ce jour ? Ces satellites méconnus sont presque exclusivement soviétiques ou américains, et constituent une panoplie des plus complètes. Les satellites-espions, les plus nombreux, côtoient les satellites d'alerte - véritables chiens de garde du cosmos -, les relais de télécommunications, les satellites de navigation et une foule de satellites destinés à mettre au point des systèmes d'armes comme les intercepteurs spatiaux ou les bombes orbitales. Sans parler des armes terrestres qui les complètent, des missiles de croisière aux canons à particules... Tous les ingrédients de base sont maintenant réunis pour donner naissance à une nouvelle forme de conflit, impensable il y a encore quelques années : la guerre spatiale. Il faudrait sans doute peu de chose pour que les deux Grands se livrent au-dessus de nos têtes à un véritable duel par satellites interposés. Avec « La première guerre spatiale », Pierre Kohler nous propose un scénario parmi bien d'autres, avec les accents du réalisme. Ce n'est pas un récit de fiction, mais bien plutôt de l'anticipation. Car aucun des satellites ou des techniques présentés ne sont le fruit de l'imagination. Tous existent déjà ou sont en cours de mise au point. Tout au long du récit une série d'« encadrés » permettent au lecteur de faire le point en prenant connaissance des données actuelles du problème, lesquelles donnent à l'action un ton très réaliste.

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