FeniXX réédition numérique (André Bonne)

  • « À travers quelques ermites, moines, évêques, c'est toute l'histoire de la vieille « Brittaniae » qui revit pour nous, cette histoire si mal connue qu'il faut aller en chercher les traces et les vibrations les plus intenses dans les cartulaires et les grimoires des temps obscurs que furent ceux des chrétientés celtiques pendant près d'un millénaire. Il n'importe ! D'inscriptions en statues, de lieux de vénération en reliques, de Tro-Breiz en Troménie, Florian Le Roy avec cette qualité de prose que la poésie raffermit encore, a su retrouver les itinéraires les plus secrets d'une ferveur et d'une grâce qui n'ont jamais plus manqué à notre Bretagne ». Extrait de la préface

  • Dans un site désert à l'embouchure du golfe du Morbihan qui est une véritable mer, vivent les Trégomel, une des plus anciennes vieilles familles féodales de la Bretagne sud. Par tradition, l'aîné des Trégomel, héritier de l'immense domaine de ses ancêtres, est celui qui reste au logis. Au cadet, au contraire, le soin d'entretenir la tradition maritime grâce à quoi les Trégomel sont de hardis capitaines en même temps que de grands propriétaires terriens. Or, l'un des cadets, Gonéri, qui depuis près de 20 ans avait disparu à bord d'un trois - mâts naufragé dans les mers australes par suite d'une négligence de l'armateur, reparaît brusquement sur une épave en dérive à l'embouchure du Golfe. Cependant l'homme qui a été recueilli à moitié mort sur son épave n'avait pas l'intention de rentrer au bercail. En 20 ans tant de choses se sont passées pour lui... lorsqu'il est mis en présence du fils de l'armateur de son ancien navire qui vient de se fiancer à sa jolie cousine Haude de Trégomel...

  • Bertran du Guesclin, Olivier de Clisson, Artur de Richemont. Trois hommes de Bretagne qui successivement, ont été tous les trois Connétables de France, c'est-à-dire les trois « maîtres de l'heure » durant les trois générations de la Guerre de Cent ans. De la Connétablie de France - fonction qui marche après celle du Roi - ils ont, comme trois frères, présenté une triple incarnation. Car, de la maîtrise de l'heure, au cours du dramatique conflit qui a duré un siècle, ils ont possédé en triple cette irrésistible véhémence qui contraint le Destin à ployer le genou. Sur leur terre natale en péril, ces trois frères épiques semblent s'être levés successivement de cette Table Ronde autour de laquelle la Légende Dorée du Pays d'Armor a assis, heaume en tête et glaive au flanc, les douze preux que commandait le grand Roi de la Chevalerie Celtique légendaire. Levés pour combattre et se remplacer l'un l'autre, ils ont triomphé lorsqu'à la fin sonna l'heure de la victoire.

  • Dans les civilisations à tradition orale, les opérations magiques constituent une des manifestations fondamentales. Elles assurent à la fois l'ordre et la continuité des gestes sociaux ; les méconnaître au moment où l'Occident cherche à comprendre à travers les phénomènes sociaux le substratum des civilisations qui lui sont étrangères, serait indigne de l'esprit de recherche, et politiquement maladroit. Le plus accessible des conservatoires de ces traditions magiques, réside en Afrique noire. C'est là que Pierre Fromentin, grand spécialiste des questions africaines, a rencontré les types les plus marqués de fétichistes et de magiciens. Les témoignages qu'il rapporte dans son ouvrage « Mangeurs d'âmes », il les a recueillis à la source même, au cours de nombreux séjours et de missions répétées. Les faits, qui pourraient apparaître au lecteur comme les plus contraires à la raison, se sont déroulés strictement comme le rapporte l'auteur qui, dans ce volume, a tenu à ne jamais s'éloigner du réel et même à ne pas risquer de le dénaturer par quelque tentative d'explication philosophique ou religieuse. L'auteur s'est permis seulement d'intervenir en tant qu'homme de lettres dans la mesure où ses descriptions peuvent aider le lecteur à mieux comprendre le monde étrange au sein duquel il se trouvait plongé, car il va de soi, que le cadre si éloigné de celui auquel un esprit occidental prend ordinairement sa mesure, devient ici l'un des éléments les plus importants du jeu magique lui-même. Il apparaîtra immédiatement au lecteur, que dans les sociétés archaïques décrites dans ce volume, le magicien a pour fonction le maintien de l'ordre naturel primordial dont dépend l'ordre social, alors que le sorcier qui incarne des forces de destruction, se trouve être le potentiel vivant des forces malfaisantes. Il est le destructeur né de la société, il appelle les âmes, et par voie de conséquence, oppose un ordre magique et démoniaque à l'équilibre cosmique.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • "Les vierges folles de Jeufosse" est le récit d'un drame provincial qui s'est déroulé dans les premières années du Second Empire et qui eut, à l'époque, un immense retentissement. Les vierges folles de Jeufosse : trois femmes dans une châtellenie campagnarde, sous la garde d'un étrange intendant. Trois femmes : l'une est torturée par le démon de midi, les deux autres sont à l'âge où se révèle la sensualité qui se prête aux pires folies. Dans cet isolement à trois, où les désirs les plus inattendus, les tentations les moins avouables travaillent le corps et l'esprit, la venue d'un libertin amène soudain les plus graves complications et un extrême désordre. Dans ce coin de Normandie, les faits qui se déroulent au château de Jeufosse prennent immédiatement un tour scandaleux, bouleversent profondément le pays et choquent l'opinion. La châtelaine de Jeufosse, entraînée jusqu'au bord de l'abîme, essaie vainement de se reprendre, de ne pas sombrer, et de sauver au moins le prestige de sa maison. Le grand souffle de l'amour pourrait tout purifier, mais il n'arrive qu'à détruire ce foyer d'affections féminines. Il ne reste plus que le crime pour se délivrer de l'intrus.

  • Mort et vif, roman dont l'action se passe dans les paysages les plus émouvants : Aix-en-Provence et Venise, est une étrange histoire d'amour, au sein d'un pittoresque monde d'artistes. Daniel, jeune sculpteur aixois, de tendances païennes, est lié avec une famille de musiciens italiens. Sans s'en douter, il aime Maria-Lisa, une des jeunes musiciennes avec qui il a séjourné à Venise. Cependant, il se marie dans son milieu traditionnel. Vient la guerre. Blessé et aux portes de la mort, il a une sorte de révélation d'en haut. Son existence change. Il vit dans une atmosphère mystique que seule comprend Maria-Lisa. Dès lors, il néglige sa femme qui, un soir, cède à l'homme qui l'aime. Et c'est le drame rapide et poignant, dont le dénouement a une grandeur inoubliable.

  • Les médecins empoisonneurs ne manquent pas dans l'histoire des grands criminels ; mais le Dr Couty de La Pommerais fut assurément, il y a moins d'un siècle, le plus ingénieux de tous, car il fut le premier à employer le plus secret des poisons, cette digitale dont le corps humain ne garde aucune trace. Une ambition dévorante, le goût de l'argent, et aussi un certain charme sensuel et négociable, semblent avoir caractérisé le Dr La Pommerais. Il avait une maîtresse passionnée et candide. Il sut l'utiliser à ses fins. Victime de sa simplicité et de son ardeur de bacchante, la jeune femme, sous l'emprise de cet élégant gentilhomme sous-marin, devait aller jusqu'au bout du martyr. Ne verrons-nous pas, jusque dans les plus affreux spasmes de l'agonie, le médecin criminel prodiguer à sa maîtresse les caresses les plus tendres. Toute l'histoire d'une idylle commencée dans un galetas de faubourg et qui devait finir sur l'échafaud, place de la Roquette !

  • Mort et vif, roman dont l'action se passe dans les paysages les plus émouvants : Aix-en-Provence et Venise, est une étrange histoire d'amour, au sein d'un pittoresque monde d'artistes. Daniel, jeune sculpteur aixois, de tendances païennes, est lié avec une famille de musiciens italiens. Sans s'en douter, il aime Maria-Lisa, une des jeunes musiciennes avec qui il a séjourné à Venise. Cependant, il se marie dans son milieu traditionnel. Vient la guerre. Blessé et aux portes de la mort, il a une sorte de révélation d'en haut. Son existence change. Il vit dans une atmosphère mystique que seule comprend Maria-Lisa. Dès lors, il néglige sa femme qui, un soir, cède à l'homme qui l'aime. Et c'est le drame rapide et poignant, dont le dénouement a une grandeur inoubliable.

  • Les médecins empoisonneurs ne manquent pas dans l'histoire des grands criminels ; mais le Dr Couty de La Pommerais fut assurément, il y a moins d'un siècle, le plus ingénieux de tous, car il fut le premier à employer le plus secret des poisons, cette digitale dont le corps humain ne garde aucune trace. Une ambition dévorante, le goût de l'argent, et aussi un certain charme sensuel et négociable, semblent avoir caractérisé le Dr La Pommerais. Il avait une maîtresse passionnée et candide. Il sut l'utiliser à ses fins. Victime de sa simplicité et de son ardeur de bacchante, la jeune femme, sous l'emprise de cet élégant gentilhomme sous-marin, devait aller jusqu'au bout du martyr. Ne verrons-nous pas, jusque dans les plus affreux spasmes de l'agonie, le médecin criminel prodiguer à sa maîtresse les caresses les plus tendres. Toute l'histoire d'une idylle commencée dans un galetas de faubourg et qui devait finir sur l'échafaud, place de la Roquette !

  • Colombe Auboin, à laquelle la reine Catherine de Médicis a ironiquement donné le surnom de "Tendre Colombe", tant elle se prête aux amours agréables ou utiles, est une petite bourgeoise de la rue Saint-Martin. Ses aventures se déroulent au temps des Guerres de Religion, si amateur d'histoires juponnières, et où les dévergondées étaient allégrement fouettées par les épouses trahies. Comment a-t-elle connu Catherine de Médicis ? Simplement en allant demander au Louvre, le lendemain de la mort de Charles IX, la grâce de son mari, Étienne Auboin, qui avait eu le tort d'écrire que le curé de Saint-Merri louchait trop pour avoir jamais vu la Sainte Trinité. "Tendre Colombe" est donc un roman, mais un roman qui, tel un reportage, nous présente la chose vue, et ne se hasarde pas à découvrir les conséquences, non plus qu'à pénétrer les raisons. Le pseudo-supplice d'Étienne Aubouin, la maison de la Reine, la première rencontre si imprévue du Roi Henri III, le duel des Mignons, le pourpoint blanc d'Henri de Guise, la bagarre de la Porte Saint-Jacques, tout cela nous est présenté sous l'angle de vision de Colombe Auboin. Elle aime son mari, bien sûr. Mais pourquoi son mari s'est-il enfui avec la soeur de sa femme ? Et le jour même que Colombe arrachait Étienne au supplice ? Est-ce à Colombe qu'il faut reprocher d'avoir voulu récompenser Saint-Prioux, qui l'a aidée à sauver son mari, et d'en avoir été bien empêchée par un capitaine-soudard, qui l'a prise de force après avoir cloué Saint-Prioux d'un coup d'épée contre son lit ? Beau début pour une femme honnête, et encourageant, si l'on peut dire. Étranges et pittoresques aventures, vertes parfois et peu édifiantes, mais qui nous montrent le Paris de l'époque, grondeur, familier, gouailleur, cruel, badaud et libertin. Et tout cela, pendant qu'on se bat, qu'on pend, qu'on rapine et que, tout de même, les bourgeois de Paris s'indignent du prix que coûte le vin.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Un bungalow, perdu au coeur de la forêt malaise, abrite une famille de coloniaux anglais : la mère, Mrs Mollison, qui ne vit que pour ses fils, John, sur les épaules duquel repose la responsabilité du domaine, Herbert, volontaire pour les missions dangereuses antiterroristes, Teddy, idéaliste féru de fraternité humaine, et la jeune et ravissante Molly, femme de John Mollison. L'atmosphère étouffante de la Malaisie, la guerre sournoise, le danger partout présent, imposent aux personnages une existence contraire à leur nature ; tout concourt à exaspérer ces êtres déjà à bout de nerfs. La situation empire à l'arrivée d'un officier du Service de renseignements britanniques, le Lt Colonel Whitney, qui recherche un mystérieux agent de liaison, intermédiaire entre les chefs rebelles et les puissances étrangères qui financent et soutiennent la rebellion. Whitney pressent que le bungalow, et ses habitants, constituent le noeud du problème. Mais, avant de connaître le dénouement, nous soupçonnerons, successivement, tous les personnages ; nous suivrons Whitney à Singapour, de péripétie en péripétie, tantôt dans les quartiers européens, tantôt dans la banlieue chinoise. C'est seulement à la dernière page, que le lecteur découvrira la clé de l'énigme, et ce dénouement parfaitement imprévisible. Ce coup de théâtre, magistralement amené, mettra le point final à une intrigue dense et entremêlée d'épisodes haletants. Les personnages du Bungalow des Mollison sont, en partie, ceux d'un précédent roman du même auteur, paru dans les colonnes d'un de nos plus grands quotidiens. Dans ce nouvel ouvrage, on retrouve les mêmes qualités : sens du dialogue, de l'atmosphère, et de la couleur locale, peinture nette et précise des caractères, mouvement et vie intense. Tout s'enchaîne et se complète, selon les lois d'une rigoureuse logique. Roman d'aventures, autrement dit oeuvre d'imagination, "Le bungalow des Mollison" est, surtout, un roman tout court ; sur la base de faits réels, l'auteur a construit une histoire, succession de séquences vivantes et colorées, qui tiennent le lecteur en haleine jusqu'à la dernière ligne. On attend le mot "fin", le même qui apparaît sur les écrans et termine la projection d'un film.

  • Un bungalow, perdu au coeur de la forêt malaise, abrite une famille de coloniaux anglais : la mère, Mrs Mollison, qui ne vit que pour ses fils, John, sur les épaules duquel repose la responsabilité du domaine, Herbert, volontaire pour les missions dangereuses antiterroristes, Teddy, idéaliste féru de fraternité humaine, et la jeune et ravissante Molly, femme de John Mollison. L'atmosphère étouffante de la Malaisie, la guerre sournoise, le danger partout présent, imposent aux personnages une existence contraire à leur nature ; tout concourt à exaspérer ces êtres déjà à bout de nerfs. La situation empire à l'arrivée d'un officier du Service de renseignements britanniques, le Lt Colonel Whitney, qui recherche un mystérieux agent de liaison, intermédiaire entre les chefs rebelles et les puissances étrangères qui financent et soutiennent la rebellion. Whitney pressent que le bungalow, et ses habitants, constituent le noeud du problème. Mais, avant de connaître le dénouement, nous soupçonnerons, successivement, tous les personnages ; nous suivrons Whitney à Singapour, de péripétie en péripétie, tantôt dans les quartiers européens, tantôt dans la banlieue chinoise. C'est seulement à la dernière page, que le lecteur découvrira la clé de l'énigme, et ce dénouement parfaitement imprévisible. Ce coup de théâtre, magistralement amené, mettra le point final à une intrigue dense et entremêlée d'épisodes haletants. Les personnages du Bungalow des Mollison sont, en partie, ceux d'un précédent roman du même auteur, paru dans les colonnes d'un de nos plus grands quotidiens. Dans ce nouvel ouvrage, on retrouve les mêmes qualités : sens du dialogue, de l'atmosphère, et de la couleur locale, peinture nette et précise des caractères, mouvement et vie intense. Tout s'enchaîne et se complète, selon les lois d'une rigoureuse logique. Roman d'aventures, autrement dit oeuvre d'imagination, "Le bungalow des Mollison" est, surtout, un roman tout court ; sur la base de faits réels, l'auteur a construit une histoire, succession de séquences vivantes et colorées, qui tiennent le lecteur en haleine jusqu'à la dernière ligne. On attend le mot "fin", le même qui apparaît sur les écrans et termine la projection d'un film.

  • C'est un nouvel épisode de la vie de « Tendre Colombe », qui nous transporte - une fois encore - dans l'atmosphère chaude et tumultueuse du XVIe siècle tirant à sa fin. L'auteur poursuit son idée de nous présenter le roman historique, comme s'il avait été témoin lui-même des faits qu'il rapporte. Peut-être fallait-il, en effet, un journaliste, pour nous faire assister à ces scènes émouvantes ou burlesques, pour nous décrire - comme des événements actuels - les circonstances inattendues d'un drame, que le temps a gelé dans le moule de l'Histoire. L'aventure amoureuse de Colombe est assez singulière. Pour avoir rencontré Henri de Guise en trois occasions banales. Colombe en est tombée amoureuse. Non seulement cet amour survit à l'assassinat du Balafré, mais il s'exalte, se magnifie. Colombe cherche le fantôme du duc prestigieux dans son parc qu'écrase le soleil d'août ; elle le découvre dans les nuages, le reconnaît dans l'ombre des hêtres, s'attache à cette image d'un insaisissable souvenir. Puis, soudainement, le sens du réel la délivre de son obsession décevante. Le fils d'Henri de Guise : Charles, est prisonnier du roi, à Tours, et ne peut compter sur sa grâce. Colombe, par fidélité à la mémoire du père, décide de délivrer le fils et c'est l'histoire curieuse de cette évasion que nous conte « Adieu Colombe ». Pourquoi « Adieu Colombe », au fait, puisque le roman se termine sur un recommencement d'amour au temps de la sagesse ? Peut-être parce que ce sont les derniers mots que prononce l'halluciné chevalier d'Aumale, amant inquiétant et mal aimé, figure énigmatique que l'auteur s'attache à éclairer. Colombe n'a cessé d'être la fille aimable, intelligente et dévouée, dont l'exercice de la vertu n'est pas le souci immédiat. Elle ne pense guère à mener une vie édifiante. Le malheur est qu'autour d'Henri de Navarre, quelques hauts personnages ont entrepris de créer en France le royaume de la pureté. Ils ne sont ni méchants ni injustes ; trop purs, voilà tout. Colombe, tombée entre leurs mains, ne s'en tire que par une aide inattendue, et c'est là que l'auteur, faisant état de documents peu connus, nous présente Henri IV dans une familière et pittoresque étude. Le récit de la prise de Saint-Denis, fait par une lettre que le maréchal Le Hallier écrit à la maréchale, prend un tour assez inattendu. Et c'est ainsi que le roman avance par tableaux recréés dans l'atmosphère du temps, dans ces épisodes dont on peut retrouver la trace à Paris, à Mantes, à Saint-Denis, à Tours, à Chartres. Les rues n'ont pas changé de nom, le décor naturel est souvent identique. On imagine aisément les « Garces Nemours » attaquant un régiment de Suisses dans la rue Saint-André-des-Arts. La silhouette menue d'Ambroise Paré se glisse dans la rue de l'Hirondelle ; la cour « de la sorcière » est toujours à l'hôtel de Savoie. Enfin, il n'est pas de personnages marquants qui n'aient laissé un souvenir dans notre mémoire, et leur image prend un évident relief à n'être évoqués que dans les circonstances fortuites où l'auteur aurait pu les rencontrer. Colombe n'a beau voir mourir Henri III que par l'ouverture d'une porte entrebaillée, c'est peut-être à cause de cette vision limitée, que l'événement prend un tour réel et apparemment vrai.

  • C'est un nouvel épisode de la vie de « Tendre Colombe », qui nous transporte - une fois encore - dans l'atmosphère chaude et tumultueuse du XVIe siècle tirant à sa fin. L'auteur poursuit son idée de nous présenter le roman historique, comme s'il avait été témoin lui-même des faits qu'il rapporte. Peut-être fallait-il, en effet, un journaliste, pour nous faire assister à ces scènes émouvantes ou burlesques, pour nous décrire - comme des événements actuels - les circonstances inattendues d'un drame, que le temps a gelé dans le moule de l'Histoire. L'aventure amoureuse de Colombe est assez singulière. Pour avoir rencontré Henri de Guise en trois occasions banales. Colombe en est tombée amoureuse. Non seulement cet amour survit à l'assassinat du Balafré, mais il s'exalte, se magnifie. Colombe cherche le fantôme du duc prestigieux dans son parc qu'écrase le soleil d'août ; elle le découvre dans les nuages, le reconnaît dans l'ombre des hêtres, s'attache à cette image d'un insaisissable souvenir. Puis, soudainement, le sens du réel la délivre de son obsession décevante. Le fils d'Henri de Guise : Charles, est prisonnier du roi, à Tours, et ne peut compter sur sa grâce. Colombe, par fidélité à la mémoire du père, décide de délivrer le fils et c'est l'histoire curieuse de cette évasion que nous conte « Adieu Colombe ». Pourquoi « Adieu Colombe », au fait, puisque le roman se termine sur un recommencement d'amour au temps de la sagesse ? Peut-être parce que ce sont les derniers mots que prononce l'halluciné chevalier d'Aumale, amant inquiétant et mal aimé, figure énigmatique que l'auteur s'attache à éclairer. Colombe n'a cessé d'être la fille aimable, intelligente et dévouée, dont l'exercice de la vertu n'est pas le souci immédiat. Elle ne pense guère à mener une vie édifiante. Le malheur est qu'autour d'Henri de Navarre, quelques hauts personnages ont entrepris de créer en France le royaume de la pureté. Ils ne sont ni méchants ni injustes ; trop purs, voilà tout. Colombe, tombée entre leurs mains, ne s'en tire que par une aide inattendue, et c'est là que l'auteur, faisant état de documents peu connus, nous présente Henri IV dans une familière et pittoresque étude. Le récit de la prise de Saint-Denis, fait par une lettre que le maréchal Le Hallier écrit à la maréchale, prend un tour assez inattendu. Et c'est ainsi que le roman avance par tableaux recréés dans l'atmosphère du temps, dans ces épisodes dont on peut retrouver la trace à Paris, à Mantes, à Saint-Denis, à Tours, à Chartres. Les rues n'ont pas changé de nom, le décor naturel est souvent identique. On imagine aisément les « Garces Nemours » attaquant un régiment de Suisses dans la rue Saint-André-des-Arts. La silhouette menue d'Ambroise Paré se glisse dans la rue de l'Hirondelle ; la cour « de la sorcière » est toujours à l'hôtel de Savoie. Enfin, il n'est pas de personnages marquants qui n'aient laissé un souvenir dans notre mémoire, et leur image prend un évident relief à n'être évoqués que dans les circonstances fortuites où l'auteur aurait pu les rencontrer. Colombe n'a beau voir mourir Henri III que par l'ouverture d'une porte entrebaillée, c'est peut-être à cause de cette vision limitée, que l'événement prend un tour réel et apparemment vrai.

  • Colombe Auboin, à laquelle la reine Catherine de Médicis a ironiquement donné le surnom de "Tendre Colombe", tant elle se prête aux amours agréables ou utiles, est une petite bourgeoise de la rue Saint-Martin. Ses aventures se déroulent au temps des Guerres de Religion, si amateur d'histoires juponnières, et où les dévergondées étaient allégrement fouettées par les épouses trahies. Comment a-t-elle connu Catherine de Médicis ? Simplement en allant demander au Louvre, le lendemain de la mort de Charles IX, la grâce de son mari, Étienne Auboin, qui avait eu le tort d'écrire que le curé de Saint-Merri louchait trop pour avoir jamais vu la Sainte Trinité. "Tendre Colombe" est donc un roman, mais un roman qui, tel un reportage, nous présente la chose vue, et ne se hasarde pas à découvrir les conséquences, non plus qu'à pénétrer les raisons. Le pseudo-supplice d'Étienne Aubouin, la maison de la Reine, la première rencontre si imprévue du Roi Henri III, le duel des Mignons, le pourpoint blanc d'Henri de Guise, la bagarre de la Porte Saint-Jacques, tout cela nous est présenté sous l'angle de vision de Colombe Auboin. Elle aime son mari, bien sûr. Mais pourquoi son mari s'est-il enfui avec la soeur de sa femme ? Et le jour même que Colombe arrachait Étienne au supplice ? Est-ce à Colombe qu'il faut reprocher d'avoir voulu récompenser Saint-Prioux, qui l'a aidée à sauver son mari, et d'en avoir été bien empêchée par un capitaine-soudard, qui l'a prise de force après avoir cloué Saint-Prioux d'un coup d'épée contre son lit ? Beau début pour une femme honnête, et encourageant, si l'on peut dire. Étranges et pittoresques aventures, vertes parfois et peu édifiantes, mais qui nous montrent le Paris de l'époque, grondeur, familier, gouailleur, cruel, badaud et libertin. Et tout cela, pendant qu'on se bat, qu'on pend, qu'on rapine et que, tout de même, les bourgeois de Paris s'indignent du prix que coûte le vin.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • "Les vierges folles de Jeufosse" est le récit d'un drame provincial qui s'est déroulé dans les premières années du Second Empire et qui eut, à l'époque, un immense retentissement. Les vierges folles de Jeufosse : trois femmes dans une châtellenie campagnarde, sous la garde d'un étrange intendant. Trois femmes : l'une est torturée par le démon de midi, les deux autres sont à l'âge où se révèle la sensualité qui se prête aux pires folies. Dans cet isolement à trois, où les désirs les plus inattendus, les tentations les moins avouables travaillent le corps et l'esprit, la venue d'un libertin amène soudain les plus graves complications et un extrême désordre. Dans ce coin de Normandie, les faits qui se déroulent au château de Jeufosse prennent immédiatement un tour scandaleux, bouleversent profondément le pays et choquent l'opinion. La châtelaine de Jeufosse, entraînée jusqu'au bord de l'abîme, essaie vainement de se reprendre, de ne pas sombrer, et de sauver au moins le prestige de sa maison. Le grand souffle de l'amour pourrait tout purifier, mais il n'arrive qu'à détruire ce foyer d'affections féminines. Il ne reste plus que le crime pour se délivrer de l'intrus.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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