FeniXX réédition numérique (ESF éditeur)

  • Réalité complexe et multiforme, le rituel exige dans son appréhension une approche transculturelle et multidisciplinaire. C'est ce que cet ouvrage tente de traiter d'une part en s'étayant sur un éventail pluriculturel de pratiques rituelles (au Mexique, en Inde, au Japon, en Afrique, en Occident), d'autre part en donnant la parole à des chercheurs de disciplines différentes.

  • Le refus en Occident de toute culpabilité a déresponsabilisé l'individu face à sa dignité humaine. La confusion des valeurs qui caractérise nos temps modernes a fait resurgir en amont les vieux démons de l'angoisse (des troubles paniques au cortège des phobies) et en aval des conduites « absurdes » liées à la violence. Le peuple japonais n'échappe pas non plus à ce questionnement de « l'absence du sens ». Mais c'est d'abord dans la relation à son semblable que cette angoisse existentielle s'exprime. L'importance des phobies sociales au Japon révèle que la peur du contact humain a longuement interrogé les Japonais sur les rapports entre l'identité et l'altérité. Le présent ouvrage retrace le versant psychopathologique de cette problématique à partir d'une étude en milieu nippon. On pourra constater la cohérence du syndrome anthropophobique en lui-même mais aussi les nombreux contrastes, sur le plan dynamique, entre les phobies sociales japonaises et leurs homologues occidentales. Les études comparées dans le champ de la pathologie mentale montreront sans doute un jour que, du point de vue transculturel, le « jeu des variations possibles » se fonde d'abord sur l'individu puisqu'il est la seule « unité vivante » à pouvoir rendre compte de tous les niveaux (anthropologique, culturel, familial, personnel, etc.) qui le traversent.

  • Que vit l'enfant confronté à une situation de crise comme la guerre ? Peut-il s'adapter au stress permanent ? Qu'est-ce qui le protège ? Qu'est-ce qui le rend vulnérable ? Telles sont les questions auxquelles l'auteur tente de répondre dans ce livre à travers une étude comparative menée sur des enfants libanais ayant connu la guerre, des enfants de parents libanais ayant connu la crise de la migration et des enfants français. Les résultats indiquent que les parents protègent le plus les enfants exposés à des stress majeurs. Ils parviennent d'autant mieux à les protéger qu'ils peuvent maîtriser leurs propres réactions d'angoisse et de peur, donner du sens aux événements traumatiques en reconstituant avec les enfants une histoire. Cette reconstitution de l'histoire nécessite que les parents puissent se remémorer les situations douloureuses et les articuler avec l'histoire familiale. Plusieurs cas cliniques illustrent ces propos. Des perspectives d'intervention sont exposées dans le chapitre sur la création du Centre médico-psychologique d'accueil de l'enfant de la guerre et de sa famille.

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