FeniXX réédition numérique (France-Empire)

  • Lyon capitale, 1940-1944 Nouv.

    Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Le Languedoc méditerranéen Nouv.

    Immense amphithéâtre qui regarde la mer, le Languedoc méditerranéen réunit les départements du Gard, de l'Hérault, de l'Aude et de la Lozère en une ordonnance d'une admirable unité. Dans la garrigue, les sonnailles du troupeau de moutons répondent à la voix claire du clocher roman. La Montagne Noire couronne ses sombres forêts de châteaux forts, pareils à de vieux guerriers mutilés et vainqueurs. Les étangs littoraux ont leurs fugues de clartés, leurs soleils couchants. Et tout cela dans cette atmosphère d'héroïsme, de pathétique, et de grandeur que le paysage languedocien exprime partout. Sur ce sol saturé d'antiquité romaine, où les Wisigoths apportèrent, avec l'arianisme, une première forme de l'esprit contestataire, le « miracle languedocien » connaîtra d'éclatantes résurgences. L'architecture aura ses splendides floraisons. La merveilleuse aventure de l'Art se poursuivra. En littérature, le courant occitan et le courant français affirmeront leur continuité. On construira le port de Sète et le Canal du Midi. Après les mutations économiques et politiques du XIXe siècle, quelles sont actuellement les perspectives ? Ce livre, qui n'oublie rien, nous le dit, de même qu'il nous guide dans une prestigieuse « Galerie des illustres », depuis le roi Jacques d'Aragon et le Pape Urbain V, jusqu'à Paul Valéry. Et l'auteur nous convie encore à des promenades passionnées, à la découverte d'un pays d'une richesse extrême.

  • Le Bourbonnais Nouv.

    Province jadis partagée entre la langue d'oc et la langue d'oïl, sensible, selon les contrées, au voisinage du Berry, de la Bourgogne ou de l'Auvergne, le Bourbonnais n'a pas d'unité géographique. Il représente une construction, née de la volonté d'une famille qui sut rassembler avec patience, administrer avec sagesse, et gouverner avec éclat. Et, cependant, cette création n'a rien d'une juxtaposition artificielle, et les découpages administratifs - jusqu'aux plus récents - ont toujours respecté une configuration territoriale devenue le département de l'Allier. Conscients des traits distinctifs de leurs divers terroirs, les habitants ne revendiquent pas moins leur appartenance à un ensemble, qui les différencie des provinces d'alentour : il existe une âme bourbonnaise. Comment cette unité s'est-elle constituée ? Comment cette âme, à travers les siècles, s'est-elle reflétée dans les mentalités, et dans le cours des événements ? La réponse nous est donnée ici par un écrivain enraciné au coeur de sa province : Jean-Charles Varennes. Né de parents instituteurs, enseignant lui-même, critique littéraire, romancier, essayiste et historien, il est cet animateur culturel et social en qui Paul Guth a salué « l'un des artisans les plus sûrs de la régionalisation dans le domaine de l'esprit ». Depuis les temps des cultes antiques et de la civilisation gallo-romaine, Jean-Charles Varennes, en des pages marquées du sens de l'humain, nous conduit jusqu'à l'avènement de la grande industrie et jusqu'aux heures cruciales de l'époque contemporaine. Du Bourbonnais, le regard s'étend aisément sur l'histoire de France. Terre des sources, cette province ajoute au prestige des eaux les rendez-vous de l'art et de la pensée, le charme et la beauté des sites. Le Bourbonnais est une terre qui invite.

  • Lyon capitale, 1940-1944 Nouv.

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  • Petit paysan illyrien, Pierre Sabbatius fut, à la fin du Ve siècle, adopté par son oncle Justin, lui-même ancien berger qui avait fait carrière dans la Garde impériale de Constantinople. L'oncle illettré fit de son fils adoptif, devenu Justinien, un savant puis, parvenu miraculeusement au trône, l'associa au pouvoir. Consul, César puis Auguste à son tour, Justinien, nostalgique du vieil Empire romain tombé sous les coups des Barbares, travailla sans désemparer à reconquérir l'Occident. En un quart de siècle, avec l'aide de généraux prestigieux comme Bélisaire ou Narsès, il récupéra l'Afrique sur les Vandales, l'Italie sur les Ostrogoths et une partie de l'Espagne sur les Wisigoths. Conquérant, législateur, bâtisseur, théologien, ce monarque ultra-catholique épousa une actrice hérétique, Théodora, qui fut peut-être prostituée. Ayant élevé cette femme superbe, intelligente et cruelle jusqu'au trône, il forma avec elle l'un des couples les plus célèbres et les plus stupéfiants de l'Histoire. La mort de Justinien en 565 marqua la fin du rêve impérial et la consommation du divorce entre l'Orient et l'Occident.

  • Un souverain a rarement été exécré et maudit, aimé et admiré, comme Tamerlan (1336-1405). Il n'existe sans doute pas d'autre figure historique qui soit si pleine de contradictions. Tamerlan est, avec Gengis-khan, son modèle, l'homme le plus extraordinaire qu'ait produit l'Orient depuis la chute de l'Empire romain. Selon la tradition, fort contestable, il descendrait de Gengis-khan. Taragaï, son père, chef de la tribu des Barlas, appartient à cette féodalité turque de Transoxiane qui s'était peu à peu rendue indépendante des khans mongols. Lorsque le khan du Mogholistan, Tughlug Temür, conquiert la Transoxiane, il laisse comme vice-roi à Samarkand son fils Ilyas Khodja. Celui-ci voit, à tort, en Tamerlan un fidèle vassal et le choisit comme principal ministre. Mais le fils de Taragaï rompt bientôt avec lui et, après des combats aux fortunes diverses, le chasse de la Transoxiane avec l'aide de son beau-frère Mir Husaïn. Tamerlan, après avoir fait assassiner Mir Husaïn qui lui disputait le pays, se proclame khan. Musulman fanatique nourri du Coran, il combat sous la bannière du Prophète. Cultivé, amateur de littérature persane et d'art, il ne cesse cependant, toute sa vie, de massacrer et de piller, n'épargnant pas plus les musulmans que les chrétiens ou les païens. De 1370 à 1404, en trente-cinq années de campagnes, il va bouleverser l'Asie intérieure sans jamais connaître la défaite. Il commet partout d'effroyables ravages, fait élever à l'entrée des villes qui ont tenté de lui résister des pyramides de têtes, de mains et de pieds coupés. S'étant rendu maître de Kharezm, du Mogholistan et de la Perse, il intervient dès 1380 dans les conflits de succession en Russie en accordant sa protection à Toktamich et en l'aidant à conquérir le trône. Peu après, menacé par son protégé qui envahit l'Azerbaïdjan et la Transoxiane, Tamerlan riposte par une invasion foudroyante de la Russie mongole. En 1398, il se tourne vers le sous-continent indien, remporte sur Mahmud Chah II la victoire de Panipat et saccage Delhi qui mettra plus d'un siècle à se relever. En 1400, il part pour l'Asie Mineure puis, infléchissant sa marche, attaque les Mamelouks, maîtres de la Syrie et de l'Égypte : Alep et Damas sont ravagées et pillées ; dans Bagdad, enlevée l'année suivante, quelque 90 000 habitants sont massacrés et presque tous les monuments détruits. Puis Tamerlan passe en Anatolie où il se heurte aux Ottomans : vainqueur du sultan Bayezid Ier Yldirim, il atteint les rivages de la mer Égée. Il va entreprendre une ultime campagne contre la Chine lorsqu'il meurt en chemin, le 19 janvier 1405. Avec lui s'achève le temps où ces incroyables cavaliers nomades armés d'arcs et de flèches imposaient leur foi dans toute l'Eurasie.

  • Pendant les trois siècles, du XVIe au XVIIIe, où la traite des noirs fut permise, l'Afrique, du Sénégal au Congo, a perdu de quarante à cinquante millions de ses enfants. Achetés ou volés, ceux-ci furent transportés en Amérique du Nord ou du Sud par des navires battant pavillon de la plupart des nations maritimes européennes. Cette transplantation d'êtres humains fut la plus gigantesque que le monde ait jamais connue. De tous les ports qui se livrèrent au commerce et au transport des « pièces d'Inde » au XVIIIe siècle, Nantes fut le plus actif et en tira l'essentiel de sa fortune d'alors, jusqu'au jour où la Révolution abolit l'esclavage dans les colonies françaises d'Amérique et interdit le trafic. Menacés de ruine par cette mesure, certains armateurs négriers décidèrent de prendre le risque de passer outre. « Les négriers » nous conte l'histoire fantastique d'un brick spécialement construit à Nantes pour poursuivre cette traite devenue illicite. Si son auteur, Jean Lainé, qui a longtemps participé aux activités économiques de la région nantaise et s'est passionné pour son histoire, a emprunté le nom de ce brick à un voilier qui prendra la mer seulement de nombreuses années plus tard, si ses personnages campés de main de maître sont imaginaires, en revanche il a veillé à ce que la vraisemblance du récit soit toujours scrupuleusement respectée. Toutes les circonstances du voyage, les modalités d'achat des noirs, leur vie à bord, leur révolte, sont véridiques. Et que dire de cet extraordinaire et authentique maquillage du bateau soigneusement préparé pour dissimuler ses desseins aux autorités de contrôle, sinon qu'il constituait par lui-même un exploit ! Les péripéties du voyage du « Vigilant », qui affrontera tour à tour l'attaque d'une frégate anglaise, une révolte à bord et la tempête avant de se trouver à portée de canon d'une corvette française, les personnalités attachantes du capitaine Tachet, de son second Lucien Gillon et de Corinne de Kersatel, la fille de l'armateur embarquée clandestinement à bord dans le but de rejoindre son cousin et héros chouan réfugié en Amérique, la fierté de Mawba, le jeune chef noir, et la truculence de Peter l'Anglais, l'un des trafiquants de « pièces d'Inde » sur la côte de la Guinée, font de ce livre un document particulièrement émouvant sur la traite des noirs et un récit passionnant d'aventures de mer.

  • Le monde s'apprête à fêter le deux millième anniversaire de la naissance du Christ et l'entrée de la chrétienté dans le troisième millénaire. Pourtant, beaucoup ignorent que la merveilleuse histoire commencée dans une crèche de Palestine aurait pu s'achever tragiquement au début du IVe siècle. À cette époque, en effet, l'Empire romain décida d'éliminer une bonne fois pour toutes la religion chrétienne qui, venue de Judée, menaçait d'investir l'ensemble de la Romanité. Pendant près de dix ans, les empereurs Dioclétien, Maximien, Galère et Maximin II Daïa s'acharnèrent à détruire le christianisme par une persécution effroyable et jusqu'alors inégalée. Crucifixions, décapitations, noyades, lapidations, pendaisons, tortures de toutes sortes devaient éradiquer la pernicieuse doctrine. En 312, le miracle se produisit. Constantin, Auguste de la Gaule, décida de réunifier l'Empire en s'emparant d'abord de l'Italie. Peu de temps avant la décisive bataille du pont Milvius qui devait l'opposer à son rival le plus dangereux, l'empereur païen Maxence, Constantin vit un phénomène étrange dans le ciel. Il crut d'abord à une manifestation d'Apollon, le dieu protecteur de sa famille, mais fut bientôt persuadé que c'était le Christ qui, en réalité, soutenait son combat. Vainqueur au pont Milvius, Constantin entra dans Rome. Reconnaissant, il fit quérir le chef de la communauté chrétienne, le pape Miltiade, à peine sorti de la clandestinité des catacombes, et l'installa solennellement au palais impérial du Latran. L'aventure fabuleuse de l'Église catholique commençait. Seize siècles après, elle dure toujours, et le pape Jean-Paul II, glorieusement régnant, est le successeur direct de ce Miltiade, transi et en haillons, que Constantin promut au rang d'interlocuteur privilégié du pouvoir impérial.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Juin 1940. Jamais encore durant son histoire la France n'a connu une telle épreuve. En un mois, près de cent mille de ses soldats sont morts au cours de combats acharnés. L'armée allemande vient de faire deux millions de prisonniers ! Jamais autant de Français n'ont subi l'humiliation de la défaite et celle de la captivité outre-Rhin. Nul n'imagine alors que ces hommes valeureux vont croupir pendant cinq ans dans les oflags et les stalags du IIIe Reich. Si la majorité des vaincus n'aura pas l'opportunité, la volonté ou la chance de s'enfuir des camps nazis, ils seront cependant soixante-dix mille à tenter de s'évader avec plus ou moins de succès. Parmi les évasions les plus célèbres rapportées dans cet ouvrage figurent celle du général d'armée Henri Giraud et celle du futur président de la République François Mitterrand. Mais l'auteur a surtout privilégié les récits d'évadés anonymes dont les aventures dépassent l'imagination. Ces héros modestes mais hors du commun, narrateurs de leur propre histoire, n'hésitèrent pas à braver tous les dangers pour recouvrer la liberté. Leurs exploits extraordinaires méritaient d'être sauvés de l'oubli. L'intérêt de cet ouvrage est soutenu par le talent de conteur d'André Besson. Il parvient, à partir de ses nombreuses enquêtes historiques, à brosser, soixante ans après les événements, une fresque de la captivité pleine de passion, d'émotion, de dignité, mais aussi de fraternité.

  • « Une route difficile vers de Gaulle »... est celle qu'ont suivie les marins du Régiment Blindé de Fusiliers-Marins à travers les épreuves tragiques de la Marine française de 1940 à 1943. Leur histoire commence avec la campagne de Norvège, aux côtés des marins anglais, leurs alliés. Elle se poursuit par la destruction de leurs bâtiments par ces mêmes marins anglais et plus tard, américains, par des combats à terre contre les forces anglaises débarquées, par les prisons anglaises... Mais elle s'achève par leur revanche éclatante sur les années cruelles, en prenant une part glorieuse à la Libération de la France. Leur route, de la mer du Nord, l'océan Indien, Diego-Suarez, l'Angleterre... à l'Afrique du Nord, fut longue et semée d'obstacles par des ennemis et amis de tous bords. Puis, par un de ces miracles qui sont l'aboutissement de beaucoup de persévérance, ils ont, à l'heure voulue, rencontré sur leur chemin, le général de Gaulle et forgé avec lui leur nouveau destin. Désignés pour armer le Régiment de Chasseurs de chars (Tank-Destroyers ou TD) de la 2e Division Blindée, ils ont débarqué en Normandie avec le général Leclerc, sont entrés à Paris et ont fait toute la campagne de France jusqu'au coeur de l'Allemagne. Étonnant parcours pour des marins ! Ils ont terminé la guerre avec le plus beau palmarès de la 2e D.B. et probablement de l'Armée Française, en chars et en canons anti-chars allemands détruits. La guerre finie, ils sont revenus à la mer... Après la campagne de Norvège et celle du croiseur auxiliaire Bougainville dans l'océan Indien, l'amiral Maggiar a créé et commandé en Afrique du Nord, le Bataillon Bizerte, puis, jusqu'à la victoire, le Régiment Blindé de Fusiliers-Marins de la 2e D.B. Contre-amiral (CR), grand officier de la Légion d'Honneur, il est titulaire de dix citations.

  • « Cambodge, du sourire à l'horreur » relate tout d'abord les événements dantesques qui ont accompagné et suivi la prise de Phnom Penh par les Khmers rouges, le 17 avril 1975.

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  • Il y a cent ans, le 22 janvier 1901, s'éteignait Alexandrina Victoria de Grande-Bretagne, plus connue sous le nom de Victoria Ire. Au cours d'un règne qui fut le plus long de la monarchie britannique, l'Angleterre se hissa au premier rang des nations par sa puissance économique et l'étendue d'un empire que seul Rome, avant elle, avait égalé. Dans le même temps, alors que l'Europe était en proie aux convulsions et que la France s'épuisait à changer de régimes politiques, les Anglais, pragmatiques, conservaient la monarchie en lui ôtant tout pouvoir de nuisance et bâtissaient une démocratie parlementaire exemplaire. Bien que de tempérament autoritaire et capricieux, Victoria fut convaincue par le prince Albert, son mari, que la royauté, s'appuyant sur les classes moyennes entreprenantes, devait accompagner l'évolution démocratique et non la freiner. Elle devint ainsi le symbole vivant - et presque divinisé à la fin de son règne - d'une nation britannique persuadée que Dieu lui avait donné mission de dominer le monde. Follement amoureuse de son mari mais indifférente à ses enfants, imbue de son rang mais très critique à l'égard de l'aristocratie, incarnant la morale bourgeoise mais s'affichant elle-même avec un valet d'écurie puis avec un domestique indien, méfiante à l'égard du cosmopolitisme mais faisant d'un Juif son Premier ministre adulé, patriote jusqu'au chauvinisme mais conservant une étrange tendresse pour la France, Victoria fut pétrie de contradictions. Cette personnalité complexe, moderne par bien des aspects, justifie l'intérêt du biographe et la curiosité du public.

  • De Georges 1er de Grèce qui régna cinquante ans sans jamais intervenir dans les affaires intérieures à Tomislav II de Croatie qui, refusant de collaborer avec le fascisme, déposa la couronne au bout de cinq jours, les Balkans offrent un tableau saisissant de monarques hauts en couleur s'efforçant par des moyens divers et souvent contradictoires d'établir la royauté dans une région terriblement mouvante de l'Europe. Ils eurent leurs heures de gloire et de douleur et furent longtemps injustement oubliés. L'effondrement du mur de Berlin et la libération de l'Europe orientale ont suscité un nouvel intérêt pour leur histoire qui fut aussi, et surtout, celle de nations s'affranchissant au XIXe siècle de la tutelle ottomane pour tomber au XXe siècle sous le joug hitlérien ou stalinien. Ce livre, qui s'adresse à tous les démocrates sincères, monarchistes ou républicains, n'est pas un ouvrage polémique ou de propagande. Il n'a pour ambition que de montrer, pour que les peuples puissent enfin juger avec sérénité. Il s'adresse bien sûr au public occidental qui redécouvre aujourd'hui cette partie du continent, mais peut-être plus encore à la jeunesse balkanique qui, rejetant les préjugés imbéciles, les querelles partisanes stériles et les haines ethniques inacceptables, construira avec nous l'Europe de demain, c'est-à-dire une Europe fraternelle, démocratique et sociale.

  • Grand-mère Céline raconte à son petit-fils, l'écrivain André Besson, les fabuleux souvenirs engrangés dans sa mémoire. Elle évoque son enfance au fond des forêts où la tribu des Chaniet travaillait à la coupe des arbres et à la fabrication du charbon de bois. Elle parle de la grande peur des loups qui hantaient la région et de celle des chiens enragés, avant que Monsieur Pasteur ne mette au point son vaccin. À l'époque (entre 1860 et 1880), Céline marchait pieds nus, se lavait à l'eau de source et portait des haillons. Chez les Chaniet, malgré leur pauvreté, il y avait toujours « l'écuelle de Dieu » au bout de la table pour plus miséreux qu'eux. Céline parle avec vénération de son grand-père surnommé « Passemaux », parce qu'il possédait le don de passer les maux. Il guérissait en captant la force des chênes. « Le chêne, disait-il, est traversé par une force qui vient du sol et communique avec le soleil par les ramures. » Une inoubliable figure de patriarche, un peu sorcier et grand chrétien, qui envoie ses patients à confesse et transmet ses « secrets » à sa petite-fille. Céline Chaniet-Besson, devenue « civilisée » par un mariage qui l'arrache aux sortilèges de la forêt de Chaux, n'oubliera jamais son enfance. Avant de disparaître, en 1943, à l'âge de 85 ans, elle racontera à son petit-fils, André Besson, la vie des anciens bûcherons-charbonniers de Franche-Comté. Conteur exceptionnel profondément enraciné dans son terroir natal, André Besson nous offre ici, avec émotion et réalisme, un livre puisé aux sources. Il nous restitue l'existence de ces hommes et de ces femmes des bois épris de liberté, qui vivaient au rythme de la terre et du ciel.

  • En Europe, le dernier mois de la Seconde Guerre mondiale fut marqué par une série d'événements dramatiques qui précipitèrent le cours de l'Histoire. Cinquante ans après, André Besson entreprend de raconter ces trente journées décisives qui changèrent la face du monde. À travers une documentation variée et des témoignages inédits, il anime une immense fresque historique mettant en scène des millions d'hommes, de femmes, d'enfants mêlés à la plus furieuse bataille de tous les temps. Après nous avoir fait assister au franchissement de l'Oder par les Russes et à celui du Rhin par les Occidentaux, il narre, en des pages d'une grande intensité, les ultimes combats de rue dans Berlin dévasté. Il fait revivre la tragédie des populations soumises aux bombardements alliés, puis aux exactions des vainqueurs. Ce livre nous fait aussi pénétrer dans l'intimité des damnés du nazisme et raconte ce que furent les dernières heures d'Hitler et de ses partisans. Correspondant de presse, André Besson a eu l'occasion d'enquêter en Allemagne après l'effondrement du IIIe Reich. Il a interrogé de nombreux témoins dans les deux camps. Grâce à ses interviews de combattants et de civils, il raconte dans cet ouvrage, avec beaucoup de réalisme, l'écroulement dantesque du nazisme.

  • Des bilans de toute sorte ont été établis sur la Révolution. Curieusement, pourtant, on avait omis d'inscrire dans ces bilans ce qui fut l'une des destructions les plus lourdes de conséquences pour l'avenir de la France : celle de notre marine, à son zénith en 1789 et qui, dix ans plus tard, n'existait pratiquement plus. L'ouvrage de Joseph Martray présente d'abord la situation de la marine à la veille de la Révolution, lorsque les flottes de Louis XVI plaçaient la France en tête des nations pouvant alors prétendre à la puissance maritime, qui s'annonçait alors comme la base de la véritable suprématie : celle qui donnait - au début de l'ère industrielle - les moyens d'assurer les communications, la sécurité des transports, l'approvisionnement en denrées et matières premières. Cette grande marine de la fin de la monarchie sera détruite en quelques années, par sectarisme idéologique, avant même qu'elle n'affronte les forces de l'Angleterre à qui la Convention devait, si légèrement, déclarer la guerre le 1er février 1793 : une guerre qui ne s'achèvera qu'en 1815, avec notre élimination totale des océans. Comment a-t-on pu en venir là ? Quels enseignements faut-il en tirer ? Tel est l'objet de cet ouvrage qui va certes provoquer beaucoup de polémiques. Mais comment pourrait-on contester la masse des faits ici rassemblés pour la première fois et leur analyse ? Ce sera, à coup sûr, l'un des livres marquants de la littérature historique produite à l'occasion du bicentenaire de la Révolution Française.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Écrit par René Schaefer, qui connaît parfaitement ces territoires, "Révolution en Algérie" nous parle d'Islam, des relations entre la France et l'Algérie, de la population algérienne. Mais il aborde aussi les délicates questions d'un potentiel fatalisme musulman, de la désintégration de la société algérienne, des problèmes démographiques, des troubles que connaît ce pays et de l'économie algérienne, dont il dresse un bilan complet.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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