FeniXX réédition numérique (France-Empire)

  • Il y a cent ans, le 22 janvier 1901, s'éteignait Alexandrina Victoria de Grande-Bretagne, plus connue sous le nom de Victoria Ire. Au cours d'un règne qui fut le plus long de la monarchie britannique, l'Angleterre se hissa au premier rang des nations par sa puissance économique et l'étendue d'un empire que seul Rome, avant elle, avait égalé. Dans le même temps, alors que l'Europe était en proie aux convulsions et que la France s'épuisait à changer de régimes politiques, les Anglais, pragmatiques, conservaient la monarchie en lui ôtant tout pouvoir de nuisance et bâtissaient une démocratie parlementaire exemplaire. Bien que de tempérament autoritaire et capricieux, Victoria fut convaincue par le prince Albert, son mari, que la royauté, s'appuyant sur les classes moyennes entreprenantes, devait accompagner l'évolution démocratique et non la freiner. Elle devint ainsi le symbole vivant - et presque divinisé à la fin de son règne - d'une nation britannique persuadée que Dieu lui avait donné mission de dominer le monde. Follement amoureuse de son mari mais indifférente à ses enfants, imbue de son rang mais très critique à l'égard de l'aristocratie, incarnant la morale bourgeoise mais s'affichant elle-même avec un valet d'écurie puis avec un domestique indien, méfiante à l'égard du cosmopolitisme mais faisant d'un Juif son Premier ministre adulé, patriote jusqu'au chauvinisme mais conservant une étrange tendresse pour la France, Victoria fut pétrie de contradictions. Cette personnalité complexe, moderne par bien des aspects, justifie l'intérêt du biographe et la curiosité du public.

  • Voici le portrait complet d'une province peu connue au fond, et qui serait donc à découvrir plus qu'une autre, d'autant qu'elle a beaucoup à nous dire. À son histoire appartient celle, curieuse et instructive, des hauts seigneurs que furent les Clèves, les Gonzague, les Mancini... Mais sait-on que cette province de forêts et d'eaux vives était au XVIIIe siècle, en raison de ses mines de fer, l'une des plus industrialisées de France ? Louis XVI fit l'acquisition des forges de Guérigny. Vie patriarcale et austère des communautés de laboureurs ; existence fantaisiste et joyeuse des hardis lurons que furent les bateliers de la Loire : le contraste des mentalités et des moeurs est magistralement dépeint. La verrerie, la faïencerie et l'émail - le fameux émail bleu de Nevers - ont fait la gloire de l'artisanat, tandis que, des vignes de Pouilly, est venu un vin réputé. En Nivernais, Vauban reçoit chez lui les gens du terroir ; Bernadette Soubirous meurt au couvent de Nevers ; Jules Renard se retranche dans sa solitude ombrageuse. C'est le pays de Romain Rolland et de Maurice Genevoix. L'industrie aujourd'hui a entrepris de se rénover : elle s'oriente vers la fabrication des biens d'équipement et vers les techniques de pointe.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Parmi les noms des provinces françaises, celui de la Bourgogne résonne haut : c'est l'un des plus connus des étrangers sinon des Français. L'archéologue songe à Solutré, Vix, Alésia, aux monuments romains d'Autun. L'historien se représente le prodigieux essor des abbayes de Cluny et de Citeaux, les fastes des Grands Ducs d'Occident. L'ami des arts évoque l'impérissable beauté des abbatiales de Cluny, Paray, Fontenay, la rude splendeur de Tournus, la luxuriante imagerie d'Autun, Vézelay, Avallon, la perfection de la cathédrale de Sens et celle des quatre Notre-Dame : Beaune, Dijon, Semur, Auxonne ; il admirera les oeuvres de Sluter, Sambin, Soufflot, Greuse, Rude, Rameau. La Bourgogne fut la patrie de saint Bernard et de sainte Jeanne de Chantal, de Bossuet et de Lacordaire, de Vauban et de Carnot, de Buffon, Monge et Lamartine. Et comment oublier qu'elle est terre de gastronomie et de grands vins ?

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Le Languedoc méditerranéen Nouv.

    Immense amphithéâtre qui regarde la mer, le Languedoc méditerranéen réunit les départements du Gard, de l'Hérault, de l'Aude et de la Lozère en une ordonnance d'une admirable unité. Dans la garrigue, les sonnailles du troupeau de moutons répondent à la voix claire du clocher roman. La Montagne Noire couronne ses sombres forêts de châteaux forts, pareils à de vieux guerriers mutilés et vainqueurs. Les étangs littoraux ont leurs fugues de clartés, leurs soleils couchants. Et tout cela dans cette atmosphère d'héroïsme, de pathétique, et de grandeur que le paysage languedocien exprime partout. Sur ce sol saturé d'antiquité romaine, où les Wisigoths apportèrent, avec l'arianisme, une première forme de l'esprit contestataire, le « miracle languedocien » connaîtra d'éclatantes résurgences. L'architecture aura ses splendides floraisons. La merveilleuse aventure de l'Art se poursuivra. En littérature, le courant occitan et le courant français affirmeront leur continuité. On construira le port de Sète et le Canal du Midi. Après les mutations économiques et politiques du XIXe siècle, quelles sont actuellement les perspectives ? Ce livre, qui n'oublie rien, nous le dit, de même qu'il nous guide dans une prestigieuse « Galerie des illustres », depuis le roi Jacques d'Aragon et le Pape Urbain V, jusqu'à Paul Valéry. Et l'auteur nous convie encore à des promenades passionnées, à la découverte d'un pays d'une richesse extrême.

  • Le Bourbonnais Nouv.

    Province jadis partagée entre la langue d'oc et la langue d'oïl, sensible, selon les contrées, au voisinage du Berry, de la Bourgogne ou de l'Auvergne, le Bourbonnais n'a pas d'unité géographique. Il représente une construction, née de la volonté d'une famille qui sut rassembler avec patience, administrer avec sagesse, et gouverner avec éclat. Et, cependant, cette création n'a rien d'une juxtaposition artificielle, et les découpages administratifs - jusqu'aux plus récents - ont toujours respecté une configuration territoriale devenue le département de l'Allier. Conscients des traits distinctifs de leurs divers terroirs, les habitants ne revendiquent pas moins leur appartenance à un ensemble, qui les différencie des provinces d'alentour : il existe une âme bourbonnaise. Comment cette unité s'est-elle constituée ? Comment cette âme, à travers les siècles, s'est-elle reflétée dans les mentalités, et dans le cours des événements ? La réponse nous est donnée ici par un écrivain enraciné au coeur de sa province : Jean-Charles Varennes. Né de parents instituteurs, enseignant lui-même, critique littéraire, romancier, essayiste et historien, il est cet animateur culturel et social en qui Paul Guth a salué « l'un des artisans les plus sûrs de la régionalisation dans le domaine de l'esprit ». Depuis les temps des cultes antiques et de la civilisation gallo-romaine, Jean-Charles Varennes, en des pages marquées du sens de l'humain, nous conduit jusqu'à l'avènement de la grande industrie et jusqu'aux heures cruciales de l'époque contemporaine. Du Bourbonnais, le regard s'étend aisément sur l'histoire de France. Terre des sources, cette province ajoute au prestige des eaux les rendez-vous de l'art et de la pensée, le charme et la beauté des sites. Le Bourbonnais est une terre qui invite.

  • Splendeurs et gloires des Pyrénées Nouv.

    Au XIXe siècle, Horace de Viel-Castel écrivait : « Les Pyrénées, ce pays aimé des dieux, où le reste de la France se rend une fois dans sa vie, comme les Musulmans se rendent à la Mecque ! » Ce mot traduit à merveille les splendeurs d'une région, qui sollicite les curiosités de l'esprit et les ferveurs de l'âme. Les temps de la Préhistoire s'y révèlent en de précieux souvenirs, et la brillante civilisation romaine a laissé subsister de remarquables vestiges, non sans y avoir fait une découverte promise à un bel avenir : celle des sources thermales. Gaston Fébus, vicomte de Béarn, eut l'éclat d'un héros de légende ; et ce fut dans les Pyrénées que le plus populaire de nos rois eut son berceau. Sur leurs chemins, jalonnés de sanctuaires, ces contrées virent passer les pèlerins de Saint-Jacques de Compostelle et, aujourd'hui, elles accueillent, à Lourdes, les foules venues du monde entier. Ici, l'histoire est encore celle de sommets à conquérir, d'un sous-sol à explorer et, d'autre part, des illustres visiteurs attirés par les bienfaits des eaux et la beauté des sites. Pierre de Gorsse, dont l'oeuvre déjà consacrée aux Pyrénées a fait de lui l'un des grands lauréats de l'Académie française et de la Société des gens de lettres, est, dans le présent ouvrage, un guide et un conteur qui nous retient par une connaissance complète du sujet, non moins que par l'art d'en présenter les divers aspects de la façon la plus attrayante qui soit.

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