FeniXX réédition numérique (RECLUS)

  • Marquée par trente-cinq années d'affrontements, de la seconde guerre mondiale aux deux guerres d'Indochine, par deux décennies de partition héritée de la décolonisation et par une autre décennie de fermeture après la réunification en 1975, la République Démocratique Populaire Lao est aujourd'hui un pays mal connu. Or, passé en dix ans de la collectivisation à la décollectivisation, le Laos est devenu le plus ouvert des trois pays communistes indochinois. Il a par ailleurs retrouvé sa fonction d'État-tampon qui assure sa permanence au coeur de la péninsule depuis le XIVe siècle, en dépit de ses faiblesses apparentes. Ce livre, grâce à une documentation statistique et cartographique inédite, retrace l'évolution singulière des stratégies politiques, économiques et spatiales. Le Laos, renouant avec des configurations territoriales anciennes a renforcé sa cohésion, libéralisé sa gestion économique et sociale, arrêté l'hémorragie des réfugiés et relancé la mobilisation des ressources nationales. S'ouvrant vers l'Occident, il a accru les investissements pour le développement. Profitant de la redéfinition des équilibres régionaux, il a élargi sa marge de manoeuvre vis-à-vis de ses principaux voisins. Cette évolution, replacée dans la longue durée, permet de dégager les conditions de reproduction qui garantissent l'avenir de l'État-tampon.

  • Cet ouvrage présente une nouvelle forme d'analyse spatiale, réalisée par traitement d'images à l'aide de la morphologie mathématique. Il propose des outils d'analyses spatio-temporelles, applicables à toute variable se déployant à travers l'espace, qu'elle soit de type démographique, socio-économique, épidémiologique ou végétal. Chaque technique est illustrée par des exemples, et les traitements informatiques sont, par souci pédagogique, décomposés en algorithmes élémentaires. Les images traitées ne se limitent pas aux photographies aériennes et satellitaires. Les cartes, les couches d'information des SIG, les tableaux de données, deviennent également des images. Ici, l'analyse d'images diffère, dans sa démarche, de celle utilisée en télédétection ; il ne s'agit pas de reconnaître des objets à partir de formes visibles mais de déceler des structures à partir d'objets connus, et d'expliciter celles-ci. Deux méthodes d'analyse spatiale sont exposées. La première privilégie la mesure, et a pour but de décrire - quantitativement - des structures à partir de transformations d'images ; la deuxième a pour finalité l'obtention d'une forme, qui révèle les relations invisibles tissées entre les objets, qui informe - au sens éthymologique - la structure recherchée.

  • Cet ouvrage présente une nouvelle forme d'analyse spatiale, réalisée par traitement d'images à l'aide de la morphologie mathématique. Il propose des outils d'analyses spatio-temporelles, applicables à toute variable se déployant à travers l'espace, qu'elle soit de type démographique, socio-économique, épidémiologique ou végétal. Chaque technique est illustrée par des exemples, et les traitements informatiques sont, par souci pédagogique, décomposés en algorithmes élémentaires. Les images traitées ne se limitent pas aux photographies aériennes et satellitaires. Les cartes, les couches d'information des SIG, les tableaux de données, deviennent également des images. Ici, l'analyse d'images diffère, dans sa démarche, de celle utilisée en télédétection ; il ne s'agit pas de reconnaître des objets à partir de formes visibles mais de déceler des structures à partir d'objets connus, et d'expliciter celles-ci. Deux méthodes d'analyse spatiale sont exposées. La première privilégie la mesure, et a pour but de décrire - quantitativement - des structures à partir de transformations d'images ; la deuxième a pour finalité l'obtention d'une forme, qui révèle les relations invisibles tissées entre les objets, qui informe - au sens éthymologique - la structure recherchée.

  • L'« écologie » (en tant que science) et l'« écologisme » (mouvement et/ou idéologie se référant à cette science), sont deux choses bien différentes. Pourquoi une telle confusion entre les deux termes ? Cet amalgame ne vise-t-il pas à nous imposer un nouvel ordre intellectuel, puis sociopolitique, au nom de la nature ? Cet essai cherche à montrer, d'une part, que l'écologisme véhicule - par essence - un « intégrisme naturaliste », qui plie l'ordre intellectuel et social à un prétendu ordre naturel, position qui n'est pas nouvelle, et que l'on retrouve aussi bien dans les « philosophies de la nature » des siècles passés, que dans l'écologisme d'extrême-droite contemporain ; et, d'autre part, au-delà des dérives radicales qui vont de la deep ecology à l'écofascisme, que l'écologisme représente la nouvelle planche de salut, pour un capitalisme soucieux de ne pas scier une branche sur laquelle sont assis ses profits. À des constats souvent légitimes certes, les solutions proposées sont-elles bonnes ? L'approche est-elle correcte au départ ? N'y a-t-il pas là toute une série d'impostures, qui peuvent abuser les individus soucieux d'un monde meilleur ? Un peu de géographie aide à mieux poser les problèmes, et à éviter les dérives.

  • L'« écologie » (en tant que science) et l'« écologisme » (mouvement et/ou idéologie se référant à cette science), sont deux choses bien différentes. Pourquoi une telle confusion entre les deux termes ? Cet amalgame ne vise-t-il pas à nous imposer un nouvel ordre intellectuel, puis sociopolitique, au nom de la nature ? Cet essai cherche à montrer, d'une part, que l'écologisme véhicule - par essence - un « intégrisme naturaliste », qui plie l'ordre intellectuel et social à un prétendu ordre naturel, position qui n'est pas nouvelle, et que l'on retrouve aussi bien dans les « philosophies de la nature » des siècles passés, que dans l'écologisme d'extrême-droite contemporain ; et, d'autre part, au-delà des dérives radicales qui vont de la deep ecology à l'écofascisme, que l'écologisme représente la nouvelle planche de salut, pour un capitalisme soucieux de ne pas scier une branche sur laquelle sont assis ses profits. À des constats souvent légitimes certes, les solutions proposées sont-elles bonnes ? L'approche est-elle correcte au départ ? N'y a-t-il pas là toute une série d'impostures, qui peuvent abuser les individus soucieux d'un monde meilleur ? Un peu de géographie aide à mieux poser les problèmes, et à éviter les dérives.

  • Comprendre les territoires que s'est forgé l'humanité, apprécier les usages qu'elle en fait, en diagnostiquer les contradictions et les tensions, en préciser les dynamiques, tout cela n'est pas d'une mince ambition. C'est celle de la géographie aujourd'hui. Tout le sens du travail du réseau RECLUS est là : aboutir à des expressions simples des structures, et des dynamiques territoriales même complexes, qui soient fondées sur une information suffisante et une analyse stricte, supportant épreuve et contre-épreuve. Tel est bien le style habituel de Joël Charre. Il travaille sur le fond et sur l'instrument à la fois. Il n'aime rien avancer qu'il ne puisse évaluer, mesurer, prouver, comparer. Son nouvel ouvrage est à méditer. Il donne les définitions indispensables, les approches utiles, les pièges à éviter, les limites de confiance des méthodes de recherche.

  • Comprendre les territoires que s'est forgé l'humanité, apprécier les usages qu'elle en fait, en diagnostiquer les contradictions et les tensions, en préciser les dynamiques, tout cela n'est pas d'une mince ambition. C'est celle de la géographie aujourd'hui. Tout le sens du travail du réseau RECLUS est là : aboutir à des expressions simples des structures, et des dynamiques territoriales même complexes, qui soient fondées sur une information suffisante et une analyse stricte, supportant épreuve et contre-épreuve. Tel est bien le style habituel de Joël Charre. Il travaille sur le fond et sur l'instrument à la fois. Il n'aime rien avancer qu'il ne puisse évaluer, mesurer, prouver, comparer. Son nouvel ouvrage est à méditer. Il donne les définitions indispensables, les approches utiles, les pièges à éviter, les limites de confiance des méthodes de recherche.

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