FeniXX réédition numérique (Textuel)

  • Des témoignages de femmes engagées dans la politique et qui s'interrogent sur cet engagement : de Martine Aubry à Simone Veil, en passant par Arlette Laguiller.

  • Internet fait renaître le rêve d'universalité où l'entière humanité participe à l'échange des idées. Mais suscite aussi l'angoisse de voir disparaître la culture du livre. Quel est l'avenir du livre ? Que nous apprend son passé ? Roger Chartier nous rappelle que bien des révolutions, dont celle de Gutenberg, vécues comme des menaces, ont au contraire créé opportunités et ouvertures. Il démontre pourquoi l'histoire du livre est inséparable des gestes violents qui le répriment, des autodafés à la censure ; mais aussi comment la force de l'écrit a rendu tragiquement dérisoire cette noire volonté. Ainsi, la négation de l'auteur a finalement conduit à la reconnaissance de ses droits qui sont aujourd'hui à nouveau mis en question par l'immatérialité du texte électronique. Dans cette évocation du jeu de rôles entre auteur, lecteur, éditeur et supports technique de l'écrit, Roger Chartier nous préserve de la nostalgie conservatrice comme de l'utopie naïve. Car réfléchir sur les révolutions du livre, c'est en définitive, interroger la tension fondamentale qui traverse le monde contemporain, déchiré entre l'affirmation des particularités et le désir d'universel.

  • Recul des projets collectifs et fin des grands récits, silence des intellectuels, mort du grand écrivain : ces images de déclin ne résistent pas à l'examen attentif des initiatives qui s'ébauchent aujourd'hui, L'idée d'une fin de l'engagement ne mérite en aucune façon de détenir le monopole. La figure du militant sacrifiant son existence à des lendemains qui chantent est certes révolue. Mais émergent ou se redéploient des pratiques qui renouvellent la citoyenneté, notamment autour d'enjeux culturels, sous des formes moins utopistes et tout aussi actives. L'individu contemporain s'engage, mais autrement : sans sacrifier sa subjectivité à une organisation ou à une idéologie. Un engagement qui autorise, en somme, le dégagement, telle pourrait être la formule de demain. L'avenir de l'engagement dépend de la capacité des acteurs à répondre à un défi crucial : comment favoriser la rencontre du bas et du haut, des mobilisations sociales ou culturelles et de l'intervention politique et intellectuelle ? Et avant tout, comment articuler les deux principales logiques de l'engagement : fermeté éthique et volonté active, raison et conviction ? Michel Wieviorka.

  • Président de Médecin sans frontières de 1982 à 1994, Rony Brauman dresse un bilan sans concessions de ses engagements, se prononçant pour une inscription de l'humanitaire dans une réflexion morale et pour un retour à une lucidité originelle loin des logiques financières ou structurelles.

  • Tous ceux qui sont descendus dans la rue dans les années 70 se retrouveront dans ce défilé en images de lycéens, journalistes, ouvriers, policiers... Plus qu'une simple reconstitution historique (à partir de photos d'archives), ces cortèges mettent en scène avec humour l'art de manifester, une discipline encore d'actualité.

  • Un accord paraît être brisé. Les querelles entre les parents et l'école ne cessent d'alimenter les remises en cause de l'institution scolaire. C'est au jeu de leurs relations qu'est consacré cet ouvrage, tordant le cou au mythe d'une regrettée école républicaine égalitaire.

  • Première cigarette, volutes mondaines, volupté orientale, gestes nerveux ou sensuels : fumer est une activité rien moins qu'innocente. Ce beau livre réunit des peintures de toutes les époques et une anthologie de textes littéraires sur ce plaisir d'autant plus attirant qu'il est interdit.

  • Qu'est-ce qu'un économiste ? C'est quelqu'un qui se trompe. En abordant l'économie de façon ludique et ironique, Michel Musolino donne un coup de pied salvateur dans l'économiquement correct.

  • Au-delà du constat d'un « déni » de la mort qui est loin d'être l'apanage de notre époque, ce livre apporte un éclairage neuf à la place de la mort dans notre société. Les pistes qu'il dessine font apparaître avec force l'importance de recréer de nouvelles solidarités pour permettre aux vivants de reprendre « leurs marques » avec la mort. Marie-Thérèse Gatt livre sa vision d'une mort partagée en tant que responsable d'une unité de soins palliatifs. Patrick Baudry rappelle que la mort est d'abord fondatrice de culture, du rapport à l'autre. Bernard Paillard montre comment le sida, tout en secouant nos illusions, appelle à une réaffirmation du lien social. « Le Penser-Vivre », une collection pour comprendre les phénomènes qui affectent nos existences de personnes et de citoyens. En incitant les spécialistes à s'engager dans le débat, « Le Penser-Vivre » veut raviver en chaque lecteur l'excitation de penser et de discuter.

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