FeniXX réédition numérique (Société d'éditions générales)

  • Rudolf poussa un hurlement. L'ongle de la jeune fille lui avait meurtri la paupière, et probablement crevé le globe oculaire. Aveuglé, il se rejeta en arrière, d'un mouvement si prompt qu'il tomba à la renverse. Sa tête vint heurter un montant de métal et il demeura immobile sur le dos, à demi-conscient. Maj-Britt se releva, enjamba son adversaire, et sortit de la cabine. L'air frais lui fit l'effet d'une douche froide et elle recouvra immédiatement sa maîtrise de soi. À l'arrière du canot, la corde d'amarrage était enroulée. Elle s'en saisit et revint précipitamment à la cabine, où Rudolf était toujours immobile, les mains sur les yeux, haletant de douleur. Elle commença à l'attacher aux poignées de cuivre. Rudolf comprit ce qui lui arrivait juste au moment où il avait déjà les jambes entravées. Ses bras furent à leur tour paralysés, avant qu'il ait pu esquisser une résistance quelconque. "Petite garce, tu vas me le payer !" grommela-t-il en tirant sur la corde de tous ses membres. Mais les noeuds de Maj-Britt étaient solides, il était à sa merci.

  • Dans son lit, l'interprète était toujours immobile. Wollberg lui prit le bras droit, et commença à lui retrousser la manche de son pyjama jusqu'au coude. Puis, il porta la main à sa poche revolver pour y saisir la boîte contenant la seringue. - Ne bougez plus ! fit soudain une voix sèche derrière Nick. Et le jeune homme sentit qu'on lui appuyait un objet dur dans le dos, tandis que Wollberg, les yeux fixés sur quelque chose qui se passait derrière Nick, levait lentement les bras. Nick fut prestement poussé contre la cloison. Il leva les bras à son tour. C'est alors seulement, qu'il reconnut les deux nouveaux venus, les deux hommes qu'il avait aperçus dans le hall de l'hôtel, somnolant dans des fauteuils !

  • Salut Gaspar ! dit-il. Comme piqué par un serpent, Gaspar se retourna, faisant virevolter Estelle. Il aperçut Malran, le visage en sang, remarqua que son bras gauche pendait. Mais le 7,65 restait fermement braqué sur lui. Qu'est-ce que ça veut dire ? demanda-t-il un peu pâle. Dorfeuil est mort, annonça Malran. Alors, vous laissez la fille et vous caltez. Sinon, je vous descends tous les deux ! Dorfeuil est mort ! Ça, je veux le voir ! s'écria le Gros. Tu peux me croire sur parole. Il a reçu une balle de 7,65 dans le crâne et une autre dans l'estomac. Même pour toi, ce serait suffisant !

  • Rudolf poussa un hurlement. L'ongle de la jeune fille lui avait meurtri la paupière, et probablement crevé le globe oculaire. Aveuglé, il se rejeta en arrière, d'un mouvement si prompt qu'il tomba à la renverse. Sa tête vint heurter un montant de métal et il demeura immobile sur le dos, à demi-conscient. Maj-Britt se releva, enjamba son adversaire, et sortit de la cabine. L'air frais lui fit l'effet d'une douche froide et elle recouvra immédiatement sa maîtrise de soi. À l'arrière du canot, la corde d'amarrage était enroulée. Elle s'en saisit et revint précipitamment à la cabine, où Rudolf était toujours immobile, les mains sur les yeux, haletant de douleur. Elle commença à l'attacher aux poignées de cuivre. Rudolf comprit ce qui lui arrivait juste au moment où il avait déjà les jambes entravées. Ses bras furent à leur tour paralysés, avant qu'il ait pu esquisser une résistance quelconque. "Petite garce, tu vas me le payer !" grommela-t-il en tirant sur la corde de tous ses membres. Mais les noeuds de Maj-Britt étaient solides, il était à sa merci.

  • Dans son lit, l'interprète était toujours immobile. Wollberg lui prit le bras droit, et commença à lui retrousser la manche de son pyjama jusqu'au coude. Puis, il porta la main à sa poche revolver pour y saisir la boîte contenant la seringue. - Ne bougez plus ! fit soudain une voix sèche derrière Nick. Et le jeune homme sentit qu'on lui appuyait un objet dur dans le dos, tandis que Wollberg, les yeux fixés sur quelque chose qui se passait derrière Nick, levait lentement les bras. Nick fut prestement poussé contre la cloison. Il leva les bras à son tour. C'est alors seulement, qu'il reconnut les deux nouveaux venus, les deux hommes qu'il avait aperçus dans le hall de l'hôtel, somnolant dans des fauteuils !

  • Salut Gaspar ! dit-il. Comme piqué par un serpent, Gaspar se retourna, faisant virevolter Estelle. Il aperçut Malran, le visage en sang, remarqua que son bras gauche pendait. Mais le 7,65 restait fermement braqué sur lui. Qu'est-ce que ça veut dire ? demanda-t-il un peu pâle. Dorfeuil est mort, annonça Malran. Alors, vous laissez la fille et vous caltez. Sinon, je vous descends tous les deux ! Dorfeuil est mort ! Ça, je veux le voir ! s'écria le Gros. Tu peux me croire sur parole. Il a reçu une balle de 7,65 dans le crâne et une autre dans l'estomac. Même pour toi, ce serait suffisant !

  • Une violente lumière succéda tout-à-coup à l'obscurité, et Ohnet dut fermer les yeux pendant une seconde. Lorsqu'il les rouvrit, un homme était au milieu de l'escalier, un révolver à la main. - Relève-toi et monte un peu par ici ! fit l'homme d'une voix forte. Et comme Ohnet demeurait immobile en bas de l'escalier, il tendit le bras comme s'il allait tirer. Ohnet se redressa et, au prix de grandes difficultés, il entreprit de gravir les marches de bois. L'homme, sans se presser, montait aussi, à reculons. Tout en haut de l'escalier, son compagnon l'attendait. Et, soudain, il sembla à Ohnet qu'une bombe atomique lui éclatait derrière la tête...

  • On se barre en vitesse ! Les autres galopent derrière nous. On les entend dans le grand collecteur et ils ne vont pas tarder à déboucher sur nos arrières. Les coups de sifflet sont stridents dans les égouts. Ça nous vrille les tympans mais, quand les sulfateuses vont se mettre à tousser, ça va être plus marrant encore. La lumière soudain rétablie nous éclaire en plein, au moment où nous allions franchir une passerelle. Notre guide est déjà engagé quand ça commence à crépiter. Nous nous aplatissons sur les trente centimètres de largeur de la marche de circulation. Nous voyons notre gars bondir en avant, de l'autre côté de la passerelle, et s'allonger pour tirer. D'un calme olympien ce mec !... « Essayez de passer pendant que je vous couvre ! nous crie-t-il.

  • Un Fédé, qui paraissait sortir tout droit d'un film « série noire », l'accueillit en arborant un sourire qui ressemblait bien plus à une grimace, tout en mâchonnant un gros cigare à moitié consumé. Le gars était en bras de chemise. Malgré cela, il transpirait comme un Esquimau occupé à chercher du pétrole dans le Sahara. - Salut, Canal ! lança-t-il, en présentant une chaise à son collègue français. Rudy Canal serra la main moite et s'installa commodément. Un peu gêné, l'Armerlot interrogea calmement : - En mission chez nous ?

  • Gomez enjamba la fenêtre, sa serviette à la main. S'il parvenait à gagner le toit de l'immeuble voisin, il était sauvé, car il savait que cet immeuble possédait trois entrées, situées dans deux rues différentes. Sous l'oeil interloqué de Juanita, il disparut juste au moment où la porte s'ouvrait sur deux hommes que la jeune Gitane n'avait encore jamais vus...

  • Sans plus attendre, il descendit l'escalier de la cave, alluma l'électricité, éclairant l'emplacement de la chaudière et du charbon. Il fut immédiatement paralysé de stupeur : le charbon avait été remué, il faisait un tas plus petit, à l'emplacement où devait se trouver normalement le corps de Karl. Il fit encore deux pas, prit une pelle et remua le charbon. Aucun doute n'était plus possible, le cadavre de Karl avait disparu !

  • Une violente lumière succéda tout-à-coup à l'obscurité, et Ohnet dut fermer les yeux pendant une seconde. Lorsqu'il les rouvrit, un homme était au milieu de l'escalier, un révolver à la main. - Relève-toi et monte un peu par ici ! fit l'homme d'une voix forte. Et comme Ohnet demeurait immobile en bas de l'escalier, il tendit le bras comme s'il allait tirer. Ohnet se redressa et, au prix de grandes difficultés, il entreprit de gravir les marches de bois. L'homme, sans se presser, montait aussi, à reculons. Tout en haut de l'escalier, son compagnon l'attendait. Et, soudain, il sembla à Ohnet qu'une bombe atomique lui éclatait derrière la tête...

  • On se barre en vitesse ! Les autres galopent derrière nous. On les entend dans le grand collecteur et ils ne vont pas tarder à déboucher sur nos arrières. Les coups de sifflet sont stridents dans les égouts. Ça nous vrille les tympans mais, quand les sulfateuses vont se mettre à tousser, ça va être plus marrant encore. La lumière soudain rétablie nous éclaire en plein, au moment où nous allions franchir une passerelle. Notre guide est déjà engagé quand ça commence à crépiter. Nous nous aplatissons sur les trente centimètres de largeur de la marche de circulation. Nous voyons notre gars bondir en avant, de l'autre côté de la passerelle, et s'allonger pour tirer. D'un calme olympien ce mec !... « Essayez de passer pendant que je vous couvre ! nous crie-t-il.

  • Un Fédé, qui paraissait sortir tout droit d'un film « série noire », l'accueillit en arborant un sourire qui ressemblait bien plus à une grimace, tout en mâchonnant un gros cigare à moitié consumé. Le gars était en bras de chemise. Malgré cela, il transpirait comme un Esquimau occupé à chercher du pétrole dans le Sahara. - Salut, Canal ! lança-t-il, en présentant une chaise à son collègue français. Rudy Canal serra la main moite et s'installa commodément. Un peu gêné, l'Armerlot interrogea calmement : - En mission chez nous ?

  • Gomez enjamba la fenêtre, sa serviette à la main. S'il parvenait à gagner le toit de l'immeuble voisin, il était sauvé, car il savait que cet immeuble possédait trois entrées, situées dans deux rues différentes. Sous l'oeil interloqué de Juanita, il disparut juste au moment où la porte s'ouvrait sur deux hommes que la jeune Gitane n'avait encore jamais vus...

  • Sans plus attendre, il descendit l'escalier de la cave, alluma l'électricité, éclairant l'emplacement de la chaudière et du charbon. Il fut immédiatement paralysé de stupeur : le charbon avait été remué, il faisait un tas plus petit, à l'emplacement où devait se trouver normalement le corps de Karl. Il fit encore deux pas, prit une pelle et remua le charbon. Aucun doute n'était plus possible, le cadavre de Karl avait disparu !

  • À un certain moment, Carvin se met à courir et, comme sa valise le gêne, il la prend dans ses bras. À ce moment-là, une explosion formidable retentit et, là où se trouvait Carvin, je n'aperçois - pendant une fraction de seconde - qu'une lueur aveuglante. La déflagration nous en fait tressauter sur place. Nous regardons et nous apercevons des débris informes sur le ciment de la petite place...

  • À un certain moment, Carvin se met à courir et, comme sa valise le gêne, il la prend dans ses bras. À ce moment-là, une explosion formidable retentit et, là où se trouvait Carvin, je n'aperçois - pendant une fraction de seconde - qu'une lueur aveuglante. La déflagration nous en fait tressauter sur place. Nous regardons et nous apercevons des débris informes sur le ciment de la petite place...

  • Wollberg avait fait un pas en direction de la table. Il saisit le poignard de Nick et le lança avec force, en prenant le dos d'Andréi pour cible. Au moment où Andréi allait bondir hors de la maison, il s'arrêta net, et une atroce grimace lui déforma les traits : le poignard venait de se ficher entre ses deux omoplates. Jusqu'à la garde. Nick, qui sentait la jeune fille au bord de l'évanouissement, la prit dans ses bras et l'entraîna vers une chaise, tandis que Wollberg, d'un geste sec, enlevait du dos d'Andréi le poignard ensanglanté. Un flot de sang rouge vif jaillit de la plaie, et se répandit sur le sol...

  • Wollberg avait fait un pas en direction de la table. Il saisit le poignard de Nick et le lança avec force, en prenant le dos d'Andréi pour cible. Au moment où Andréi allait bondir hors de la maison, il s'arrêta net, et une atroce grimace lui déforma les traits : le poignard venait de se ficher entre ses deux omoplates. Jusqu'à la garde. Nick, qui sentait la jeune fille au bord de l'évanouissement, la prit dans ses bras et l'entraîna vers une chaise, tandis que Wollberg, d'un geste sec, enlevait du dos d'Andréi le poignard ensanglanté. Un flot de sang rouge vif jaillit de la plaie, et se répandit sur le sol...

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