Sciences sociales / Société

  • Malgré l'engouement actuel, la médiation serait-elle une simple mode sans avenir ? La médiation est-elle un nouveau processus de gestion des conflits qui pourrait remplacer le modèle de l'adversaire par le modèle du partenaire ? La médiation permettrait-elle l'apprentissage d'un nouveau mode de relation où chacun écoute l'autre dans le respect de sa différence, et construit avec lui une solution aux différends ? Mais peut-on encore parler de « la » médiation ou devons-nous utiliser le pluriel pour évoquer « les » médiations ? Y a-t-il une idée centrale commune de médiation et des déclinaisons diverses selon les secteurs où elle est appliquée ? Chaque médiateur compose-t-il, lui aussi, d'infinies variantes de médiations ? Les auteurs de cet ouvrage pratiquent la médiation depuis de longues années dans différents secteurs : entreprises et administrations, quartiers, familles, écoles. Ils confrontent ici leurs points de vue et mettent en commun leurs expériences, leurs observations, leurs réflexions. Ils souhaitent ainsi faire avancer la construction de la médiation en prenant en considération à la fois ses potentialités et ses limites. Préface d'Hubert Touzard

  • Une réflexion globale sur le processus d'insertion et les risques de dérives afférents : partant de la situation des malades mentaux, des moyens techniques sont développés pour promouvoir une insertion dans la société et dans la cité.

  • Considérée sous l'angle de ses grands axes, on peut reconnaître à l'adolescence trois versants : un versant biologique, c'est la période où se produit l'évolution pubertaire, un versant social du fait que le sujet se situe dans la perspective de la société adulte qu'il cherche à rejoindre, un versant qui traduit la personne en ses caractéristiques et ses particularités ; l'intégration pour un milieu donné s'opère selon des modalités variables suivant les individus. Quel est le rôle de ces trois catégories de facteurs ? Ce livre s'efforce d'apporter une réponse à cette interrogation. Le principal instrument de ces investigations a été un questionnaire administré dans le cadre scolaire à des jeunes des deux sexes, d'extraction sociale variée, dont l'âge s'échelonne de quatorze à dix-sept ans. L'éventail scolaire s'étend des collèges d'enseignement technique aux classes terminales de lycées, en passant par les collèges d'enseignement secondaire. L'échantillonnage comporte également un groupe d'apprentis d'une grande administration privée, qui ont abandonné leurs études à l'âge de quatorze-quinze ans. « Il faudrait écrire un livre avec des passages de devoirs d'élèves et le faire lire à tous les parents. Je crois qu'ils comprendraient alors notre cas, bien que ce soit difficile pour eux. » Ce livre qui donne la parole à plus de 1 300 adolescents répond à ce souhait de l'un d'eux et jette un éclairage singulier sur les hésitations et les perplexités de cette période où déferlent et s'entrecroisent tendances, appétits, sentiments qui remettent en question les conduites, les croyances et les attachements antérieurs. Cet ouvrage s'inscrit dans la ligne des nombreux travaux que le Docteur Jacques Burstin, avec un remarquable sens de l'analyse, a consacrés à l'adolescence et à ses problèmes : la difficile et vitale insertion des adolescents dans le monde des adultes.

  • L'existence de personnes « handicapées » scandalise la raison et révolte le coeur. On s'angoisse à la pensée qu'on aurait pu se trouver affecté par un tel malheur ou avoir des enfants qui le soient. La rencontre du handicapé culpabilise, en quelque manière, ceux qui ne le sont pas ; sa souffrance imméritée gêne ceux à qui elle est épargnée sans mérite de leur part. De là vient que l'on est porté à s'en détourner, à restreindre ou à fausser son regard, à la manière d'une caricature qui grossit un trait et évacue les autres. On comprend ainsi pourquoi c'est sur le regard et sur l'opportunité de sa transformation que ce livre porte le sien. Et à cette occasion il se montre pénétrant et, au « sens propre », intelligent. Les diverses contributions permettent en effet de comprendre que le handicap ne tient pas seulement à l'objectivité d'une déficience ; sa gravité et la gêne qu'il induit varient avec les conjonctures changeantes au sein desquelles il est vécu et, de ce fait, avec le type de regard porté sur lui : selon sa qualité, celui-ci introduit dans une relation ou en exclut, accueille ou rejette, accroît gêne et honte ou nourrit la confiance. De ce fait, l'objectif de l'ouvrage que voici n'est pas tant d'établir un bilan scientifique que de vérifier la pertinence de nos attitudes à l'égard du handicapé, et d'envisager les différents problèmes relationnels résultant de sa présence. La mise à l'épreuve de notre regard constitue en effet une tâche psychologique et éthique à laquelle il ne nous est pas possible de nous soustraire.

  • Dans la cité, comment s'inscrivent-ils, les adolescents, que ce soit localement ou au niveau de la société? L'adolescence a une fonction sociale fondamentale, alors que de nos jours les adolescents semblent avoir du mal à trouver une place dans la société.

  • Les auteurs, de formations et d'horizons professionnels divers, livrent à notre réflexion leurs élaborations théoriques, leurs expériences cliniques ou tout simplement leurs témoignages pour tenter de dépasser les clichés habituels sur la violence du monde et permettre une réelle mise à distance constructive.

  • Comment l'aide en faveur des victimes d'infractions s'est-elle concrétisée sur le terrain depuis l'adoption par le Parlement de la loi du 8 juillet 1983? Les auteurs cherchent des moyens pour reconstituer le tissu social déchiré en deux : victime et agresseur.

  • Suite à une journée d'études tenue sous les auspices de l'Association régionale de criminologie d'Aquitaine, cet ouvrage fait apparaître les rôles de l'évaluation dans la pratique médicale et du travail social.

  • Fernand Deligny est considéré comme l'un des pionniers de l'éducation spécialisée. Pendant des années, après avoir connu un certain succès dans le milieu éducatif qu'il bouscula, il fut oublié. Disparu en septembre 1996, la profession s'est remise à parler de lui, de ses intuitions, de ses révoltes. L'objectif de cet ouvrage est de le présenter, de l'interroger et de le donner à lire.

  • La majorité des autistes souffrent d'un handicap global sévère du développement, et la déficience mentale qui y est associée est, le plus souvent, profonde. Faible compréhension, communication réduite ou nulle, retard important de la motricité générale et de la motricité fine, déglutition primaire, anomalies de la vision, troubles du comportement : les problèmes sont si importants, si multiples et si spécifiques qu'on pourrait être tenté de baisser les bras. Par où commencer pour aider l'enfant autiste en souffrance, pour aider sa famille dépassée par les difficultés, pour aider tous ceux qui doivent l'accompagner quotidiennement ? Gloria Laxer propose dans cet ouvrage une approche globale et pluridisciplinaire qui prend en compte l'ensemble des problèmes mais aussi les aptitudes, aussi minimes soient-elles, de chaque enfant pour définir un programme éducatif efficace. Elle donne très concrètement des repères, des éléments d'évaluation, des outils de travail pour qu'éducateurs, rééducateurs et famille, en coopération étroite, puissent offrir à chaque autiste un milieu respectueux de lui-même et capable de l'aider à développer son autonomie.

  • Le théâtre de la mort s'est profondément modifié en cette fin de XXe siècle. Dans les années soixante-dix, la mort, de plus en plus médicalisée, a ouvert un débat passionné sur la puissance de la médecine, l'acharnement thérapeutique, l'euthanasie... Aujourd'hui, le développement du concept d'accompagnement et de soins palliatifs ne manque pas de soulever de nouvelles questions : celle de la pertinence d'une législation du droit à la mort, celle du partage de l'information et de la vérité, celle de la souffrance et du respect de la dignité de la personne en fin de vie, celle de la responsabilité de la poursuite ou de l'arrêt des investigations et traitements, etc. En proposant une réflexion et des repères cliniques, philosophiques, juridiques, théologiques, les auteurs de cet ouvrage nous invitent à en débattre. Ils sont tous engagés dans la promotion d'une éthique clinique qui consiste, dans l'action, à se poser toujours trois questions : pourquoi faisons-nous cela ? Pour qui le faisons-nous ? En avons-nous le droit ?

  • Une série de documents administratifs et un ensemble de témoignages autobiographiques manifestent la continuelle mise à l'épreuve d'une identité familiale

  • Rarement, le déroulement de notre existence collective et personnelle n'a donné lieu à un usage aussi justifié du verbe changer qu'en cette fin de notre XXe siècle. La simple tentative d'inventorier les ruptures politiques, économiques, idéologiques et culturelles intervenues depuis 1988 suffit à renouveler et à renforcer en nous le sentiment de désorientation constituant ces dernières années le background de notre vécu. Par-là s'explique également notre besoin instinctif de retrouver et, le cas échéant, de faire évoluer les finalités éthiques, constitutives de la personne. Dans leur fond, ces efforts de ressourcement ne représentent pas une rechute vers d'anciens conformismes mais l'exigence de sens que suscite l'épreuve du changement. Pour Alain Barrère, une telle volonté de comprendre par-delà le savoir et le savoir-faire correspond, il est vrai, à une nécessité périodiquement renaissante durant sa présence à la tête d'un grand mouvement de jeunesse, par sa spécialisation dans le domaine encore peu exploré d'une analyse macroéconomique, comme chercheur et enseignant universitaire à Toulouse, à Paris, à l'Université fédérale du Brésil et à l'École des hautes études en sciences sociales ; en son rôle de doyen de la Faculté de droit de Paris notamment durant les événements de mai 1968 et pendant une vingtaine d'années à la présidence des Semaines sociales de France. Vie de rencontres et d'action dont les travaux et publications n'ont cessé d'accompagner l'interrogation chrétienne sur les moyens et fins d'une économie au service de l'homme. Ces tâches, redevenues aujourd'hui obscures et urgentes, de ressaisir la signification humaine de la vie sociale, l'ouvrage que voici tend à les identifier pas à pas à trois niveaux : celui d'une analyse des sociétés modernes et des grandes théories explicatives de leur dysfonctionnement ; puis tout au long du grand débat public, une mise au point portant sur le travail, la propriété et la croissance ; enfin en réponse aux interrogations aujourd'hui les plus urgentes qui se manifestent à propos de l'identité du capitalisme et du socialisme, le sort du Tiers Monde et, en son sens le plus actuel, l'avenir de la société démocratique. On discerne ainsi, en suivant le parcours clairement balisé que propose ce livre, sa proximité aux inquiétudes et exigences du moment actuel.

  • Analyse, dans l'esprit de la méthode biographique, l'accueil et l'accompagnement d'adultes en difficulté dans la cité-relais à Strasbourg, institution d'assistance sociale et de réinsertion.

  • L'ambition du Dictionnaire de la violence et du crime est de couvrir le vaste champ de la criminologie, conçue comme une science et une anthropologie spécifiques, dont l'objectif principal est de mettre à jour les causes, les effets et les traitements caractéristiques des comportements violents, depuis l'éducation jusqu'à la prévention, l'organisation de la vie sociale, la répression et la thérapie. Issu de nombreuses années de recherches et d'étude, ce dictionnaire présente de manière claire et systématique l'ensemble des concepts, théories, méthodes et auteurs qui, sur un plan international, constituent la base de la culture criminologique, nécessairement multidisciplinaire, indispensable à tout renouvellement dans l'approche des problèmes de violence et de délinquance. Le recours quotidien à un tel ouvrage de consultation devrait assurer - à tous ceux qui, dans une large diversité de motivations, de fonctions professionnelles et de responsabilités sociales, sont concernés par la criminalité, la violence, la toxicomanie, la violence urbaine, l'insécurité, les déviances et leurs conséquences individuelles et collectives - de solides références dont l'ouverture internationale contribuera à l'équilibre des idées et à l'efficacité des décisions.

  • Des rencontres et des entretiens ont permis à l'auteur d'établir un bilan de l'utilisation plus ou moins consciente des acquis du féminisme. Les femmes ont-elles changé? Les rapports conjugaux se sont-ils modifiés?

  • Qu'est-ce que la qualité de vie en maison de retraite ? Cette question est d'importance quand on sait que la population accueillie en structure collective est de plus en plus âgée, de plus en plus dépendante, et qu'elle présente une forte probabilité d'être hébergée jusqu'à la fin de sa vie. Les réponses possibles à cette interrogation initiale ont suscité chez les auteurs une enquête nationale dont l'objectif était de confronter les pratiques observées aux besoins des résidents au sein des différentes institutions. Les résultats présentés mettent l'accent sur les notions de bien-être social et individuel, sur le rôle de l'équipe professionnelle et l'organisation du travail. Leur analyse a conduit à élaborer une méthode d'évaluation du projet de vie de l'institution - que celui-ci soit formalisé ou non - que les auteurs mettent ici à la disposition de tous ceux qui consacrent leur vie professionnelle aux personnes âgées en institution. Cet ouvrage, qui s'appuie très concrètement sur des observations et des propositions d'actions, invite les professionnels à envisager la qualité de vie au regard de leurs propres comportements envers les personnes âgées dont ils ont la charge. Personnel, direction, familles, bénévoles, mais aussi les résidents eux-mêmes se trouvent donc impliqués dans cette recherche d'une meilleure qualité de travail et d'existence.

  • Que faire face à une révélation d'inceste ? Ce livre est le fruit des recherches d'un collectif de travailleurs sociaux de la Sauvegarde de l'enfance de Vendée.

  • Psychologue et psychiatre, les auteurs aident les malades qui leur sont confiés à s'insérer dans la cité. De nombreux exemples cliniques viennent illustrer leur réflexion et contribuent à modifier le regard que la société porte sur les malades mentaux.

  • Une formation aux techniques de confort psychique et physique nécessaires pour soulager la personne âgée en train de mourir. Ce guide aide à la mise en place de formations de ce type dans les institutions. Des exercices pratiques guident les soignants et les familles des malades qui ne peuvent avoir accès à la formation.

  • Comment former les futurs responsables à l'engagement social, alors que la crise de l'engagement touche les associations, les partis politiques, les syndicats ? Ce déficit démocratique peut-il être comblé ? Les institutions éducatives ont-elles conscience que la société de demain se prépare aujourd'hui ? Pour répondre, une analyse de la crise de la participation, des organisations, des militants.

  • Après avoir étudié les causes de l'épuisement professionnel que connaissent les éducateurs dû soit à l'organisation du travail, soit à la relation d'aide elle-même, l'auteur offre des pistes de réflexions pour limiter cet épuisement professionnel et améliorer les conditions de travail des salariés concernés.

  • Toute rupture familiale implique une reconstruction des rôles parentaux dans une situation nouvelle. Comment assurer son rôle de père ou de mère quand on ne voit pas ses enfants en permanence ? Comment se séparer sans faire des camps retranchés où les enfants sont enrôlés à leur corps défendant ? Devant l'inadéquation des solutions juridico-judiciaires, une nouvelle approche s'est dessinée cherchant, là où le dialogue est rompu, à éviter de recourir d'emblée à la procédure judiciaire dans laquelle chacun peut être amené à durcir ses positions. C'est ainsi que la médiation familiale, née dans les pays anglo-saxons, s'est installée en Europe. Bien avant son introduction en France (1988) et sa consécration par la loi du 8 février 1995, les auteurs de cet ouvrage, issus des champs psychosocial, juridique ou associatif, confrontés aux problèmes de séparations ont, chacun à leur manière, ouvert la voie de la médiation familiale. Ils n'ont cessé depuis, soit individuellement, soit collectivement, de s'interroger sur son bien-fondé et ses limites, sur sa logique, sur les difficultés et les problèmes posés par sa pratique. Cet ouvrage rend compte de leurs démarches. Par divers points de vue qu'il conjugue, il propose une analyse de la médiation familiale qui en montre les bienfaits et les perspectives sans masquer les difficultés et les limites. Il s'adresse à tous ceux qui ont intérêt à la connaître : ceux qui se séparent mais aussi tous les professionnels qui, traditionnellement, gèrent les conflits nés des ruptures familiales.

  • Au-delà de ses finalités traditionnelles, la formation est appelée aujourd'hui à répondre à une demande sociale et professionnelle, tendant de plus en plus à être considérée comme un service. Elle tend à devenir un bien que l'on achète. Mais la formation est aussi un construit social coproduit par les acteurs au long d'un processus complexe.

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