Langue française

  • Le point de départ de cet ouvrage vient d'une interrogation sur la place du récit clinique chez les psychanalystes. L'auteur définit le champ de la psychanalyse entre la rhétorique, comme art de la persuasion, et le narratif, en tant que mise en représentation d'événements cliniques et des événements conceptuels dont les récits témoignent.

  • Le 15 octobre 1969, l'auteur fonda la « Société Nietzsche » pour commémorer le 125e anniversaire de la naissance du philosophe. Jusqu'en 1977, l'association organisa des cycles de conférences et fit paraître la revue trimestrielle « Engadine » (du nom de la région helvétique préférée de Nietzsche). Pierre Lance a réuni dans le présent ouvrage les principaux articles qu'il publia dans les 32 numéros d'« Engadine ». Au fil de ces pages, le lecteur découvre peu à peu, non seulement l'essentiel de la philosophie nietzschéenne, mais aussi tous les échos qu'elle peut éveiller à notre époque dans les esprits vigilants qui s'interrogent sur l'évolution de la civilisation occidentale. Ceux qui ne connaissent pas encore Nietzsche trouveront dans ce livre une excellente introduction à son oeuvre. Quant aux lecteurs déjà familiers avec elle et qui se sont passionnés pour les avertissements, les révoltes et les prophéties de « Zarathoustra », ils éprouveront la joie de chaleureuses retrouvailles à travers les propos d'un auteur qui a su trouver en Nietzsche « l'éclaireur » nécessaire à sa propre exploration de l'homme et du monde. Jean Vigouroux

  • L'existence de personnes « handicapées » scandalise la raison et révolte le coeur. On s'angoisse à la pensée qu'on aurait pu se trouver affecté par un tel malheur ou avoir des enfants qui le soient. La rencontre du handicapé culpabilise, en quelque manière, ceux qui ne le sont pas ; sa souffrance imméritée gêne ceux à qui elle est épargnée sans mérite de leur part. De là vient que l'on est porté à s'en détourner, à restreindre ou à fausser son regard, à la manière d'une caricature qui grossit un trait et évacue les autres. On comprend ainsi pourquoi c'est sur le regard et sur l'opportunité de sa transformation que ce livre porte le sien. Et à cette occasion il se montre pénétrant et, au « sens propre », intelligent. Les diverses contributions permettent en effet de comprendre que le handicap ne tient pas seulement à l'objectivité d'une déficience ; sa gravité et la gêne qu'il induit varient avec les conjonctures changeantes au sein desquelles il est vécu et, de ce fait, avec le type de regard porté sur lui : selon sa qualité, celui-ci introduit dans une relation ou en exclut, accueille ou rejette, accroît gêne et honte ou nourrit la confiance. De ce fait, l'objectif de l'ouvrage que voici n'est pas tant d'établir un bilan scientifique que de vérifier la pertinence de nos attitudes à l'égard du handicapé, et d'envisager les différents problèmes relationnels résultant de sa présence. La mise à l'épreuve de notre regard constitue en effet une tâche psychologique et éthique à laquelle il ne nous est pas possible de nous soustraire.

  • Dans la cité, comment s'inscrivent-ils, les adolescents, que ce soit localement ou au niveau de la société? L'adolescence a une fonction sociale fondamentale, alors que de nos jours les adolescents semblent avoir du mal à trouver une place dans la société.

  • Les auteurs, de formations et d'horizons professionnels divers, livrent à notre réflexion leurs élaborations théoriques, leurs expériences cliniques ou tout simplement leurs témoignages pour tenter de dépasser les clichés habituels sur la violence du monde et permettre une réelle mise à distance constructive.

  • L'ouvrage d'Alain Cornély traite, essentiellement, du désir de chacun d'être écouté et aussi d'être « écoutant », dans toute la diversité de ses attentes, de ses frustrations et de ses chances d'accomplissement. Partant de l'enseignement de Jung et de Rogers, il met en évidence le sens des attitudes dans la relation d'écoute et trace les perspectives de l'apprentissage désigné par le terme de « formation syntonique ». On sait l'importance que représente, pour les psychologues, les éducateurs, les thérapeutes, les travailleurs sociaux, le pouvoir d'attention à la parole et au silence d'autrui. Mais il importe également de ne jamais oublier que, de leur côté, les groupes sociaux, les entreprises, les institutions, doivent l'essentiel de leurs chances d'animation et de progrès aux communications entre leurs membres. Enfin, par-delà ces exigences d'ordre professionnel, l'écoute conditionne la présence et l'échange dans la vie des couples et des familles. Ainsi, en témoignage de sa pratique quotidienne d'animateur et d'analyste, le livre d'Alain Cornély nous offre bien plus qu'un moyen d'information et de formation. Ce sont les interrogations de chacun sur lui-même et sur sa vie profonde qu'aborde cet ouvrage, tout simplement parce que, sur un ton très direct, l'auteur n'hésite pas à parler de lui-même et de ceux qui l'entourent. De la lecture lente et attentive de ces pages, il est permis d'affirmer qu'elle représente comme telle une expérience d'écoute.

  • Considérée sous l'angle de ses grands axes, on peut reconnaître à l'adolescence trois versants : un versant biologique, c'est la période où se produit l'évolution pubertaire, un versant social du fait que le sujet se situe dans la perspective de la société adulte qu'il cherche à rejoindre, un versant qui traduit la personne en ses caractéristiques et ses particularités ; l'intégration pour un milieu donné s'opère selon des modalités variables suivant les individus. Quel est le rôle de ces trois catégories de facteurs ? Ce livre s'efforce d'apporter une réponse à cette interrogation. Le principal instrument de ces investigations a été un questionnaire administré dans le cadre scolaire à des jeunes des deux sexes, d'extraction sociale variée, dont l'âge s'échelonne de quatorze à dix-sept ans. L'éventail scolaire s'étend des collèges d'enseignement technique aux classes terminales de lycées, en passant par les collèges d'enseignement secondaire. L'échantillonnage comporte également un groupe d'apprentis d'une grande administration privée, qui ont abandonné leurs études à l'âge de quatorze-quinze ans. « Il faudrait écrire un livre avec des passages de devoirs d'élèves et le faire lire à tous les parents. Je crois qu'ils comprendraient alors notre cas, bien que ce soit difficile pour eux. » Ce livre qui donne la parole à plus de 1 300 adolescents répond à ce souhait de l'un d'eux et jette un éclairage singulier sur les hésitations et les perplexités de cette période où déferlent et s'entrecroisent tendances, appétits, sentiments qui remettent en question les conduites, les croyances et les attachements antérieurs. Cet ouvrage s'inscrit dans la ligne des nombreux travaux que le Docteur Jacques Burstin, avec un remarquable sens de l'analyse, a consacrés à l'adolescence et à ses problèmes : la difficile et vitale insertion des adolescents dans le monde des adultes.

  • Au cours d'une psychanalyse, la vérité n'est pas donnée à l'avance et un nouveau rapport à l'inconscient est mis en jeu. Mais l'analyse elle-même peut devenir un symptôme. Dès lors, l'exigence est de mettre à jour les conditions de la pratique de l'analyse et de l'élucider.

  • Ce témoignage montre l'évolution du rôle d'une visiteuse de prison, l'efficacité éducative de l'appareil judiciaire et le développement personnel de ceux qui, bénévolement, contribuent à ce résultat.

  • Juristes, psychanalystes et travailleurs sociaux confrontent leurs expériences et leurs points de vue sur la petite délinquance.

  • Chrétienne de profonde tradition évangélique, Amy Cabantous n'a cessé de se sentir animée d'un désir impérieux de connaissance spirituelle. Dès sa lointaine enfance, des rencontres avec des hommes et femmes appartenant à de multiples cultures sont venues renforcer et diversifier ce besoin de parole et d'échange. Aujourd'hui, l'expérience de toute une vie l'a décidée à livrer le témoignage de ce qu'elle doit à son regard sur les grandes religions dans le monde. Son projet a été de découvrir, d'apprendre et d'essayer de comprendre les autres croyants et ceci en partant des « lieux » de sa propre foi. Bien que nourrie de multiples et sérieux efforts d'information, son image des courants spirituels présents dans le monde d'aujourd'hui garde la marque d'une évidente et significative subjectivité. Son livre ne nous « renseigne » pas de manière didactique sur les grandes religions mais exprime de quelle manière l'esprit de foi (l'esprit d'une foi) s'efforce de les approcher et de les percevoir en leur différence et leur proximité. Amy Cabantous nous dit ainsi non seulement comment elle voit les croyances des hommes mais par quels sentiers elle parvient à croire en leur croyance. Très personnelle, fortement marquée par ses origines, cette chaleureuse empathie spirituelle franchit, d'un pas parfois hésitant, de multiples distances. À l'accompagner, on accomplit un voyage dont on revient transformé.

  • Comment l'aide en faveur des victimes d'infractions s'est-elle concrétisée sur le terrain depuis l'adoption par le Parlement de la loi du 8 juillet 1983? Les auteurs cherchent des moyens pour reconstituer le tissu social déchiré en deux : victime et agresseur.

  • Nourri de l'expérience et de la réflexion d'un certain nombre d'éducateurs et de thérapeutes, l'ouvrage que voici tend à cerner un aspect particulier de la réciprocité des personnes et des institutions dans l'action clinique. La tâche d'accompagner et, au besoin, de soigner des sujets en difficulté - adolescents ou adultes, enfants en rupture familiale, jeunes enfants, personnes âgées en détresse, couples ou familles en crise - rend en effet nécessaire le recours à certaines formes spécifiques de coexistence liées à la vie en groupes. On serait ainsi enclin à se montrer inattentif au caractère inéluctablement pathogène du fonctionnement institutionnel, comme d'autre part à l'effet toujours en quelque mesure iatrogène du « traitement » des difficultés de vivre. L'institution contamine ainsi ceux qui y trouvent accueil et aide, comme inversement l'état psychique des « clients » déteint sur l'atmosphère et la réalité institutionnelle des pratiques thérapeutiques. De tout ceci, ce livre présente, à la suite des premières Rencontres strasbourgeoises ayant pour domaine l'éducation et la psychothérapie, un ensemble de témoignages et d'interrogations. Allant des incertitudes de la communication au souci de la prévention, des alternatives aux perspectives évolutives, ces textes renouvellent notre approche du rôle thérapeutique des institutions.

  • La maltraitance : en l'espace de quelques années, ce néologisme s'est imposé au point de devenir un mot courant. Il n'est plus question de parler de l'enfant, de l'éducation, des rapports entre adultes et enfants sans l'évoquer. Est-ce à dire qu'il y aurait aujourd'hui plus d'enfants en danger qu'auparavant ? Ce n'est pas certain. Mais il y a bien un phénomène nouveau que le présent ouvrage explore. Le regard porté sur l'enfant et la famille s'est radicalement modifié. Un soupçon a priori pèse désormais sur les familles et plus largement sur tous les adultes en charge de l'enfant. La notion de maltraitance induit une continuité entre le mal-être de l'enfant et le danger, entre les contraintes inhérentes à toute éducation et la violence qui détruit et déstructure. Ainsi l'idée que l'enfance est une « espèce en danger » conduit à repenser à la fois les pratiques éducatives, la vie sociale des enfants mais aussi l'organisation de la vie familiale et son intimité. Les auteurs montrent ici que l'émergence de cette nouvelle catégorie « enfant maltraité » a des conséquences qui vont bien au-delà de la prise en compte de la souffrance individuelle : en jetant un éclairage nouveau sur l'enfant et sa famille, elle affecte le lien social et le savoir-vivre entre les générations.

  • Pourquoi certains enfants, en dépit des carences, des abandons, des agressions, des traumatismes qu'ils ont subis, résistent-ils ? Quelles sont les forces, les capacités qu'ils mettent en oeuvre pour affronter les situations difficiles de leur vie ? Comment se construisent-ils malgré tout ? Le concept de résilience, emprunté à la physique où il décrit la capacité des matériaux à retrouver leur forme originale après avoir subi des déformations par pression, traduit cette part de liberté dans le mode de réaction adaptative de ces enfants. La résilience n'est pas un vaccin contre la souffrance mais une démarche personnelle qui restaure l'estime de soi. C'est aussi une façon positive et réaliste de prendre en charge les victimes, qui peut servir de base à une prévention réelle des séquelles immédiates et à long terme de situations traumatiques. Les auteurs de cet ouvrage proposent leurs réflexions et leurs expériences sur cette façon originale d'aborder la souffrance, et ouvrent des perspectives d'intervention renouvelées à ceux qui s'occupent des enfants et des victimes.

  • La majorité des autistes souffrent d'un handicap global sévère du développement, et la déficience mentale qui y est associée est, le plus souvent, profonde. Faible compréhension, communication réduite ou nulle, retard important de la motricité générale et de la motricité fine, déglutition primaire, anomalies de la vision, troubles du comportement : les problèmes sont si importants, si multiples et si spécifiques qu'on pourrait être tenté de baisser les bras. Par où commencer pour aider l'enfant autiste en souffrance, pour aider sa famille dépassée par les difficultés, pour aider tous ceux qui doivent l'accompagner quotidiennement ? Gloria Laxer propose dans cet ouvrage une approche globale et pluridisciplinaire qui prend en compte l'ensemble des problèmes mais aussi les aptitudes, aussi minimes soient-elles, de chaque enfant pour définir un programme éducatif efficace. Elle donne très concrètement des repères, des éléments d'évaluation, des outils de travail pour qu'éducateurs, rééducateurs et famille, en coopération étroite, puissent offrir à chaque autiste un milieu respectueux de lui-même et capable de l'aider à développer son autonomie.

  • Des professionnels de la petite enfance apportent des éléments de réflexion sur la place de la motricité et du mouvement dans le développement de l'enfant.

  • Le théâtre de la mort s'est profondément modifié en cette fin de XXe siècle. Dans les années soixante-dix, la mort, de plus en plus médicalisée, a ouvert un débat passionné sur la puissance de la médecine, l'acharnement thérapeutique, l'euthanasie... Aujourd'hui, le développement du concept d'accompagnement et de soins palliatifs ne manque pas de soulever de nouvelles questions : celle de la pertinence d'une législation du droit à la mort, celle du partage de l'information et de la vérité, celle de la souffrance et du respect de la dignité de la personne en fin de vie, celle de la responsabilité de la poursuite ou de l'arrêt des investigations et traitements, etc. En proposant une réflexion et des repères cliniques, philosophiques, juridiques, théologiques, les auteurs de cet ouvrage nous invitent à en débattre. Ils sont tous engagés dans la promotion d'une éthique clinique qui consiste, dans l'action, à se poser toujours trois questions : pourquoi faisons-nous cela ? Pour qui le faisons-nous ? En avons-nous le droit ?

  • Si la mort apparaît avec la sexualité, la pulsion de mort surgit avec le langage. La clinique a contraint Freud à inventer ce concept scandaleux et controversé dont l'éclairage lacanien précise la valeur essentielle.

  • De renommée mondiale, ce psychologue américain a exercé pendant un demi-siècle une influence essentielle sur les pratiques et les conceptions théoriques des relations humaines, des institutions et des conflits. Cet ouvrage, à jour des études récentes, répond aux besoins de clarification de son message et analyse ce qu'il apporte à la compréhension de notre époque et de nos chances d'adaptation.

  • Une série de documents administratifs et un ensemble de témoignages autobiographiques manifestent la continuelle mise à l'épreuve d'une identité familiale

  • Montre comment la psychiatrie est devenue un objet d'étude et de pratique sociale.

  • Sans questionnement philosophique la psychopathologie n'existerait pas. Cette affirmation interroge les philosophes comme les psychanalystes et les psychiatres sur la folie et le sujet humain. Des contributions des philosophes Desanti, Demangeat, Valdinoci et des psychiatres Azorin et Totoyan.

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