Sciences humaines & sociales

  • Le point de départ de cet ouvrage vient d'une interrogation sur la place du récit clinique chez les psychanalystes. L'auteur définit le champ de la psychanalyse entre la rhétorique, comme art de la persuasion, et le narratif, en tant que mise en représentation d'événements cliniques et des événements conceptuels dont les récits témoignent.

  • Certains très jeunes enfants agissent de façon si violente que leur entourage familial et scolaire s'en alerte et parfois déclare forfait. Dans les établissement spécialisés, des enfants plus âgés peuvent présenter les mêmes formes de violence. Comment comprendre les agissements de ces enfants ? Peut-on y répondre de façon thérapeutique ? Telle est la problématique abordée par les auteurs.

  • Malgré l'engouement actuel, la médiation serait-elle une simple mode sans avenir ? La médiation est-elle un nouveau processus de gestion des conflits qui pourrait remplacer le modèle de l'adversaire par le modèle du partenaire ? La médiation permettrait-elle l'apprentissage d'un nouveau mode de relation où chacun écoute l'autre dans le respect de sa différence, et construit avec lui une solution aux différends ? Mais peut-on encore parler de « la » médiation ou devons-nous utiliser le pluriel pour évoquer « les » médiations ? Y a-t-il une idée centrale commune de médiation et des déclinaisons diverses selon les secteurs où elle est appliquée ? Chaque médiateur compose-t-il, lui aussi, d'infinies variantes de médiations ? Les auteurs de cet ouvrage pratiquent la médiation depuis de longues années dans différents secteurs : entreprises et administrations, quartiers, familles, écoles. Ils confrontent ici leurs points de vue et mettent en commun leurs expériences, leurs observations, leurs réflexions. Ils souhaitent ainsi faire avancer la construction de la médiation en prenant en considération à la fois ses potentialités et ses limites. Préface d'Hubert Touzard

  • L'ouvrage d'Alain Cornély traite, essentiellement, du désir de chacun d'être écouté et aussi d'être « écoutant », dans toute la diversité de ses attentes, de ses frustrations et de ses chances d'accomplissement. Partant de l'enseignement de Jung et de Rogers, il met en évidence le sens des attitudes dans la relation d'écoute et trace les perspectives de l'apprentissage désigné par le terme de « formation syntonique ». On sait l'importance que représente, pour les psychologues, les éducateurs, les thérapeutes, les travailleurs sociaux, le pouvoir d'attention à la parole et au silence d'autrui. Mais il importe également de ne jamais oublier que, de leur côté, les groupes sociaux, les entreprises, les institutions, doivent l'essentiel de leurs chances d'animation et de progrès aux communications entre leurs membres. Enfin, par-delà ces exigences d'ordre professionnel, l'écoute conditionne la présence et l'échange dans la vie des couples et des familles. Ainsi, en témoignage de sa pratique quotidienne d'animateur et d'analyste, le livre d'Alain Cornély nous offre bien plus qu'un moyen d'information et de formation. Ce sont les interrogations de chacun sur lui-même et sur sa vie profonde qu'aborde cet ouvrage, tout simplement parce que, sur un ton très direct, l'auteur n'hésite pas à parler de lui-même et de ceux qui l'entourent. De la lecture lente et attentive de ces pages, il est permis d'affirmer qu'elle représente comme telle une expérience d'écoute.

  • Au cours d'une psychanalyse, la vérité n'est pas donnée à l'avance et un nouveau rapport à l'inconscient est mis en jeu. Mais l'analyse elle-même peut devenir un symptôme. Dès lors, l'exigence est de mettre à jour les conditions de la pratique de l'analyse et de l'élucider.

  • Considérée sous l'angle de ses grands axes, on peut reconnaître à l'adolescence trois versants : un versant biologique, c'est la période où se produit l'évolution pubertaire, un versant social du fait que le sujet se situe dans la perspective de la société adulte qu'il cherche à rejoindre, un versant qui traduit la personne en ses caractéristiques et ses particularités ; l'intégration pour un milieu donné s'opère selon des modalités variables suivant les individus. Quel est le rôle de ces trois catégories de facteurs ? Ce livre s'efforce d'apporter une réponse à cette interrogation. Le principal instrument de ces investigations a été un questionnaire administré dans le cadre scolaire à des jeunes des deux sexes, d'extraction sociale variée, dont l'âge s'échelonne de quatorze à dix-sept ans. L'éventail scolaire s'étend des collèges d'enseignement technique aux classes terminales de lycées, en passant par les collèges d'enseignement secondaire. L'échantillonnage comporte également un groupe d'apprentis d'une grande administration privée, qui ont abandonné leurs études à l'âge de quatorze-quinze ans. « Il faudrait écrire un livre avec des passages de devoirs d'élèves et le faire lire à tous les parents. Je crois qu'ils comprendraient alors notre cas, bien que ce soit difficile pour eux. » Ce livre qui donne la parole à plus de 1 300 adolescents répond à ce souhait de l'un d'eux et jette un éclairage singulier sur les hésitations et les perplexités de cette période où déferlent et s'entrecroisent tendances, appétits, sentiments qui remettent en question les conduites, les croyances et les attachements antérieurs. Cet ouvrage s'inscrit dans la ligne des nombreux travaux que le Docteur Jacques Burstin, avec un remarquable sens de l'analyse, a consacrés à l'adolescence et à ses problèmes : la difficile et vitale insertion des adolescents dans le monde des adultes.

  • L'existence de personnes « handicapées » scandalise la raison et révolte le coeur. On s'angoisse à la pensée qu'on aurait pu se trouver affecté par un tel malheur ou avoir des enfants qui le soient. La rencontre du handicapé culpabilise, en quelque manière, ceux qui ne le sont pas ; sa souffrance imméritée gêne ceux à qui elle est épargnée sans mérite de leur part. De là vient que l'on est porté à s'en détourner, à restreindre ou à fausser son regard, à la manière d'une caricature qui grossit un trait et évacue les autres. On comprend ainsi pourquoi c'est sur le regard et sur l'opportunité de sa transformation que ce livre porte le sien. Et à cette occasion il se montre pénétrant et, au « sens propre », intelligent. Les diverses contributions permettent en effet de comprendre que le handicap ne tient pas seulement à l'objectivité d'une déficience ; sa gravité et la gêne qu'il induit varient avec les conjonctures changeantes au sein desquelles il est vécu et, de ce fait, avec le type de regard porté sur lui : selon sa qualité, celui-ci introduit dans une relation ou en exclut, accueille ou rejette, accroît gêne et honte ou nourrit la confiance. De ce fait, l'objectif de l'ouvrage que voici n'est pas tant d'établir un bilan scientifique que de vérifier la pertinence de nos attitudes à l'égard du handicapé, et d'envisager les différents problèmes relationnels résultant de sa présence. La mise à l'épreuve de notre regard constitue en effet une tâche psychologique et éthique à laquelle il ne nous est pas possible de nous soustraire.

  • Dans la cité, comment s'inscrivent-ils, les adolescents, que ce soit localement ou au niveau de la société? L'adolescence a une fonction sociale fondamentale, alors que de nos jours les adolescents semblent avoir du mal à trouver une place dans la société.

  • Les auteurs, de formations et d'horizons professionnels divers, livrent à notre réflexion leurs élaborations théoriques, leurs expériences cliniques ou tout simplement leurs témoignages pour tenter de dépasser les clichés habituels sur la violence du monde et permettre une réelle mise à distance constructive.

  • Comment l'aide en faveur des victimes d'infractions s'est-elle concrétisée sur le terrain depuis l'adoption par le Parlement de la loi du 8 juillet 1983? Les auteurs cherchent des moyens pour reconstituer le tissu social déchiré en deux : victime et agresseur.

  • La maltraitance : en l'espace de quelques années, ce néologisme s'est imposé au point de devenir un mot courant. Il n'est plus question de parler de l'enfant, de l'éducation, des rapports entre adultes et enfants sans l'évoquer. Est-ce à dire qu'il y aurait aujourd'hui plus d'enfants en danger qu'auparavant ? Ce n'est pas certain. Mais il y a bien un phénomène nouveau que le présent ouvrage explore. Le regard porté sur l'enfant et la famille s'est radicalement modifié. Un soupçon a priori pèse désormais sur les familles et plus largement sur tous les adultes en charge de l'enfant. La notion de maltraitance induit une continuité entre le mal-être de l'enfant et le danger, entre les contraintes inhérentes à toute éducation et la violence qui détruit et déstructure. Ainsi l'idée que l'enfance est une « espèce en danger » conduit à repenser à la fois les pratiques éducatives, la vie sociale des enfants mais aussi l'organisation de la vie familiale et son intimité. Les auteurs montrent ici que l'émergence de cette nouvelle catégorie « enfant maltraité » a des conséquences qui vont bien au-delà de la prise en compte de la souffrance individuelle : en jetant un éclairage nouveau sur l'enfant et sa famille, elle affecte le lien social et le savoir-vivre entre les générations.

  • Pourquoi certains enfants, en dépit des carences, des abandons, des agressions, des traumatismes qu'ils ont subis, résistent-ils ? Quelles sont les forces, les capacités qu'ils mettent en oeuvre pour affronter les situations difficiles de leur vie ? Comment se construisent-ils malgré tout ? Le concept de résilience, emprunté à la physique où il décrit la capacité des matériaux à retrouver leur forme originale après avoir subi des déformations par pression, traduit cette part de liberté dans le mode de réaction adaptative de ces enfants. La résilience n'est pas un vaccin contre la souffrance mais une démarche personnelle qui restaure l'estime de soi. C'est aussi une façon positive et réaliste de prendre en charge les victimes, qui peut servir de base à une prévention réelle des séquelles immédiates et à long terme de situations traumatiques. Les auteurs de cet ouvrage proposent leurs réflexions et leurs expériences sur cette façon originale d'aborder la souffrance, et ouvrent des perspectives d'intervention renouvelées à ceux qui s'occupent des enfants et des victimes.

  • La majorité des autistes souffrent d'un handicap global sévère du développement, et la déficience mentale qui y est associée est, le plus souvent, profonde. Faible compréhension, communication réduite ou nulle, retard important de la motricité générale et de la motricité fine, déglutition primaire, anomalies de la vision, troubles du comportement : les problèmes sont si importants, si multiples et si spécifiques qu'on pourrait être tenté de baisser les bras. Par où commencer pour aider l'enfant autiste en souffrance, pour aider sa famille dépassée par les difficultés, pour aider tous ceux qui doivent l'accompagner quotidiennement ? Gloria Laxer propose dans cet ouvrage une approche globale et pluridisciplinaire qui prend en compte l'ensemble des problèmes mais aussi les aptitudes, aussi minimes soient-elles, de chaque enfant pour définir un programme éducatif efficace. Elle donne très concrètement des repères, des éléments d'évaluation, des outils de travail pour qu'éducateurs, rééducateurs et famille, en coopération étroite, puissent offrir à chaque autiste un milieu respectueux de lui-même et capable de l'aider à développer son autonomie.

  • Des professionnels de la petite enfance apportent des éléments de réflexion sur la place de la motricité et du mouvement dans le développement de l'enfant.

  • Si la mort apparaît avec la sexualité, la pulsion de mort surgit avec le langage. La clinique a contraint Freud à inventer ce concept scandaleux et controversé dont l'éclairage lacanien précise la valeur essentielle.

  • Le théâtre de la mort s'est profondément modifié en cette fin de XXe siècle. Dans les années soixante-dix, la mort, de plus en plus médicalisée, a ouvert un débat passionné sur la puissance de la médecine, l'acharnement thérapeutique, l'euthanasie... Aujourd'hui, le développement du concept d'accompagnement et de soins palliatifs ne manque pas de soulever de nouvelles questions : celle de la pertinence d'une législation du droit à la mort, celle du partage de l'information et de la vérité, celle de la souffrance et du respect de la dignité de la personne en fin de vie, celle de la responsabilité de la poursuite ou de l'arrêt des investigations et traitements, etc. En proposant une réflexion et des repères cliniques, philosophiques, juridiques, théologiques, les auteurs de cet ouvrage nous invitent à en débattre. Ils sont tous engagés dans la promotion d'une éthique clinique qui consiste, dans l'action, à se poser toujours trois questions : pourquoi faisons-nous cela ? Pour qui le faisons-nous ? En avons-nous le droit ?

  • Une série de documents administratifs et un ensemble de témoignages autobiographiques manifestent la continuelle mise à l'épreuve d'une identité familiale

  • Sans questionnement philosophique la psychopathologie n'existerait pas. Cette affirmation interroge les philosophes comme les psychanalystes et les psychiatres sur la folie et le sujet humain. Des contributions des philosophes Desanti, Demangeat, Valdinoci et des psychiatres Azorin et Totoyan.

  • Une suite de textes qui montrent à quel point l'attribution du nom est un acte de naissance.

  • Une analyse des aventures et des mésaventures des doctrines pédagogiques contemporaines qui montre le caractère récessif du système éducatif français. Un ouvrage critique non dépourvu d'humour et d'optimisme, où perce un vif désir de réflexion et de dialogue. Universitaire, l'auteur est psychopédagogue.

  • L'homme est avant tout un être parlant. La gestion de son écoute, son élocution, sa lecture, son orthographe déterminent son confort et son adaptation sociale ou du moins s'en trouvent largement conditionnés. De leur côté l'apprentissage de langues étrangères ainsi que la pratique de la musique et du chant dépendent pour une bonne part de notre capacité d'utiliser l'oreille et les systèmes cérébral et émotionnel qui la pilotent. L'importance de ces données suscite un ensemble de questions qu'il devient aujourd'hui possible de formuler et de clarifier. La stimulation et l'exercice des fonctions auditives au moyen de techniques appropriées peuvent-ils changer l'avenir d'un individu qui se motiverait tout à coup pour la lecture et les études, nouerait des relations, entreprendrait des actions dont il se désintéressait auparavant ? Qu'en est-il de l'évolution des aptitudes sonores et musicales depuis l'enfance jusqu'à Page adulte ? Quel crédit accorder à la notion de « latéralité auditive » et aux tests dichotiques ? Quels sont les appareils de rééducation actuellement disponibles et quel est l'intérêt d'instruments, tels que ceux de Guberina, Tomatis, Beller, l'Akousmatix, ou plus simplement l'usage d'équalizers, ordinateurs, filtres ? Existe-t-il des liens connus et fiables entre les sons et les pulsions ? À cet égard l'ouvrage que voici fait état de données théoriques expérimentales et cliniques accumulées depuis plus de quinze ans. Les praticiens du son orthophonistes, ORL, pédiatres, musiciens, de même que les psychothérapeutes, psychologues et éducateurs, ne manqueront pas de parfaire leur information et, par la suite, leur formation dans le vaste de la psychosonique.

  • Rarement, le déroulement de notre existence collective et personnelle n'a donné lieu à un usage aussi justifié du verbe changer qu'en cette fin de notre XXe siècle. La simple tentative d'inventorier les ruptures politiques, économiques, idéologiques et culturelles intervenues depuis 1988 suffit à renouveler et à renforcer en nous le sentiment de désorientation constituant ces dernières années le background de notre vécu. Par-là s'explique également notre besoin instinctif de retrouver et, le cas échéant, de faire évoluer les finalités éthiques, constitutives de la personne. Dans leur fond, ces efforts de ressourcement ne représentent pas une rechute vers d'anciens conformismes mais l'exigence de sens que suscite l'épreuve du changement. Pour Alain Barrère, une telle volonté de comprendre par-delà le savoir et le savoir-faire correspond, il est vrai, à une nécessité périodiquement renaissante durant sa présence à la tête d'un grand mouvement de jeunesse, par sa spécialisation dans le domaine encore peu exploré d'une analyse macroéconomique, comme chercheur et enseignant universitaire à Toulouse, à Paris, à l'Université fédérale du Brésil et à l'École des hautes études en sciences sociales ; en son rôle de doyen de la Faculté de droit de Paris notamment durant les événements de mai 1968 et pendant une vingtaine d'années à la présidence des Semaines sociales de France. Vie de rencontres et d'action dont les travaux et publications n'ont cessé d'accompagner l'interrogation chrétienne sur les moyens et fins d'une économie au service de l'homme. Ces tâches, redevenues aujourd'hui obscures et urgentes, de ressaisir la signification humaine de la vie sociale, l'ouvrage que voici tend à les identifier pas à pas à trois niveaux : celui d'une analyse des sociétés modernes et des grandes théories explicatives de leur dysfonctionnement ; puis tout au long du grand débat public, une mise au point portant sur le travail, la propriété et la croissance ; enfin en réponse aux interrogations aujourd'hui les plus urgentes qui se manifestent à propos de l'identité du capitalisme et du socialisme, le sort du Tiers Monde et, en son sens le plus actuel, l'avenir de la société démocratique. On discerne ainsi, en suivant le parcours clairement balisé que propose ce livre, sa proximité aux inquiétudes et exigences du moment actuel.

  • Comment comprendre la souffrance aujourd'hui? Est-elle à combattre par tous les moyens, à nier pour tenter d'y échapper? Des spécialistes témoignent ici, qu'à chaque âge de la vie, la souffrance se révèle être une expérience structurante permettant une véritable croissance psychique pour peu qu'elle puisse être apprivoisée.

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