FeniXX réédition numérique (Les éditions E.S.F.)

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • La musicothérapie connaît actuellement un essor nouveau. Cet ouvrage fait d'abord le point de ce développement. Les auteurs précisent les indications et les possibilités d'utilisation thérapeutique de la musique, les conditions de la recherche et de la sélection des oeuvres musicales, ainsi que certaines techniques particulières aux problèmes du couple et de l'alcoolisme notamment. Mais au-delà de l'utilisation des techniques, ce livre nous fait pénétrer dans l'univers infiniment complexe et difficile de la vie émotionnelle et affective. La musique, en effet, émanation directe de la vie affective, ouvre une voie d'accès privilégiée à l'inconscient. Ainsi se dégage la signification que les auteurs donnent à la musicothérapie : Entraîner le malade dans le domaine de la beauté, ce n'est point violenter ses aspirations et ses désirs, c'est lui proposer au contraire les voies d'une expérience libératrice.

  • Santé, normalité sexuelles ? Thérapie par le verbe ou par le corps ? Nudité ? Marie-Aimée Guilhot et Alain Létuvé transmettent avec cet ouvrage leur expérience de psychothérapeutes, de sexologues, d'animateurs de groupes ainsi que les méthodes qui leur permettent de répondre à des demandes spécifiquement sexuelles. Ils montrent que désaliénations et dédramatisations de la sexualité sont souvent possibles. Il existe, en effet, des perspectives globales facilitant l'intégration des faits cliniques grâce à des thérapies de groupe aidant à l'épanouissement des personnalités. Mais il apparaît nécessaire de placer le débat sur la sexualité au rang d'un thème courant de la pratique psychothérapique. Ainsi se développent les progrès de l'approche corporelle sexualisée dans le contexte culturel présent. Praticiens avertis, les auteurs incitent le lecteur à les accompagner dans cette réflexion théorique, méthodologique et clinique à propos - de faits tels que les paradoxes de la nudité, les forces affectives de la sensorialité et du toucher, la présence de l'imaginaire sexuel.

  • L'humanisation de l'hôpital est devenue un slogan à la mode. Ce terme plein de bonnes intentions recouvre-t-il exactement les problèmes que pose, à chacun de nous et à la collectivité, l'hôpital ? On trouvera ici la réponse d'un praticien après 40 ans de pratique hospitalière quotidienne. D'où vient l'hôpital ? Où va-t-il ? Qui reçoit-il ? Quelle est sa fonction et son rôle ? Quels problèmes pose-t-il, techniques, psychologiques, économiques ? Quelle est sa fonction dans l'enseignement et dans la recherche ? Comment peut-il être tout pour tous ?

  • Les pédo-psychiatres et les membres de leurs équipes sont confrontés à la souffrance des enfants et aux grandes difficultés des parents parce qu'ils sont amenés à les voir trop souvent tardivement. Aborder le plus tôt possible les problèmes de l'enfant et de sa famille, qui s'expriment à l'occasion d'un retentissement psychologique d'une maladie physique, ou de difficultés mentales ou relationnelles, importe si l'on veut éviter, grâce à des interventions mineures, la constitution de circuits viciés difficiles à corriger ensuite. L'enfant dans une école encore rigide, incertaine quant à ses buts et ses moyens pédagogiques, connaît des phases d'adaptation aléatoire à une société qui ignore ses propres besoins. Pendant l'adolescence, âge de crises, le sujet va devoir définir son identité, se détacher avec douleur des premiers objets d'amour que représentent ses parents, pour s'attacher à un nouvel objet ; ceux-ci vont suivre avec anxiété son évolution vers un avenir indécis et être ainsi mis parfois à rude épreuve. La Société Française de Psychiatrie de l'Enfant et de l'Adolescent a jugé utile de rappeler que « le Bien-Être de l'Enfant dans sa Famille » était une préoccupation essentielle des pédopsychiatres ; disponibles à l'écoute de l'enfant, de ses parents, de tous ceux qui le prennent en charge, ils sont autant concernés par la protection du développement nécessaire de l'autonomie de l'enfant que par l'intérêt de ses liens avec ses parents, qui garantissent sa sécurité. H. Flavigny

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • La sexologie malgré d'illustres précédents (Freud, Reich, Kinsey) est une science jeune (le premier congrès mondial de sexologie n'a eu lieu qu'en 1974) et comme telle sujette à la témérité, à des incohérences, à des fourvoiements théoriques ou thérapeutiques. Un certain nombre d'écoles se disputent le terrain : courant médical, courant psychothérapique dérivé de la psychanalyse freudienne, courant dit humaniste californien, courant rééducatif et comportementaliste, courant communicationnel, sans compter leurs variantes et leurs associations. Beaucoup croient détenir la vérité, et manifestent cette certitude avec intolérance alors qu'à l'évidence l'extrême complexité des faits concernant la sexualité humaine impose une approche pluri-disciplinaire dégagée de tout dogmatisme. Dans ce bouillonnement juvénile, les maladresses, l'amateurisme voyant, l'exploitation commerciale n'ont pas manqué de provoquer les indignations vertueuses d'une certaine presse et l'apparition d'une antisexologie (toute espèce suscite son prédateur, c'est une loi de l'écologie).

  • La psychologie contemporaine nous accoutume à l'idée que tout homme semble avoir sa conception propre du monde, si peu explicitée et raisonnée qu'elle puisse être. Foncièrement tributaire de chaque individu et de ses caractéristiques psychologiques et même psychosomatiques, l'image du monde s'érige également dès l'enfance en fonction des contacts et des relations interpersonnelles. Il appartient au psychothérapeute plus qu'à quiconque, de reconnaître cette particularité de chacun. S'il admet le besoin, pour celui qui souffre, d'être accepté au départ tel qu'il est dans sa singularité, il tend, au gré de l'intervention thérapeutique, à infléchir le mode d'être du sujet vers d'autres possibilités existentielles. Ainsi le thérapeute a-t-il besoin de s'orienter très clairement dans le domaine de la pathologie. Il souhaite des notions aussi exactes que possible sur les terrains psychiques d'où émergent dès l'enfance les différentes visions du monde. Il recherche les mécanismes qui cristallisent parfois ces perspectives individuelles en syndromes cliniques. Mieux connaître les types humains vécus permet de situer chaque individu, tant dans sa spontanéité et son adaptation que lors de décompensations pathologiques. La psychothérapie, entrevue sous un angle anthropologique, doit reconnaître à chacun le droit de réaliser librement son existence à partir de l'image du monde qu'il s'est choisie, souvent malgré soi, presque toujours inconsciemment.

empty