FeniXX réédition numérique (Livre de poche)

  • L'amour : entre rêve et désillusions. L'amour et ses mystères, ses sortilèges, ses fantasmagories. L'amour comme un roman. Il fallait bien qu'un jour on y revienne... Parce que le sujet colle aux pensées et vire à l'obsession. L'amour a-t-il un sens ? Une réalité ? Une actualité ? Peut-on en parler vraiment ? Et alors comment ? Ou n'est-il qu'un mot creux, mais magique, derrière lequel chacun de nous cache le plus souvent le dictionnaire de ses fantasmes ordinaires ? Quatre textes proposent ici l'ébauche d'une... vision. Où l'on retrouve l'allégorie et l'analyse, le récit vécu et la fiction. Quatre textes pour raconter les mille et un avatars de la volupté et du malheur d'aimer.

  • Karam, superbe déesse noire, est la reine d'une tribu africaine ; son courage n'a d'égal que sa beauté. John Vasco est un tueur professionnel sans coeur ni pitié, le meilleur de son temps. Un hallucinant complexe hôtelier se construit en pleine forêt équatoriale, sur deux mille hectares : Jungle Park. C'est là que Karam et John Vasco vont se trouver face à face... Feu d'artifice de passions, de couleurs et d'actions, Jungle est un roman sanglant et sauvage par Claude Klotz, alias Patrick Cauvin, conteur exceptionnel.

  • Qui était Henri Curiel, abattu à Paris le 4 mai 1978 par deux tueurs non identifiés ? - « Le patron des réseaux d'aide au terrorisme » à la solde du KGB comme le magazine Le Point l'annonça en couverture ? - Un agent des services israéliens, comme l'a écrit l'agence de presse soviétique Novosti ? - Un agent français, comme le croient aujourd'hui encore les services cubains ? La réalité est plus passionnante. Elle mena ce fils d'un banquier juif milliardaire du Caire, élevé chez les jésuites, du palais paternel aux prisons et aux camps de concentration de Farouk, roi d'Égypte, puis à l'exil forcé en 1950. Il avait ressuscité le parti communiste égyptien, fondé le parti communiste soudanais. Mais les camarades italiens le tiennent à distance et les communistes français procèdent froidement à son exécution politique. Clandestin en France, renié par tous sinon par une cohorte de fidèles insensibles aux pires diffamations, Henri Curiel rejoint en 1957 le réseau de soutien au FLN et le dirige à la suite de Francis Jeanson. Arrêté sans être jugé, libéré sans être expulsé, il crée et dirige en France, pendant plus de quinze ans, une extraordinaire Université de lutte clandestine ouverte aux mouvements de libération du tiers monde. Ce livre raconte comment Henri Curiel transmit au Caire, en 1956, les plans de la désastreuse expédition de Suez, comment il avait obtenu pour son ami Ben Barka une audience à l'Élysée à laquelle le leader marocain se rendait lorsqu'il fut enlevé, comment Henri Curiel fit s'asseoir à la table de la paix d'anciens terroristes israéliens et palestiniens... Une vie romanesque au service d'une foi inébranlable. Pourquoi a-t-il suscité à ce point haine et passion ? Comment a-t-il pu, pendant tant d'années, influencer de manière aussi décisive la vie de tant d'êtres ? Gilles Perrault a fait plus que rendre justice à un homme exceptionnel : pour chacun de ses lecteurs, il lui aura rendu vie.

  • Né en 1895 à Paris, fils du général Pierre des Vallières, Jean des Vallières sort de Saint-Cyr en 1914 dans la promotion des Gants Blancs. Il commence la guerre dans la cavalerie mais, blessé, passe dans l'aviation et devient pilote dans une escadrille de chasse. Son avion est abattu au cours d'une mission. Prisonnier, il tente de s'évader à plusieurs reprises et est condamné par le conseil de guerre de Magdebourg à deux ans de travaux forcés : ce sera le thème de deux récits publiés après la guerre, Kavalier Scharnhorst et Spartakus-Parade. D'un long séjour au Maroc, il rapporte quatre romans sur la Légion étrangère. Son beau-frère, le colonel de Corta, y figure sous le nom du « Colonel de Joyeuse ». Après avoir inspiré le film « La Grande Illusion », il tourne lui-même plusieurs films d'après ses romans et de nombreux documentaires consacrés pour la plupart à la Provence. Mobilisé en 1939 dans un groupe de reconnaissance de cavalerie ; regagne le Sud-Est après l'Armistice et est nommé sous-préfet d'Arles. Il rénovera le folklore et les coutumes provençales. C'est sur son initiative que la culture du riz sera entreprise en Camargue. Condamné à mort à la Libération, est obligé de passer sept ans d'exil en Suisse. Acquitté à l'unanimité, il rentre en France et reprend son activité littéraire. Jean des Vallières est mort en 1970. On se porte volontaire pour une mission dangereuse, on s'envole en plein brouillard, on atteint l'objectif, on vire sur l'aile et, à deux pas de chez soi, on est abattu par des chasseurs ennemis. Hasard de guerre : on se retrouve au sol sain et sauf mais prisonnier. Il y en a qui se contenteraient d'attendre tranquillement la fin des hostilités, en crabes. Le lieutenant Vallerse n'est pas de ceux-là. S'enfuir devient son but premier. Et faire la vie dure à ses geôliers est le second. Avec pareil état d'esprit, rien d'étonnant s'il tente évasion sur évasion et si ses gardiens n'ont qu'une idée - le renvoyer ailleurs. D'un camp à l'autre, de plus en plus sévère, le voilà au Kavalier Scharnhorst, fort construit par Napoléon et présentement gouverné par le terrible colonel baron von Brixen. S'évader de ce fort ? Impossible, à première vue, mais « impossible n'est pas français », et les prisonniers du K.S. le prouvent de la plus éclatante façon. Aventure courageuse parmi bien d'autres racontée par un de ses acteurs, car sous le pseudonyme de Vallerse c'est Jean des Vallières lui-même qui a vécu l'épopée du Kavalier Scharnhorst au cours de la guerre de 1914-1918.

  • Voici enfin une initiation non conventionnelle à la musique, qui fera de vous un mélomane averti. Grâce à ce guide vous ne passerez plus pour un « péquenot » incapable de discuter des mérites comparés de Moussorgski, Ravel, Wagner ou Tchaïkovski, du Quintette pour clarinette de Mozart ou de son Concerto pour piano Koechel 466. Vous n'ignorerez plus rien de ce qu'il faut savoir sur les compositeurs, du Moyen Age à nos jours, sur les plus grands interprètes, les opéras les plus célèbres, les principaux festivals... En bref, cet abécédaire apporte avec humour (mais précision) toutes les réponses aux questions que le néophyte se pose et qu'il ne trouvera pas toujours dans les ouvrages spécialisés.

  • Les sciences humaines prennent de plus en plus d'importance dans notre civilisation. Parmi elles, l'ethnologie occupe une place de choix. On sait maintenant qu'elle n'exprime pas seulement une curiosité bien naturelle pour des populations lointaines, mais qu'elle a pour tâche de nous aider à mieux comprendre l'homme en général, la vie sociale dans son ensemble. Jean Cazeneuve expose les grandes conceptions ethnologiques et analyse, à l'aide des documents les plus modernes, les principaux modes de vie des hommes dans leurs divers aspects (vie intellectuelle, vie spirituelle et artistique, organisation familiale et sociale). Il montre enfin comment l'ethnologie éclaire l'évolution actuelle du monde, en particulier celle du Tiers-Monde.

  • Le paradis des milliardaires américains est menacé par une étrange affaire. A Santa Barbara, là où le Pacifique lèche voluptueusement la côte Ouest des États-Unis, un roi du pétrole a bien du mal à conserver l'unité de sa famille. Après le mystérieux assassinat de son fils cadet, le tout-puissant Channing Capwell voit avec horreur revenir de prison le jeune Perkins, toujours amoureux de sa fille Kelly et auteur présumé du meurtre. Sur fond de règlements de comptes feutrés entre clans et de nouveaux scandales difficilement étouffés, ce livre révèle la lutte inégale pour la vérité, d'un jeune homme perdu, contre le cynisme d'une ville entière. Un récit tendre et brutal à la fois, parfois cocasse, dans lequel le lecteur retrouvera toute la passion et tous les personnages du célèbre feuilleton télévisé de TF1.

  • Une étrange affaire bouleverse le petit monde doré des milliardaires américains. A Santa Barbara, sur la côte ouest des États-Unis, la toute-puissante famille Capwell a bien du mal à conserver son unité. Injustement accusé de meurtre et traqué sans relâche par Channing et Mason Capwell, Joe Perkins est obligé de se faire passer pour mort. Pourtant, Kelly Capwell a enfin la preuve de son innocence... et, par amour, décide d'agir. Sur fond de scandales et de règlements de compte, ce livre raconte les aventures d'un jeune homme seul face au mensonge et à l'indifférence d'une ville entière. Une lutte sans merci qu'illuminent les feux de la passion. Un récit tendre et mouvementé où l'humour a sa place. Un livre dans lequel le lecteur retrouvera toute l'émotion et les personnages du feuilleton télévisé.

  • Au fil des pages, la recherche de nos ancêtres, de nos racines, apparaît ici comme une grande aventure exigeant de la perspicacité, du flair et de la ténacité. C'est à ce prix que vous découvrirez des cousins inconnus et des ancêtres insoupçonnés. Vous verrez revivre les générations d'autrefois, et c'est toute l'Histoire qui vous sera offerte sous un éclairage nouveau. Jean-Louis Beaucarnot, producteur de nombreuses émissions radio et télévision, vous propose un passe-temps passionnant et enrichissant que chacun d'entre nous peut adopter.

  • Née à Budapest (Hongrie), Christine Arnothy, tout en faisant de solides études classiques, se passionne dès l'enfance pour la littérature et la langue françaises. C'est ainsi qu'elle vient tout naturellement se fixer en France quand, avec ses parents, passant la frontière à pied, elle quitte la Hongrie. Les seuls biens qu'elle emporte avec elle sont, cousus dans son manteau, les feuillets qu'elle a écrits tandis qu'elle vivait la guerre à Budapest. Ces feuillets du temps du siège seront publiés sous le titre : J'ai quinze ans et je ne veux pas mourir. Le Grand Prix Vérité a couronné ce récit unanimement célébré par la critique, traduit dans le monde entier et devenu livre scolaire dans plusieurs pays. En 1957, paraîtra une suite autobiographique : Il n'est pas si facile de vivre. Christine Arnothy commence alors une brillante carrière d'écrivain français, notamment avec ses romans : Le Cardinal prisonnier, La Saison des Américains, Le Jardin noir (Prix des Quatre Jurys), Aviva, Chiche !, Un type merveilleux, J'aime la vie, Le Bonheur d'une manière ou d'une autre et avec un recueil de nouvelles : Le Cavalier mongol (Grand Prix de la Nouvelle de l'Académie française). Christine Arnothy a également écrit pour le théâtre, ainsi que des oeuvres pour la radio et la télévision. Elle a publié un pamphlet sous le titre : Lettre ouverte aux rois nus. Son nouveau roman : Toutes les chances plus une est paru en septembre 1980.

  • Noms propres, ou le livre des livres. Emmanuel Lévinas nous offre ses exercices de lecture. Kierkegaard, Proust, Agnon, Martin Buber, Edmond Jabès, Jacques Derrida, Jean Wahl, etc. Un philosophe et ses proches. A sa manière aussi : un récit des filiations.

  • Il est peu de premier livre dont, si vite, je me sois senti aussi proche. Je comprends mal ordinairement l'angoisse des villes et des brumes froides. L'angoisse de Bruxelles, il me semble, c'est d'avoir envie de fuir Bruxelles. Au contraire, pour l'angoisse en plein soleil qui fait le sujet de L'Erreur, je la comprends mieux, car il n'y a pas de fuite possible ; elle n'est pas nostalgie, mais impossibilité. Si l'âme défaille à Gênes, à midi, elle veut en même temps demeurer sous ce ciel. Dès lors c'est l'affrontement, sans complaisance. Le sujet de L'Erreur est justement cet affrontement et comment un homme, né pour vivre, peut trouver au-delà d'une certaine mort une deuxième vie. Il n'est pas, à mon sens, de sujet plus grand. La langue fière et droite, à peine distante, de Daniel, ajoute encore au beau secret de ce livre, qui n'est pas de ceux qu'on choisit mais plutôt de ceux, rares, qui choisissent leurs lecteurs.

  • Août 1914. La guerre déclarée, le peintre Moïse Kisling s'en fut au bureau de recrutement. « Je veux m'engager, expliqua-t-il, comme Kupka, Zadkine, Blaise Cendrars... » Dès le début de la Grande Guerre, plus de trente mille étrangers accourent pour défendre ce qu'ils nomment la « patrie de toutes les libertés ». Pour les accueillir, on crée quatre régiments aussitôt engagés en Argonne, en Artois, dans la Somme, en Champagne. En novembre 1915, exsangues, ces quatre régiments fusionnent pour former le régiment de marche de la Légion étrangère, ce prestigieux R.M.L.E., aux ordres du fameux colonel Rollet, qui en fera le régiment le plus décoré de l'armée française. Dissous en 1919, il est à nouveau reconstitué en 1943 pour participer à la campagne de France et d'Allemagne. La paix revenue, le régiment part pour l'Indochine où il se bat durement huit années durant à Cao Bang, au Laos, dans le Delta, à Diên Biên Phu. Ensuite, c'est l'Algérie, puis Madagascar. Aujourd'hui implanté en Guyane, le « régiment aux trois fourragÈres » participe aux gros travaux en forêt amazonienne, renouant avec la tradition des pionniers légionnaires. C'est à la découverte de l'extraordinaire destin de ce régiment qu'Erwan Bergot convie le lecteur à travers un récit riche en anecdotes et en portraits truculents, attachants, toujours justes.

  • Se reposer, prendre un bain, voilà tout ce dont rêve le docteur Hermet après une journée harassante à l'hôpital de Tripoli. Aussi refuse-t-il de se déranger quand un automobiliste de passage demande à le consulter pour sa femme. L'hôpital n'est qu'à une vingtaine de minutes par la route, qu'ils y aillent. Le lendemain, Hermet apprend que la femme est morte. Si, leur voiture s'étant embourbée à mi-chemin, cette Mme Bortak n'avait pas dû faire le reste du trajet à pied, s'il s'en était occupé, aurait-elle été sauvée ? L'idée tracasse le chirurgien qui a l'impression d'être constamment suivi par le mari. L'affaire de la note réglée par Bortak dans un bar où il s'est retrouvé sans argent au moment de payer met le comble à son énervement. Il veut rembourser sa dette, au besoin s'expliquer, mais l'autre se dérobe et continue à le « hanter ». Cette présence silencieuse et cette fuite perpétuelle entraînent irrésistiblement Hermet dans l'engrenage d'une aventure qui prend vite des proportions fantastiques de cauchemar. C'est dans le cadre grandiose de la montagne que se conclut le drame envoûtant imaginé par Vahé Katcha.

  • La célèbre comédienne Liliane Berg pleure au casino de Monte-Carlo. Plus ses jetons s'accumulent, plus elle s'abandonne au désespoir. Elle voudrait fuir sa chance. Son amant, comédien lui aussi - mais il a vingt ans de moins qu'elle - la regarde jouer et gagner. Pour Gabriel, Liliane est le symbole de la réussite. D'une trop grande réussite. Parfaite, brillante, superbe, elle l'agace. Auprès d'elle, il a l'impression d'être un raté. Si elle pouvait cesser d'exister... Il lui reste juste cette nuit pour agir.

  • Le commerce international est caractérisé par deux mouvements apparemment contradictoires : d'une part une tendance à la libéralisation des échanges, et de l'autre la multiplication de conflits commerciaux. Ces conflits concernent des secteurs aussi divers que l'agriculture, l'aéronautique civile ou l'audiovisuel. Ils impliquent des pays développés (États-Unis, Europe et Japon) dont les pouvoirs publics affichent pourtant une doctrine libre-échangiste et la volonté de ne pas interférer dans la gestion des échanges internationaux. Toutefois, et en rupture avec la situation fréquemment rencontrée jusqu'au premier tiers du XXe siècle, ces conflits commerciaux n'enclenchent pas de mécanisme de représailles généralisées conduisant à un phénomène de « contagion protectionniste ». Ce livre est consacré à l'analyse de ces nouvelles tendances des échanges internationaux. Il dresse un panorama des développements théoriques réalisés ces vingt dernières années et les replace dans une perspective historique. Il présente les nouvelles formes de protection qui se substituent aux traditionnels droits de douane. Il détaille enfin les politiques commerciales menées par les États-Unis, l'Europe et le Japon et fait le point sur les négociations internationales en cours en vue de leur harmonisation.

  • A Paris, une ruelle isolée qui pourrait bien être l'abrégé d'un monde. Des « étrangers » vivent là : Stavro le Grec, l'Allemand Gambrinus, Vicente l'Espagnol, Véronka de Wy, jeune comtesse hongroise, et d'autres... A la suite d'événements, de drames, chacun recompose son existence, des liens se nouent entre ces « déracinés ». Et le figuier ? Cet arbre famélique tente lui aussi de survivre dans une terre et un climat qui lui sont étrangers. La mort du figuier marquera-t-elle la fin de ce monde ? Des légendes, des contes, un paganisme joyeux, une vive sensualité accompagnent chaque aventure. Par-delà l'histoire, le roman, c'est le livre déchirant de l'homme seul qui a été écrit, inexorable, souvent cruel, mais traversé par ce charme étrange qui fait le prix des livres de Robert Sabatier.

  • François Truffaut parle. De ses projets, de ses lectures, de ses idées. De la critique, de ses passions, de ses confrères. Il en parle à des correspondants célèbres - Hitchcock, Lelouch, Godard - ou moins connus - Helen Scott, l'amie new-yorkaise, Robert Lachenay, le complice d'enfance. Sans fard, sans précautions, avec humour, conviction, pudeur aussi. Cinq cents lettres, écrites entre 1945 et 1984, date de sa disparition, par le cinéaste de Baisers volés, de Jules et Jim, du Dernier Métro. Un document unique, prodigieusement attachant, sur l'homme et le créateur.

  • La cas Flaubert passé au tamis de la psychanalyse. Ou le « roman familial » d'un écrivain hors du commun. Texte majestueux et lecture érudite. Marthe Robert nous révèle l'insaisissable Flaubert.

  • Comment un jeune Romain devient-il proxénète avec les meilleures intentions du monde ? Faut-il admettre que l'ami fidèle, qu'on fréquente depuis des années, n'ait de cesse de vous détruire subtilement ? Qu'est-ce qui sépare l'écrivain enfin récompensé par la gloire et le disciple qui l'a défendu, seul, des années durant ? Tels sont quelques-uns des mystères que nous fait découvrir Jean-Pierre Giraudoux avec un souriant pessimisme, au long de ces nouvelles où les passions, l'aveuglement, la perversité volontaire ou inconsciente se donnent libre cours dans les âmes. Il y a deux façons d'être « d'arrière-garde », comme le proclame, non sans panache, le titre de ce livre. L'une est d'être démodé après avoir été du dernier cri. L'autre est de considérer que l'homme ne change guère, et de l'examiner avec la lucidité éclatante d'un Racine, d'un Chamfort, d'un Benjamin Constant. Jean-Pierre Giraudoux, qui a choisi la seconde solution, est indéniablement de la famille.

  • Je ne viens pas vous présenter mon amie Sylvie Jolly. Elle n'a plus besoin de personne et de préface à présent. Depuis qu'elle a mis le pied sur une scène de théâtre son succès ne cesse de croître et d'embellir. Elle emporte l'adhésion d'un public de plus en plus nombreux et chaleureux et c'est justice. La meilleure preuve du succès d'un artiste ce sont ses camarades qui la donnent en s'enthousiasmant depuis les coulisses à l'unisson avec les spectateurs. En ce qui me concerne, quand nous passons dans le même programme je ne manque jamais d'aller l'écouter chaque soir caché derrière le rideau - la plus mauvaise place pour goûter un numéro - et chaque soir elle me "fait plaisir" elle m'amuse en me donnant en prime une leçon de psychologie. Georges Brassens

  • « Je serai médecin. » Pour Jean Nérac, c'est depuis le lycée une certitude. Voilà pourquoi ce Toulousain se retrouve un matin de novembre à Paris, entre Cité universitaire, École de Médecine et hôpital, à la découverte des « grands patrons », des malades et des camarades. Premiers stages, premières dissections, amitiés nouvelles, amours naissantes... Ce sera une année à la fois rude et exaltante, marquée aussi par le doute : la vocation qu'il éprouve résistera-t-elle au travail acharné d'une « bête à concours » ? Best-seller depuis sa parution dans l'après-guerre, le cycle des Hommes en blanc, qui s'ouvre avec ce volume, demeure une des meilleures peintures romanesques de l'univers médical, à la fois réaliste, vivante et ouverte à toutes les grandes questions morales et humaines de la médecine.

  • Mélancolie du temps qui passe, amours perdues et renouées, paradoxes et mystères du sentiment : voilà les aventures d'aujourd'hui et de toujours que Jean-Pierre Giraudoux prête à ses personnages. Car c'est être d'aujourd'hui que de combattre les rides au cours de discrets séjours dans des cliniques suisses ; de proposer à un ami veuf, grâce aux annonces d'un magazine à la mode, la compagnie d'un jeune homme, et, qui sait, des émois nouveaux... Mais c'est être de toujours que d'envisager le moment où l'amour doit vivre en disant adieu au désir ; ou de souffrir, après dix ans de liaison, d'un premier mensonge.

  • « La France fut à plusieurs reprises dans son histoire un exemple pour le monde. Au temps de la chrétienté médiévale puis au temps de la monarchie administrative, puis lors de la Révolution quand, la première, elle créa une société de liberté et fonda la République sur des principes toujours vivants. Plus près de nous, au XXe siècle, elle a inventé un modèle de protection sociale et de justice, tout en devenant une nation forte, ambitieuse et prestigieuse, grâce au général de Gaulle dont aujourd'hui tous les Français se reconnaissent les disciples. En ce monde où tout change, alors que notre situation intérieure est elle-même incertaine, à notre tour aujourd'hui de faire à nouveau de la France un exemple. »

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