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  • Si la physique classique a largement contribué à modeler nos conceptions et nos représentations de la réalité, la théorie de la relativité et la théorie quantique introduisent aujourd'hui des bouleversements décisifs qui sont en train de transformer jusqu'à notre mode de pensée. Avec L'idée du déterminisme, Alexandre Kojève propose la première analyse fouillée de ces mutations mentales que nous vivons chaque jour. Un travail philosophique sans équivalent qui, non seulement livre une subtile étude comparée des grands systèmes scientifiques, mais encore fournit les éléments d'une réflexion stimulante sur les remaniements de quelques-unes des notions clefs de la science contemporaine. Un texte majeur de l'un des grands philosophes français de ce siècle.

  • Rimbaud, la fulgurance d'un destin hors du commun. Alain Borer est parti sur les traces du poète, explorant à son tour les lignes de fuite qui l'ont conduit en Abyssinie. Jusqu'aux lieux désormais consacrés de sa mythologie, Aden et Harar. Enquête érudite, récit de voyage, roman philosophique ou poème d'aujourd'hui, Un sieur Rimbaud rassemble les figures contrastées d'un personnage énigmatique et fascinant. La vie de Rimbaud comme une épopée.

  • Aux confins du monde, entre Inde et Pakistan, le soulèvement d'un peuple à l'ombre des grandes puissances. « Les Indes rouges » sont le démontage lucide et rigoureux d'une insurrection de la liberté. Premier ouvrage de Bernard-Henri Lévy, introuvable depuis dix ans.

  • Archives d'un procès : Klaus Barbie, ou le retour de la mémoire. Un exceptionnel document à verser aux dossiers de l'Histoire. Tout y est. Depuis le rapport de ce que furent le nazisme et l'Occupation en France, la chronologie des faits et des événements jusqu'au suivi du procès lui-même. Acteurs, témoins victimes : tous parlent, tous racontent, tous témoignent. Des textes de Serge Klarsfeld, Emmanuel Lévinas, Claude Lanzmann, Bernard-Henri Lévy, Léon Poliakow, Élie Wiesel, Marek Halter, Samuel Pisar, et de beaucoup d'autres hommes qui, à un titre ou à un autre, ont tous autorité pour intervenir.

  • Un drame vécu par un enfant qui, ses parents absents, se retrouve confronté à la maladie d'un être proche.

  • Ah ! Si Richelieu et Louis XIV avaient laissé les Protestants s'installer au Nouveau Monde, me déclara le Premier ministre quebécois ! Les premiers hommes sur la lune auraient parlé français, non anglais. Pour les sociétés centralisées, tout changement est agression. Hier, un roi se prenait pour l'État ; aujourd'hui, l'État se prend pour le roi. On ne peut regarder au fond de l'actualité, sans regarder d'abord au fond de l'histoire. Pendant longtemps, l'histoire de France a été une histoire parisienne - centralisée elle aussi.

  • « La foule était blanche comme la ville... » Au matin du 4 juin 1958, François Gauthier, personnage principal des Compagnons de la Forêt-Noire et de L'Orient perdu, découvre Alger où les événements du 13 mai ont fait basculer la IVe République. Sur la place du Forum, au milieu de la foule française et musulmane, il s'interroge. Qu'y a-t-il derrière cette phrase : « Je vous ai compris » ? Dès lors, la vie de François Gauthier va se trouver happée par le drame algérien. Politiquement, il n'imagine pas d'autre solution pour l'Algérie que l'indépendance. Mais, témoin presque involontaire d'un impitoyable déchirement, François Gauthier se sent chaque jour plus proche de ceux, militaires et surtout civils, qui en sont les victimes, sans partager pour autant leur colère, ni changer d'opinion sur le caractère inéluctable de l'issue. Un tel conflit intérieur, de plus en plus violent et envahissant, trouve naturellement des prolongements dans sa vie professionnelle et jusque dans sa vie privée. Lorsque l'« Algérie française » s'achève dans le désespoir et l'exode, François Gauthier sent bien qu'il portera toujours en lui les cicatrices de blessures qui, pourtant, n'ont pas été les siennes.

  • Fils d'un grand médecin et médecin lui-même, Michel Doutreval a rompu avec son milieu. Rejetant le mariage avantageux qui aurait assuré sa carrière, il s'est rebellé contre une certaine conception de la médecine, limitée au traitement des symptômes et qui oublie que l'être humain est un tout. Cependant qu'il suit sa vocation au prix de mille difficultés, le jeune Vallorge, moins scrupuleux, a épousé Mariette, la soeur de Michel. Le voilà désormais poussé et protégé par son beau-père. Et il faudra un terrible drame familial pour réveiller les consciences assoupies... Couronnée par le Grand Prix du roman de l'Académie française en 1943, cette oeuvre puissante, d'une force réaliste digne de Zola, souleva un tollé dans une partie du milieu médical. Pour n'être pas - heureusement - généralisables, sa critique du carriérisme et des intrigues qui existent, là comme ailleurs, sa mise en cause d'une médecine officielle campée dans ses préjugés n'en demeurent pas moins d'une actualité surprenante.

  • Avec la dénomination de « sciences cognitives », on entend désormais l'ensemble des disciplines qui s'appliquent à étudier les comportements intelligents - celui des hommes, des animaux ou des machines -, et à analyser les supports matériels qui paraissent conditionner ces comportements - le cerveau ou l'ordinateur, par exemple. En moins de trente ans, elles se sont imposées comme des sciences à part entière et ont insufflé un dynamisme nouveau à la pensée philosophique, comme à la recherche scientifique. Dans des pages éclairantes, où le souci de la pédagogie ne fait jamais défaut, Georges Vignaux explique la genèse, les méthodes et les finalités de ces sciences. Abordées sous l'angle de la linguistique, de la psychologie, de la biologie ou des neurosciences, elles révèlent leurs ambitions, leurs présupposés, les perspectives qu'elles offrent à la philosophie, à l'anthropologie, à la sociologie, à la robotique ou à l'ergonomie. « Les Sciences cognitives, une introduction » est un panorama complet des enjeux philosophiques et scientifiques de la modernité. Une nouvelle manière de comprendre ce que penser veut dire.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Textes et débats. Une présentation objective des grands courants de la pensée universelle. Textes. Par les plus grands spécialistes, l'essentiel d'une oeuvre ou d'une doctrine. Débats. À la suite des textes, les critiques, les analyses suscitées, de l'origine à nos jours. Les célèbres cris de Proudhon : « La propriété c'est le vol », « Dieu c'est le mal », « Suppression du gouvernement de l'homme par l'homme » ont bouleversé la pensée du XIXe siècle. Ses théories, son projet autogestionnaire ont inspiré et inspirent, sans qu'ils l'avouent toujours, nombre de penseurs et d'hommes politiques. Nombreux également (Marx, Veuillot, Bakounine, Lénine, Staline...) sont ceux qui ont réagi à ces appels pour les soutenir ou pour les vouer à la vindicte publique. On trouvera ici les exposés essentiels de la pensée de Proudhon, les textes de ces débats et les dernières études sur ce théoricien du socialisme et de la liberté..

  • Qui était Henri Curiel, abattu à Paris le 4 mai 1978 par deux tueurs non identifiés ? - « Le patron des réseaux d'aide au terrorisme » à la solde du K.G.B., comme le magazine Le Point l'annonça en couverture ? - Un agent des services israéliens, comme l'a écrit l'agence de presse soviétique Novosti ? - Un agent français, comme le croient aujourd'hui encore les services cubains ? Au terme d'une monumentale enquête qui reconstitue la vie extraordinaire de ce fils d'un banquier juif milliardaire du Caire, élevé chez les jésuites, Gilles Perrault nous fait découvrir une réalité bien plus passionnante. Une vie romanesque au service d'une foi inébranlable. Pourquoi a-t-il suscité à ce point haine et passion ? Gilles Perrault, le célèbre auteur de « L'Orchestre rouge », du « Pull-over rouge » a fait plus que rendre justice à un homme exceptionnel : il lui aura rendu vie.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • L'objet de ce travail, annonce François Ewald, est de « saisir l'apparition de l'État providence » à travers la problématisation de l'accident, telle qu'elle a été énoncée au cours de ces deux derniers siècles, à travers aussi la prolifération des institutions d'assurances et la naissance de la Sécurité sociale. L'Histoire de l'État providence montre comment, dès le XIXe siècle, s'est peu à peu instituée une nouvelle rationalité juridique et politique, ayant débouché sur le système complexe de la protection sociale.

  • Un livre fondateur, qui rompt avec les images classiques de la société forgées par le discours sociologique traditionnel. Ni objet naturel, cristallin ou liquide, ni système en changement permanent, la société est l'espace où agissent et interviennent les mouvements sociaux. La Voix et le Regard rend compte de cette conception dynamique et, parallèlement, élabore une méthode, l'intervention sociologique, pour répondre aux besoins de ce qui s'affirme désormais une sociologie de l'action.

  • Les cartes du monde se modifient, les rapports de force se transforment : aujourd'hui la politique internationale est bouleversée de fond en comble. A travers une série d'analyses percutantes, Yves Lacoste montre la nouvelle physionomie de la planète et nous aide à débrouiller des questions aussi complexes que celles de l'Islam, des mers et de l'Afrique. Inédit.

  • Une question, aujourd'hui, retrouve toute son actualité : la vie vaut-elle la peine d'être vécue ? Quatre écrivains donnent ici l'ébauche d'une réponse, chacun selon ses inclinations et ses rêves.

  • C'est à un voyage que le lecteur est convié. A travers siècles et civilisations. De la Chine à l'Iran, du Japon aux Indes, mais aussi dans la littérature française, Étiemble promène son regard d'encyclopédiste et traque les grandes figures de l'érotisme. Il réhabilite les subtiles pratiques orientales et condamne sans appel les perversions de l'Occident où, trop souvent, la violence l'emporte sur la délicatesse et le cynisme supplante le sentiment. Une manière de redécouvrir l'art d'aimer.

  • Un Romain digne de ce nom est bon général, bon orateur et bon jurisconsulte. Ainsi, à côté de la guerre et de l'éloquence, le droit s'affirme comme une donnée fondamentale de la civilisation romaine. Il peut sans doute constituer un savoir technique, mais ses échos se retrouvent bien souvent dans la littérature. Ces allusions, ces parodies et ces réflexions qui se réfèrent à un langage et à des usages précis échappent parfois à ceux qui n'en sont pas vraiment familiers. Aussi cet ouvrage a-t-il d'abord pour but de proposer une introduction aux données juridiques romaines. En premier lieu, l'accent est mis sur ce système qui s'appuie sur des éléments bien différents du nôtre, puis les principales questions du droit sont exposées brièvement : famille, propriété, testament et procédure, tout en suggérant les rencontres qui s'accomplissent avec les oeuvres littéraires. Car ceux qui font le droit sont également des hommes proches de la société et des courants intellectuels de leur temps. À un moment où notre connaissance de leurs personnalités et de leurs méthodes se renouvelle, il nous a paru nécessaire d'insister sur cette communauté culturelle trop souvent oubliée. Il n'est pas moins nécessaire de s'attacher à la réflexion sur le droit qui s'est élaborée au cours des siècles dans le monde romain. Son influence sur la pensée européenne n'est pas à négliger et, aujourd'hui, alors que la philosophie du droit suscite un intérêt renouvelé, l'apport de la Rome antique mérite d'être reconnu.

  • Le « chroniqueur matutinal » de France-Inter donne ici de nouvelles preuves (s'il en était besoin) de sa profonde et ricanante inadaptation à la modernité de l'époque. Que peut-on attendre d'un homme qui tourne en dérision les valeurs sacrées du travail stressant et du temps gagné à tout prix ? Qui brocarde ouvertement l'ENA et le système Socrate de désorganisation de la SNCF ? Qui ne parvient pas à admettre qu'une dame nonagénaire se voie refuser l'accès des toilettes ? Qui déplore que le célèbre Andy Capp, héros d'une BD anglaise, ait cessé de fumer sur ordre de la police sanitaire ? Qui ne trouve aucun réconfort à l'idée d'être enterré dans un cercueil écologiquement correct ? Qui cite Montaigne, Anatole France et Alexandre Vialatte ? Ces chroniques sont à lire comme un témoignage inquiétant de la persistance - à l'aube du troisième millénaire ! - du mauvais esprit. Et du bon français.

  • Les textes de ce livre ont été écrits au gré des impulsions du moment, des inclinaisons et des affinités. Tantôt pour décrypter ce qu'une photographie, un peintre, une ville pouvaient receler de magie ou de mystère. Tantôt pour chercher, une fois encore, à observer ce qui se noue à l'écart des regards et des statistiques : les sentiments, les enthousiasmes... afin de pouvoir se dire un jour : c'est ainsi que nous vivions dans les années 90, ardents de changements, anxieux d'un monde vulnérable et en miettes, où chacun se retrouve solitaire face au miroir des téléviseurs et du temps qui passe. [...] J'ai écrit ces pages comme s'il allait de soi que les mots doivent intervenir de pair avec les bruissements qui nous cernent, certain que la parole est une offrande faite pour ajouter, en toute circonstance, une raison de plus à ne désespérer de rien. Y.S.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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