Entreprise, économie & droit

  • «"Il est aujourd'hui plus facile d'imaginer la fin du monde - écrivait le philosophe américain Fredric Jameson - que celle du capitalisme." On ne saurait mieux résumer le paradoxe de notre temps.»
    Dans ce livre à l'ironie mordante, Jean-Claude Michéa décortique les implications morales et matérielles du capitalisme, et montre les dangers de ce système doublement destructeur pour l'environnement et le lien social. Il devient donc urgent de renoncer au mythe du progrès et de prendre en compte les aspirations des classes populaires pour en finir avec ce système dépassé.
    Une réflexion stimulante, qui synthétise de nombreuses idées de la pensée anticapitaliste actuelle et évoque des pistes pour reconstruire une société viable. L'espoir d'un monde décent est encore possible.

  • « Femme de gauche, ancienne inspectrice du travail, citoyenne, je suis, comme tant de Français, quels que soient leurs parcours, saisie par les bouleversements qui caractérisent le monde du travail depuis vingt ans. Et je ne me satisfais absolument pas de la manière dont il est traité aujourd´hui.
    Dès lors, surgissent des questions qui touchent à l´essentiel. Comment se fait-il que des salariés, appartenant à toutes les catégories socioprofessionnelles, se suicident sur leur lieu de travail ? Comment en est-on arrivé à un discours exclusivement comptable ou managérial sur ce sujet ? Comment reconsidérer la part qu´il joue dans la construction même de la personne ?
    Assumer une réflexion sur cet enjeu identitaire pour la gauche me semble indispensable à la veille de grandes échéances démocratiques. Penser la question du travail, sans tabous, sans concessions, en reconnaissant aussi nos erreurs ou nos approximations, en allant au fond du sujet, me paraît un exercice utile. Loin des modes ou des références à ce qui pourrait être considéré comme "moderne" ou "ringard". » Anne Hidalgo

  • Avec la fin du «siècle de l'automobile» et de l'«ère du pétrole», ce sont aussi la télévision, les industries de programme et les industries culturelles en général qui sont entraînées dans une crise profonde, subissant la désaffection d'une partie croissante de la population. L'ensemble du système consumériste s'avère aujourd'hui caduc. Dès son origine, Ars Industrialis a soutenu que le consumérisme constitue un processus autodestructeur, soumettant les technologies d'information et de communication à l'hégémonie d'un marketing irresponsable et empêchant la formation d'un nouvel âge industriel. Car au cours de la dernière décennie, un autre modèle comportemental est apparu qui dépasse l'opposition de la production et de la consommation, dont le logiciel libre et les licences creative commons sont les matrices conceptuelles et historiques. Ce nouveau modèle constitue la base d'une économie de la contribution. Il permet d'espérer qu'après la domination de la bêtise systémique à laquelle aura conduit le consumérisme, les technologies numériques seront mises au service d'une nouvelle intelligence collective et d'un nouveau commerce social - pour autant qu'émergent une volonté politique et une intelligence économique nouvelles, et que s'engage la lutte pour en finir avec la mécroissance.

  • Ces essais interrogent la capacité des êtres humains à mettre au service de leur propre destruction leur potentiel de créativité.

    Des philosophes, scientifiques, artistes et écrivains tentent de répondre à cette question.

  • En décembre 2008, les auteurs de cet ouvrage s´étaient réunis pour proposer un vaste programme de réformes. Qui sont-ils ? Des praticiens des marchés financiers, des cadres dirigeants d´entreprise, des économistes, des philosophes, des mathématiciens, des ingénieurs... Depuis lors, le « plus jamais ça » du G20 s´est mué en reprise du business as usual. Trois ans plus tard, la récession gagne, la zone euro est en danger, les fi nances publiques asphyxiées, le secteur bancaire en faillite... Pendant que les banques sont recapitalisées aux frais du contribuable, l´économie réelle est sacrifiée sur les autels de la finance dérégulée et de l´austérité budgétaire. Aussi ont-ils remis en chantier leur programme de réformes.
    De la transition énergétique et écologique au statut juridique de l´entreprise, de la titrisation au mandat de la Banque centrale européenne, du social business à la formation éthique, des marchés de matières premières au droit des brevets, des prix de transfert à l´investissement socialement responsable, ce livre trace un chemin à la fois cohérent, audacieux et réaliste.
    L´enjeu est de taille : voulons-nous construire une société sobre, défi nanciarisée et solidaire ?

  • Nous vivons les yeux rivs sur le taux de croissance du Produit Intrieur Brut, comme si celui-ci suffisait faire de nous des socits vraiement riches. Indiffrent la manire dont sont rpartis les biens, les services, les revenus et les acquis, le PIB n'est affect ni par la monte de la violence ni par le dveloppement des ingalits ou l'altration de l'environnement, pas plus qu'il ne le serait par l'accroissement constant du niveau d'ducation, la facilit d'accs des services publics de qualit, l'amlioration gnrale de l'tat de sant de la population ou la promotion d'une relle galit entre les hommes et les femmes. Si ce qui importe, c'est ce qui est productif, comment donner de la valeur des activits qui ne sont productives de rien, ou seulement de relations, de sens, de qualit de vie ? Cette question est particulirement importante au moment o s'opre une rduction de la dure lgale du travail, activit productive par excellence. Si les femmes, sur lesquelles psent aujourd'hui les contradictions de notre socit, parviennent promouvoir une autre organisation des temps sociaux, alors peut-tre pourrons-nous exprimenter des modes de partage et des types de richesse plus modernes, plus dmocratiques et plus civiliss. Ce livre a obtenu le prix Synapsis-CRC-Mutations et Travail 1999.

  • Peu de noms comptent autant dans l'histoire de l'automobile que celui de Peugeot. Mais que connait-on vraiment de cette famille discrète et de la marque au Lion, seule survivante avec Daimler de l'âge héroïque des premières voitures ? Sait-on comment elle s'est hissée au rang de sixième groupe automobile mondial, sans céder à la tentation de la délocalisation ? Alain Frerejean répond à ces questions et à bien d'autres dans cet ouvrage très vivant, riche de nombreux détails inédits. Il restitue avec talent le contexte historique propre à chaque époque pour mieux nous faire revivre les événements mythiques ou tragiques qui jalonnent l'histoire de Peugeot : la naissance des modèles cultes - 203, 404, 205, etc. -, les victoires à Indianapolis ou au Paris-Dakar, mais aussi les années sombres de l'Occupation, les Trente Glorieuses, le rapt du jeune Éric Peugeot, l'élargissement de l'Europe, la concurrence japonaise, l'émergence des technologies nouvelles : filtre à particules, biocarburants, diesel hybride... Son livre, véritable ouvrage de référence, permet de découvrir Peugeot sous un nouveau jour en lui redonnant toute son importance dans l'histoire de l'automobile, comme dans celle de la France.

  • Que s´est-il passé au sein de France Télécom Orange, fleuron de la technologie française, pour que des dizaines de ses salariés choisissent de mourir ?

    Vincent Talaouit peut répondre à cette question. Durant treize ans, il a travaillé au sein de cette grande entreprise. Jeune ingénieur, il intègre une filiale du groupe en 1996 et vit avec passion cette entrée dans le monde du travail. Il se dit qu´il va pouvoir assouvir son appétit de connaître et d´inventer. Mais, en 2004, tout bascule. Vincent voit peu à peu fondre les effectifs de son service sans comprendre, puisque la hiérarchie ne donne aucune explication. Il saura plus tard que, dans une stratégie purement financière, usant de méthodes de management d´une dureté rare, les responsables de France Télécom Orange ont planifié la suppression de 22 000 emplois en trois ans.

    Parce qu´il a failli mourir, Vincent Talaouit raconte ce qu´il a subi des années durant dans une entreprise à laquelle il était si fier d´appartenir.

  • Les Français peuvent-ils retrouver confiance dans leur justice ? Au lendemain de la catastrophe d'Outreau, l'avocat général Philippe Bilger, connu pour sa liberté de pensée et d'expression, en appelle à un véritable aggiornamento. Son essai, qui ne refuse pas le ton du pamphlet, est ici guidé par une double ambition.

    Celle, d'abord, de ne pas fuir l'analyse des problèmes et des désordres qui affectent le fonctionnement du judiciaire et laissent le citoyen désemparé : lenteur de la justice au quotidien, responsabilité trop réduite des magistrats, corporatisme lourd, défaut d'humanité, rapports pervers avec les politiques, etc. Hommes, structures et institution, tout y passe et sans complaisance.

    Celle, aussi, de redonner de l'espoir à la magistrature et de l'enthousiasme aux juges. Il est temps que le monde judiciaire sorte de la plainte continuelle et renoue avec une volonté et un élan positifs. Il est temps, surtout, qu'il se mette véritablement au service du citoyen.

    L'honneur de la justice est à ce prix.

  • 1 mort, 2 milliards envolés, 3 secondes gravées à jamais dans ma mémoire.

    Hugues Armand-Delille n´aurait jamais dû travailler dans le milieu de la finance. À 23 ans, alors qu´il n´avait pas les diplômes requis, le destin lui fait croiser la route de Thierry de la Villehuchet, l´un des brokers les plus célèbres de la place, qui décide de le prendre sous son aile.
    De Paris à New York, le jeune homme découvre alors le monde des golden boys, son exubérance, son hystérie, ses plaisirs et ses côtés sombres. Malgré lui, Hugues devient le spectateur privilégié de l´affaire Madoff.
    Avec ce récit nerveux et captivant, l´auteur dévoile les coulisses du plus gros scandale financier de notre époque.

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