Flammarion

  • Roman «Les voisins de la veille vous égorgent. Les amis de toujours vous poignardent. Les uns comme les autres n'ont plus ni compassion, ni réflexion, ni amour. L'horreur est partout. Le goût du sang les rend ivres. En qui, à quoi croire désormais ?» En été, dans un pays en guerre, une jeune femme est blessée par une balle alors qu'elle essayait de rejoindre Steph, qui habite de l'autre côté de la ville. A vingt minutes à pied d'ici, Steph l'attend. Dans sa dernière lettre, il lui demande de laisser de côté leurs vieilles querelles et de vivre l'indéfectible amour qui, depuis toujours, les unit. Arrêtée dans sa course par la balle d'un franc-tireur, Marie n'a qu'une seule idée en tête : lui faire parvenir un message pour lui dire qu'elle venait... qu'elle l'aime.

  • Au Caire en 1948, la vieille Om Hassan lutte pendant six jours pour sauver son petit-fils du choléra. Elle décide de l'emmener loin du village où les dénonciateurs pullulent. Car pour mettre fin à l'épidémie on éloigne de force les malades. La grand-mère veut tout tenter pour sauver son petit-fils et souhaite rejoindre la mer purificatrice. Le courage de la vieille femme est immense. Mais la route est longue, et les obstacles innombrables. Son chemin va croiser celui d'Okkasionne, un montreur de singe. L'enfant mourra, mais aura vu la mer.

  • « Je voudrais voir quelle force au monde peut détruire cette race, cette petite tribu de gens sans importance dont l'histoire est terminée, dont les guerres ont été perdues, dont les structures se sont écroulées, dont la littérature n'est plus lue, la musique n'est pas écoutée, et dont les prières ne sont pas exaucées. Allez-y, détruisez l'Arménie ! Voyez si vous pouvez le faire. Envoyez-les dans le désert. Laissez-les sans pain ni eau. Brûlez leurs maisons et leurs églises. Voyez alors s'ils ne riront pas de nouveau, voyez s'ils ne chanteront ni ne prieront de nouveau. Car il suffirait que deux d'entre eux se rencontrent, n'importe où dans le monde, pour qu'ils créent une nouvelle Arménie. » William Saroyan
    />

  • Inassouvies, nos vies « Elle s'interrogeait : qu'est-ce qui différencie ou caractérise ces cubes, ces carrés, ces rectangles, ces losanges, ces cavités, toutes ces innombrables fantaisies architecturales réunies sous le vocable habitations ? En dehors de leur forme, qu'est-ce qui en fait des demeures et non des sépultures ? Vivre, ça couvre quelle superficie ? Quel sens donne-t-on à ce verbe, au point de lui réserver des lieux ? Les bureaux et les usines seraient-ils des lieux de mort ? Et puis, parce que vivre c'est survivre à quelqu'un ou à quelque chose, à qui, à quoi renonçons-nous, humblement défaits ou dignement amputés, mais toujours inassouvis ? Betty avait pris sa décision : elle saurait quelles existences se cachaient derrière les fenêtres d'en face. L'obsession était née et installée en elle. Elle ne fit rien pour s'en distraire, au contraire, elle l'entretenait, comme un feu de bois par mauvais temps, minutieusement, patiemment. Elle allait s'imbiber de la vie des autres, ignorant qu'elle y serait bientôt engloutie. »

  • Le 10 août 2019, Fifi Colins, la fille de 10 ans d'un célèbre astronome, intercepte un message « extraterrestre », invitant les terriens à venir sur la planète Mars, le 7 juillet 2035.
    Un mois plus tard, elle annonce au monde entier, qu'un programme international liant technologie et formation d'astronautes sera mis en place pour parvenir à atteindre Mars d'ici 2035.
    ST&RS (pour « Space agency for Transcendent and Revolutionary technology of Spaceman »), et des écoles d'astronautes, semblables à des centres de formation, sont créés un peu partout à travers le monde.
    En décembre 2033, Maho Shirafuné, un adolescent fasciné par le ciel et l'espace, êve de se rendre sur cette planète afin de rencontrer ceux qui sont entrés en contact avec les terriens 14 ans auparavant. Pour cela il décide d'intégrer un lycée un peu particulier qui forme de futurs astronautes. Épaulé par Meguru, son amie d'enfance, et Wataru, un brillant élève qui vient d'arriver dans leur classe, Maho se prépare à passer les difficiles épreuves de sélection pour entrer dans le lycée en question.

  • « Tu te souviens pourquoi on est venus en Slovénie, pourquoi on a décidé de faire ce voyage ensemble ? Oui, je me souvenais. Je consentis donc à faire l'amour, ce que je n'ai pas regretté. » Cet été-là, il part avec Éléna en Slovénie, pour changer d'ai

  • Personne ne peut aimer une femme et écrire un roman simultanément.
    Dans les vapeurs d'une vie d'écrivain, il y a la question omniprésente du style, le blues, les femmes, LA femme.

  • « J'ai découvert l'inconnu d'un monde, étrange dépaysement, à mon arrivée sur la rivière de Saigon après cinquante-cinq jours de traversée ; je n'avais d'yeux que pour les centaines de paillottes sur pilotis, tout au long des berges, l'avancée lente, cérémonieuse, des buffles de la rizière, retenus à la corde par des paysans à chapeaux coniques, pantalons retroussés. J'ai entendu les premières rafales de la guerre à la Pointe des Flâneurs. Des miliciens viets isolés, cachés dans les hautes herbes, tiraient sur le bateau et nous étions sur le pont, comme au spectacle, déjà perdus par cette inconscience qui allait être ma sauvegarde. » Pour la première fois, Jacques Chancel revient sur son itinéraire dans les désordres de l'Indochine.

  • Anna, une petite fille de 3 ans, révèle à son oncle Noam Beaumont qu'il mourra du coeur en même temps que cinq autres personnes. Dès lors, Noam devient obsédé par le jour de sa mort. Une psychologue lui affirme que les propos d'Anna reposent sur la théorie de la prophétie des innocents. Noam se met à la recherche des cinq autres personnes.

  • Roman «Ce fut durant le mois d'avril 1996 que je reçus la première lettre de Geneviève Bassano. (...) La calligraphie courait fine et régulière, posée comme des notes de musique sur une partition. Encre noire. Monsieur, vos livres me plaisent au point que j'en ai acheté pour quelques amis.» Ainsi débute la correspondance entre le narrateur et Geneviève Bassano, une lectrice passionnée. Elle vit près de Châteauroux, a deux enfants, un mari qui voyage pour ses affaires et des entrées à la bibliothèque de son village, où elle invite le romancier à venir y signer ses livres. Mais derrière cette façade respectable se dissimulent des sentiments forts, excessifs et équivoques, qui finissent par exacerber chez ces deux personnes le goût de l'absolu et de la perte. La relation d'abord courtoise devient intense, puis destructrice, jusqu'à mettre l'auteur en péril.

  • Roman «Parmi les statues (...) se dressait le quadrige doré qui semblait piaffer comme s'il allait s'élancer sur la ville.
    - Quelle merveille ! s'écria Angelo. Comme je comprends le doge d'être tombé amoureux de ce chef-d'oeuvre.
    - Au point d'avoir détourné une sainte croisade pour s'en emparer ! continua Guillaume.» Au début du XIIIe siècle, le preux chevalier Guillaume d'Amiens décide de s'engager dans la IVe croisade. Mais bravoure et dévouement ne suffisent à mener à bien une telle aventure. Faute d'argent pour payer le voyage, les croisés sont contraints de passer un accord avec le doge de Venise : ce dernier fournira les galères, et en échange l'expédition participera, aux côtés des Vénitiens, à la prise de Constantinople... et au pillage de ses oeuvres d'art. N'en oubliera-t-elle pas sa mission initiale : déloger les Sarrasins de Jérusalem ?

  • En 1968, l'apartheid sévit en Afrique du Sud. Marianne, jeune parisienne, arrive à l'université du Cap où elle est nommée pour un semestre. Elle se lie d'amitié avec Denise, avocate qui lutte contre la ségrégation. Alors qu'elles reviennent d'un meeting, Denise est renversée par une voiture et décède. Au même moment, le professeur Chris Barnard prépare la première greffe du coeur jamais réalisée.

  • Quand le monde extérieur devient insupportable, peut-on s'enfermer chez soi ? Quand le monde réel se montre trop décevant, peut-on s'en inventer un autre ? Quand on est obsédé par une star de cinéma, peut-on décider qu'elle est faite pour nous ? Entre dégoût, compassion et fantasme, peut-on survivre à la réalité ? Et à quel prix ?
    Dans le meilleur des mondes, Aldous Huxley parlait du futur. Le pire des mondes, lui, est bien présent.

    Couverture : © Dennis Galante/CORBIS © éditions Flammarion, 2004.

  • "Est-ce durablement éprouvé entre le possible et le possible, est-ce dialogue à toute force poursuivi entre l'individu et la multitude, qui ont porté Andrée Chedid vers le théâtre ?... Il lui était nécessaire, sans aucun doute, d'ouvrir un champs plus concret à ces figures qui depuis longtemps la hantent et de poursuivre le seul débat qui l'intéresse en termes plus généraux et en images plus exemplaires : le bruit de l'histoire, les ambiguïtés de la paix et de la guerre, les chances de transformer le monde des hommes, le problème irrésolu des origines, ces questions sont au coeur de son oeuvre théâtrale. Qu'elle la situe très loin dans le temps et dans l'espace comme Bérénice d'Égypte et Les Nombres, ou dans le lieu indéfini des mythes, pour mettre en place le jeu d'ombre du Montreur, Andrée Chedid ne se préoccupe que d'une chose : faire surgir "des bribes de notre visage commun" aujourd'hui".

    M.C Granjon

  • Roman «Le drame, tout de même, pour la maison Combi, serait bien que sous couvert d'authenticité cette bonne vieille plume aille jusqu'à tout consigner, qu'il restitue tout dans l'aspect du réel.» Poissonniers de père en fils, les Combi portent en eux l'histoire de leurs origines et l'amour du grand large. Un jour, l'un des fils a une idée de génie : réaliser une brochure, pour se faire connaître à plus grande échelle et pouvoir vendre plus, toujours plus. Il faudra la rencontre improbable avec un prix Nobel de littérature et tout son talent pour transposer l'entreprise commerciale en un plus vaste projet. Mais attention ! Tout cela pourrait bien finir en queue de poisson !

  • Anna se réveille en sursaut. Un bruit la arrachée au sommeil.
    Le lendemain, elle sapproche de la remise au fond de son jardin. Sur le vieux canapé, allongé de tout son long et dans un relâchement total, un enfant dort.

  • Une directrice d'agence bancaire approchant la cinquantaine, ayant réussi sa vie de famille tout comme sa carrière professionnelle, va tout perdre pour une histoire passionnelle avec un collaborateur beaucoup plus jeune qu'elle. Ce roman nous plonge dans les alcôves de la banque, un milieu qui n'a rien à envier à celui de la publicité ou du show-business, et brosse le portrait d'une femme qui tente de répondre à la question que nous nous posons tous : jusqu'où sommes-nous prêts à aller pour être heureux ?

  • "J'ai travaillé trop tard hier soir. Écrire me crée. Me tue. Je suis voleur.
    Les petits pleurent un peu au début. La classe est propre et claire. Elle les menace. Et pourtant ils entrent. C'est le premier qui compte.
    Je ne suis ni leur père ni leur mère.

  • Chirac, petit village de Lozère, près de Marvejols. Ari Mendel s'isole dans ce hameau de 600 âmes afin d'en conter l'histoire. Il découvre une sombre machination, un jeune homme qui fait chanter une bourgeoise mariée, un muet qui parle... et un mystère qui s'épaissit.

  • « Il n'y a rien de mieux que les bars à moitié vides, les soirs sans chiffre. Le client de gauche se détache sur la grande baie vitrée avec tout son poids de malheur. Il est malheureux parce qu'il attend une fille fabuleuse, une longue fille très belle qui viendra s'accouder comme un ange ou une grande blessure. Vous n'attendez rien. Le bac des verres palpite comme un bassin de truites dans une vieille montagne. Des représentants d'épaules passent sans rêves. La serveuse allume une cigarette parce que l'amour n'existe pas. Les femmes les plus obstinées, celles qui ont cru pouvoir vous ramener dans le monde, ont renoncé. Vous êtes dans un état proche du bonheur.» L'oeuvre reproduite page 85 est d'André du Colombier.
    © Éditions Flammarion, 2003

  • Ce roman-réalité est une plongée dans l´univers cruel du septième art, avec ses codes, ses lâchetés, ses enthousiasmes, ses délires, ses impostures, ses sables mouvants...
    Entre les paillettes d´une avant-première et les résultats minables du box-office, après le parcours du combattant d´un montage financier, au milieu des mensonges et des chagrins, mon amour pour le cinéma survivra-t-il ? Et le vôtre ?.

    Avec par ordre d´apparition : Claude Lelouch, Julie Gayet, Jocelyn Quivrin, Léa Drucker, Stéphane Freiss, Audrey Marnay, François Bégaudeau, Benjamin Biolay, Fred Testot, Guillaume Canet, Riccardo Scamarcio, Jean-Claude Van Damme, Louise Bourgoin, Emmanuelle Devos, Mike Leigh, Judith Godrèche, Gael Garcia Bernal, Alejandro González Iñárritu, Tim Burton, Th omas Langmann, Benoît Magimel, Eva Herzigova, Olivier Assayas, Mélanie Th ierry, Mick Jagger, Marion Cotillard, M, François Cluzet, Isabelle Huppert, Benicio del Toro, Juliette Binoche, Raphaël Personnaz...

  • « Elle était si parfaite, comment avais-je pu soudain aimer une autre personne ? Que deux coups de téléphone, un déjeuner, un baiser, un seul baiser et quelques caresses remettent à ce point ma vie, notre vie, en question ? Qu´est-ce qui m´avait pris de dire aussi vite à Léa : j´ai embrassé une autre femme ? La greffe avait pris, en un baiser. Un baiser qui avait duré plus de deux heures et les mains, les doigts de Marie, sous mon pull, sur ma poitrine. Il m´avait semblé que ma vie basculait. Et maintenant comment faire ? Léa, Marie ; Marie, Léa. Peut-on donc l´espace d´un court moment, ou même d´un temps plus long, aimer deux personnes à la fois ? » Après Fais-moi oublier, le nouveau roman d´amour de Brigitte Kernel. Celui d´une femme tiraillée entre Léa, celle qu´elle aime, et l´envoûtante Marie qui, en un baiser, vient tout bouleverser.

    Couverture : © Studio Flammarion Portrait de Brigitte Kernel par David Ignaszewski-koboy © Flammarion

  • La suite des aventures d'Estelle Laborie. Dans deux jours, toute la famille doit se réunir pour fêter les 20 ans de Bianca, l'aînée des petits-enfants mais aussi à l'occasion de l'ouverture au public d'une villa romaine exhumée dernièrement sur le domaine. Estelle va cependant bientôt devoir faire face à ses plus anciens fantômes.

  • « Chaque fois que le vin vient doucement buter sur ma lèvre supérieure, je sens la vie dans sa juste pression comme s'il y avait là d'amassé suffisamment d'amour, de passion, de désir. Et de manque. » Quand un critique gastronomique livre par le menu ses

empty