Langue française

  • A Bangkok, un tueur en série enlève des jeunes filles et se livre à un abominable rituel sadique. Les autorités n'ont aucun indice. Carl Engel est une énigme, même pour ses proches. Pendant trente ans, ce Londonien au caractère entier a réussi à se forger une carrière de détective privé malgré les soubresauts de la vie politique thaïlandaise. Luttant contre le vieillissement, l'alcoolisme et une charge de travail décroissante, il est contacté par un Américain âgé qui, moyennant un cachet exceptionnellement élevé, le charge de retrouver son frère disparu. L'enquête nous fait descendre dans le monde sordide du tueur en série et dans les bas-fonds de Bangkok, avec un petit détour par les tables de jeux de Macao, sur fond de luttes de pouvoir remontant à la guerre du Vietnam. Assisté d'amis fidèles (ex-CIA, journaliste, chauffeur de taxi, colonel et de figures du monde interlope des bars de nuit), Carl aura pour seule priorité de rester en vie et de débusquer le tueur.
    Harlan WOLFF vit en Thaïlande depuis 1977. Pendant une vingtaine d'années, il a été détective privé et médiateur et a résolu des affaires de vols, de meurtres, d'enlèvements et d'espionnage industriel. Dès sa plus jeune enfance, Harlan voulait être écrivain et, trouvant dans son expérience personnelle hors du commun un matériau littéraire riche, il nous apporte la preuve d'un réel talent avec ce premier roman.

  • Dans l'atmosphère feutrée d'une maison vietnamienne, quatre enfants font un jour une découverte macabre qui bouleverse leur équilibre familial et fait basculer leur quotidien dans l'horreur. Un lourd secret est sur le point d'être révélé, un secret qui, sous le masque de raffinement et d'impassibilité des personnages, consume lentement chacun des membres de la famille Thi Lê. Entre conte et thriller, ce roman librement inspiré d'« Alice au pays des merveilles » file les thèmes de la monstruosité et de la perte de l'innocence.
    VALÉRIAN MACRABBIT : d'ascendance espagnole et vietnamienne, il partage son temps entre les routes du monde et la Haute-Savoie, où il enseigne en lycée. Sa production littéraire comme musicale explore la question de la frontière entre l'Homme et le monstre, dans un style mêlant candeur et violence.

  • Fille de sang

    Arounwadi

    Une jeune provinciale d'à peine vingt ans paie le prix d'une enfance et d'une adolescence misérables. Pour se venger des sévices, privations et humiliations qu'elle a subis ; pour implorer des bribes de tendresse de la part de parents qui rejettent son amour - son père militaire qui la répudie ou, au mieux, la brutalise ; sa mère, qui change d'homme comme de sarong et se défoule sur elle de ses frustrations - ; par esprit d'autodestruction et en se calquant sur la cruauté ordinaire du monde rural qui l'entoure envers les animaux domestiques : de dope en perf, de fil en aiguille, cette provinciale joue avec son sang. Un récit peuplé de types humains criants de vérité ; un texte dérangeant, au style musclé, au verbe dru, qui donne de la Thaïlande de tous les jours une image authentique à mille lieues des clichés touristiques. AROUNWADI n'avait pas tout à fait vingt et un ans lorsqu'elle a publié ce premier roman, en 1997. Enseignante dans une organisation d'aide aux anciens combattants, à Bangkok, elle a depuis écrit une douzaine d'ouvrages. « Ce roman est basé sur une histoire vraie, mais la réalité n'est pas tout entière dans ce livre. La douleur fait partie de la vie ; elle n'est nullement un divertissement de l'âme. » Traduit du thaï.

  • Radikal

    Olivier Castaignède

    Jakarta, 2014. Hendro est « Radikal », un DJ au sommet de son art. Amateur de sensations fortes, il aime se perdre entre la musique électronique et les drogues qui circulent librement dans le night-club où il mixe. Lorsque des révélations inattendues viennent raviver un traumatisme d'enfance lié au passé de sa mère, ni ses excès en tous genres, ni l'amour de Jasmine, son amie transsexuelle, ne suffisent plus à l'apaiser. Perdu dans un univers où l'islam coexiste avec une prostitution florissante, déchiré entre une société moderne où tout s'achète et un monde de traditions qui le fascine, Hendro a soudain besoin d'autres expédients pour étouffer ses tourments. C'est la faille où viendra se loger la tentation djihadiste.
    L'AUTEUR : né à Metz en 1973, Olivier CASTAIGNÈDE habite en Asie du Sud-Est depuis dix-sept ans. Ingénieur de formation, il a d'abord été conseiller en ambassade, avant d'occuper différentes fonctions marketing et commerciales dans des entreprises basées en Asie, notamment en Indonésie. Depuis 2015, il se consacre principalement à ses projets d'écriture et de voyage. Quand il n'est pas à Jakarta, au Tadjikistan ou en Somaliland, il passe son temps à Singapour où, entre deux romans, il essaie de convaincre sa femme et ses deux enfants de lui apprendre à parler le bahasa.

  • Libre comme l'air et protégé par sa chevelure blonde - gage de bonne fortune pour les Chinois -, Martin, jeune Anglais avide de découvertes, explore Hong Kong et se voit ouvrir des portes normalement fermées aux « Gweilos », ces « pâles individus » qui règnent en maîtres sur la Colonie. Bien écrit, drôle et plein de vie, Gweilo se situe à la frontière entre littérature et document historique. Beaucoup plus qu'une simple autobiographie, ce récit est aussi une magnifique ouverture au monde. MARTIN BOOTH (1944-2004) : poète, romancier, biographe, éditeur et scénariste, né en Angleterre, Booth a plus de 70 ouvrages à son actif dont certains ont pour cadre l'Asie et la Seconde Guerre mondiale. Grand voyageur et subtil observateur, Booth fut également un conteur talentueux, capable d'immerger ses lecteurs dans une autre époque et des lieux inconnus. « À dire vrai, je n'ai jamais complètement quitté Hong Kong, ses rues et ses collines, ses vallées boisées, ses myriades d'îles et ses rivages déserts si familiers au garçonnet de 7 ans que j'étais, curieux, parfois retors, audacieux et inconscient des dangers de la rue. Ce fut mon chez-moi ; c'est là que j'ai passé mon enfance, c'est là que sont mes racines et c'est là que je suis devenu un homme. »

  • Depuis les premières rencontres entre Français et Siamois, à l'époque de Louis XIV, une grande fascination mutuelle, et aussi, parfois, une relative incompréhension réciproque dominent les relations de nos deux peuples. Fascination, tout d'abord, parce que la société thaïlandaise a su conserver, malgré son modernisme et son ouverture à l'autre, des traits très spécifiques, qui sont ici expliqués sous une forme concise et simple. Incompréhension ensuite, qui se manifeste par notre difficulté à interpréter le sourire thaï, les règles de politesse complexes et raffinées ou par notre surprise lorsque nous voyons par exemple un chauffeur de taxi lâcher le volant en plein Bangkok pour saluer d'un waï une maison aux esprits. Ce livre richement illustré apporte des connaissances complètes et fondamentales permettant de mieux comprendre la Thaïlande.
    PORNPIMOL SENAWONG a fait des études de pédagogie et de socio-linguistique. Elle a obtenu une licence de l'Université Chulalongkorn à Bangkok, une maîtrise de l'Université d'Indiana à Bloomington (USA) et un doctorat de l'Université Monash dans l'État du Victoria (Australie). Elle a été professeur associé à la Section d'anglais, Département des langues occidentales, de la Faculté d'Archéologie de l'Université Silpakorn, à Bangkok. Traduit de l'anglais par Sodchuen Chaiprasathna.

  • UNE ENQUÊTE DE L'INSPECTEUR PRIK. Louis Grives, surnommé Prik, est un ex-policier du 36, quai des Orfèvres qui a pris une retraite forcée dans le village natal de sa mère, au fin fond du Nord-Est de la Thaïlande. Aidé de ses cousins Sou et Sout pour les travaux agricoles, aimé de sa voisine, la belle et gracieuse Pim, il s'est fait à cette nouvelle vie rurale empreinte de nonchalance. Mais lorsqu'on découvre de mystérieux ossements lors des labours de mai, le naturel reprend le dessus et Prik devient « l'inspecteur des rizières ». Assisté de Prakash et Vihar, ses deux meilleurs amis, officiers de la police royale, il mènera ses investigations dans la trépidante Bangkok et la sulfureuse Pattaya. Très vite, les trois compères vont se confronter à la discrète et puissante Confrérie, une organisation mafieuse qui a des ramifications jusque dans les plus hautes sphères du pouvoir et qui voit cette enquête d'un mauvais oeil, car elle pourrait bien contrecarrer ses plans... Originaire de Nantes, JEFF DE PANGKHAN réside avec femme et enfants depuis une quinzaine d'années en Thaïlande. Il est connu localement pour son blog où il chronique librement et avec bonhomie la vie des gens d'Isan.

  • Par-delà le sourire thaï et le waï plein de grâce, s'étend un paysage ravagé par la violence, un monde où le fait de perdre la face et le jeu des rivalités entraînent presque toujours une issue fatale, où aucun présage n'annonce le danger qui, la plupart du temps, est invisible, voire inimaginable. Survolez au grand jour la surface de Bangkok, et le monde du noir vous semblera à des années-lumière. Cette surface est raffinée, agréable et amusante. Mais creusez plus profondément, et le paradis tropical cédera la place à un purgatoire froid et enténébré, peuplé d'âmes en peine - des âmes échouées, cabossées et ostracisées. Les durs à cuire, les flics honnêtes comme les véreux, les ratés, les tourmentés, les petites gens comme les plus puissants, les transsexuels et les épouses secondaires, les expatriés et les créatures de l'au-delà, tous trouvent leur place dans Bangkok Noir. Mais le coeur de ce recueil, ce sont les doutes existentiels qui rongent les personnages.

  • 1938. Silhouette longue et massive, un paquebot des Messageries Maritimes fend l´eau du port de Hong Kong. Entre les amas épars des jonques chinoises qui peuplent la baie et le profil imposant du Pic Victoria parsemé de demeures coloniales, le navire se glisse jusqu´à son quai. Vingt-neuf jours après son départ de Marseille, ce monument d´acier vient débarquer ses passagers, son courrier et ses colis dans la colonie britannique. Déjà, les entrepôts s´agitent pour recevoir les marchandises et charger de nouveaux produits pour la suite du voyage.
    Véritable trait d´union entre l´Extrême-Orient et l´Occident, la compagnie maritime doit s´assurer que l´escale est rapide et sans encombre. Derrière les scènes de cartes postales, il y a les artisans cachés du rêve. En amont comme en aval, c´est toute une organisation complexe et invisible qui permet ce déroulement en apparence fluide ; ce sont des hommes, regroupés au sein de l´agence locale des Messageries Maritimes.
    Sur la base des archives de l´association French Lines, l´auteur brosse le portrait précis d´une agence toujours en mouvement qui doit faire face à des tâches variées. D´anecdotes en statistiques, ce sont aussi des trajectoires humaines qui resurgissent.
    François Drémeaux est professeur au lycée français international Victor Segalen de Hong Kong. Doctorant en histoire contemporaine auprès de l´Université d´Angers, il s´intéresse tout particulièrement au passé colonial et aux différentes formes de présences françaises à l´étranger.

  • Ici, tout tourne autour de la Thaïlande, tous les avions mènent en Thaïlande, centre du monde, centre du plaisir, point G de l'humanité, épicentre du bonheur planétaire. C'est que la vie est légère et facile au pays du sourire béat. Thaïlande guili-guili nous offre un trombinoscope de mines réjouies, chatouillées par l'espoir, titillées par le désir. Entre body-body et stimulation cardiaque, Cyril Namiech réveille les sens et ranime les coeurs.
    Âgé d'une quarantaine d'années, Cyril Namiech partage son existence entre Paris et Bangkok. Il vient d'acheter un terrain au nord de Chiang Mai. Il compte y faire pousser des longanes, des ananas et des ramboutans - et peut-être aussi du saucisson sec. Thaïlande guili-guili est son deuxième livre.

  • Hong Kong, 1997 : les gratte-ciel ont atteint des hauteurs vertigineuses et les sonneries des téléphones portables commencent à ponctuer la vie d'une population toujours aussi affairée. Mais le ciel s'assombrit, car Hong Kong va être rétrocédée à la Chine communiste... Marco Podesta, un universitaire en congé sabbatique, grand amateur de cinéma, croit voir Suzie Wong, incarnée par Nancy Kwan, sur un Star Ferry. Puis, dans une galerie de Sheung Wan tenue par un certain Robert Lomax, il est attiré par le portrait d'une jeune et belle Chinoise en cheongsam. Intrigué, il part à la recherche de la vraie Suzie Wong dans une ville qui n'est pas toujours ce qu'elle paraît être et se retrouve impliqué dans un triangle amoureux dont il devra se dépêtrer. James Clapp est professeur d'urbanisme et d'administration publique en Californie. Auteur de nombreux ouvrages universitaires, pour certains traduits en chinois, il a également enseigné à Hong Kong. Cet observateur perspicace des autres cultures laisse transparaître avec ce premier roman un amour désintéressé pour l'art, la ville et les femmes.

  • Cheung Chau est une petite île nichée à quelques encablures de la voisine et autrement plus imposante île de Lantau ; elle se situe au sud-ouest de l´île de Hong Kong, à environ trois quarts d´heure de bateau. Habitée continuellement depuis cinq millénaires, ses résidents actuels incluent plusieurs communautés de peuples chinois : des Hoklo, des Teochiou, des Hakka, mais aussi des Tanka et, bien entendu, des Cantonais.Réputée pour son calme et ses fruits de mer, elle est le cadre, début mai, d´une fête folklorique haute en couleur qui dure plusieurs jours : le festival des Petits Pains de Cheung Chau.Cette manifestation est surtout connue pour ses trois grandes tours recouvertes de petits pains blancs, et leur périlleuse escalade, et son défilé de jeunes enfants en costumes traditionnels semblant flotter au-dessus de la foule. Elle inclut, entre autres, des danses du lion, divers rituels taoïstes, dont une procession de statues des dieux tutélaires de l´île, des représentations d'opéra chinois et une crémation d´effigies en papier mâché.Après avoir remonté aux origines de ce festival - une épidémie de peste, miraculeusement enrayée par le dieu Pak Tai -, Jonathan Chamberlain, qui a vécu à Cheung Chau, nous en décrit les différentes phases pour finalement nous expliquer la symbolique de cette cérémonie de purification qui vise à combattre les esprits malveillants. Cette description du festival des Petits Pains de Cheung Chau est l´une des plus détaillées disponible en français.Jonathan Chamberlain a obtenu un diplôme d'ethnologie à l´université de Sussex.Il a été enseignant pendant vingt-cinq ans à Hong Kong et il réside aujourd´hui à Brighton, au Royaume-Uni, où il se consacre à plein-temps à l'écriture.Auteur de nombreux livres, dont Les dieux qui unissent les Chinois, il se décrit comme un romancier que la vie a pris en otage.

  • Un lieu : Bangkok, une nuit de tempête ; un canal nauséabond tout proche du Horny Toad, bar à filles miteux qui a connu ses heures de gloire, jadis. Un cadavre : celui de Billy le Proxo, retrouvé le crâne défoncé. Un détective : Harry Boroditsky, privé désabusé et lubrique, surnommé « Boro » par le peu d'amis qu'il revendique. Une kyrielle de suspects : Betty la Cochonne, mamasan sur le retour ; Lek, petite amie éplorée de la victime ; Betty-lou, sulfureuse rouquine, ex de Boro, et son promoteur de mari ou encore les go-go dancers du Horny Toad... Une enquête déjantée et loufoque qui pastiche malicieusement une variante locale du roman noir, « the expat novel ».
    /> Dean Barrett a plusieurs cordes à son arc : écrivain, dramaturge, photographe, journaliste. Il est connu à Bangkok, et notamment dans le quartier chaud de Soï Cowboy, à la fois pour ses facéties, son goût inconditionnel pour tout ce qui porte une minijupe (ou un sarong, un longyi, une cheongsam, un kimono, un bikini, etc.) et ses thrillers asiatiques. Ces derniers ont la réputation d'être faciles à lire, captivants et bien documentés.

  • La personne de qualité (« Sombat Phou Di ») est un petit manuel de bienséance très populaire dont l´étude a été obligatoire à l´école pendant un demi-siècle. De ce fait, il a marqué durablement plusieurs générations de Thaïlandais.
    Il contient dix chapitres subdivisés en trois parties où sont listées de courtes règles préconisant ce que l´on devrait ou ne devrait pas faire, dire et penser pour avoir de la distinction.
    Cette étiquette est d´ailleurs empreinte des règles monastiques et des préceptes philosophiques bouddhistes.
    La lecture de ce fascicule où les thèmes de la discipline et de la maîtrise de soi sont prédominants permettra de mieux apprécier la politesse et la gentillesse légendaires des ressortissants du Royaume, voire leur obéissance inconditionnelle à l´autorité et leur manque d´esprit critique.
    Son Altesse Pia Malakul (1867-1916) a été ministre de l´Éducation sous le règne du roi Rama VI. Il a rédigé La personne de qualité en 1912.
    Diplômée de l´Université de Provence en langue et littérature anglaise, Raymonde Largaud a enseigné le français et l´anglais dans diverses institutions, notamment aux États-Unis, en Grande-Bretagne, en Italie et au Pakistan. Cofondatrice de deux écoles de langues dont elle a été la directrice pédagogique à Florence et à Paris, elle passe maintenant une partie de l´année en Asie du Sud-Est, où elle approfondit ses connaissances en siamois.

  • À l'occasion du procès des Khmers rouges qui va commencer à Phnom Penh, Sam Rith renoue contact avec Tony Collins, un correspondant de guerre américain avec qui il s'était lié d'amitié trente ans auparavant. Alors réfugié dans un camp en Thaïlande, cet adolescent, déjà ex-enfant-soldat de l'Angkar et ex-cannibale, devra encore connaître la prison aux États-Unis, où il avait été adopté, avant d'être renvoyé au Cambodge. Sam, qui fait ce qu'il a toujours su faire, survivre dans un milieu hostile et vaincre le sort, entame un nouveau chapitre de sa vie comme interprète pour la presse internationale et comme témoin des horreurs de la guerre. Dans « Retrouvailles », l'amitié, l'instinct de survie, le désespoir, le hasard, l'imposture et un passé qui ne meurt jamais se télescopent dans la quête de deux hommes qui recherchent la rédemption, dans un pays qui ne sait se décider entre le devoir de justice et la préférence pour la paix.
    Originaire du Canada, Christopher G. Moore est un écrivain et éditeur établi à Bangkok depuis 1988. Il est l'auteur de la série de romans policiers « Vincent Calvino » ainsi que de la trilogie « Land of Smiles » qui ont reçu plusieurs récompenses internationales. Traduit en une douzaine de langues, Christopher est aussi l'instigateur du recueil « Bangkok Noir » paru en français aux éditions Gope. Nouvelle traduction.

  • Dans notre imaginaire du voyage, le simple mot de Bali rime avec Paradis. Le lieu, magique et exotique, met d'emblée en sourdine l'envers du décor, un enfer mondialisé nettement moins glamour qui a atteint les limites de son développement effréné... Une vingtaine de chroniques culturelles réunies en trois grandes parties (Des dieux et des hommes ; Des rites de passage ; Des lieux prisés et une nature outragée) proposent une lecture qui invite à l'aventure humaine et qui incite à voir Bali autrement, c'est-à-dire avec d'autres yeux, d'autres comportements, plus verts et plus ouverts.
    Nomade dans l'âme et libre comme l'air, Franck MICHEL est anthropologue et auteur d'une vingtaine d'ouvrages sur l'Asie et le voyage dont « En route pour l'Indonésie », paru aux éditions Gope. Ses terrains d'études se situent prioritairement en Asie du Sud-Est qu'il parcourt depuis bientôt trois décennies.

  • Somewhere between a travel journal and satirical cartoons, this series of snapshots depicts daily life in 1960s Hong Kong with warmth and humour, showing us a city still human-sized despite rapid urban development, overwhelming swarms of people and an invasion of tourists and climate-controlled modernity. A city where a romantic--worse, an eccentric Frenchman--sees his illusions given a hard time without losing his sympathetic view of humanity, his cheerful demeanour and his desire to make us laugh. From Hong Kong's unforgettable street scenes to its tradition-minded rural hinterlands, its colourful characters, the beauties and the not-so-beautiful, East meets West, faked chinoiseries, Hong Kong Sweet & Sour has it all. The cartoons published in this electronic edition appeared for the first time in the South China Sunday Post-Herald and in a French-English book compilation entitled Hong Kong Sweet & Sour, Dollars billets doux.
    Zabo is traveler who nearly never left home. Departing Paris on 13 April 1960 through Porte d'Italie, prepared to tour the wide world, encouraged by his fellow workers from French TV, he set up his tent for the night... 30 km away. As it rained cats and dogs around him, he was close to returning home. But no humourist can tolerate sneers...! Eventually he found his way to bustling, crazy, wonderful Hong Kong. In 1967, the young thirty-something finally said farewell to his home of two years, where he'd scraped out living with his drawing skills, leaving them--and us--with this timeless, warm-hearted and hilarious book.

  • À mi-chemin entre le carnet de voyage et la bande dessinée satirique, cette collection d'instantanés dépeint la vie hongkongaise des années soixante de façon humoristique, elle nous montre une ville encore à taille humaine malgré l'urbanisation galopante, déjà fourmillante, que la modernité climatisée et les touristes commencent à envahir. Une ville où un romantique, de surcroît français et un tantinet excentrique, voit ses illusions malmenées sans que pour autant cela lui fasse perdre son oeil bienveillant, sa bonne humeur et son envie de nous faire rire. Scènes de rue, visites dans les Nouveaux Territoires, personnages hauts en couleur, rencontres improbables, chinoiseries attrape-gogos, tout y passe. Les dessins qui composent ce recueil sont d'abord parus dans les pages du South China Sunday Post-Herald puis dans une compilation intitulée Hong Kong Sweet & Sour, Dollars billets doux.
    Zabo est un voyageur qui faillit rester chez lui. Parti de Paris le 13 avril 1960 par la porte d'Italie pour un tour du monde, accompagné des acclamations de ses camarades du service Animation de l'ORTF, il dressa sa tente pour la nuit... 30 km plus loin ; et comme il pleuvait à verse, il fut sur le point de rentrer chez lui. Mais un humoriste craint les ricanements !... En 1967, le jeune trentenaire quitte Hong Kong où il vient de passer deux ans, survivant grâce à son talent de dessinateur.

  • Magie thaïe

    Cyril Namiech

    Donatien et Alex vivent à Bangkok, où le premier vend des huîtres d´importation et le second fait se rencontrer les âmes soeurs. Les deux amis sont comme cul et chemise.
    Un beau jour, la petite amie thaïlandaise de Donatien, biologiste cellulaire et adepte de la magie noire, lui lance un sort pour le punir de son incorrigible misogynie. Le voilà affublé désormais d´un sexe de femme en lieu et place de ses organes virils.
    Sa petite amie lui explique alors qu´il devra passer quelques épreuves féminines s´il veut recouvrer ses attributs mâles. En bon copain, Alex sera mis à contribution. Donation apprendra-t-il enfin les bonnes manières ?
    Né en 1968, Cyril Namiech partage son existence entre Paris et Bangkok. Il a acheté un terrain dans le Nord de la Thaïlande. Il y fait pousser des longanes et tente désespérément d'y faire pousser du saucisson sec. Peintre matiériste en hibernation, il est l'auteur de trois livres.

  • À l´Alcazar ou au Tiffany´s, la précarité, le besoin de se battre pour devenir une femme jusqu´au bout de la nuit, côtoient les rires, les paillettes et le strass. La plupart des ladies sont des stars déracinées, épuisées par la cadence de travail.
    Pourtant, aucune ne se plaint. « Sabaï, sabaï, quelques minutes de lumière suffisent à nourrir le reste de nos jours. » Sur scène, face aux applaudissements, elles s´affichent, magnifiques. Mais dans l´agitation des coulisses, elles deviennent plus belles encore, car elles tombent les masques.
    Alors, affleure leur existence, la vraie, fragile et sans fard, comme un souvenir des « marais salants » de l´enfance. S´inspirant librement des photographies de Simon Kolton, Mireille Disdero révèle avec dix courts récits la beauté des transsexuels thaïs derrière la scène, les paillettes et la représentation.
    Mireille Disdero est écrivain et bibliothécaire, originaire de la région d´Aix-en-Provence. Elle a obtenu un DEA en Lettres et Arts, et ses trois derniers romans sont parus aux éditions du Seuil. Depuis 2012, elle vit à Bangkok, en Thaïlande, où elle se consacre à l´écriture.
    Simon Kolton, photographe, graphiste et réalisateur français vit en Thaïlande. Son sujet de prédilection : les gens. Les photos présentées ici sont extraites d´une série intitulée Cabaret qui a été montrée pour la première fois au public lors d´une exposition, en 2013, à Bangkok.

  • Bangkok, qui est plébiscitée par les voyageurs et les candidats à l´expatriation, est aussi réputée pour sa vie nocturne. Cette dernière est un vortex qui aspire toutes sortes de femmes et d´hommes, des transsexuels, de toutes nationalités, dont seuls les plus forts et les plus chanceux arrivent à en échapper et à en sortir indemnes. La nuit bangkokoise les révèle, quelquefois malgré eux, et les visages que nous découvrons peuvent être en contradiction avec ceux qu´ils nous présentent ou croient nous présenter dans leur vie de tous les jours, cette vie prétendue normale.


    Bangkok la Noire est un monde qui ne voit jamais la lumière du jour, ni aucun rayon de soleil. Tout n´est que ténèbres, néons rougeoyants et autres éclairages artificiels multicolores, clignotants, réfléchis...


    « Alors, les dernières filles de là-bas Reprennent ensemble le blues du paysan d´Isan La complainte de sa chienne de vie Qui les a poussées, elles, vers la Ville » « 30 ans en Asie, Hong Kong, Jakarta Singapour, Shanghai, Saïgon Et Bangkok où il joue et jouera jusqu´à la fin [...] Il use tellement de vies Qu´il en oublie de les compter » « Les nuits de Bangkok Sont remplies de petits amis Des toms et des dees Et tout ce qui va avec Regarde autour de toi ! »

  • C´est un adage bien connu : il ne faut jamais dire « Fontaine... ». Après avoir plusieurs fois abordé le sujet (sur lequel on peut toujours s´étendre) au cours de mini-reportages, et encouragé par des amis pourtant hétéros purs et durs, le journaliste en herbe fait une incursion dans l´univers étrange des transsexuels, et, même s´il en est revenu depuis, découvre une réalité très éloignée de celle présentée par les médias. Préférant le récit à l´analyse, il se contente de coucher (sic) ses impressions du moment, parfois naïvement, mais toujours avec sincérité, de façon à garder les traces de son passage [à l´acte] dans ce que beaucoup pourraient considérer comme une transgression. Loin de tout militantisme et de toute provocation, il ne s´agit ici que de dévoiler une des mille facettes de la nature humaine, complexe et mystérieuse. Ce faisant, ces confessions sur l´oreiller permettent aussi de démontrer que, en respectant les règles et les personnes, on peut transformer Pattaya la sulfureuse en une sorte d´abbaye de Thélème (« Fais ce que voudras ») chère à Rabelais, avec une énorme différence : loin d´être une utopie réservée à une élite, cette réalité est très accessible [aux citoyens lambda], pour peu que l´on s´en donne les moyens et que l´on adopte la bonne attitude.

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