Langue française

  • 1938. Silhouette longue et massive, un paquebot des Messageries Maritimes fend l´eau du port de Hong Kong. Entre les amas épars des jonques chinoises qui peuplent la baie et le profil imposant du Pic Victoria parsemé de demeures coloniales, le navire se glisse jusqu´à son quai. Vingt-neuf jours après son départ de Marseille, ce monument d´acier vient débarquer ses passagers, son courrier et ses colis dans la colonie britannique. Déjà, les entrepôts s´agitent pour recevoir les marchandises et charger de nouveaux produits pour la suite du voyage.
    Véritable trait d´union entre l´Extrême-Orient et l´Occident, la compagnie maritime doit s´assurer que l´escale est rapide et sans encombre. Derrière les scènes de cartes postales, il y a les artisans cachés du rêve. En amont comme en aval, c´est toute une organisation complexe et invisible qui permet ce déroulement en apparence fluide ; ce sont des hommes, regroupés au sein de l´agence locale des Messageries Maritimes.
    Sur la base des archives de l´association French Lines, l´auteur brosse le portrait précis d´une agence toujours en mouvement qui doit faire face à des tâches variées. D´anecdotes en statistiques, ce sont aussi des trajectoires humaines qui resurgissent.
    François Drémeaux est professeur au lycée français international Victor Segalen de Hong Kong. Doctorant en histoire contemporaine auprès de l´Université d´Angers, il s´intéresse tout particulièrement au passé colonial et aux différentes formes de présences françaises à l´étranger.

  • Somewhere between a travel journal and satirical cartoons, this series of snapshots depicts daily life in 1960s Hong Kong with warmth and humour, showing us a city still human-sized despite rapid urban development, overwhelming swarms of people and an invasion of tourists and climate-controlled modernity. A city where a romantic--worse, an eccentric Frenchman--sees his illusions given a hard time without losing his sympathetic view of humanity, his cheerful demeanour and his desire to make us laugh. From Hong Kong's unforgettable street scenes to its tradition-minded rural hinterlands, its colourful characters, the beauties and the not-so-beautiful, East meets West, faked chinoiseries, Hong Kong Sweet & Sour has it all. The cartoons published in this electronic edition appeared for the first time in the South China Sunday Post-Herald and in a French-English book compilation entitled Hong Kong Sweet & Sour, Dollars billets doux.
    Zabo is traveler who nearly never left home. Departing Paris on 13 April 1960 through Porte d'Italie, prepared to tour the wide world, encouraged by his fellow workers from French TV, he set up his tent for the night... 30 km away. As it rained cats and dogs around him, he was close to returning home. But no humourist can tolerate sneers...! Eventually he found his way to bustling, crazy, wonderful Hong Kong. In 1967, the young thirty-something finally said farewell to his home of two years, where he'd scraped out living with his drawing skills, leaving them--and us--with this timeless, warm-hearted and hilarious book.

  • À mi-chemin entre le carnet de voyage et la bande dessinée satirique, cette collection d'instantanés dépeint la vie hongkongaise des années soixante de façon humoristique, elle nous montre une ville encore à taille humaine malgré l'urbanisation galopante, déjà fourmillante, que la modernité climatisée et les touristes commencent à envahir. Une ville où un romantique, de surcroît français et un tantinet excentrique, voit ses illusions malmenées sans que pour autant cela lui fasse perdre son oeil bienveillant, sa bonne humeur et son envie de nous faire rire. Scènes de rue, visites dans les Nouveaux Territoires, personnages hauts en couleur, rencontres improbables, chinoiseries attrape-gogos, tout y passe. Les dessins qui composent ce recueil sont d'abord parus dans les pages du South China Sunday Post-Herald puis dans une compilation intitulée Hong Kong Sweet & Sour, Dollars billets doux.
    Zabo est un voyageur qui faillit rester chez lui. Parti de Paris le 13 avril 1960 par la porte d'Italie pour un tour du monde, accompagné des acclamations de ses camarades du service Animation de l'ORTF, il dressa sa tente pour la nuit... 30 km plus loin ; et comme il pleuvait à verse, il fut sur le point de rentrer chez lui. Mais un humoriste craint les ricanements !... En 1967, le jeune trentenaire quitte Hong Kong où il vient de passer deux ans, survivant grâce à son talent de dessinateur.

  • À l´Alcazar ou au Tiffany´s, la précarité, le besoin de se battre pour devenir une femme jusqu´au bout de la nuit, côtoient les rires, les paillettes et le strass. La plupart des ladies sont des stars déracinées, épuisées par la cadence de travail.
    Pourtant, aucune ne se plaint. « Sabaï, sabaï, quelques minutes de lumière suffisent à nourrir le reste de nos jours. » Sur scène, face aux applaudissements, elles s´affichent, magnifiques. Mais dans l´agitation des coulisses, elles deviennent plus belles encore, car elles tombent les masques.
    Alors, affleure leur existence, la vraie, fragile et sans fard, comme un souvenir des « marais salants » de l´enfance. S´inspirant librement des photographies de Simon Kolton, Mireille Disdero révèle avec dix courts récits la beauté des transsexuels thaïs derrière la scène, les paillettes et la représentation.
    Mireille Disdero est écrivain et bibliothécaire, originaire de la région d´Aix-en-Provence. Elle a obtenu un DEA en Lettres et Arts, et ses trois derniers romans sont parus aux éditions du Seuil. Depuis 2012, elle vit à Bangkok, en Thaïlande, où elle se consacre à l´écriture.
    Simon Kolton, photographe, graphiste et réalisateur français vit en Thaïlande. Son sujet de prédilection : les gens. Les photos présentées ici sont extraites d´une série intitulée Cabaret qui a été montrée pour la première fois au public lors d´une exposition, en 2013, à Bangkok.

  • Bangkok, qui est plébiscitée par les voyageurs et les candidats à l´expatriation, est aussi réputée pour sa vie nocturne. Cette dernière est un vortex qui aspire toutes sortes de femmes et d´hommes, des transsexuels, de toutes nationalités, dont seuls les plus forts et les plus chanceux arrivent à en échapper et à en sortir indemnes. La nuit bangkokoise les révèle, quelquefois malgré eux, et les visages que nous découvrons peuvent être en contradiction avec ceux qu´ils nous présentent ou croient nous présenter dans leur vie de tous les jours, cette vie prétendue normale.


    Bangkok la Noire est un monde qui ne voit jamais la lumière du jour, ni aucun rayon de soleil. Tout n´est que ténèbres, néons rougeoyants et autres éclairages artificiels multicolores, clignotants, réfléchis...


    « Alors, les dernières filles de là-bas Reprennent ensemble le blues du paysan d´Isan La complainte de sa chienne de vie Qui les a poussées, elles, vers la Ville » « 30 ans en Asie, Hong Kong, Jakarta Singapour, Shanghai, Saïgon Et Bangkok où il joue et jouera jusqu´à la fin [...] Il use tellement de vies Qu´il en oublie de les compter » « Les nuits de Bangkok Sont remplies de petits amis Des toms et des dees Et tout ce qui va avec Regarde autour de toi ! »

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