Langue française

  • Depuis les premières rencontres entre Français et Siamois, à l'époque de Louis XIV, une grande fascination mutuelle, et aussi, parfois, une relative incompréhension réciproque dominent les relations de nos deux peuples. Fascination, tout d'abord, parce que la société thaïlandaise a su conserver, malgré son modernisme et son ouverture à l'autre, des traits très spécifiques, qui sont ici expliqués sous une forme concise et simple. Incompréhension ensuite, qui se manifeste par notre difficulté à interpréter le sourire thaï, les règles de politesse complexes et raffinées ou par notre surprise lorsque nous voyons par exemple un chauffeur de taxi lâcher le volant en plein Bangkok pour saluer d'un waï une maison aux esprits. Ce livre richement illustré apporte des connaissances complètes et fondamentales permettant de mieux comprendre la Thaïlande.
    PORNPIMOL SENAWONG a fait des études de pédagogie et de socio-linguistique. Elle a obtenu une licence de l'Université Chulalongkorn à Bangkok, une maîtrise de l'Université d'Indiana à Bloomington (USA) et un doctorat de l'Université Monash dans l'État du Victoria (Australie). Elle a été professeur associé à la Section d'anglais, Département des langues occidentales, de la Faculté d'Archéologie de l'Université Silpakorn, à Bangkok. Traduit de l'anglais par Sodchuen Chaiprasathna.

  • 1938. Silhouette longue et massive, un paquebot des Messageries Maritimes fend l´eau du port de Hong Kong. Entre les amas épars des jonques chinoises qui peuplent la baie et le profil imposant du Pic Victoria parsemé de demeures coloniales, le navire se glisse jusqu´à son quai. Vingt-neuf jours après son départ de Marseille, ce monument d´acier vient débarquer ses passagers, son courrier et ses colis dans la colonie britannique. Déjà, les entrepôts s´agitent pour recevoir les marchandises et charger de nouveaux produits pour la suite du voyage.
    Véritable trait d´union entre l´Extrême-Orient et l´Occident, la compagnie maritime doit s´assurer que l´escale est rapide et sans encombre. Derrière les scènes de cartes postales, il y a les artisans cachés du rêve. En amont comme en aval, c´est toute une organisation complexe et invisible qui permet ce déroulement en apparence fluide ; ce sont des hommes, regroupés au sein de l´agence locale des Messageries Maritimes.
    Sur la base des archives de l´association French Lines, l´auteur brosse le portrait précis d´une agence toujours en mouvement qui doit faire face à des tâches variées. D´anecdotes en statistiques, ce sont aussi des trajectoires humaines qui resurgissent.
    François Drémeaux est professeur au lycée français international Victor Segalen de Hong Kong. Doctorant en histoire contemporaine auprès de l´Université d´Angers, il s´intéresse tout particulièrement au passé colonial et aux différentes formes de présences françaises à l´étranger.

  • Cheung Chau est une petite île nichée à quelques encablures de la voisine et autrement plus imposante île de Lantau ; elle se situe au sud-ouest de l´île de Hong Kong, à environ trois quarts d´heure de bateau. Habitée continuellement depuis cinq millénaires, ses résidents actuels incluent plusieurs communautés de peuples chinois : des Hoklo, des Teochiou, des Hakka, mais aussi des Tanka et, bien entendu, des Cantonais.Réputée pour son calme et ses fruits de mer, elle est le cadre, début mai, d´une fête folklorique haute en couleur qui dure plusieurs jours : le festival des Petits Pains de Cheung Chau.Cette manifestation est surtout connue pour ses trois grandes tours recouvertes de petits pains blancs, et leur périlleuse escalade, et son défilé de jeunes enfants en costumes traditionnels semblant flotter au-dessus de la foule. Elle inclut, entre autres, des danses du lion, divers rituels taoïstes, dont une procession de statues des dieux tutélaires de l´île, des représentations d'opéra chinois et une crémation d´effigies en papier mâché.Après avoir remonté aux origines de ce festival - une épidémie de peste, miraculeusement enrayée par le dieu Pak Tai -, Jonathan Chamberlain, qui a vécu à Cheung Chau, nous en décrit les différentes phases pour finalement nous expliquer la symbolique de cette cérémonie de purification qui vise à combattre les esprits malveillants. Cette description du festival des Petits Pains de Cheung Chau est l´une des plus détaillées disponible en français.Jonathan Chamberlain a obtenu un diplôme d'ethnologie à l´université de Sussex.Il a été enseignant pendant vingt-cinq ans à Hong Kong et il réside aujourd´hui à Brighton, au Royaume-Uni, où il se consacre à plein-temps à l'écriture.Auteur de nombreux livres, dont Les dieux qui unissent les Chinois, il se décrit comme un romancier que la vie a pris en otage.

  • Dans notre imaginaire du voyage, le simple mot de Bali rime avec Paradis. Le lieu, magique et exotique, met d'emblée en sourdine l'envers du décor, un enfer mondialisé nettement moins glamour qui a atteint les limites de son développement effréné... Une vingtaine de chroniques culturelles réunies en trois grandes parties (Des dieux et des hommes ; Des rites de passage ; Des lieux prisés et une nature outragée) proposent une lecture qui invite à l'aventure humaine et qui incite à voir Bali autrement, c'est-à-dire avec d'autres yeux, d'autres comportements, plus verts et plus ouverts.
    Nomade dans l'âme et libre comme l'air, Franck MICHEL est anthropologue et auteur d'une vingtaine d'ouvrages sur l'Asie et le voyage dont « En route pour l'Indonésie », paru aux éditions Gope. Ses terrains d'études se situent prioritairement en Asie du Sud-Est qu'il parcourt depuis bientôt trois décennies.

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