Religion & Esotérisme

  • Écrit en « françois » mêlé de formes picardes et publiés à Bruges en 1480, Les « Evangiles des quenouilles » ont acquis très vite une grande popularité. Depuis longtemps, ce texte sert de référence à tous les spécialistes du folkore et de l'histoire des mentalités et, pourtant, il n'avait jamais été traduit en français moderne jusqu'à ce jour. Six femmes « sages doctoresses et inventeresses » se réunissent au cours de six veillées pour disserter à tour de rôle sur les maladies, remèdes, recettes, dictons, conseils et interdits de leur vie quotidienne. L'oeuvre anonyme recueille donc un grand nombre de croyances et de superstitions concernant les femmes. Croyances qui ne sont nulllement mortes avec le Moyen Age et dont beaucoup survivent encore dans nos campagnes.

  • Le corps a toujours suscité interdits et tabous. Rien d´étonnant donc, si nuit après nuit, il revient peupler nos songes. Qu´il exprime l´agressivité, la souffrance, le désir, les frustrations, il constitue un ensemble d´images - un véritable microcosme - reflétant la dynamique de notre inconscient. L´auteur décrit précisément le langage de ce corps onirique, s´attache au symbolisme propre à chacune de ses parties ainsi qu´à ses gestes, ses activités, ses fonctions physiologiques, ses atteintes. Il approfondit ses observations grâce à la mythologie, au folklore et à l´histoire des religions, amplification indispensable à toute rigoureuse interprétation des rêves.

  • Unique en son genre et fruit de très nombreuses années de collecte, ce dictionnaire insolite comporte plus de mille entrées et résulte de la lecture de plus de sept mille incantations, provenant d´une douzaine de pays d´Europe occidentale et septentrionale. Claude Lecouteux ne se contente pas de les énumérer et de les classer. Il précise leur but, ainsi que les rituels qui accompagnent leur profération, tout en s´intéressant aux faits de langue contenus dans ces étranges locutions.

  • Au coeur de nos nuits, le contraste des saisons, le mouvement des astres, l´alternance du jour et des ténèbres, la faune et la flore, les minéraux, les quatre éléments, expriment nos peurs et nos désirs et accompagnent nos métamorphoses. Du vol de l´insecte aux grandes catastrophes cosmiques, notre environnement constitue la matière d´un inépuisable langage onirique. C´est ce langage, celui de notre inconscient, que Jacques de La Rocheterie - s´appuyant sur une longue expérience de psychanalyste et amplifiant sa démarche grâce au folklore, à la mythologie et à l´histoire des religions - s´applique à décrypter.

  • La fête de Saint-Patrick est célébrée par les Irlandais du monde entier, souvent émigrés, et sa popularité ne cesse de croître. Qu´ils soient religieux ou non, on voit ces nouveaux disciples se vêtir d´habits verts, assister à des « parades », consommer victuailles et bières irlandaises ! Mais qui était donc saint Patrick ? Distinguant histoire et légende, Frédéric Kurzawa nous offre un ouvrage rigoureux sur une des figures les plus célèbres du christianisme.

  • Maître, pourquoi ?

    Hyeon-Joo Lee

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    • 17 Mars 2008

    Une réflexion actuelle sur le quotidien qui concilie les philosophies religieuses de l´Orient et de l´Occident. Bouddhisme, christianisme, taoïsme en forment le fondement. Le Maître et l´élève, personnages fictifs, sont les deux facettes du Moi, les acteurs d´une pensée vivante et contradictoire qui tente de saisir la réalité au-delà de tout dogme. « Pense à l´arbre qui ne bouge pas d´un pouce tout en dansant sous le souffle du vent, pense à l´eau qui ne change jamais de nature tout en changeant librement de forme au gré des circonstances. Tu es l´arbre, l´eau, le vent et les nuages. »

  • Le grand sinologue, Marcel Granet, nous offre dans cet ouvrage une vision d'ensemble de la religion des Chinois, depuis ses origines jusqu'à sa période républicaine. Il analyse la religion féodale et ses cultes, puis la religion officielle où les lettrés jouent un rôle prépondérant. Il considère ensuite bouddhisme et taoïsme et, pour conclure, médite sur l'avenir du sentiment religieux dans la Chine moderne. Nourri d'érudition, mais d'une grande clarté, cet ouvrage demeure un classique s'adressant aussi bien au profane qu'au spécialiste de cette discipline.

  • Kim Keum-hwa, la plus célèbre chamane coréenne (mudang), parvenue au sommet de la reconnaissance, se confie dans cet ouvrage à la fois drôle et émouvant, brutal et tendre. Elle raconte son enfance difficile, sa jeunesse tourmentée, entre occupation japonaise et guerre civile, l'opprobre dont souffrirent les mudang méprisées tant par les religieux que par les dictateurs, et enfin la reconnaissance officielle de cet art millénaire dans la Corée moderne, et même en Occident.

  • Issu de faits étranges déformés par l'imagination populaire, le vampire - est-il nécessaire de le rappeler ? - est un défunt qui, à la faveur de la nuit, revêtant parfois une forme animale, s'échappe de son tombeau pour sucer le sang des vivants, seule « nourriture » à son goût... En historien des mentalités, Claude Lecouteux s'attache aux témoignages originaux relatant des phénomènes vampiriques et dresse un inventaire des précurseurs de la redoutable créature, remontant à la plus haute Antiquité où abondent lamies, striges et goules, démons féminins la plupart du temps. S'appuyant sur des archives judiciaires l'auteur étudie plusieurs affaires jugés avec le plus grand sérieux, notamment au siècle des Lumières, où l'on n'hésitait pas à ouvrir les tombes pour décapiter les cadavres suspects et les rendre à jamais inoffensifs.

  • La vie des morts

    Marie Capdecomme

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    • 1 Novembre 1998

    Les fantômes n'existent pas, a-t-on coutume de dire aujourd'hui. Et pourtant nous parlons à nos morts et nos morts nous hantent. Certains prétendent les entendre, ou même les voir. Les fantômes n'existent pas, et pourtant le nombre de personnes à témoigner de leur présence ne diminue pas. Mais alors dans quelles circonstances les fantômes se montrent-ils aujourd'hui ? Que signifient leurs manifestations ? Et qui « communique » avec les défunts ?

    Marie Capdecomme, dans la première partie de son ouvrage, retrace l'histoire des croyances relatives aux retours des morts, depuis l'Antiquité jusqu'au XIXe siècle, qui vit naître la grande vogue du spiritisme. Dans la seconde partie, l'auteur mène, en ethnologue, une étonnante enquête de terrain, essentiellement auprès d'une famille britannique où plusieurs générations auraient reçu le don de « voir » des revenants.

    A travers les dires des personnes hantées, se dégagent des caractéristiques modernes du fantôme et de ses apparitions, différentes des croyances anciennes, mais soulignant néanmoins, au sein de notre monde contemporain, l'aspiration permanente à un dialogue entre les vivants et les morts.

  • Les disciples de Zarathoustra - ce prophète aurait précédé Boudha de mille ans et Moïse de deux cents ans - n'ont pas disparu.
    Zarthushtis d'Iran, qui refusèrent l'islamisation de la Perse et résistèrent tant bien que mal aux brimades, et Parsis qui choisirent l'exil en Inde, où ils connurent paix et stabilité, pratiquent toujours une des plus vieilles religions du monde.
    Monique Zetlaoui étudie l'organisation sociale, les croyances et les rites des zoroastriens et raconte leur longue histoire.

  • Depuis plusieurs années déjà, en France et dans toute l'Europe, citrouilles, masques effrayants de vampires et de fantômes, balais de sorcières... envahissent les vitrines des magasins tout au long du mois d'octobre. Et le soir du 31, adultes et enfants, dans une atmosphère carnavalesque, fêtent Halloween. Beaucoup pensent à tort que cette fête populaire vient des Etats-Unis. En réalité, Halloween - mot anglais signifiant « veillée sacrée » -, survivance des rituels druidiques de Samain, a son origine dans l'ancienne Irlande, Durant cette nuit de Samain, - à la pleine lune la plus proche du 1er novembre -, le monde des morts rejoint celui des vivants, et réciproquement, car selon une parole celtique, « la mort n'est que le milieu d'une longue vie ». Plus tard, cette étrange fête païenne sera récupérée par l'Eglise, devenant ainsi la Toussaint, non pas jour des Morts, mais « fête » de tous les saints. Jean Markale présente cette célébration primitive venue des temps lointains, puis analyse ses prolongements actuels dans notre société qui, curieusement, ranime ces coutumes surgies de l'ombre sans en connaître ni le sens ni la portée.

  • Saint Martin sur son âne, saint Christophe à tête de chien, sainte Marthe tenant en laisse la Tarasque, saint Hubert accompagné de son cerf, voilà des saints fort peu catholiques... Derrière les figures de notre calendrier se dissimulent d'anciennes divinités païennes, celtiques pour la plupart, que le christianisme médiéval dut assimiler pour s'imposer. Et dans un subtil compromis religieux, l'Église sut inscrire son message dans les grands cycles festifs de l'année.

    Dans cet ouvrage, Phlippe Walter retrace la lente constitution de cette mythologie christianisée, étrangère à la Bible, et redonne toute leur cohérence à des croyances, des coutumes et des rites souvent incompris, mais toujours présents dans notre culture.

  • Qu'elles portent le nom d'émeraude, de jaspe, d'agate, d'onyx ou d'anthracite... les pierres possèdent une longue histoire. Tenues pour être habitées par des puissances sacrées, elles protègent des accidents, de l'envie, de la sorcellerie, procurent l'invisibilité et le don des langues ; elles aident à exaucer les voeux, à prédire l'avenir, à développer la mémoire, et guérissent les maladies... Quant au traitement, il s'effectue par application ou frottement, par réduction en poudre et confection d'un breuvage, par port en bracelet, bague ou pendentif.

    Poursuivant ses travaux sur le surnaturel, Claude Lecouteux, dans ce dictionnaire largement illustré, a consulté nombre de lapidaires - païens, chrétiens, gnostiques... - et nous offre ainsi une synthèse magistrale au croisement de l'histoire des mentalités, des religions et de la mystique.

  • Selon le préjugé raciste, les Juifs, physiquement dégénérés, en marge des nations, sont incompétents pour représenter leur pays dans le sport. Pourtant, dès les premiers Jeux olympiques, en 1896, de grands champions de natation, mais aussi d'escrime ou de gymnastique, viennent démentir cette idée reçue. Et le mouvement sioniste, qui prend son essor à cette époque, fera siennes les valeurs du corps. En dépit de la montée de l'antisémitisme, notamment dans les clubs sportifs, les Juifs ne cesseront de participer aux compétitions tout au long du XXe siècle, y compris en 1936, lors des sinistres Jeux olympiques de Berlin. Quelques années plus tard, certains trouveront la mort dans les camps d'extermination. En 1972, les Jeux olympiques de Munich seront le théâtre d'un autre massacre, celui de la délégation d'Israël, perpétré par un commando de l'OLP. Et récemment encore, des athlètes arabes refuseront de concourir avec des Israéliens. Philippe Assoulen raconte les exploits les plus emblématiques et les plus légendaires de ces sportifs juifs. Puis nombre d'anecdotes et de faits marquants sont retracés de façon très vivante dans un « Petit dictionnaire des champions juifs » de toute discipline et de toute nationalité.

  • Tapage nocturne, jets de pierres ou d'ordures, vaisselle brisée, claquement des portes et des fenêtres, grognements sourds, incendies spontanés, agressions, apparitions..., telles sont les curieuses manifestations du poltergeist, « esprit frappeur » qui hante une maison, et sème, sur son passage, trouble, désordre et surtout effroi chez ses habitants. Claude Lecouteux rassemble, dans cet ouvrage, les sources diverses relatant ces phénomènes insolites - des textes antiques jusqu'aux faits divers contemporains - et constitue un corpus inédit qu'il analyse avec rigueur et pertinence. En spécialiste de la petite mythologie et des représentations de l'au-delà, il rapproche les poltergeists des démons et des génies, des fantômes et des revenants, et nous offre ainsi, à travers l'étude de ces invisibles voisins, une nouvelle contribution à l'histoire des croyances.

  • Comment la christianisation des Celtes fut-elle possible ? Qu'est-il advenu de l'ancienne religion druidique ? Pourquoi l'Irlande, jamais romanisée, accepta-t-elle de son plein gré la religion nouvelle ? La mort et la résurrection du Christ vinrent confirmer la recherche païenne de l'Autre Monde, et le druidisme admit ce qui n'était encore que message évangélique. C'est de cette fusion que va jaillir en Bretagne armoricaine, dans l'île de Bretagne et en Irlande, notamment, le « christianisme celtique » avec ses abbayes-évêchés, son monachisme, ses saints héroïques, ses évêques errants, ses pèlerinages, son intégration des femmes dans le culte... De nos jours encore, Jean Markale décèle les survivances populaires de ce christianisme à la fois dans le festiaire, le culte des saints et les sanctuaires.

  • Au sein d'une nature sauvage, l'homme, exposé à d'invisibles périls, s'est longtemps éprouvé comme un intrus. Toute installation fut d'abord une conquête sur une présence surnaturelle le plus souvent menaçante. Claude Lecouteux retrouve dans les traditions populaires, les sagas et les récits, les traces d'une peur archaïque des innommables créatures qui hantent les espaces vierges. A l'origine de nombreux rites, il identifie la volonté de conjurer les dangers, de se rendre propice le génie et d'organiser, sur des sites précis, sa coexistence avec l'homme. Ainsi, il met au jour un antique respect de la nature qui rejoint nos préoccupations écologiques les plus actuelles.

  • La maison des genies

    Claude Lecouteux

    • Imago
    • 17 Octobre 2000

    Bien plus que simple bâtisse, la maison est un être vivant que les génies font craquer et grincer. Surgissant dans le bâtiment, bondissant dans les ouvertures - portes, fenêtres, cheminées-, ces hôtes surnaturels inquiètent et dérangent. Et nombreux sont les rites pratiqués pour les éloigner ou tenter de les transformer en alliés domestiques. Claude Lecouteux retrace l'arrière-plan mental qui donne naissance à ces innombrables créatures s'affairant dans la maison et dont on retrouve parfois encore la trace aujourd'hui. Cet ouvrage sauve de l'oubli un ensemble de traditions et de croyances ancestrales liées à l'espace le plus intime et le plus cher à l'homme.

  • Avant de quitter Rome pour Carthage, Augustin se remémore ses cinq années passées en Italie... P. Kaeppelin, tout en respectant le cadre biographique et historique, a imaginé cet écrit intime annonçant et éclairant les célèbres Confessions, où Augustin apparaît animé par sa jeune foi, mais aussi tourmenté par le doute.

  • Histoire de rabbi jesus

    Baldet Jacques

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    • 18 Novembre 2003

    Les Evangiles furent rédigés à des fins apologétiques par des auteurs qui ne furent pas des témoins directs des événements relatés. Ils contiennent donc des paroles et des actions de Jésus qui sont souvent des créations littéraires ou des ajouts de l'Eglise primitive. C'est pourquoi ils doivent être lus avec l'oeil critique de l'historien et de l'exégète. A quel moment Jésus a-t-il réellement vécu ? Quelles furent sa famille, sa religion, ses convictions ? A-t-il eu, dans sa maturité, un maître ? Comment comprendre, dans leur réalité, les étapes de la Passion, de la trahison jusqu'au calvaire ? De cette relecture émerge l'histoire d'un homme de Galilée, un homme qui a aimé et compati, qui a souffert pour sa foi et qui y a laissé sa vie.

  • « Amulette », « talisman », peu de mots sont aussi nimbés de mystères et nous renvoient avec autant de force au surnaturel, à l'univers des contes et des légendes. Saint Christophe suspendu dans les voitures, trèfle à quatre feuilles apportant la chance, gris-gris censés nous protéger du mal, représentent des exemples bien connus de ces croyances toujours vivaces. Car talismans et amulettes, aujourd'hui comme jadis, restent répandus de par le monde sous mille formes différentes. Familier de l'irrationnel et des traditions populaires, Claude Lecouteux nous guide dans un domaine étrange et complexe, que la recherche dédaigne et abandonne aux occultistes et aux charlatans. S'attachant plus précisément au Moyen Âge, et s'appuyant sur les grimoires, la littérature cléricale, les traités de médecine et les inventaires des nobles, l'auteur examine les aspects culturels et pratiques - notamment l'emploi des amulettes et la fabrication des talismans - de ces soutiens magiques.

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