J'ai Lu

  • Considérées comme une attaque aux bonnes moeurs par la société bourgeoise du XIXe siècle, Les Fleurs du mal se trouvent à la charnière du romantisme, qui brille de ses derniers feux, et du symbolisme, qui ne naîtra qu'à la fin du siècle et qui choisit Baudelaire comme précurseur prestigieux. Les écrivains se retrouvent alors face à une modernité qu'il faut apprivoiser pour parvenir à l'intégrer à l'art.
    Mais comment faire de la littérature dans une époque de grands bouleversements qui semble vulgaire aux poètes ? La réponse de Baudelaire est à la fois provocatrice et brillante : poétisons la vulgarité et vulgarisons la poésie. Autrement dit, transformons la boue en or.
    o Dossier pédagogique spécial nouveaux programmes ;
    /> o Parcours : Alchimie poétique : la boue et l'or ;
    o Pour aller plus loin : La modernité poétique.
    Classe de première.

  • Dans ces poèmes en prose, comme dans les « Tableaux parisiens » des Fleurs du mal, le poète descend dans les rues de la grande ville pour affronter le visage à la fois un et multiple de la misère humaine. Ainsi, cette petite vieille ratatinée, ce saltimbanque, ces veuves, ces pauvres sont autant de miroirs qui lui renvoient l'image de sa propre déchéance.
    Cependant, la tentation reste forte de fuir, d'échapper un instant à l'enfer moderne. Faire du poème une « invitation au voyage » pour se retrouver « anywhere out of the world »...
    Baudelaire manie ici une « prose poétique sans rythme et sans rime », au plus près des fluctuations de la pensée et des transformations du monde.

    o Objets d'étude : Visions poétiques du monde [3e]/ La poésie du XIXe siècle au XXIe siècle [1re]
    o Dossier pédagogique : Cinq fiches pour saisir les enjeux de l'oeuvre
    o Prolongement : Peindre la nuit, les champs fantastiques du rêve (corpus de textes).

  • Si les Fables sont un « tableau où chacun de nous se trouve dépeint », de l'aveu même de l'auteur, il revient au lecteur d'aiguiser son esprit pour ne pas se laisser tromper par leur apparente simplicité. Car sous les grâces légères du vers et les « habits du mensonge » se déploie la pensée satirique du fabuliste qui épingle tous les travers de son temps... et du nôtre.
    Bestiaire extraordinaire, condensé de la société du XVIIe siècle, bijou de la littérature classique : c'est sans doute tout cela qui fait le charme des Fables, qu'on ne cesse de lire et de redécouvrir à tous les âges et à toutes les époques.
    o Dossier pédagogique spécial nouveaux programmes ;
    o Parcours : Imagination et pensée au XVIIe siècle ;
    o Prolongement : La littérature d'idées du XVIe au XVIIe siècle (corpus de textes).
    Classe de première.

  • En 1871, lorsqu'il écrit « Le Bateau ivre », Arthur Rimbaud a tout juste dix-sept ans. Destiné au cercle des poètes parisiens et faisant office de présentation du jeune auteur, ce poème révèle déjà tout le génie de celui qui, « à seize ans, avait écrit les plus beaux vers du monde », selon Paul Verlaine.
    « Sensation », « Roman », « Ma Bohème » , « Le Dormeur du val », « Voyelles »... Les poèmes rassemblés dans cette anthologie entraînent le lecteur au coeur de l'art poétique du jeune poète et dévoilent les thèmes qui lui sont chers : la communion avec la nature, l'art de la fugue et du vagabondage, ou encore l'attention fertile à la sensualité du monde.

    o Objets d'étude : Visions poétiques du monde [3e]
    La poésie du XIXe au XXIe siècle [1re]
    o Dossier pédagogique : Cinq fiches pour saisir les enjeux de l'oeuvre
    o Prolongement : La nature dans la poésie (corpus de textes)

    Classes de 3e et 1re.

  • « Un soir, j'ai assis la Beauté sur mes genoux.
    - Et je l'ai trouvée amère. »

    Lorsque Arthur Rimbaud écrit les poèmes en prose d'Une saison en enfer, il vit dans la tourmente qui fait suite à sa violente rupture avec Paul Verlaine. Il y relate ses souffrances, qui l'entraînent aux portes de la folie, ses désillusions, mais aussi ses espoirs.
    Une saison en enfer est suivi des Illuminations, derniers poèmes avant l'exil de leur auteur et son entrée dans le silence, qui révèlent l'apogée de sa voyance et sa joie d'être poète. Il n'a alors que vingt ans.

    o Objet d'étude : La poésie du XIXe au XXIe siècle (lecture cursive)
    o Dossier pédagogique spécial nouveaux programmes
    o Prolongements : La vocation poétique - Le poème en prose (corpus de texte).

    Classe de première.

  • Du « Mari confesseur » au « Cocu battu et content » en passant par « Comment l'esprit vient aux filles », ces contes grivois dévoilent une facette libertine moins connue du grand fabuliste. Sans obscénité ni leçon, ils content les plaisirs sensuels avec espièglerie et malice.
    Très osés pour l'époque, ces textes furent censurés et compromirent l'admission de La Fontaine à l'Académie française. Il dut les abjurer en public et promettre de ne plus rédiger que des ouvrages de « piété ».

    Illustration de couverture : La Coquette et le jouvenceau, Jean Honoré Fragonard (1732-1806) © Collection Dagli Orti / Musée Lambinet, Versailles

  • Du corps humain auquel il rend hommage, Verlaine fait jaillir une céleste musique. Corps de femmes, corps de garçons rêvés, aimés, dont chaque versant, chaque pli désigne un chemin à explorer, un paysage à parcourir.
    Avec la grâce d'une rivière paresseuse ou la rage d'un torrent tumultueux, le désir coule entre les lignes, invitant au voyage de la sensualité et du plaisir.
    Ces poèmes furent écrits et publiés clandestinement à différents moments de la vie de Verlaine, de 1868 à 1890.

    Illustration de couverture : Le Bain turc, détail - Peinture de Jean Auguste Dominique Ingres (1780-1867), 1862 - Huile sur bois - Tondo - Musée du Louvre © Luisa Ricciarini / Leemage

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