Le passeur

  • Un recueil d'entretiens avec Arthur Schopenhauer qui se livre sans filtre et se révèle enjoué et volontiers sarcastique nous permettant ainsi de découvrir sa personnalité insolite et souvent cocasse.Comme l'écrit Didier Raymond, spécialiste du philosophe allemand, dans la préface de ces
    Entretiens, " Schopenhauer affirme à de nombreuses reprises, notamment dans ses aphorismes sur la sagesse dans la vie, que l'oeuvre est inséparable de son sujet ". Pour lui, comme pour Nietzsche, qu'il influencera, une oeuvre est toujours par nature biographique. C'est pourquoi ces entretiens sont si importants, ils permettent d'appréhender l'homme Schopenhauer dans sa réalité.
    Il est rare qu'un aussi grand penseur se prête à de tels dialogues. La forme de l'entretien est un genre auquel Schopenhauer s'est adonné volontiers au cours de l'année 1858, deux ans avant sa mort, avec des personnes de tous horizons (enseignant, journaliste, politique, disciple...), alors qu'il est célébré dans toute l'Europe. Ainsi accède-t-on à la véritable personnalité du philosophe, à certains aspects de son caractère, insolites et étranges parfois.
    Sa misogynie, son pessimisme, son mépris de la science et de l'histoire se donnent libre cours dans des conversations à bâtons rompus et sans filtre. Elles permettent de découvrir un Schopenhauer enjoué et volontiers sarcastique que le sombre auteur du
    Monde comme volonté et comme représentation ne laissait pas pressentir.

  • Pour la première fois réunies dans un recueil, les lettres de La Fontaine nous permettent de découvrir une autre facette du célèbre auteur des Fables. Cette correspondance oubliée constitue un véritable trésor où le style virtuose de La Fontaine fait des merveilles.Depuis quatre cents ans, les Fables de La Fontaine émerveillent. D'éminents spécialistes les analysent en tout sens. Mais qui était vraiment La Fontaine ? Nous ne connaissons pas toutes les facettes du génie champenois. Il manque un éclairage plus personnel, des traits intimes précieusement révélés.
    Les quelques lettres qui nous restent de lui, moins d'une cinquantaine, sont éclairantes. Elles fourmillent de détails cocasses que l'on découvre dans celles adressées à son épouse lorsqu'il partit en aventure jusqu'à... Limoges, ou encore à son ami Maucroix au seuil de sa vie, à son mécène Fouquet si cruellement frappé par Louis XIV, au prince de Conti, au duc de Vendôme ou à son oncle Jannart.
    La Fontaine ne dissimulait rien, ni ses peurs, ni ses doutes, ni sa paresse savamment entretenue, ni ses amours plus platoniques que réelles.
    Ces lettres, si peu connues, sont un chemin que nous faisons à côté de lui : il nous parle à coeur ouvert, à travers ses amis, avec la même grâce, la même virtuosité de style qu'il développe dans ses extraordinaires fables.


  • La correspondance inédite en un seul volume poche des lettre d'Apollinaire aux femmes qu'il a aimé.

    Guillaume Apollinaire avait sept maîtresses de plume pendant la Grande Guerre : les cinq femmes qu'étaient Marie, Louise, Madeleine, Jeanne et Jacqueline et deux allégories, la guerre et la mort. À toutes il écrivit des lettres qui étaient très souvent porteuses de ses plus beaux vers.
    " Faire l'amour et faire la guerre " : dès le 10 août 1914, date de sa demande d'engagement volontaire et de naturalisation, Guillaume Apollinaire a décidé qu'il n'aurait pas d'autre choix. Entre le 4 avril 1915, date de son départ pour le front et le jour de sa mort, le 9 novembre 1918, Guillaume Apollinaire ne cesse d'écrire aux femmes aimées. C'est sans doute de sa part une stratégie secrète et subtile pour survivre au coeur de l'apocalypse. Créer pour contrer le néant et résister à la destruction. Canaliser son énergie vitale en érotisant, en poétisant tous ce qui passe, les femmes comme les tranchées. Exorciser la mort en cultivant l'obsession de la beauté des choses. Ne jamais perdre l'oeil du peintre-poète. Exprimer les merveilles de la bataille, qu'elle soit amoureuse ou guerrière. Conjurer en permanence, combattre ses trois compagnes de toujours, celles qui le harcèlent depuis sa petite enfance, et contre lesquelles il lutte en permanence : l'angoisse, la tristesse et la solitude.

  • La correspondance chaleureuse de deux artistes au talent et à la sensibilité communes, socles d'une amitié profonde.George Sand fut en relation avec ce que le XIXe siècle compta de célèbre, et ce dans tous les domaines. Parmi ses correspondants les plus connus, on trouve bien sûr des écrivains, des éditeurs, mais aussi des musiciens et des peintres, des hommes politiques... Certains d'entre eux ont droit à une place particulière et nouent avec elle un échange épistolaire arborant les
    couleurs de l'amitié, dont le peintre Eugène Delacroix, qu'elle appelle
    " Lacroix ", avec une désinvolture quasi impertinente.
    De 1834, année où elle fit sa connaissance, à 1863, année de la mort du peintre, ils sont restés fidèles l'un à l'autre, en dépit de leurs divergences. Ce qui les unissait envers et contre tout en plus de leur relation privilégiée à Chopin, c'était leur amour de l'art. Ainsi Sand écrit dans une lettre datée de 1862, après avoir admiré les fresques de l'église Saint-Sulpice à Paris : " [...] ceux qui sentent l'art se sentent avec vous dans une région de vie, de grandeur, de puissance et de magnificence où la critique n'a pas le droit de pénétrer. "

  • À première vue, gentillesse et compétitivité du monde du business semblent contradictoires, mais en réalité elles sont indissociables et accroissent même la productivité des entreprises.Et si ce dont nous avions le plus besoin était la gentillesse ?
    Malheureusement cette vertu est discréditée. Née dans la noblesse romaine, dénigrée dans le christianisme, réhabilitée à la Renaissance, elle s'étiole comme une fleur fanée dans la démocratie marchande.
    Emmanuel Jaffelin démonte les rouages de cette histoire contrariée, montre pourquoi, entre sagesse et sainteté, la gentillesse offre aux hommes une nouvelle manière de s'épanouir dans l'entreprise. En pratiquant la bienveillance au travail, les dirigeants gagnent en humanité et crédibilité et les salariés deviennent plus efficaces. Au delà de la richesse économique, cette bienveillance dans l'entreprise se propage dans les autres aspects de l'existence et produit une richesse morale, spirituelle et psychologique.

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