Les Éditions XYZ

  • Rodéo

    Aïko Solovkine

    Au départ c'est un jeu. Une manière de tuer le temps. Trouver une proie, en l'occurrence une conductrice esseulée sur une route de campagne, puis la prendre en chasse. Faire crisser les pneus sur l'asphalte, serrer de près sa voiture pour le plaisir de voir sur son visage les traits de la frayeur. Les jours sont longs pour Mike, Jeff, Jimmy, Lucky Strike et compagnie; la vie est grise dans leur ville-dortoir, entre fermetures d'usines, marasme économique et misère sexuelle. C'est normal de vouloir s'amuser un peu... Jusqu'à ce soir pourri où tout ça va trop loin.

  • Billy Lange naît en 1909 sur l'île de Wight, où son père est skipper pour le compte d'un riche baron juif allemand. Enfant, il est fasciné par la fille du baron, l'insaisissable Karin von Weinbrenner. Après la Première Guerre mondiale qui contraint la famille Lange à émigrer, le hasard réunit de nouveau Billy et Karin sur la propriété du baron, près de Francfort. Dès lors, au fil des ans, tandis que la société perd ses repères moraux et que l'Allemagne marche vers le second conflit mondial, ils se découvrent des passions communes: le jazz, la vitesse, un tenace rêve d'évasion... Et, face à la montée du nazisme, aux traitements infligés au baron et à son entourage, les deux jeunes gens sont taraudés par une même question: faut-il rester ou se résoudre à fuir? Entrelaçant les souvenirs de Billy - son enfance anglaise, l'emprisonnement de son père soupçonné d'espionnage, le refuge dans une Irlande secouée par l'IRA, la fuite en Allemagne, l'entre-deux-guerres où se mêlent insouciance et signes annonciateurs d'un nouvel ordre des choses -, Peter Behrens offre un éclairage subtil et une fine compréhension de la «Grande Histoire». Brillamment construit, profondément émouvant, Les insouciants est une histoire d'amour, une épopée historique et une réflexion lucide sur la violence et la chute de l'Europe du xxe siècle. Un roman magistral.

  • Le jour où la baleine grise à la nageoire dorsale cicatrisée s'empare de son fils, Jack s'embarque dans une folle aventure pour le retrouver. Le pêcheur sera prêt à tout pour y parvenir, quitte à y perdre... son âme.

  • Michael Kaufman oeuvre depuis près de quarante ans auprès des hommes pour susciter leur engagement envers les luttes entreprises de longue date par les femmes en vue d'atteindre l'égalité des sexes. Selon Kaufman, le temps est venu pour les hommes de devenir des alliés de la révolution en cours, et d'y contribuer par leurs réflexions et leurs actions.

    Dans cet essai percutant, Kaufman explique comment une culture patriarcale basée sur une masculinité toxique affecte les femmes, les enfants, et les hommes eux-mêmes. Et surtout, il démontre comment des changements très réalisables sur nos lieux de travail et dans la manière dont nous éduquons les garçons pourraient aider à créer un monde égalitaire.

    À travers des anecdotes personnelles et des observations issues de décennies consacrées à la lutte contre la violence basée sur le genre, Michael Kaufman offre ici une réflexion inspirante, empreinte d'humour et de compassion, pour bâtir une société plus aimante et enrichissante pour tous et toutes.

  • Qui aurait pensé faire appel aux grands noms de la philosophie occidentale pour analyser les oeuvres artistiques du hip-hop, décortiquer les textes de chansons, les graffitis au mur, le travail des DJ et l'art des danseurs urbains? Le professeur de philosophie et spécialiste du rap Jérémie McEwen, bien sûr. Dans ce livre, il bâtit des ponts entre la philosophie occidentale traditionnelle et le hip-hop américain afin de mieux comprendre les racines de ce mouvement culturel mondial tout en faisant descendre la philosophie de son piédestal. Il en résulte un formidable portrait des grands courants de pensée qui traversent le hip-hop, ponctué par des entrevues avec DJ Asma, Spicey, Monk.e et Enima, artistes du milieu qui nous offrent leur point de vue du terrain.

    « McEwen est passionné de cette culture. Il prend un malin plaisir à en déchiffrer les nombreux codes. Nous parcourons ainsi l'histoire du rap à travers des incontournables, de Grandmaster Flash à Lauryn Hill en passant par Rakim, Tupac, Shakur et Biggie Smalls. Les philosophes ne sont pas en reste, Machiavel, Thomas Hobbes, Épicure et les Stoïciens nous sont aussi présentés à la lumière de leur contrepartie hip-hop. Ce qui, pour plusieurs, peut sembler incongru au départ, prend tout son sens sous la plume de l'enseignant. »
    -Webster -

    1 autre édition :

  • Elle se nomme Hélène, mais se fait appeler Joe parce qu'elle veut vivre en garçon comme Lady Oscar, son héroïne de dessins animés préférés, le capitaine de la garde rapprochée de Marie-Antoinette. Comme elle, elle aimerait vivre à une autre époque et réaliser de grands exploits, car elle a un imaginaire avide de drames. Mais elle doit se contenter de passer les journaux, puis de travailler dans une salle de bingo. Après tout, au début du roman, elle n'a que huit ans, même si elle prétend en avoir dix. Hélène a trois soeurs, un père très occupé à être malheureux et une mère compréhensive mais stricte qui ponctue ses phrases d'un «C'é toute» sans réplique. Elle vit à Limoilou, dans un quartier sillonné par de nombreux désinstitutionnalisés de Saint-Michel Archange et peuplé de gens colorés dont le plus attachant est sans nul doute Monsieur Roger, un vieil homme qui rêve de mourir. Il passe ses journées à boire de la bière, assis sur une chaise en faux cuir fleuri, mais il accourt dès qu'on a besoin de lui. Hélène et lui développent une amitié indéfectible. Le roman est traversé par une grande tendresse et rendu avec une grande vivacité. Hélène peut se rassurer: elle fait preuve d'autant d'héroïsme que Lady Oscar et sa vie est tout aussi palpitante que la sienne. La vraie aventure n'est-elle pas de vivre au quotidien?

  • Quand c'est sa candidature qui est retenue au Concours-de-qui-ira-sur-la-Lune, la jeune héroïne de cette histoire se réjouit de faire plaisir à son grand-père, qui souhaite la voir déployer son plein potentiel. Mais rien ne se passe comme prévu. Sur le ton de la fable, Grand-père et la Lune montre avec beaucoup de sensibilité qu'il faut parfois savoir remettre en question les rêves qui guident nos pas. Un roman graphique poignant, où chacun, qu'il soit petit ou qu'il soit grand, trouvera une histoire qui lui est adressée.

  • « Chroniqueur de musique depuis 35 ans, je n'ai jamais observé un problème d'une telle ampleur. J'ai donc entrepris l'écriture de cet essai, sorte de reportage mammouth sur la détérioration dramatique des conditions imposées aux musiciens à l'aube de l'ère numérique. Les artistes évoluent désormais dans un écosystème dominé par les nouveaux monopoles de l'internet. Depuis le début des années 1990, cette "misère des niches" se retrouve dans toutes les communautés musicales, à l'exception d'une poignée de superstars multimillionnaires et de quelques heureux élus des institutions. Cette détérioration s'étend bien au-delà de la musique ; les arts en général, l'information, les sciences, l'éducation sont tous fragilisés et menacés. » A. BRUNET

    Paradoxe entre l'abondance pour le consommateur et ses choix de plus en plus restreints ; mépris de la propriété intellectuelle, donc incapacité d'assurer un revenu décent aux créateurs ; modèle d'affaires ne servant que les monopoles (70 % à 85 % des revenus publicitaires engrangés par Google, YouTube, Facebook, Netflix...) ; « indifférence » politico-juridique, car les gouvernements ne semblent pas vouloir remédier à cette situation. Autant de « misères » sur lesquelles Alain Brunet nous alerte, car les lois du marché ne pourront « naturellement » assainir l'environnement numérique tel qu'il se présente aujourd'hui.

  • J'pense que t'as assez mangé, Marie-Noëlle.

  • Oceans

    Hyndman James

    ... y a plus de fin tu comprends, y peut pas y avoir de fin à ça, c'est le même disque rayé, la même vieille ritournelle, encore et encore, et chacun enfonce son clou, chacun espère l'aveu, la reconnaissance par l'autre de ses torts, chacun serre les poings et attend la reddition de l'autre, parce que c'est de ça qu'on parle, on ne parle pas d'autre chose, tu t'en rends compte, on est dans la lutte, là, dans le combat, on y est, c'est là qu'on est, c'est exactement là qu'on est tous les deux en ce moment, tu t'en rends compte...

  • Comment vivre dans un monde qui connaîtra l'équivalent de 10 000 ans de progrès d'ici 2100? Comment penser et repenser la société face aux avancées, défis, terreurs et réussites extraordinaires de l'intelligence artificielle? Comment rendre ce monde inondé de technologies plus humain et plus équitable?

    Ce livre aborde ces questions et propose d'étonnantes pistes de solutions, dont une alliance inédite entre notre intelligence et celle des machines qui ouvrirait la porte non seulement à une humanisation de l'intelligence artificielle mais aussi à une amplification de notre cognition. Une telle fusion favoriserait l'émergence de solutions aux défis immenses qui sont les nôtres, mais comporterait aussi ses propres défis : enjeux de surveillance, programmation de l'éthique, transformation radicale du monde du travail et enchevêtrement d'une perception mécanique dans la sensibilité humaine.

    C'est au coeur de ces tensions qu'il nous faudra apprendre à vivre, créer, penser et éduquer avec l'intelligence artificielle et ses algorithmes en marche vers une nouvelle ère. 

  • À train perdu

    Jocelyne Saucier

    C'est sur un train qui sillonnait les régions reculées du nord de l'Ontario qu'est née Gladys. Avec sa fratrie et les enfants de la forêt côtoyés au fil des haltes, elle a vécu sur les rails des années de pur ravissement. A rencontré l'amour.

    « Quand on a connu le bonheur, il est impossible de croire qu'il n'est plus possible. »

    Qu'est-ce qui a poussé cette optimiste forcenée, devenue une femme âgée, à se jeter sur un train puis un autre, échappant à toutes les tentatives pour la ramener à la maison ? La question obsédera ses amis proches et lointains, de même qu'un certain activiste des chemins de fer qui n'en démordra pas : quelqu'un, quelque part, doit savoir ce qui a conduit Gladys si loin de Swastika.

  • Si l'on pouvait faire la cartographie intérieure du voyageur que je suis, qu'y verrait-on? L'enfant bercé par les vagues du lac Saint-Jean n'y est plus seul. Auprès de lui, on trouve la petite Hawa au ventre ballonné, le jeune Thanh aux yeux couleur de jais, Emma au grand nez aquilin, Kouassi, Pilar, Dieudonné. Il y a du thé vert, du tocai friulano et du bissap, de la paella, du couscous et du poulet kedjenou. On y pratique l'animisme, le bouddhisme et l'islam, on y parle italien, créole et attié. La papaye y voisine avec le bleuet; le néré, avec l'épinette ; la girafe, avec l'orignal. Suis-je pourtant plus riche que mon grand-père? Je n'en suis pas si sûr. Mais notre univers n'est plus le même. Nous serons mulâtres ou nous ne serons plus. Amoureux de l'Afrique, mais surtout de ses habitants, Alain Olivier adresse à son fils, resté à Québec, le récit d'un voyage au Mali. Il lui décrit les villes et la campagne, la faune et la flore, certes, mais ce sont les Maliens qui sont au coeur de son récit, ceux avec qui il partage un repas, un verre de thé et une conversation. Au gré de savoureuses anecdotes et de scènes de rue croquées sur le vif se dessine peu à peu l'image d'un peuple fort attachant avec son histoire et ses moeurs (ses superstitions, sa conception du temps, de la famille, des relations entre les hommes et les femmes, etc.). Ponctué de citations d'écrivains voyageurs, le récit se fait aussi, parfois, réflexion sur le voyage.

  • « Dès le printemps, mon petit cheval a commencé à montrer des signes de fatigue. Les pièces lâchaient, les unes après les autres, comme des fruits blets. J'avais beau bricoler des petites réparations maison ici et là - mon silencieux avait tenu trois semaines grâce à un collet de mon invention -, je finissais toujours au garage, sous les regards accablés de mon père qui se désolait de voir qu'il avait eu raison : ça coûte cher, une auto. »

    Si elle tient de son père quelques notions de mécanique, c'est à sa mère que Laurie doit son goût immodéré pour la lecture ; de la petite Cindy, cette gamine amochée par la vie qu'elle a prise sous son aile, elle a reçu des poux, mais pas que ça. Autour de la jeune femme, le monde change et les grandes assurances s'effritent, mais une chose demeure : c'est auprès des siens qu'on trouve la force de se retrousser les manches et de sourire.

  • Comme des animaux

    Lemieux Eve

    « La réalité, cette salope qui court vite, me rattrape. »

    Philo Flynn aime quand ça claque, quand ça dérape. Coûte que coûte, elle veut qu'on l'aime fort : il faut nourrir la bête qui lui dévore le coeur. Tant pis pour Tania. Tant pis pour papa. Tant pis pour les gars trop gentils et surtout, surtout, tant pis pour Philomène.

  • Que cela vous plaise ou pas, les zombies sont parmi nous.
    Ils font partie de notre «culture populaire». Ils ont envahi les écrans, les jeux vidéo et même les bandes dessinées. Les classiques de la littérature n'ont pas échappé à la contamination par le virus: Orgueil et préjugés et zombies, parodie du célèbre roman de Jane Austen, a été un best-seller. Taper le mot «zombie» dans Google devrait finalement vous convaincre de l'ampleur du phénomène, qui méritait bien un ouvrage.
    Qu'est-ce qu'un zombie? D'où vient le phénomène? Pourquoi le zombie est-il si populaire et fascine-t-il autant de nos jours? Si l'épidémie se produisait vraiment, quelles seraient les conséquences sur le plan sociologique?

  • Dans un état de droit, les élus sont tenus par le droit qui a été édicté. Une des bases de l'état de droit est la séparation des pouvoirs, sur laquelle se fondent la majorité des États occidentaux modernes et qui affirme la distinction des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire, et leur limitation mutuelle. L'état de droit s'oppose ainsi aux monarchies absolues de droit divin et aux dictatures, dans lesquelles l'autorité peut agir au mépris des droits fondamentaux. Ici, au Québec et au Canada, nous vivons, n'est-ce pas, sous un régime reconnu pour ses assises démocratiques, sa stabilité constitutionnelle, ses acquis en matière de primauté du droit. Mais sa valeur réelle ne doit-elle pas être évaluée en fonction de son plus récent bilan? Or, les accrocs à cet état de droit semblent devenir monnaie courante. Dans le confort et l'indifférence, pour paraphraser Arcand. Ce petit livre veut attirer l'attention sur l'importance des violations récentes qui ont de quoi surprendre, et qui surviennent dans une apparente indifférence générale pour le moins inquiétante. Quelques exemples: l'affaire Omar Khadr, la gestion des manifestations étudiantes, les bavures policières, l'utilisation de la torture, la commission Charbonneau, le retrait du protocole de Kyoto, le cas Régis Labeaume, le système de santé public, le registre des armes à feu, la réforme du Sénat, etc. Notes particulières: À noter que Vincent Marissal, de La Presse, signe une postface à cet ouvrage.

  • Vivre, ce n'est pas obéir à ce qu'on nous enseigne, nous dit Jean Désy dans son essai. C'est plutôt travailler à préserver le lien sacré qui nous unit à la rivière, à la montagne, à la cabane au fond du bois. Rien de plus vrai que le chant d'un oiseau, que le frémissement d'une truite dans l'eau glacée, que le vent qui balaie la toundra.

  • L'immigré fait souvent face à un difficile dilemme: devenir autre ou rester lui-même. Régine Robin, française, mais aussi juive d'Europe de l'Est de par ses parents, rend compte de sa difficile intégration dans une ville qui la rebute d'entrée de jeu avant qu'elle la découvre par petits pans. Régine Robin nous livre son témoignage dans un style postmoderne qui déroute, surprend et captive le lecteur.

  • «Toutes les histoires d'Aude sont faites de silences, de retenue, de non-dits. [...] Par le biais du quotidien, d'une fleur, d'un objet, d'un regard, le lecteur touche alors au plus grand, à l'immensité.» Pascale Navarro, Voir «On ne rencontre pas souvent, au Québec, une écriture de cette qualité.» Gilles Marcotte, L'Actualité «Cet imperceptible mouvement, à la fois dans sa qualité de présentation matérielle et dans la densité, la simplicité et l'évocation de l'oeuvre que ce bel objet protège, constitue certainement une pierre angulaire de la littérature québécoise actuelle.» René Audet, Québec français Écriture et projet convergent ici superbement. [...] La vie, dit-on, c'est ce qui se passe pendant qu'on s'occupe à autre chose. Aude le confirme. Admirablement. Et on refuse de s'occuper d'autre chose. Laurent Laplante, Nuit blanche

  • Julien, le narrateur, est médecin. Il soigne les malades avec compassion, avec attention, avec amour. À la manière ancienne qui ne se pratique plus dans le Sud où la machine bureaucratique a étouffé toute humanité. Si le bonheur existe, il loge au Nord, se convainc Julien. Tout serait parfait si Marie, sa fille, ne lui manquait pas cruellement. Dans un geste insensé, il décide de partir en motoneige chercher sa fille. L'équipée est de courte durée, l'engin heurtant de plein fouet un mélèze. Le voici seul, égaré dans un silencieux désert de glace, confronté à lui-même et luttant pour sa survie.

    Voyage initiatique et quête existentielle, Le coureur de froid a été salué par la critique comme un «roman à l'imaginaire grandiose» (Le Libraire), écrit dans «une langue souvent poétique, dépouillée d'artifices, une écriture qui fait penser à celle d'Anne Hébert» (Québec français).

  • Face-de-lune aime son père sans condition, même si ce dernier, abandonné par sa maîtresse et ex-danseuse nue, en est resté fêlé du chaudron. Rarement a-t-on vu - en fait, jamais dans notre littérature -, un roman où les relations père-fils atteignent ce niveau de fusion sans sombrer dans l'affrontement ou l'inceste.

  • Lucie Lachapelle a fait plusieurs séjours au Nunavik, où elle a enseigné en 1975. Elle en a rapporté des paysages et des personnages qui ont inspiré ces histoires nordiques en partie autobiographiques, en partie inventées.
    Dans ces histoires, les paysages de toundra et de glace sont grandioses et les personnages, plus grands que nature. Ce sont des Inuits, bien sûr: Qumaluq, le solitaire hanté par la guerre où il a perdu l'usage d'une jambe; le père de Pitaa, un chasseur qui intimide les enseignants; Akinisie, la vieille guérisseuse; Kitty, l'adolescente déjà mère; Tamusi, le séducteur des Blanches... Ce sont aussi des Blancs: Jean-Claude Mailly, le représentant de la province, paternaliste et condescendant; Kurt, le géant blanc, commis à l'aéroport, et surtout Louise, l'enseignante fascinée par le Nord et pleine de tendresse pour ses habitants.
    La rencontre de l'Autre est au coeur de ces histoires d'amour et de violence, d'adversité et de courage, où le monde nordique est décrit dans toute sa grandeur et avec tous ses malheurs. Qu'elles soient dramatiques, poétiques ou teintées d'humour, elles traitent avec une grande sensibilité des différences culturelles entre le Sud et le Nord.

  • Je dédie ce recueil aux étudiants en médecine que j'ai eu le bonheur de côtoyer depuis une quinzaine d'années. J'aime passionnément leur enseigner. Quel talent et quelle intelligence chez ces êtres neufs qui avancent, qui sont allumés, qui «étincellent » dans l'existence, pour qui j'ai tant d'affection. Je leur dédie ces histoires parce que ce sont ces mêmes étudiants qui, après certains cours, alors que j'avais ouvert la discussion sur des éléments plus personnels ou plus cliniques, m'ont demandé de leur raconter quelques anecdotes tirées de mes expériences, de ma pratique médicale sur la Côte-Nord et autour de Québec, au Nunavik et à la Baie-James.

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