Les Éditions du Blé

  • Poésies choisies de Pierre Lardon édition préparée et présentée par J.R. Léveillé.

    Cette édition des Poésies choisies célèbre le centenaire de la parution du premier livre de poésie de langue française dans l'Ouest canadien, les Poésies de Saint-Boniface de Pierre Lardon, publié par Le Nouvelliste, Arthur Boutal, éditeur, en 1910. Bien que Lardon ne soit pas le premier poète de langue française de l'Ouest canadien, il a la gloire d'avoir publié le premier recueil de langue française dans l'Ouest canadien. C'est une reconnaissance due à celui qui rédigea des milliers de vers et dont la composition poétique l'a suivi tout au long de ses 45 ans de vie au Manitoba. Préparée et présentée par J.R. Léveillé, Poésies choisies de Pierre Lardon comprend une soixantaine de poèmes, dont 8 des 16 poèmes parus dans l'édition de 1910. S'appuyant sur une vaste recherche, J.R. Léveillé, lui-même poète et directeur de l'importante Anthologie de la poésie franco-manitobaine, souligne dans la préface : « Longtemps qualifié uniquement de poète de circonstances, Lardon mérite davantage d'être retenu comme «homme de lettres et poëte de Saint-Boniface», ayant publié le premier recueil de langue française dans l'Ouest canadien, et de figurer ainsi dans le grand patrimoine du pays. » Ce livre de 240 pages de la collection « Blé en poche » comprend aussi une chronologie détaillée de la vie du poète, une liste exhaustive de ses ouvrages et plusieurs photos et illustrations.

  • Avec Les Projecteurs, mis en scène par le Cercle Molière en 1965, Guy Gauthier lance la modernité du théâtre franco-manitobain en plein coeur de la révolution tranquille qui se déroule au Manitoba. Il faudra toutefois attendre dix ans avant que la dramaturgie franco-manitobaine s'établisse. Entretemps, le jeune dramaturge passe par Montréal avant de s'installer définitivement à New York à la fin des années 1960 où il est reçu par Edward Albee, et où il écrit une vingtaine de pièces pour la scène Off-Off-Broadway qui bat son plein. Par esprit de rébellion contre l'étau de la Langue et de la Foi, le jeune dramaturge s'était exilé dans la langue anglaise. Mais à New York, il redécouvrira son attachement à sa langue natale, et reprendra l'écriture en français. Après Les Projecteurs, il compose trois pièces en français : Jeu d'orgue (1967), courte pièce sur le monde théâtral, Si jeunesse savait (1992), pièce auto-fictive, mise en lecture à Paris en 2011, et Maudite soit la nuit, (2009) drame sur la vie de Charles Baudelaire, également mis en lecture à Paris, en 2009. À part Les Projecteurs, pas une de ses pièces françaises n'a été mise en scène au Manitoba. Ce volume, publié cinquante ans après le coup d'envoi de 1965, constitue la première édition du théâtre en langue française du dramaturge et réinscrit l'auteur dans le patrimoine de sa province.

  • Le point de départ de la création de la pièce a été l'intérêt personnel passionné, pour la personne de Louis Riel, de Claude Dorge ainsi amené à se documenter en détail sur la vie de ce personnage devenu légendaire, à étudier de près sa correspondance et ses poèmes. Mais au lieu d'en faire une oeuvre d'édification, soucieuse de marquer logiquement les différentes étapes d'un destin de héros exemplaire, accomplissant une mission à la fois historique et religieuse, l'auteur nous introduit dans l'intimité psychologique du personnage. Il ne s'agit donc pas de nous présenter un Riel historique, daté et circonscrit par des repères chronologiques précis, mais de nous le faire vivre de l'intérieur, dans son humanité à la fois riche et humble.

  • Andrée Bougard souffre d'un mal d'être profond. Elle s'enfuit de la petite vie chez elle à Winnipeg, dont une histoire d'amour qui s'est mal terminée. Elle ne sait faire face aux vicissitudes de l'existence que par l'évasion. Aussi se retrouve-t-elle exilée, de son plein gré, sous le soleil des îles grecques jusqu'à ce qu'un aérogramme fatidique la rappelle au Manitoba. Mais visiblement, la vie continue de se déconstruire autour d'Andrée que est cernée de toutes parts par l'impossibilité de l'épanouissement personnel... jusqu'au jour où elle se remet à sa passion première : le piano.

  • Écartée comme « pièce fantasque d'étudiant universitaire » par un critique, Sex, Lies et les Franco-Manitobains est devenue l'oeuvre de Marc Prescott la plus étudiée dans les départements de lettres à travers le Canada. Sex, Lies et les Franco-Manitobains a inauguré une nouvelle ère dans la dramaturgie franco-manitobaine et a marqué l'entrée en scène foudroyante d'un des plus importants dramaturges de la francophonie canadienne. La pièce est à la fois une critique virulente de la communauté francophone et une métaphore cinglante de ce qu'on a voulu voler à la langue et à la culture des Franco-Manitobains. Réédition dans la collection Blé en poche avec une préface de Louise Ladouceur.

  • TEXTES ÉTABLIS ET ANNOTÉS PAR GLEN CAMPBELL, THOMAS FLANAGAN ET GILLES MARTEL

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    Évoquer le souvenir de Louis Riel, c'est faire jaillir dans les esprits les années 1870 et 1885. Déjà, des historiens ont passé au tamis les faits et gestes de cet inoubliable chef de file de la Rivière-Rouge. Louis Riel Poésies de jeunesse remonte plus loin dans le temps, on découvre les écrits d'une personnalité attachante et un profil nouveau du jeune Riel.

    Le « calepin de poésies » de Riel avec d'autres poèmes de jeunesse sont publiés ici. Gilles Martel en donne le contexte historique et Glen Campbell analyse la « valeur littéraire de l'oeuvre ». Présentation de Gilles Martel, Glen Campbell et Thomas Flanagan. Préface de Yves Labrèche.

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    A historical and literary analysis of poems Louis Riel wrote while a student in Québec leads to the discovery of the writings of a young man seeking an identity, that of the Father of the Métis Nation.

  • Travailler à Fort McMurray (Fort Mac) vous rapportera de l'argent, beaucoup d'argent. Mais à quel prix ? Jaypee, petit magouilleur québécois, et Mimi, son ambitieuse conjointe, ont installé leur roulotte sur le premier terrain venu et se préparent à plonger dans le trou noir de l'or noir. Sous le regard mélancolique de Maurice, un Franco-Albertain enlisé sur place, leur destin se désagrège cruellement, magnifié par la présence mystérieuse de Kiki, soeur de Mimi, étrange enfant-femme, dont le trajet illumine, comme la brève lueur d'une étoile filante, la folie d'un lieu abusé et désabusé par l'argent.

  • C'est au coeur de l'Afrique de l'Ouest, soit au Sénégal ou au Mali, que se nouent et se dénouent les trames de vie évoquées dans les 15 nouvelles de ce recueil. Mêlant fiction et vérité, Lointaines se veut une invitation au voyage pour nous amener ailleurs, dans une errance marquée par le dépaysement.

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    Cet ouvrage de 2011 est devenu un classique d'une des auteurs les plus reconnues de l'Ouest francophone. Le livre a été finaliste au Prix des lecteurs Radio-Canada et lauréat, Prix Rue-Deschambault en 2011.
    En plus du texte intégrale, Lointaines format Blé en poche contient une préface inédite de Francois Paré, auteur et professeur à l'université de Waterloo (ON).

  • Au temps de la Prairie; l'histoire des Métis de l'Ouest canadien, raconté par Auguste Vermette, neveu de Louis Riel.

    Ce texte du Métis Auguste Vermette, neveu de Louis Riel, établi et annoté par l'ethnologue Marcien Ferland, raconte la vie des Métis au temps de la Prairie, lorsqu'ils vivaient à même la prairie du produit de leurs chasses. Il constitue un document à valeur historique et ethnologique indéniable. Le texte s'appuie non seulement sur les propres connaissances d'Auguste Vermette en tant que Métis né à la fin du 19e siècle qui a grandi avec les coutumes et le parler de son peuple, mais également sur les propos de son père, authentique fils de la Prairie et témoin oculaire des événements de la Rivière-Rouge.

    À l'encontre des livres d'histoire de tout acabit, les héros métis retrouvent, sur les lèvres d'Auguste Vermette, leur dimension humaine par le truchement de son style tout empreint de réalisme.

  • Les Mémoires et le Récit Gabriel Dumont conservés aux archives de la Société historique de Saint-Boniface sont des documents chargés d'émotion. Dans la plus pure tradition des mémoires, Gabriel Dumont, le général de Louis Riel, parle pour rectifier la version officielle des faits, souvent exagérée ou fausse. Au-delà de l'épopée de la Résistance des Métis du Nord-Ouest de 1885, c'est le rôle de Gabriel Dumont et son héroïsme supérieur qui ressortent. De nouveaux documents ont été ajoutés à cette réédition. Dans des extraits de témoignages recueillis par l'abbé Gabriel Cloutier en 1886, d'autres combattants prennent la parole pour offrir leur perspective et, indirectement, un aperçu du courage et de la résilience des femmes métisses. La transcription d'un entretien entre B.A.T. de Montigny et Gabriel Dumont en 1888 vient compléter cet important ouvrage.

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