Les éditions de L'instant même

  • Le jour où la belle Junie emménage avec Britannicus, le royaume d'Agrippine est menacé. Néron n'a plus qu'une idée en tête, posséder Junie, quitte à mettre Octavie dehors. L'ordre établi s'écroule et tous se retrouvent dans une course à qui mettra le feu à la maison familiale.
    Si les personnages sont empruntés à Racine, c'est dans un royaume de vinyle et de mélamine que se déploie cette histoire de trahisons, de sacrifices, de désirs, de flammes et de corps ensevelis sous la neige et les cendres, mais aussi d'amours infinis.

  • La finance est devenue une abstraction et s'est immiscée dans toutes les sphères de notre vie.
    Jusque dans l'art contemporain.
    Surtout dans l'art contemporain.
    Ce que vous verrez ce soir s'appuie sur une recherche documentaire. On a cité des artistes, des galeristes, des encanteurs, des spéculateurs et des économistes. On a tenté de voir plus clair dans les mécanismes obscurs du marché. Et d'entrer dans l'intimité de l'art et de l'économie.
    Cette démonstration est faite à partir du récit de l'évolution de la carrière d'une jeune artiste en art visuel. Un peu à bout de souffle, l'augmentation du prix du cuivre l'obligeant à revoir son mode de création, elle obtient une résidence d'artiste à Londres pour se ressourcer. Sa vie et sa carrière seront complètement transformés par sa rencontre avec un trader américain très actif sur le marché de l'art.

  • La pièce met en scène la fin tragique des rêves d'étendues immenses et de liberté d'adolescents déçus par leur entourage. Frédéric, dans la vingtaine, attend la mort dans sa chambre d'hôpital. À son chevet défilent ses proches dévastés à qui il refuse de parler. Au coeur de sa fièvre émergent son frère d'âme, Wilson, et son amour de jeunesse, Odile, qui l'accompagnent jusqu'à sa fin qui prend des airs de tempête de sable.

  • Entretiens avec Peter Brook menés par Pierre MacDuff, directeur général de la compagnie de théâtre Les Deux Mondes.

  • « Ventre » le deuxième volet d'une trilogie théâtrale du comédien et dramaturge Steve Gagnon continue l'exploration de la séparation amoureuse amorcée avec « La montagne rouge (SANG) ». Elle et lui s'affrontent, s'entrechoquent et se déchirent avec leurs

  • Huit personnages vivent dans des cabanes autour d'un lac, au milieu d'une forêt, Des hommes, des femmes, qui ont des chenilles, des papillons, des peuples en migration dans les jambes et dans le ventre. Un matin, Élie, la femme marin, décide de partir sur un bateau ; Emma se prépare à mettre un oreiller sur le visage de ses fils ; Thomas se met à manger les oies de Louise : Louise passe ses nuits au milieu du lac, à hurler comme un loup. Ils font tout ça par ennui, pour provoquer quelqu'un ou te temps, pour lancer un appel, par besoin urgent que quelque chose se passe, enfin. C'est aussi et surtout une envie folle de bousculer les choses, de ne pas avoir peur de se tromper ou de s'égratigner et de ne pas se complaire dans un confort qui parfois nous prend à la gorge et nous donne la terrible sensation de passer à côté.

  • Répondant à une commande de l'Opéra Garnier, un auteur québécois s'installe à Paris, rue Saint-Denis, afin de créer le livret d'une oeuvre lyrique pour enfants tirée d'un conte de Hans Christian Andersen. I l y côtoie un administrateur d'opéra aux penchants insoupçonnés, un jeune concierge maghrébin passionné de graffitis, et un chien dont on se demande s'il n'est pas le véritable guide du récit.
    S'inspirant librement de deux contes d'Andersen (« La Dryade » et « L'Ombre ») et de quelques épisodes parisiens de la vie du célèbre auteur danois, Robert Lepage explore, dans Le projet Andersen, les territoires troubles de l'identité sexuelle, des fantasmes inassouvis et de la soif de reconnaissance qui se dessinent en filigrane dans la vie et l'oeuvre d'Andersen.
    Comme toujours chez Robert Lepage, c'est par le voyage, le mouvement vers l'Autre, l'étranger, qu'un Québécois tente de découvrir ce qui le touche et l'anime.

  • TROIS regroupe la trilogie sur la migration et l'identité amorcée par le monologue autobiographique UN, dans lequel Mani Soleymanlou tente de nommer ce qui le définit comme Iranien. Dans DEUX, rejoint par son complice Manu, Mani cherche, comme dans un écho, ce qui a bien pu lui échapper dans sa quête identitaire. Celle-ci culmine dans TROIS, une oeuvre chorale mettant en scène quarante-trois artistes montréalais qui évoquent le sujet sensible de leurs origines et de leur identité.
    Avec une pointe d'humour et d'autodérision, TROIS entraîne le propos singulier vers la pluralité, souvent paradoxale, qui forme le Québec d'aujourd'hui

  • Trois comédiennes, Julie, Kathleen et Geneviève, s'ouvrent le temps d'un cinq à sept où les tabous s'avalent aussi rapidement que les shooters. L'amour, le couple, le désir, la sexualité, les impératifs de performance, la morale sociale autour de l'utérus, les standards de beauté anxiogènes et l'insupportable pression qui comprime le corps dans un moule One size (must) fit all nourrissent les échanges de surface. Puis, l'ivresse aidant, les trois femmes plongent en des zones plus intimes, celles où sont enfouis les aspects inavouables de leur personnalité, leurs pulsions, leurs peurs, leurs angoisses et leurs drames, avant de regagner la surface et de trinquer de plus belle. Fanny Britt compose une partition syncopée rythmée par un langage cru et franc où la frontière entre la réalité et la fiction demeure volontairement floue. Cinq à sept est le deuxième volet d'une trilogie amorcée avec Ils étaient quatre, de Mathieu Gosselin et Mani Soleymanlou, et close par Huit, de Mani Soleymanlou.

  • Deux frères se retrouvent sur la ferme familiale pour la lecture du testament de leur père. L'aîné, Arnaud, a quitté la maison quatorze ans auparavant. Devenu correspondant de guerre, il n'a plus jamais donné de ses nouvelles. Armand, son frère, l'accueille carabine en main. Brisé par l'horreur des conflits, Arnaud peine à comprendre la rage qui habite Armand. Mais, traqué par ses souvenirs, il ne peut plus se dérober. Il doit creuser et déterrer ce qu'il gardait enfoui, libérer les mots qui l'étranglent. Avec la pièce Dehors, le dramaturge, comédien et traducteur Gilles Poulin-Denis signe sa troisième oeuvre. L'auteur, originaire de la Saskatchewan, marie avec adresse et sensibilité l'anglais au français dans une écriture précise et poétique. À travers le personnage d'Arnaud, il explore les passages empruntés par un homme en quête de repères.

  • Bouleversé par le décès de sa mère, un jeune archéologue accepte d'aller travailler sur un chantier de fouilles à des milliers de kilomètres de chez-lui. Loin de Montréal, étourdi par une fuite en avant qui ne semble pas combler l'immense vide laissé par la disparition maternelle, il fait la rencontre d'Edna, qui l'accueille pendant son séjour. Avec l'aide de cette femme sensible et vraie il parvient à se réconcilier avec la vie pour mieux revenir à sa belle infirmière, Nathalie.
    Avec une tendresse et une violence d'une rare complémentarité, Steve Gagnon donne la parole à un homme déchiré, un adulte / enfant incapable d'affronter l'existence. Touchant et sincère, le personnage qu'il crée dans Os. La montagne blanche exprime avec simplicité toute la douleur et la colère du deuil, sans compromis ni concessions.

  • Textes de trois pièces de théâtre de Lomer Mercier Gouin accompagnés d'un dossier bibliographique et d'une présentation de André G. Bourassa, éminent spécialiste du théâtre québécois et des écrivains automatistes.

  • Chloé, une ado de 15 ans, étouffe dans sa vie terne de banlieue. Pour avoir la vie intense et sans limite à laquelle elle aspire, elle décide de tout quitter en effaçant ses traces.
    À la merci de la bonne volonté et des exigences des camionneurs, elle parcourt les routes des États-Unis. Entre les squats, les trucks stop et les haltes routières miteuses, elle découvre le revers sordide de cette vie d'errance mais aussi l'amitié qui s'installe solidement entre deux écorchées. Elle laisse dans son sillage le désespoir de sa mère qui ne comprend pas sa rage et le sentiment d'impuissance de l'enquêteur confronté quotidiennement à la détresse qui se profile derrière les fugues.

  • Buenos Aires. C'est l'époque du tango, de la milonga et du couteau ! Les artistes sont censurés par le gouvernement et intimidés par des milices fascistes. L'un de ces artistes, un poète désargenté, est enlevé puis enfermé dans une cellule. Il découvre avec étonnement que son ravisseur est «l'inspecteur Barracuda», le personnage fictif d'un tango séditieux dont il est l'auteur. De leur confrontation surgira un fil d'Ariane qui mènera le poète à une ultime illumination puis aux ténèbres. Le spectacle rend hommage aux écrivains et poètes tel que Borgès qui prirent la plume pour condamner la montée du fascisme.

  • Jocelyne réunit sa famille pour lui annoncer sa décision de prendre sa retraite. Mais les choses ne se déroulent pas comme elle le souhaitait.

  • Quand Dominique apprend qu'elle est atteinte d'une grave maladie chronique, son monde bascule ; elle devra toute sa vie dépendre d'outils technologiques pour contrôler son état de santé. C'est sur ce choc, ce constat, que s'ouvre la pièce Post Humains.
    Stupéfaite de constater que les compagnies qui fabriquent et fournissent les outils dont elle a besoin pour survivre peuvent également s'approprier les données recueillies, les utiliser pour influencer le comportement des patients, leur infliger des pénalités financières et les contraindre à choisir un traitement plutôt qu'un autre, Dominique part à la recherche d'une solution qui lui permettrait d'être autonome dans la prise en charge de sa maladie. Son parcours la mène à croiser des acteurs majeurs dans l'univers du post humanisme et les différentes philosophies qui alimentent cet univers troublant. Ce qui était au départ qu'une quête pour améliorer sa qualité de vie se transforme en un questionnement qui, au final, demeure sans réponse : le corps humain est-il appelé à disparaître au profit de supports technologiques ? L'humain est-il encore humain si ne subsiste que son intelligence ? La douleur, les sensations cutanées, la faim, sont-elles des expériences nécessaires ou superflues ? Doit-on à tout prix « améliorer » le corps pour transcender ses limites, ou au contraire l'accepter et simplement le maintenir en bon état ?

  • Les personnages que met en scène Pascale Renaud-Hébert sont issus de deux mondes complètement différents : d'une part, une famille banale  ; d'autre part, un jeune couple. Leurs univers se fracassent quand Murielle et Maude découvrent qu'elles souffrent de cancer, et qu'il n'y aura pas de guérison possible. Chacun à sa façon, les hommes de leur vie doivent apprendre à continuer à vivre, à accepter la douleur du deuil. Mais plus encore, ils doivent réussir à s'effacer pour réellement accompagner celle qui lutte, qui comprend qu'elle ne réalisera pas ses projets, qu'elle ne verra pas grandir ses enfants, qu'elle doit lâcher prise.

  • Auteur, metteur en scène et compositeur, Jean-Frédéric Messier s'attache, dans L'espace plein, à retracer les étapes qui ont mené à la création de la compagnie Momentum, de même qu'à la création de cinq productions réalisées entre 1993 et 2003. En revenant sur les démarches et réflexions de ces aventures scéniques, il parvient à livrer, sur un ton personnel, un essai fascinant sur l'émergence d'une forme théâtrale unique, le théâtre in situ. En s'appuyant sur les écrits des différents auteurs qui ont réfléchi à cette forme, et en s'autorisant des recherches du côté de l'anthropologie et de l'histoire de la représentation, Jean-Frédéric Messier parvient à conjuguer histoire théâtrale, histoire du Québec et histoire de la scène, tout en maintenant un rythme agréable, une prose simple et des réflexions fertiles.

  • Lors d'un voyage en Gaspésie, Isabelle retrouve son frère qui était disparu depuis cinq ans... Elle réclame des réponses aux questions qui ont hanté ses proches pendant toutes ces années. Pourquoi était-il parti sans donner aucune nouvelle ? Que lui était-il arrivé ? Pourquoi garder ses parents dans la plus grande des inquiétudes ? Mais cette rencontre suscite une nouvelle question : l'ignorance est-elle préférable à certaines réponses ?

  • Des personnages étranges rôdent dans les rues de la ville. Tout le monde a peur de sortir, l'école a même dû fermer ses portes. Une mère enrôle son fils et deux de ses amis pour participer, le jour de l'Halloween, à un jeu de téléréalité. Grâce au prix elle espère fuir l'atmosphère oppressante de leur environnement. Deux autres individus se joignent au groupe, le livreur de lait et l'ami de l'ami. D'amicaux ces derniers deviendront de plus en plus envahissants et inquiétants. Dans ce monde où la réalité oscille entre rêve et cauchemar, chacun se verra confronté à ses peurs pendant que tout s'écroule autour d'eux.

  • Dans cette pièce intimiste, Kevin relate comment, après être tombé en amour avec un homme de théâtre québécois, il entreprend des démarches d'immigration. Entre ses mésaventures administratives, ses frustrations et ses moments de bonheur, Kevin fait la connaissance d'hommes et de femmes qui, comme lui, ont choisi le Québec comme terre d'adoption. Leurs parcours sont extrêmement variés et leurs paroles sont rapportées directement, l'auteur choisissant de laisser leurs mots se rendre à nous. Si les histoires sont parfois douloureuses, elles témoignent de l'universalité des désirs de paix et de liberté.

  • Carl et Steven en arrachent ; pères à temps partiel, fils ou amoureux décevants, ils peinent à garder la tête hors de l'eau et à préserver un semblant de dignité. Pour survivre, ils feront des petits boulots pour Mario Vaillancourt, le propriétaire des Galeries du Boulevard. Mais Vaillancourt ratisse large et il ne donne pas seulement dans le commerce licite. Il exploite aussi des « sides lines » pour lesquels le recrutement se fait à la pièce. Idéalement auprès des plus vulnérables.
    On retrouve dans Pour réussir un poulet les personnages qui jalonnent l'univers de Fabien Cloutier. Des êtres dépassés qui, en tentant d'améliorer leur sort, ne peuvent faire autrement que de glisser dans le vortex de la déchéance. Si Fabien Cloutier réussit à nous faire rire, c'est pour mieux nous rappeler que les choses vont mal. De plus en plus mal.

  • Destiné aux créateurs, aux professeurs de théâtre, d'arts plastiques, d'arts visuels ou vidéo et aux animateurs d'ateliers de création, le manuel Face à l'image se veut un outil de base pour faciliter l'intégration du son et de l'image. Il répond aux besoins de tous ceux et celles qui, peu importe leur domaine d'activité, souhaitent « parcourir le spectre des possibilités de l'écriture scénique ». Motivés par une longue collaboration ainsi que par des pratiques scéniques multidisciplinaires, les auteurs ont tenu par le biais de cet ouvrage à jeter des ponts entre les continents, l'Europe et l'Amérique, tout en demeurant conscients des différences inhérentes aux réalités culturelles. La richesse du résultat témoigne largement de l'universalité du langage visuel et souligne avec éloquence la pertinence d'une telle collaboration.

  • Le personnage des Étés souterrains est une femme, début cinquantaine, enseignante pragmatique, libre, qui aime les débats et questionner l'ordre établi. Elle agit sans rendre de comptes à personne... jusqu'à ce que la vie s'en mêle et vienne ébranler son corps et ses certitudes.

empty