Les Echappés

  • Fin gourmet et grand amateur de vins, Pierre Desproges fut aussi, on l'ignore parfois, l'auteur de chroniques culinaires, "Encore des nouilles", publiées dans Cuisine et Vins de France.
    Loin des standards de la presse gastronomique, Desproges ne délaye rien de sa verve ni de sa fantaisie dans la sauce. Il évoque de son style étincelant de drôlerie et d'intelligence la cuisine italienne au Québec, les vins de Sardaigne et les femmes, l'amour, la vie...
    Desproges transforme ainsi une tartine de pâté, la misogynie au restaurant, des recettes insolites, absurdes, ou un quignon de pain pour saucer l'assiette en chroniques gouleyantes !
    Rassemblées pour la première fois en volume, accompagnées de textes qui ont trait à la cuisine, même d'une recette familiale inédite, ces chroniques sont illustrées par Cabu, Catherine, Charb, Luz, Riss, Tignous et Wolinski.

  • Inna Shevchenko a un destin hors du commun. Née dans une famille de la classe moyenne ukrainienne, elle est à 28 ans leader du mouvement international Femen. Après dix ans d'activisme féministe, elle décide de rendre hommage à toutes les femmes, figures historiques ou fictionnelles, qui l'ont aidée à se défaire des carcans de la société patriarcale.

    Dans Héroïques, elle raconte cette libération en trois étapes à travers les portraits de celles qui l'ont inspirée. Certaines, comme Sailor Moon ou Maria Botchkareva, lui ont fait comprendre que les femmes ne sont pas le sexe faible. D'autres, comme Ève, l'ont incitée à rejeter la morale religieuse sexiste et à mordre dans le fruit de la connaissance. Inès Armand, Nellie Bly et bien d'autres, journalistes, ingénieures ou politiques, lui ont prouvé que les femmes sont aussi talentueuses que les hommes et méritent de faire entendre leur voix.

    Avec ce récit tant personnel qu'engagé, Inna Shevchenko nous entraîne sur les traces des modèles féminins grâce auxquels elle a forgé ses convictions et nous invite à rejoindre la révolution des femmes.

  • Sous la plume d'Allain Bougrain-Dubourg, figure emblématique de la défense animalière, les animaux prennent la parole pour raconter les souffrances qu'ils endurent pour satisfaire l'Homme. Le constat est alarmant, mais Allain Bougrain-Dubourg ne s'y appesantit pas outre-mesure, il nous propose des solutions.

    Allain Bougrain-Dubourg troque sa place habituelle de défenseur des animaux pour se mettre dans la peau d'une dizaine d'entre eux. Petits ou gros, maritimes ou terrestres, domestiqués ou sauvages..., il narre toutes les souffrances que chacun d'eux éprouve pour satisfaire le bon plaisir de l'Homme.

    La liste est longue. Mais s'il regarde la vérité en face, Allain Bougrain-Dubourg ne veut pas pour autant nous faire pleurnicher. Au contraire, il cherche l'espoir, aussi maigre soit-il, partout où il y en a et, ce faisant, nous propose des solutions accessibles à tout un chacun.

    Liste des animaux qui prennent la parole à tour de rôle :

    • cochon

    • tortue Luth

    • levrier espagol

    • blaireau

    • tigre

    • lapin

    • vers de terre et autres micro-organismes du sol

    • vautour fauve

    • requin

    • ortolan

    • taureau

    • loup

    • poussin

    • cheval

    • rat

    • singe

    • et l'Homme.

  • « Quel est votre rêve secret le plus effroyable ? - Il m'arrive de rêver que ma femme, qui est tout pour moi, me trompe sauvagement avec mon meilleur ami alors que la tête de veau attache dans le fait-tout. Ce rêve est effroyable car j'adore la tête de veau. » Tout Desproges est là : jamais où on l'attend. Ni sur scène, ni dans ses écrits ou sa vie privée. Comme le dit joliment l'une de ses confidentes, « à la fois réactionnaire et révolutionnaire, bourgeois et anar - de gauche et de droite -, macho et féministe, cruel et tendre, tragique et drôle, mystique et athée, il était à la manière d'un Chesterton, le maître du paradoxe ». Francis Schull qui fut journaliste avec Desproges à L'Aurore, et avec lequel il habita plusieurs années rue Godot-de-Mauroy, a rencontré vingt-cinq de ses proches, ceux qui l'ont côtoyé au plus près et qui témoignent aujourd'hui de cette personnalité protéiforme. Drôles, émouvantes, incisives ou loufoques, ces anecdotes révèlent les multiples couleurs de ce prodigieux Arlequin qui nous a quittés il y a près de trente ans.

  • Si vous détestez les places de théâtre microscopiques, les sacs siglés chers et moches, les autocollants "bébé à bord", les patrons de café qui renâclent à servir une carafe d'eau, les gens qui emploient "au jour d'aujourd'hui", les surfeurs, les dictons, les arbitres de foot, ces nouvelles fatwas de Charb vous offriront une savoureuse revanche.
    Un hymne hilarant à l'intolérance des gens et de la société.

  • Pour rendre compte de ce procès unique, l'écrivain Yannick Haenel et le dessinateur François Boucq ont été les oreilles et les yeux de Charlie Hebdo

    Le procès des attentats de janvier 2015 contre Charlie Hebdo, une policière municipale de Montrouge et le magasin Hyper Cacher de la porte de Vincennes, à Paris, s'est ouvert le 2 septembre et aura duré près de deux mois et demi.

    Historique par son ampleur, ce procès, qui juge des présumés complices d'attentats islamistes, aura rouvert la question de l'islamisme et de son imprégnation dans la société française.

  • Gilles Raveaud rend hommage à son collègue et ami Bernard Maris en synthétisant ses ouvrages. Le tout savamment illustré par Coco, Félix, Foolz, Juin, Riss, Vuillemin et Willem ! " Je pourrais dire : je réduis l'impôt des riches pour que les riches soient encore plus riches, ce qui tue les services publics et appauvrit la nation. Mais c'est vrai, c'est plus délicat à avouer", Bernard Maris. "Le capitalisme est selon Maris le moment de l'extension infinie de l'aliénation, c'est-à-dire de la perte de soi-même, de la coupure d'avec la société et d'avec les autres êtres humains. Mais comment cela est-il possible ? Pourquoi la croissance n'amène-t-elle pas le bonheur ? (...) Le partage du gâteau se déforme nettement en faveur des entreprises, sans que cela ne permette de résoudre le chômage", Gilles Raveaud. Bernard Maris était un économiste pour le moins original. Original mais sensé. Original dans le sens où il redonnait leur juste place à la psychologie et à l'humain sous toutes ses facettes quand il était question d'économie. Nombre de ses confrères se moquaient de lui, le reléguant au rang d'économiste du " dimanche ", car eux s'appuyaient sur les chiffres seulement, avec pour objectif de, bien souvent, effrayer tout un chacun. Pourtant, nous sommes des êtres vivants, pas des robots. Tout au moins pour l'instant...

empty