Les Presses de l'Université d'Ottawa

  • La stabilité de la Malaysia -- gouvernée depuis 1957 par le même parti politique -- n´est pas assurée, ni par les mécanismes de la démocratie libérale, ni par des traits culturels, mais par l´État rentier et ses institutions. Les États rentiers puisent la majeure partie de leurs revenus à l´étranger, sous forme de rentes -- ces États sont redistributeurs et non pas extracteurs de ressources. Parce que leurs revenus ne proviennent pas de la taxation de la population, ils sont réputés autonomes et peu dépendants de la société dont ils sont issus. Cette étude compare les différentes périodes de l´histoire de la Malaysia, utilisant les indicateurs conventionnels pour classifier des États rentiers : les activités d´exportation, la structure de la taxation, les investissements publics et les choix gouvernementaux en matière de développement socio-économique, ainsi que le cadre législatif autoritaire. L´ouvrage analyse la stabilité politique du régime non-démocratique de la Malaysia. Cette analyse, qui puise à l´histoire du développement politique et économique, met en lumière la dynamique spécifique d´un État rentier.

  • Pourquoi le néopatrimonialisme est-il si fréquemment utilisé pour caractériser les systèmes politiques Africains ? Les pratiques auxquelles renvoie cette notion, qu´il s´agisse du clientélisme, de la corruption ou de la privatisation de l´État, sont pourtant présentes dans la plupart des pays, qu´ils soient ou non Africains. Afin de répondre à ce paradoxe, L´État néopatrimonial propose une exploration théorique et comparative de la diversité des trajectoires et usages contemporains du concept. À partir d´une discussion des références initiales de Max Weber au patrimonialisme, les différentes contributions abordent le néopatrimonialisme dans ses rapports avec l´analyse de la démocratisation, des relations internationales, de la sociologie des conflits et de l´économie du développement. L´ouvrage renouvelle les débats sur le néopatrimonialisme en Afrique, tout en les élargissant également à l´Asie, l´Europe et l´Amérique latine à travers des études de cas.

  • Le monde se dirige-t-il vers une crise sans précédent où se juxtaposent difficultés économiques, sociales, écologiques et politiques ? C'est cette question à facettes multiples qu'examine un collectif de chercheurs de divers horizons. Premier constat : à moins de revoir le modèle de développement actuel et d'y apporter des mesures correctives, les perspectives d'avenir sont plutôt inquiétantes.
    Cette crise mondiale marquerait, selon ces chercheurs, le point culminant d'une longue période de politiques de développement qui ont en commun d'avoir engendré des bouleversements à travers le monde, notamment dans les pays en développement. Une approche plus proactive et critique aux études en développement international, ainsi qu'à la façon dont le développement s'élabore sur le terrain, s'avère donc essentielle.
    Publié en anglais d'abord, Des outils pour le changement. Une approche critique en études du développement est une référence incontournable pour le lectorat francophone. Ce recueil comprend 49 brefs modules dont chacun aborde les grands thèmes du développement. Il est destiné tout autant aux théoriciens qu'aux professeurs, étudiants et chercheurs qui s'intéressent à une approche critique en études du développement. Qualifié de réalisation remarquable lors de sa sortie en anglais, cet ouvrage permet de mesurer l'ampleur des études du développement en fonction d'une approche critique. Une conviction commune anime cet ouvrage : il est impératif de procéder à des changements qui favoriseront un progrès véritable et durable.

  • Dans un monde en crise multiple, le domaine du développement international a bien changé. Des pays dits « émergents » contestent l'espace qui était réservé auparavant aux pays dits « riches ». Des mouvements populaires d'une ampleur sans précédent occupent la rue. Des mégaentreprises deviennent aussi importantes que les États. Dans tout cela, de « vieux » démons persistent : la pauvreté extrême, l'exclusion, le non-respect des droits. Il faut de nouvelles solutions, de nouvelles manières de s'en sortir ; c'est ainsi que le monde du développement apparaît comme un gigantesque laboratoire.Dans cet ouvrage sont abordées les grandes thématiques de ce développement en changement. Le monde peut-il être changé ? Comment ? Qui sont les acteurs, ceux et celles qui peuvent agir ? Que dire des grandes institutions, l'ONU par exemple ? La place des femmes est devenue centrale dans tout processus de changement, en même temps persiste la discrimination. La dette, la famine, l'analphabétisme, les épidémies sont des problèmes complexes : peuvent-ils être surmontés ? Comment faire face aux grandes crises humanitaires qui résultent des guerres et des catastrophes qu'on dit « naturelles » ?Dans cet ouvrage écrit à plusieurs mains, on trouvera ce grand brassage d'idées qui parcourt le monde du développement et qui exprime mille voix, mille alternatives, partageant toutes cependant une volonté éthique et intellectuelle, à la recherche d'un monde plus juste, plus équitable, plus démocratique.

  • La gouvernance représente l'une des plus importantes innovations conceptuelles des quinze dernières années dans le discours de l'aide au développement. A-t-elle pour autant transformé les pratiques? A-t-elle conduit à une plus grande appropriation locale des enjeux du développement? Ces questions sont débattues autour de trois thèmes : les nouveaux dispositifs de lutte contre la pauvreté, le Nouveau Partenariat pour le Développement de l'Afrique (NEPAD) et enfin, la décentralisation et la gestion des services publics.

empty