Les Presses de l'Université d'Ottawa

  • Au cours du Sylvicole supérieur (1000-1500), le secteur de lembouchure du Saguenay aurait été exploité par des Iroquoiens du Saint-Laurent en quête de ressources marines, plus particulièrement de phoque. Ces groupes provenaient vraisemblablement de la région de Québec où se trouvaient leurs camps de base et auraient ainsi développé une forme dadaptation aux ressources marines de lestuaire, faisant deux les groupes iroquoiens les plus mobiles de toute la vallée du Saint-Laurent. Dans cette étude, nous avançons que lexploitation des mammifères marins fut pratiquée en deux temps : dabord au printemps, lors de courtes périodes, par des chasseurs masculins attirés par le phoque du Groenland, puis en été, par des familles entières profitant de la présence de phoques gris et communs. Les pinnipèdes étaient probablement traqués sur la batture ou sur les glaces et abattus à la hache ou à larc et à la flèche. Puisque les résidus alimentaires retrouvés dans les vases de cuisson étaient surtout composés de poissons et de mammifères terrestres, les sous-produits de la chasse au phoque auraient été rapportés dans la région de Québec et utilisés comme réserves de nourriture, matière première ou monnaie déchange. Nous défendons également lhypothèse que ces excursions dans lestuaire nétaient pas nécessairement liées à la précarité de lagriculture dans la région de Québec puisque cette pratique aurait été adoptée tardivement, soit après 1300 et peut être même à partir de 1400.

  • La réalisation de l'aménagement hydroélectrique de l'Eastmain-1 a créé en 2006 un réservoir de 603 kilomètres carrés sur le territoire d'Eeyou Istchee Baie-James. Des recherches archéologiques préventives y ont été menées entre 2002 et 2005 dans le cadre des études environnementales de la Société d'énergie de la Baie James et du Programme sur l'archéologie et le patrimoine culturel prévues par une convention avec le peuple cri. Grâce à une collaboration remarquable entre les équipes d'archéologues, de géographes et d'ethnologues d'Arkéos inc., le consultant retenu, et de l'Administration régionale crie, un travail colossal a été entrepris et les recherches aux abords de la rivière Eastmain ont conduit à la mise au jour de 158 sites couvrant cinq millénaires d'occupation humaine. Les 18 contributions abordent autant d'angles de discussion relatifs au milieu naturel, à l'histoire culturelle et aux vestiges mis au jour, mais c'est l'amour de ces terres et de la rivière qui s'exprime dans chaque page de cet ouvrage.

  • L'art populaire est le reflet d'une société, de la perspective de ses créateurs, dont les approches sont tantôt traditionnelles et rationnelles, tantôt indisciplinées et débridées. D'hier ou d'aujourd'hui, l'art populairen révèle toute son expressivité, met en valeur la beauté des objets anciens.
    Du coq à l'âme : L'art populaire au Québec vient circonscrire l'art populaire et présenter son évolution dans le temps, depuis sa forme traditionnelle, fort ancienne, jusqu'à sa forme indisciplinée, plus récente, du graffiti.
    Cet ouvrage est le résultat de plusieurs années de recherche et de rencontres avec des créateurs, des collectionneurs et des chercheurs, tous passionnés de cette forme de créativité originale et authentique.Une magnifique synthèse de la production et de l'évolution de l'art populaire, l'histoire culturelle et sociale et la créativité d'artistes québécois, souvent peu reconnus.
    L'anthropologue Jean-François Blanchette jette un regard historique et photographique sur les collections d'art populaire québécois du Musée canadien de l'histoire, dont la très prestigieuse collection de Nettie Covey Sharpe, acquise en 2002.

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