Entreprise, économie & droit

  • Quand la croissance n'est pas au rendez-vous, les politiques publiques doivent donner la priorité à la création d'emplois et non à l'austérité budgétaire. Tel est l'argument développé dans ces extraits de La Science économique et l'action, de Pierre Mendès France et Gabriel Ardant, publié en 1954. Pour le démontrer, ils s'appuient sur l'histoire : le mauvais exemple des politiques de Brüning et de Laval au début des années 1930, le bon exemple du New Deal de Roosevelt. Ces textes semblent avoir été écrits aujourd'hui tant ils font écho aux préoccupations économiques françaises sur l'austérité budgétaire et la montée du chômage. Une contribution très actuelle au débat politique européen !

  • « On se fait balader ! » C'est le sentiment de toute la société face aux discours des banques depuis la crise de 2008. À les entendre, elles ne seraient pas responsables de la crise, n'auraient rien coûté aux contribuables, et toute nouvelle réglementation conduirait à aggraver la situation et à détruire des emplois.

    Ces arguments martelés à grands coups d'opérations de communication, Pascal Canfin les entend tous les jours en tant que député européen. Il les démonte ici un par un et nous entraîne dans les coulisses de l'Europe, où se négocient les règles supposées encadrer la finance. On y découvre la réalité du lobbying exercé par les banques et le vrai bilan de Nicolas Sarkozy en matière de « moralisation du capitalisme ». Dans la perspective de l'alternance en France en 2012, Pascal Canfin propose des réformes crédibles pour que le politique reprenne enfin la main sur la finance.

  • 1 600 milliards d'euros ! C'est le montant actuel de la dette publique, qui s'accroît chaque mois. Pire : l'État n'emprunte plus pour rembourser ses dettes, mais pour payer les intérêts sur les emprunts accumulés. Comment en est-on arrivé là ? Ce livre montre que l'endettement trouve son origine dans des politiques erronées, fondées sur des théories dépassées. Le « grand J » de la vulgate keynésienne mis en oeuvre par la social-démocratie tout comme le « ruissellement de la richesse » prôné par les libéraux ont accru les déficits. Et la dérégulation de la finance n'a fait qu'amplifier le problème.

    Aujourd'hui, des solutions existent pour interrompre les machines à fabriquer du déficit : elles passent par des investissements socialement et écologiquement utiles, sur la base d'un contrat avec les épargnants.

    La réponse écologiste à la dette implique plus de dialogue démocratique : une bonne nouvelle, en somme !

  • Confrontée à une crise économique et sociale majeure qui nourrit la montée des nationalismes, la zone euro n'a plus droit à l'erreur. Il faut agir et vite !
    Comment ? D'abord en partant du bon diagnostic. Non, le problème majeur n'est pas la dette. Celle-ci n'est que le symptôme d'un mal plus profond : l'architecture défaillante de la zone euro. Face à l'urgence, il faut se montrer réaliste et pragmatique : on ne va pas changer les traités et rouvrir des débats source de division.

    Tout l'intérêt de ce petit ouvrage est de formuler une proposition immédiatement applicable pour sortir de la crise, s'inscrivant dans le cadre institutionnel actuel et propre à remettre la zone euro sur la voie de la prospérité.
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  • Octobre 2011 : le groupe bancaire franco-belge Dexia est démantelé après quinze ans d'existence. Un dénouement inévitable au vu de son bilan dramatique : si la banque était réellement tombée en faillite, elle aurait entraîné dans sa chute une bonne partie du système financier mondial. Un an après le sauvetage du groupe, l'importance des garanties consenties par les États pèse encore lourdement sur la France et la Belgique.

    Pourquoi un tel désastre ? Comment une banque classique a-t-elle pu se transformer en véritable fonds spéculatif ? Comment des crédits toxiques ont-ils pu ruiner certaines municipalités ? Pourquoi les gendarmes bancaires ont-ils été impuissants ?
    Tout en retraçant l'ahurissante saga Dexia, l'auteur montre en quoi celle-ci est un condensé des maux accumulés ces dernières années dans le système financier : produits dérivés, investissements catastrophiques, croissance débridée, régulation défaillante...
    Au-delà du cas particulier, cette autopsie d'un monstre bancaire permet de mieux comprendre pourquoi le système financier est encore boiteux aujourd'hui. Et pourquoi l'Europe financière et politique a tant de mal à se faire.

  • Morte et enterrée, la classe ouvrière ? Non ! Et même en renouvellement.

    De nombreux jeunes sont embauchés dans l'industrie chaque année. Mais ils ne ressemblent pas à leurs prédécesseurs. Ils ont un niveau de qualification plus élevé, mais sont aussi peu syndiqués, peu politisés, et n'ont plus ce sentiment de classe - voire cette fierté - qu'affichaient leurs aînés. Frappés par la précarité, ils ne constituent plus une force. On les rencontre aux chaînes de montage, mais aussi dans la restauration collective, soumis à de nouvelles cadences infernales. En même temps, leurs conditions de travail se rapprochent de celles des employés : vont-ils constituer avec les plus précaires d'entre eux une nouvelle « classe sociale » ?

    /> Naïri Nahapétian est allée à la rencontre de ces jeunes ouvriers - et quelques ouvrières - dans les usines et les lycées professionnels. Elle a écouté leurs témoignages et le récit de leur parcours familial et scolaire. Leurs paroles nourrissent son enquête et dessinent le portrait d'une nouvelle population laborieuse.

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