Sciences humaines & sociales

  • Le " monde d'après " annoncé par tant de prophètes pendant le confinement du printemps 2020 existe déjà. Il ne demande qu'à se déployer pour que les innombrables " utopies locales ", porteuses d'une autre manière de produire, de vivre et de consommer, deviennent la norme de l'économie de demain. Ce monde d'après est en grande partie mis en musique par des acteurs de l'économie sociale et solidaire. Cette foule d'initiatives citoyennes défriche les possibles et construit des solutions écologiques et solidaires face aux besoins et aux aspirations des habitants.

    Pôles territoriaux de coopération économique, tiers-lieux, revenu de transition écologique, énergies citoyennes, foncières solidaires, mobilités partagées : les expérimentations des associations, coopératives, mutuelles, fondations et autres entreprises sociales se multiplient dans les territoires. Elles ouvrent la voie à une " société post-croissance ", une société où primerait la finalité du bien-vivre.

  • La pandémie de Covid-19 n'est qu'une des facettes de la crise multidimensionnelle que nous traversons depuis une cinquantaine d'année : crise à la fois financière, économique, sociale et climatique, mais aussi démocratique. Dans ce contexte inédit, face à un système capitaliste à bout de souffle et aux dangers du populisme et des nationalismes, l'économie sociale et solidaire à un rôle clé à jouer : elle est en mesure d'insuffler une véritable transformation de l'économie et de la société, fondée sur les valeurs de solidarité et d'humanité qui lui sont chères.

    Cette transformation est déjà à l'oeuvre. À l'échelle locale (de la Scic Ecooparc, qui développe des projets sociaux environnementaux dans les Vosges, à la coopérative d'activités et d'emplois Coopaname, en Île-de-France), nationale (avec le fournisseur d'énergie verte Énercoop), européenne (la fédération de coursiers à vélo CoopCycle) comme internationale (le Forum international de l'ESS), des initiatives citoyennes innovantes se développent pour répondre aux grands défis contemporains. Mais elles doivent aujourd'hui gagner en ampleur, se réformer, trouver plus que jamais les chemins de l'innovation pour ouvrir la voie à un avenir choisi, répondant notamment aux objectifs de développement durable fixés par l'organisation des Nations unies.

  • Une société juste se mesure aussi à sa façon de répartir les tâches pénibles et de traiter celles et ceux qui les effectuent. Qui sort ma poubelle ? Qui nettoie derrière moi ? Qui range mon espace de travail ou passe le balai dans l'école de mes enfants ? Le monde du travail consacre 8 % du temps rémunéré au nettoyage et à l'entretien d'espaces publics et privés. Cet ouvrage met en lumière les personnes – en très grande majorité des femmes – qui s'en chargent, et qui restent le plus souvent invisibles pour les autres, au travail comme dans le débat public.

    Précarité, cumul de pénibilités, déqualification sont le lot de ces emplois – des caractéristiques aggravées par le développement, ces dernières années, du recours à la sous-traitance. Face à cette situation, les auteurs montrent que des solutions existent : réinternalisation des tâches de nettoyage, intégration au collectif de travail, décloisonnement des activités, revalorisation des salaires, remise en cause du temps partiel subi, développement de la formation et de la mobilité professionnelle... Plus fondamentalement encore, l'idéal de justice nous invite à repenser la division du travail et à mieux partager les " sales " boulots.

  • De l'ombre à la lumière. Le mouvement des Gilets jaunes puis, surtout, la crise du Covid-19 ont braqué le projecteur sur une France aux contours flous, longtemps invisibilisée. Une France qui vit " à quelques euros près ", qui n'a pas besoin qu'on lui dise de traverser la rue pour savoir que le travail est un précieux gage de survie ou d'émancipation, pour qui une voiture en état de marche est une absolue nécessité, qui connaît le prix de la solidarité... La France des caissières, des postiers, des aides-soignantes, de ceux qui entretiennent les résidences sociales. Celle qui est restée courageusement sur le pont pendant cet étrange printemps de confinement.

    C'est cette France des " vies majuscules " que l'ambitieux projet qui a donné naissance à ce livre a voulu appréhender. Encadrés par des journalistes, quelques centaines de témoins de tous âges, de Marseille à Grande-Synthe, de Mulhouse à Caen, de Troyes à Toulouse, de Nantes à Billom, de Laxou à Saintes, de Vierzon à Mont-Saint-Martin et de Joué-lès-Tours à Lunel, ont pris la plume pour se raconter. Loin des clichés condescendants ou stigmatisants, ils relatent bien concrètement la recherche d'un stage quand on n'a pas " la gueule de l'emploi ", le rôle de " psy à temps partiel " d'une employée de ménage, l'angoisse des formalités " dématérialisées " quand on ne maîtrise pas les outils numériques, la sortie tête haute d'une situation de violence conjugale ou familiale. Mais encore la chaleur des relations de voisinage ou d'un réseau d'aide pour obtenir enfin des papiers quand on a " choisi la France ".

    Personnels et universels, graves, amusés, coléreux, amoureux, informatifs,

    fantaisistes, ces textes, qui se répondent et se complètent, apportent

    la preuve, s'il en fallait, que les " petites histoires " permettent bien souvent

    de comprendre la " grande ".

    Ce projet est porté par La Zone d'expression prioritaire (La ZEP), un dispositif d'accompagnement à l'expression via des ateliers d'écriture animés par des journalistes, et le réseau des Régies de quartier et de territoire. Il a été piloté par les deux fondateurs de La ZEP : Emmanuel Vaillant et Edouard Zambeaux.

  • Tout est acquis en matière de droits des femmes, entend-on régulièrement.

    Pourtant, la réalité dément largement ce présupposé : les femmes sont toujours moins bien payées que les hommes, moins présentes dans les postes à responsabilités, victimes de violences sexuelles. Sur nos murs et nos écrans, des corps féminins irréels et soumis incarnent un modèle auquel il faudrait se conformer.

    Ce livre est une porte d'entrée, une invitation : chausser des lunettes féministes, c'est voir le monde sous un angle nouveau et mieux comprendre certains rapports de force à l'oeuvre dans notre société. C'est mettre des mots sur des situations de la vie quotidienne que toutes les femmes connaissent : le slut-shaming, le harcèlement de rue, le revenge porn ou encore le cybersexisme sont autant de termes apparus ces dernières années pour les nommer.

    À l'heure des réseaux sociaux, des biotechnologies et du dérèglement climatique, nous avons plus que jamais besoin du féminisme pour relever les défis du XXIe siècle. Car la solidarité entre femmes et la lutte pour l'égalité réelle peuvent poser les bases d'une société nouvelle, plus juste, plus respectueuse de l'humanité et de la nature.

  • Le 5 octobre 1961, alors que les négociations devant mettre fin à la guerre d'Algérie ont commencé, le préfet de police Maurice Papon décrète un couvre-feu pour les Algériens à Paris et dans sa banlieue. Le 17, une manifestation pacifique à l'appel du FLN s'ensuit, qui sera sauvagement réprimée. Des dizaines de personnes seront retrouvées noyées dans la Seine. Cinquante ans après, ce crime n'est toujours pas reconnu comme tel ni condamné par les plus hautes autorités de la France.

    Ce livre présente des documents de l'époque : le communiqué du préfet Papon, une circulaire administrative d'une précision glaçante, mais aussi des appels du FLN, le témoignage sous forme de reportage d'un jeune appelé, un tract de « policiers républicains » indignés par les actes auxquels on veut les associer...

    Autant de pièces décisives éclairées ici par l'analyse de l'historien Gilles Manceron, et mises en perspective par Henri Pouillot, président de l'association Sortir du colonialisme, avec les débats actuels sur la colonisation.

  • Ils étaient soldats, avocats, éditeurs, écrivains, ouvriers. Chrétiens, communistes ou tiers-mondistes. Dans une France imprégnée de discours colonial, ils ont résisté à la guerre d'Algérie en refusant de porter les armes, en prenant la défense des militants condamnés, en témoignant des atrocités commises, en diffusant les textes interdits. Minoritaires dans un pays où « l'Algérie c'est la France », ces insoumis ont pris le parti de leurs frères algériens au péril de leur liberté ou de leur vie.

    Ce livre présente des textes de l'époque ? lettres de déserteurs, appels au refus ou manifestes anticolonialistes ? ainsi qu'une liste de tous les acteurs de cette résistance. autan de témoignages brûlants ou poignants éclairés par l'analyse de l'historien Tramor Quemeneur et par le regard de l'éditeur Nils Andersson, témoin engagé de l'opposition au conflit.

    À l'heure où l'on célèbre le 50e anniversaire de l'indépendance algérienne, cette mémoire anticoloniale, nous dit l'association Sortir du colonialisme, qui a coordonné cet ouvrage, peut contribuer aux combats d'aujourd'hui.

  • Tortures, exécutions sommaires, incendies de villages... Paru en février 1960, La Pacification dresse le terrible répertoire des moyens de répression exercés par le gouvernement français contre les combattants algériens et les opposants à la guerre d'Algérie. Il recense des témoignages de victimes et d'appelés, mais aussi des lettres adressées aux autorités politiques et judiciaires, des interventions d'avocats, des articles de presse. Il aura fallu près d'un an de travail, mené par des militants anticolonialistes avec la Fédération de France du FLN, pour sélectionner et authentifier avec rigueur les documents. Sorti en Suisse, ce livre est alors interdit en France : silence, on torture ! Voici donc à nouveau sur la table cette importante pièce historique, mise en contexte par son éditeur originel, Nils Andersson. Il relate l'aventure de ce livre, depuis son élaboration jusqu'à sa diffusion clandestine en France. Plus largement, il rappelle le combat des éditeurs engagés contre la guerre d'Algérie, autour notamment de Jérôme Lindon ou de François Maspero, soulignant par là l'inestimable pouvoir de résistance de l'écrit.

  • Lécologie est désormais lun des thèmes phares du débat didées. Mais derrière la prise en compte de la crise environnementale, ya-t-il une philosophie, une pensée susceptible de structurer un véritable projet de société, de proposer une vision du monde ? La philosophie de lécologie politique cherche à répondre à plusieurs questions clés de notre temps : comment libérer lépanouissement de lêtre humain tout en faisant société et en respectant une planète finie ? Comment penser léthique et la responsabilité après Auschwitz et Hiroshima ? Comment penser envisager le besoin de différenciation de lêtre humain au delà de la société de consommation ?
    En mobilisant les pensées analyses de Illich, Gorz, Baudrillard, Guattari, Jonas, Habermas, ce livre présente la philosophie de lécologie politique en linscrivant dans le mouvement didées depuis 1968.

  • La traite négrière fut un crime contre l'humanité. La loi Taubira votée en 2001 le reconnaît et, à ce titre, prévoyait des réparations. Mais l'article qui en parlait fut écarté en commission des lois. Pourtant, la question n'était pas totalement nouvelle

  • Pourquoi de plus en plus de films français sont-ils tournés en Belgique ? En raison d'une mesure fiscale très attractive incitant les entreprises à investir dans le cinéma belge. Résultat en France : davantage de chômage pour les techniciens et un manque à gagner pour les caisses de l'État.

    Cet exemple est emblématique d'un phénomène mondialisé de concurrence fiscale. Des multinationales aux travailleurs hautement qualifiés, des footballeurs aux retraités fortunés, nombreuses sont les formes de richesse que les pays cherchent à capter. Qu'importe l'idéal de « solidarité entre les peuples » affirmé dans les traités européens, la compétition économique domine les relations entre États. La fiscalité en est l'arme privilégiée.

    Chantage aux délocalisations, cadeaux démesurés, influence des sociétés d'audit, manoeuvres des paradis fiscaux... Les procédés diffèrent, mais le but du jeu demeure le même : attirer chez soi les investissements sans se préoccuper de l'impact chez le voisin. Un jeu qui s'avère très lucratif pour les entreprises, mais dont les contribuables payent lourdement le prix. Et qui contribue à délégitimer l'impôt en tant qu'outil de redistribution.

    L'auteur lève un coin du voile sur ces pratiques et rouvre le dossier de l'indispensable harmonisation fiscale européenne.

  • Gazprom est parti à la conquête du monde. Le géant industriel russe dispose des plus importantes réserves de gaz de la planète et jouit d'un pouvoir considérable. Il édite des journaux, possède ses hôpitaux, ses avions, et a même édifié des villes où la plupart des habitants sont à son service. Avec ses 400 000 salariés, il représente 8 % du PIB du pays.

    Cette enquête relate l'histoire et le fonctionnement de cet empire, et montre comment ce dernier est une pièce maîtresse entre les mains de Vladimir Poutine dans sa stratégie de reconquête de l'influence russe au niveau mondial.

    Est-ce pour autant une pièce gagnante ? Les affaires de corruption et l'épuisement prévisible des ressources ne vont-ils pas fragiliser l'édifice ?

    À l'heure où la question du prix du gaz inquiète à juste titre les Européens, les auteurs éclairent les stratégies politiques et diplomatiques qui se jouent autour de ce dossier crucial qu'est la fourniture en énergie.

  • Apartés

    Duflot/Sitbon

    Elle a fait irruption dans la vie politique française avec sa jeunesse, son verbe décidé, ses intonations directes. Cécile Duflot tranche dans un univers sensiblement plus âgé, majoritairement masculin et professionnalisé. Qui est cette femme bien ancrée dans la réalité d'aujourd'hui ? Comment voit-elle son époque ? Quel avenir veut-elle contribuer à dessiner pour son pays ?
    Face au journaliste Guy Sitbon, homme de gauche d'une autre génération et d'une tout autre culture politique, elle relate ici, dans une conversation vivante et très franche, son enfance auprès d'un père cheminot syndicaliste et d'une mère prof, ses premiers engagements à la JOC ou comme bénévole dans les prisons, son ascension chez les Verts, sa participation à l'aventure Europe Écologie, qui débouchera sur le succès des élections européennes de juin 2009.
    Elle pose également un regard critique sur notre société injuste et gaspilleuse, et sur l'attitude prédatrice des pays du Nord vis-à-vis de ceux du Sud. Elle défend une conversion écologique de l'économie, un développement des alternatives à la voiture individuelle, une rupture avec un productivisme irréfléchi et destructeur pour la planète. Elle réfléchit aussi sur les dangers du pouvoir, le rôle de la presse ou les vertus de la parité hommes-femmes.

  • La transition écologique n'est pas seulement souhaitable, elle est déjà en marche. Au-delà des discours politiques et des bonnes intentions, partout en France des citoyens comme des élus innovent pour rendre dès maintenant la vie plus verte et plus douce.
    Efficacité énergétique, développement de l'économie sociale et solidaire, habitat participatif, réduction des déchets, pépinière d'éco-entreprises... Ces acteurs du changement mènent des expériences de proximité qui ne demandent qu'à s'étendre à une échelle plus vaste. La phrase clé pour résumer ces initiatives de terrain ? « Ils l'ont fait et ça marche ! » C'est un véritable laboratoire qui nous est ici donné à voir, fourmillant de pistes d'avenir pour une société nécessairement moins polluante mais aussi plus collaborative, inter- générationnelle, démocratique. En un mot : désirable.

  • Trente ans ! C'est une histoire jeune que celle des Verts puis d'Europe Écologie-Les Verts. Mais c'est aussi une histoire longue, car l'écologie politique puise à des racines bien plus anciennes.

    Quelles sont les origines philosophiques de l'écologie politique ? Comment des grands événements tels que le Larzac ou l'opposition au nucléaire ont-ils contribué à fédérer la famille écologiste ? Comment la forme partidaire et l'idée de participation aux institutions ont-elles fini par s'imposer ? Comment a été vécue l'épreuve du pouvoir ? Ce parti est-il vraiment devenu une formation « comme les autres » ?

    Avec ses personnages emblématiques, ses débats mouvementés, ses combats dans la société comme dans les urnes, c'est une histoire vivante, en permanente évolution, qui est ici restituée.

  • La Fondation de l'écologie politique se donne pour objectif d'expliciter pourquoi et comment l'écologie est politique. En effet, les différences et les liens entre écologie scientifique, écologie citoyenne et écologie politique restent flous pour la grande majorité des citoyens. Faire apparaître ces liens, c'est illustrer le caractère politique de l'écologie : loin d'être une simple question sectorielle, celle-ci est une vision du monde où les règles de l'expertise, l'exercice démocratique et les relations entre l'homme et la nature sont profondément transformés.

    L'écologie est politique car elle implique une refondation complète du modèle économique et social actuel, à travers un processus de transition qui se déploie dans la société comme au sein des systèmes de production et de régulation économiques. De ce fait, elle est politique car elle appelle d'autres règles du jeu politique.

  • « La France se couche, la France se meurt », écrit Éric Zemmour dans Le Suicide français, propulsé au rang de best-seller. Suivent plus de 500 pages de thèses déclinistes vilipendant pêle-mêle le féminisme et l'homosexualité, l'antiracisme et la modernité, les « élites » et, bien entendu, Mai 68, mère de tous les vices et maux qui accablent notre pays malade.
    Parce qu'ils portent toutes les valeurs qu'il combat, les écologistes représentent le mal absolu pour Éric Zemmour, ce qui leur procure l'avantage d'être les mieux outillés pour lui répondre. Dans ce livre, Noël Mamère et Patrick Farbiaz décodent le langage et les écrits de ce porte-étendard de la réaction et de ses inspirateurs. Ici, ils proposent un autre récit collectif de la France, fondé sur l'acceptation de l'autre et l'émancipation humaine plutôt que sur la peur.

  • Une personne supposée d'origine maghrébine a huit fois plus de chances de subir un contrôle d'identité qu'une personne à la peau blanche. Ce contrôle au faciès, encouragé par la politique en matière d'immigration et le discours sécuritaire, est générateur de tensions entre les citoyens et leur police, et inefficace en termes de lutte contre la délinquance. Surtout, il est contraire à des principes constitutionnels, comme en témoigne la multiplication des recours en justice pour discrimination.
    Comment en finir avec cette situation ? Comment contrer la politique du chiffre et les pressions du pouvoir sur les forces de l'ordre ? Comment renouer avec une politique de sécurité républicaine ? Ce livre répond à ces questions et met en avant une solution expérimentée avec succès dans d'autres pays : l'attestation de contrôle d'identité, permettant de lutter contre les contrôles abusifs.

  • Sympas, les écolos, mais ont-ils quelque chose à dire sur l'économie ? Peut-on leur faire confiance pour créer des emplois, réduire les inégalités et la pauvreté, pratiquer un développement soutenable sans nuire à notre niveau de vie à court terme ?

    Lors d'un week-end en Normandie, l'auteur, journaliste et président de la commission Économie et Social des Verts, est mis sur le gril par un groupe d'amis. Face au scepticisme et aux boutades, il formule des propositions concrètes. Il défend le principe d'une société de « pleine activité » et la création de centaines de milliers d'emplois grâce à la conversion écologique de l'économie.

    Il démontre qu'on peut contrôler la mondialisation, développer de nouveaux services publics, effectuer une réforme de l'impôt qui profite à la fois aux moins aisés et à l'environnement, améliorer la qualité de vie de chacun, en appliquant un programme réaliste, audacieux et respectueux de la planète.

  • Ils se déguisent en clowns pour nettoyer au Kärcher la mairie de Neuilly-sur-Seine, sablent le champagne lors de visites de studios aux loyers exorbitants, dégonflent les pneus des 4×4 ou « déboulonnent » les affiches publicitaires.

    D'autres campent avec les sans-abri aux côtés des Enfants de Don Quichotte ou soutiennent les familles sans papiers avec le Réseau éducation sans frontières.

    Ce sont les nouveaux militants, volontiers festifs, provocateurs, rompus aux ficelles médiatiques.

    Les auteurs les ont suivis dans leurs combats. Qui sont ces activistes d'aujourd'hui, adeptes du « coup d'éclat permanent » ? Pourquoi ont-ils tourné le dos aux luttes politiques et syndicales traditionnelles ? Leurs actions, ciblées, sporadiques, sont-elles vouées à s'éteindre aussi vite qu'elles ont surgi ? Peuvent-ils réellement changer la société ?

  • Des élections truquées ; une opposition politique étouffée ; des journalistes, des syndicalistes et des artistes muselés ; des dissidents emprisonnés, diffamés, voire assassinés...

    La Biélorussie est bel et bien une dictature « classique ». Mais le régime autoritaire du président Alexandre Loukachenka est aussi une dictature ancrée dans son temps, où le culte de l'État et de l'économie administrée coexiste avec des formes de capitalisme débridé.

    Au-delà des discours convenus sur « l'indépassable héritage soviétique », les auteurs montrent ce qui a permis l'installation d'un tel régime et son maintien depuis plus de douze ans : fonctionnement du pouvoir, fondements idéologiques, dynamiques sociales et culturelles, instrumentalisation des crises diplomatiques.

    Ils fournissent en même temps un mode d'emploi très précis du processus dictatorial et s'interrogent sur l'avenir de ce pays : un scénario à l'ukrainienne ou à la géorgienne est-il envisageable ? La crise sur les approvisionnements de gaz et de pétrole russes, qui a éclaté fin 2006, va-t-elle déstabiliser le régime ? La société civile est-elle capable de susciter un virage démocratique ? D'où viendra le changement ?

  • Six hommes, six femmes, un confessionnal. Il ne s'agit pas d'un énième jeu de téléréalité où la question est de savoir qui va coucher avec qui. Pas de suspense, pas de tension érotique. Le calme plat, au contraire, des vies ordinaires où, soudain, il ne se passe plus rien : plus de sexe pendant six mois, un an, trois ans... voire plus - sans affinités. Sans l'avoir planifié.

    Des cas isolés ? Des anormaux ? Des rebelles ? Pas vraiment. Au terme d'entretiens qui donnent à entendre des voix singulières, douze portraits sensibles sont ici tracés, qui dessinent un certain malaise dans la civilisation du tout-sexuel et esquissent une parenthèse désenchantée dans notre prétendue société de libertinage.

  • L'asile, c'est l'ultime liberté qui reste lorsque l'on a perdu toutes les autres. Les hommes et les femmes qui témoignent dans cet ouvrage ont subi des persécutions en raison de leurs convictions politiques ou religieuses, de leur orientation sexuelle, pour avoir voulu s'opposer à une injustice, parce qu'ils n'avaient pas la « bonne » nationalité au bon endroit... Quelle que soit la cause de leur exil, tous le disent : ils n'avaient pas le choix, ils ont dû fuir. Non par attrait envers un hypothétique eldorado occidental, mais bien pour sauver leur vie ou leur intégrité. En France, l'Action des chrétiens pour l'abolition de la torture (ACAT) est à leurs côtés pour les aider dans leur démarche de demande d'asile. Dans ce cadre, elle a recueilli leur histoire : autant de parcours retraçant les raisons du départ, les conditions souvent terrifiantes de l'errance et les mille embûches administratives qui attendent le réfugié à son arrivée. Elle examine aussi la situation du droit d'asile dans notre pays : un droit garanti par des conventions internationales et qui connaît pourtant, depuis quelques années, d'inquiétantes restrictions, plaçant de nombreuses personnes en situation de grand danger.

  • Ils étaient de toutes les luttes emblématiques : l'anticolonialisme, Mai 68, l'autogestion, les mouvements féministes et écologistes, la solidarité internationale... Rassemblés sous l'étendard du Parti socialiste unifié, un mouvement né de l'opposition à

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