Mercure de France (réédition numérique FeniXX)

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • "... Nous nous demandons si nous avons réellement vécu quelque part avant notre arrivée ici. Mais il se peut que nous n'ayons jamais eu ni feu ni lieu et que nous soyons condamnés pour le restant de nos jours à errer à travers monts et plaines, sans repos ni espoir d'arriver. Pourtant notre situation présente semblerait indiquer que notre errance a pris fin puisque nous sommes pourvus d'un toit, installés bien au chaud dans nos lits, à nous fabriquer des histoires, à nous inventer peut-être notre propre histoire, rien ne nous étant advenu, que notre apparition dans ce coin-de désert d'où nous n'avons jamais bougé. Et, s'il en est ainsi, ce ne serait pas encore un trop mauvais sort, car nous aurions pu être de ceux qui n'ont pas connu la chance d'être au monde, qui sont légion gémissante, au fond des nuits, à moins que ce ne soit les âmes des trépassés qui appellent de la sorte et s'exaspèrent du silence des vivants. Ou peut-être que nous ne sommes ni ceux-ci, ni ceux-là, faux morts et vivants incertains, comment savoir, ou les derniers représentants de l'engeance humaine..."

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  • L'homme s'est assis contre la muraille. On vient de le chasser de l'asile sans la moindre explication. Il raconte, ou plutôt il ressasse, dans un désordre qui cache sans doute l'ordre profond de nos vies, les souvenirs qui l'assaillent. Indissociablement, à mesure que s'écoule une journée torride, il mêle dans son récit les scènes et les images de cette maison de retraite d'où il se trouve exclu, et les faits marquants de son enfance : maman Rose, les soins donnés aux poules, le passage répété des tramways dans la rue, l'éveil de la curiosité sexuelle et ce Got exécré qui n'est peut-être qu'une image de lui-même, qu'une manière de se refuser et de se déguiser sous les traits d'un autre. A l'asile, il y a l'ébauche d'une idylle et le rêve enfoui de l'évasion mais, aussitôt dehors, l'homme n'aspire qu'à retourner derrière cette carapace protectrice située comme en deçà de la vie, dans ce refuge aveugle et rassurant. Sa parole est moins la sienne que l'expression de ce qui l'habite à son insu, de ce qui le traverse, que le discours de nos pulsions, de nos rêves. La journée s'achève. Comment retrouver l'issue qui lui permettra de rentrer ? Une fois terminé le tour de la muraille, aucune porte ne se présente. L'homme est prisonnier. Dehors. Dans sa propre nuit. Il n'y a plus qu'à recommencer, sur la scène du grand théâtre, qui est l'autre nom du Malheur.

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  • « Il tente de ne pas perdre de vue le manguier devant la porte... C'est une mer de regards de femmes maintenant qui l'emporte, trois yeux par visage, avec de longs cils et des pleurs retenus... Dans un bois maigre les traces d'une troupe d'hommes en fuite, et par l'entrebâillement d'une porte, des hommes en casquette au regard blanc... En même temps c'est un châle noir de vielle grand-mère sur la chaise d'une chambre propre... « Papa ! C'est prêt ! Viens manger ! »... Par une de ces ruses mentales dont il a le secret, il se provoque la vision d'une haute cascade de montagne, riche dense et glacée, manifestation puissante d'un éternel cycle de vie, qui se concrétise aussitôt par l'apparition de la Nouvelle Compagne à laquelle il se voit lié par la bouche, les soupirs, les cris, si bien que sans qu'il sache clairement comment elle est là il la décolle méthodiquement de ses vêtements enflammés... « Qu'est-ce que c'est ? » demande-t-il... « Rien, répond-elle, un petit nègre de Gueule-Baie qui a volé une douzaine de voitures et tué quatre ou cinq gendarmes »... « Il a bien fait ! »... « Oui, dit-elle. Alors on l'a arrêté à Sainte-Thérèse, et les gens ont pris parti pour lui ! Maintenant il y a toute une émeute ! »

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  • Une accélération : en pleine vitesse, il atteignit le centre de l'octogone qui limitait sa course, son pied frappa la pierre, le corps se tordit et projeta la flèche, avec un détachement qui troubla l'assistance. Aussitôt, le javelot s'engagea dans une trajectoire incompréhensible. Loin de tracer une parabole, il se dressa à la verticale - il grimpait au zénith, animé d'une singulière autonomie ! L'affront qu'il infligeait aux dieux parut sans précédent, et une foule hurlante de linges blancs, s'agita comme si un tourbillon d'écumes avait noyé la plage. Un silence invincible s'imposa pourtant ; tous les hommes, de tous les autres jeux, se figèrent dans l'éblouissement de la lance, minuscule pupille crevant l'oeil transparent du globe céleste. Scandale au coeur du scandale, le soleil se trouvait en équilibre au milieu de son orbe. Il est midi.

  • Le Mercure de France, fondé en 1890, est à la fois une revue de lecture comme toutes les revues et une revue documentaire d'actualité. Chacune des livraisons se divise en deux parties très distinctes. La première est établie selon la conception traditionnelle des revues en France, et, en même temps que toutes les questions dans les préoccupations du moment y sont traitées, on y lit des articles ou des études d'histoire littéraire, d'art, de musique, de philosophie, de science, d'économie politique et sociale, des poésies, des contes, nouvelles et romans. La seconde partie est occupée par la « Revue de la Quinzaine », domaine exclusif de l'actualité, qui expose, renseigne, rend compte avec des aperçus critiques, attentive à tout ce qui se passe à l'étranger aussi bien qu'en France et à laquelle n'échappe aucun événement de quelque portée. Le Mercure de France parait en copieux fascicules in-8, formant dans l'année 8 forts volumes d'un maniement aisé. Une table générale des Sommaires, une Table alphabétique par noms d'Auteurs et une Table chronologique de la « Revue de la Quinzaine » par ordre alphabétique des Rubriques sont publiées avec le numéro du 15 décembre, et permettent les recherches rapides dans la masse considérable d'environ 7.000 pages que comprend l'année complète. Il n'est pas inutile de signaler que le Mercure de France donne plus de matières que les autres grands périodiques français et qu'il coûte moins cher.

  • Je n'écoute pas l'officier. Je me souviens du chien de Gospi´c, de notre peur, du hurlement de Vladimir. Le chien avait voulu nous mordre. Plus tard, la dame de l'ancien restaurant nous avait offert du riz. « Mangez, avait-elle dit, ça va être froid. » Nous ne mangions pas, nous la regardions pleurer. « Vous savez, avait-elle ajouté, il tombait des petits jouets comme ceux des arbres de Noël ! Des boules rouges, des clochettes, des poissons d'argent. Les femmes ont crié de ne pas y toucher. Nous avons toutes crié ! Un enfant n'a pas dû entendre. C'était une journée sans pluie, une belle journée, les gens étaient dehors. Mais ce n'était pas des petits jouets. » Je ne quitte pas l'officier des yeux, j'acquiesce à tout ce qu'il dit mais je ne l'écoute plus.

  • Frank Brazier, agent secret français, apprend un jour que le service dont il dépend est dissous. Que faire désormais ? Sur la recommandation de son ancien chef, il est engagé par une agence de détectives privés, spécialisée dans les affaires sentimentales. Or, à l'occasion d'une banale filature, Brazier voit se multiplier les meurtres dans un quartier de Paris livré à feu et à sang - tout cela à cause d'une simple petite rondelle de métal... Roman criminel, roman d'espionnage, de science-fiction et d'horreur, La rondelle nous offre tous les polars possibles en un seul !

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  • Charles Davoud a quarante-cinq ans. C'est un homme qui a réussi. Ce riche industriel est passionnément amoureux de sa très jeune épouse. Il est heureux. Pourtant le cours entier de son existence va brusquement changer. Que va-t-il découvrir qui le fera succomber aux pires excès d'une jalousie féroce, désespérée ? Comment devient-on un faiseur de morts ? Avec son premier roman policier, Guy des Cars a su se placer d'emblée au niveau des maîtres du genre. Le faiseur de morts est un suspense haletant dont les rebondissements ne laissent aucun répit, jusqu'à la dernière page. C'est aussi un livre de Guy des Cars, où celui-ci se montre, comme toujours, un grand analyste des coeurs et un merveilleux conteur.

  • On ne trouvera pas ici d'événements, d'intrigue, ni de personnages. C'est que ce livre est une promenade. Promenade sans promeneur : ce pourrait être vous ou moi, l'auteur peut-être, mais il n'importe. L'espace est le héros de l'Aménagement du territoire. Mais on verra qu'il est aussi vivant, aussi mobile et changeant que les figurants des romans d'aventures. Il y a plusieurs Paris : celui de Philippe-Auguste, celui d'aujourd'hui, et, déjà présente, la ville de demain. On y rencontre des clochards, des happenings, des fenêtres ogivales et des cinémas spécialisés. Tout nous ressemble. Et c'est peut-être une des tâches de la littérature que d'établir cet itinéraire, que de fixer les images multiples et d'abord incohérentes qui emplissent notre conscience, et de nous faire partir pour la grande aventure immobile où s'aménage véritablement ce « territoire » qui est celui de notre vie et de notre pensée.

  • La météorologie est à la fois une science et un divertissement. Les amateurs de la première et du second seront ici comblés. Comment identifier les nuages ? Prévoir le temps de votre prochain week-end ? Connaître la phytoscopie, qui permet, par l'observation des plantes, d'annoncer la prochaine averse, et la zooscopie qui se sert des animaux pour prévoir le beau temps prochain ? Il importe de sourire parfois des choses sérieuses, et de se persuader qu'on peut, par deux formules magiques ou une poignée de sel jetée à bon escient, faire la pluie ou le beau temps.

  • La pratique et l'enseignement de la neurologie et de la neuro-chirurgie, durant plus de quarante ans, ont convaincu Raymond Houdart de l'existence d'un "plan d'édification", susceptible de mieux comprendre l'organisation générale du système nerveux de l'homme. Le but de cet ouvrage est d'exposer, le plus clairement possible, cette organisation du système nerveux, comment elle apparaît dans ses principales activités, et aussi de décrire ce que l'on sait ou ce que l'on peut imaginer de son extraordinaire fonctionnement. Cette description intéresse en particulier celles des activités dont parlent rarement les traités de neurologie et de physiologie traditionnels, comme la conscience, l'affectivité, la mémoire, la pensée... Analysées le plus souvent par les sciences humaines. Écrit d'une manière simple mais rigoureuse, ce travail s'adresse à tous ceux qui sont intrigués, inquiétés ou émerveillés par ce prodigieux appareil qu'est le système nerveux, "honneur de l'homme".

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