Nouveau Monde

  • "L'Italien Albino Luciani n'était pas un pape comme les autres. Les cardinaux qui l'élurent pensaient trouver en lui un pape de transition, qui se montrerait accommodant. Ils eurent, au contraire, affaire à un travailleur insatiable, curieux de tout et insensible aux pressions, peu soucieux des conventions et des apparences, mais bien décidé à remettre de l'ordre dans les affaires de l'Église.
    Dans les années 1970, le Vatican était devenu le centre de toutes les combinazioni de la Mafia qui y blanchissait son argent, et de la loge maçonnique P2 qui y déployait ses filets.
    Le banquier Roberto Calvi, que l'on retrouvera « suicidé » en juin 1982 à Londres, le politicien véreux Licio Gelli, bientôt emprisonné en Suisse avant de s'évader, Mgr Marcinkus, le trouble ministre des finances du Vatican, tous avaient beaucoup à perdre si le pape décidait d'exposer leurs turpitudes.
    La mort d'Albino Luciani fut-elle naturelle ? Certainement pas, affirme le journaliste David Yallop. Autopsie refusée par le cardinal Villot concluant à un arrêt du coeur, embaumeurs convoqués avant la découverte du corps, archives et effets personnels du pape escamotés, et bien d'autres révélations troublantes viennent contredire les thèses officielles. Les successeurs de Jean-Paul Ier ont-ils tiré les leçons du scandale que le pape s'apprêtait à dévoiler ? Ou est-ce que le système a perduré ?
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  • "L'affaire de l'opium, le trafic des piastres, les drames de Diên Biên Phu ou de la RC4, le « Roi Jean » : dans tous ces épisodes, les services de renseignement français ont joué un rôle majeur. Lorsque le corps expéditionnaire français débarque sur les quais de Saïgon, le commandant ignore qu'il s'engage dans un conflit de huit années. La guerre que les Français vont mener dans les villes, les rizières ou les montagnes calcaires de la Haute-Région n'a rien à voir avec les guerres européennes qu'ils connaissent.
    Ainsi le 2e bureau, le SDECE, la Sûreté doivent faire preuve d'une grande ingéniosité : ils écoutent et décryptent les communications, intoxiquent les services ennemis, épient les mouvements de l'opposant. Ils dirigent des centaines d'agents et d'informateurs qui doivent s'infiltrer en territoire contrôlé par le Viêt-Minh. Parfois, ils se compromettent gravement pour pallier leur manque de ressources ou pour trouver des informations auprès de « rebelles » qui ne souhaitent pas les leur livrer : guerre de l'opium, emploi de la torture, etc.
    Les officiers de renseignement croisent sur leur route les « alliés » des autres services occidentaux et en premier lieu les « Américains pas toujours tranquilles » de la jeune CIA, qui font leur apprentissage de la guerre au Viêt-Nam. Entre les services, la coopération s'accompagne de suspicion.
    Les services en Indochine constituent un vaste archipel du renseignement décrit pour la première fois avec précision par un historien ayant eu accès à de nombreuses archives inédites.
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  • "Depuis plusieurs années, la justice enquête sur l'un des plus formidables réseaux de corruption, de trafic d'influence et de détournements de fonds publics jamais découverts dans le sud de la France. Après Toulon et Nice dans les années 1990, c'est Marseille qui se trouve au coeur de la tourmente, avec sa « banlieue » proche, la Corse.

  • "2014 : à la veille d'une élection présidentielle pleine d'incertitudes, plusieurs acteurs du pouvoir s'opposent dans une lutte de clans féroce. En cette période cruciale, au moment où l'Algérie vit une situation complexe, le pays continue d'être contrôlé par des services secrets omniprésents.
    Cette enquête raconte pour la première fois l'histoire tumultueuse de la Sécurité militaire algérienne, (devenue en 1990 le Département du renseignement et de la sécurité - DRS), en mettant à nu certaines de ses pratiques : liens entretenus un temps par les services algériens avec des organisations terroristes (l'ETA) et avec des milieux du grand banditisme (le gang des Lyonnais), assassinats d'opposants, implication dans l'élimination du président Mohamed Boudiaf, tué le 29 juin 1992, et dans la mort des moines de Tibhirine, etc.
    L'auteur y décrit les personnalités des différents patrons de ces services : de Abdelhafid Boussouf, leur fondateur, à Mohamed Mediène alias Toufik, qui les dirige depuis 1990.
    Riche en révélations et témoignages inédits, cet ouvrage relate l'histoire d'une Algérie indépendante sous l'emprise d'une police politique aussi opaque qu'hégémonique, qualifiée par beaucoup d'Algériens de « premier parti politique du pays ».
    Résultat de plusieurs entretiens avec des responsables civils ou militaires, de rencontres avec d'anciens officiers des « services », il montre le rôle joué par le renseignement militaire dans l'histoire du Mouvement national algérien, et sur son utilisation par les hauts gradés comme instrument de pouvoir d'un régime autocratique qui a beaucoup de mal à s'ouvrir à la démocratie."

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