Nouveau Monde

  • D'anciens agents de terrain et responsables des services secrets (DST, RG, DGSE, etc.) sortent de l'ombre pour raconter les réalités de l'espionnage et du contre-espionnage à la française, avec en contrepoint des archives inédites permettant d'accéder au

  • "En 1942, la 6e armée allemande atteint les faubourgs de Stalingrad. Commence un siège de 5 mois, parmi les plus durs de l'histoire. Les Soviétiques décident de résister coûte que coûte, au prix de souffrances extrêmes de chaque côté. Tout bascule lorsque le maréchal Friedrich Paulus, complètement encerclé par les russes, comprend que son armée est définitivement perdue et décide de cesser le combat. Cet épisode va devenir un véritable tournant militaire et psychologique de la Seconde guerre mondiale, exploité à fond par la propagande soviétique. Moins de 10 000 soldats allemands reverront leur pays.
    Ces carnets du maréchal Paulus ont été retrouvés et publiés après sa mort. S'ils ne constituent pas des mémoires en tant que tels, ils offrent une source inégalable sur la conduite de la guerre (y compris un plan secret d'invasion de l'Angleterre, jamais mis en oeuvre) et sur l'invasion de l'URSS puis la terrible bataille dans les rues de Stalingrad. On y trouve le regard lucide et factuel du commandant allemand, reflet exact de sa pensée stratégique et de ses décisions tactiques, avec pour conclure une réflexion plus large sur cet épisode décisif de la guerre.
    "

  • Dans l'ombre de Staline, Beria fut pendant quinze ans le chef de la police secrète soviétique et d'un réseau d'espionnage à l'échelle mondiale. Commandant en chef du tentaculaire NKVD, censeur de la presse et de la culture, ministre de l'Intérieur, administrateur des camps du goulag, maréchal de l'URSS, vice-président du conseil des ministres, Beria fut le véritable numéro 2 du régime, redouté même par ses pairs. Lors de la conférence de Yalta, Staline le présenta au président Roosevelt par cette boutade : « C'est notre Himmler ! » Originaire de Géorgie, il intègre au début des années 1920 la Tcheka, première police politique d'Union soviétique. En 1926, il dirige la répression du mouvement nationaliste géorgien, s'attirant ses premières distinctions. Dans les années 1930, il prend le contrôle du Parti communiste géorgien, et ne l'abandonnera plus. C'est déjà l'homme de confiance de Staline et l'organisateur des purges d'avant-guerre. À partir de 1938, il prend la direction du NKVD, la police politique préfigurant le KGB, et il y fait régner la terreur. Il est responsable des arrestations et de l'élimination des opposants.
    Pendant la Seconde Guerre mondiale, Beria est l'instigateur des massacres de Katyn, et de déportations massives. Grâce aux renseignements glanés par ses services en Occident à partir de 1942, il initie le programme nucléaire soviétique et sera le « père » de la bombe russe.
    Haï par ses collègues qui le jugent dangereux, Beria est arrêté peu après la mort de Staline sur ordre de Khrouchtchev. Accusé de complot et d'espionnage, selon une méthode qu'il a lui-même beaucoup pratiquée, il est exécuté dans des circonstances troubles.

  • Rétif de la Bretonne (1734-1806) fut un écrivain libertin très prolifique. En effet, ayant passé une grande partie en prison pour libertinage, il eut tout le loisir d'écrire. Les nouvelles proposées ici sont extraites des Contemporaines, un ouvrage qui ne compte pas moins de quarante volumes ! Contemporain et adversaire du Marquis de Sade qu'il accusait d'identifier abusivement libertinage et souffrance, Rétif de la Bretonne, fait du jeu libertin, un art français du joyeux, du léger, du frivole et de l'inutile, où il n'est point question de victime et de bourreau. Philosophe moraliste d'origine modeste, il fut un témoin des moeurs parisiennes et plus particulièrement des prostituées. Les pulsions ou les passions pour les femmes le conduisirent dans les faubourgs et les tréfonds des nuits parisiennes, sous couvert d'observations anthropologiques. Ce recueil est une sélection des meilleures d'entre elles. Subtiles sur le plan littéraire, elles nous montrent qu'au royaume du libertinage, la ruse est un moyen pour les femmes de conserver leur indépendance ou leur liberté, et qu'elle s'accompagne le plus souvent d'une pensée joyeuse et du consentement du partenaire qui se laisse volontiers séduire.

  • Près d'un demi-siècle a passé depuis l'assassinat de John F. Kennedy, le 22 novembre 1963. Pourtant, tout n'a pas été dit sur le meurtre du 35e président des États-Unis. Il y a toujours des informations complémentaires, de vraies et de fausses révélations, des déclarations d'officiels américains, des aveux de témoins ou d'acteurs du drame qui deviennent bavards au soir de leur vie.
    Des organes officiels et des officines obscures, parfois aidés par la presse, ont longtemps soutenu une version très contestable des faits, refusant que les enquêtes soient rouvertes, persécutant ceux qui n'étaient pas de leur avis et traitant avec mépris le travail du House Select Committee on Assassinations (HSCA), qui a conclu en 1979 que le président avait été victime d'une conspiration.
    Le film d'Oliver Stone a relancé le débat et attisé la curiosité du public. Beaucoup se demandent si les faits relatés dans cette production hollywoodienne sont authentiques. Ce livre a donc pour objectif de répondre à de nombreuses questions : combien y a-t-il eu de balles tirées pour combien de tueurs ? Oswald était-il un bouc émissaire et pourquoi l'a-t-on fait taire ? Qui avait un intérêt à voir mourir Kennedy ? Faut-il y voir l'action de la mafia ou des services secrets ? Sa mort a-t-elle eu un impact sur la politique américaine ?

empty