Odin éditions

  • Ce second volume, consacré à la complexité humaine, fait suite au premier portant sur la complexité du monde. Il nous propose une mise à nu des techniques de manipulation et d'emprise des hommes de pouvoir, désireux de réduire notre complexité humaine à de grandes vérités trop simples. Il s'achève sur un entretien avec Edgar Morin.

  • Peu d'études ont été faites sur l'identité et son paradoxe dans la littérature de la métamorphose. Réparation faite avec cet ouvrage qui présente une description systématique du paradoxe de l'identité et des ses variations au cours des siècles.
    Du texte littéraire fondateur de l'imaginaire de la métamorphose, Les Métamorphoses d'Ovide, aux textes contemporains à thématique transsexuelle, il est possible de lire le paradoxe de la métamorphose - continuité et changement - comme le paradoxe de l'identité. La littérature de la métamorphose est alors celle de la "re-figuration" de l'identité.
    Une telle approche privilégie, de fait, l'époque moderne et contemporaine, celle de l'interrogation sur l'identité personnelle, sur la conscience de soi et sur la relation avec l'autre. Ce paradoxe est particulièrement explicite dans la littérature de la métamorphose des XIXe et XXe siècles. Mais lire, comme le font les modernes, dans l'opposition esprit-corps, une supériorité de l'esprit par rapport au corps, serait, en fait, seulement l'une des objectivations possibles de ce paradoxe. Tous les livres sur la métamorphose objectivent ce paradoxe d'une manière différente et donnent diverses représentations de l'identité.

    Docteur en littérature générale et comparée de l'université Paris III - Sorbonne Nouvelle, Filippo Gilardi enseigne à la Nottingham University, campus de Ningbo, en Chine.

  • "Il faut substituer une pensée qui relie à une pensée qui disjoint", comme le disent Stéphane Hessel et Edgar Morin. Nous voyons très souvent la complexité du monde comme angoissante, même menaçante. L'auteur veut nous la montrer comme une source intarissable de joie et vivre et de libération. La suite de ce volume, consacré à la complexité du monde, porte sur la complexité humaine.

  • Patrick Traube est psychologue, psychothérapeute et formateur d'adultes. Collaborateur scientifique de l'Université de liège, il est l'auteur de plusieurs ouvrages relatifs à l'éducation et à la santé mentale . La violence est omniprésente dans le monde. Famille, école, Cité. Aucun lieu social n'est exempt de son sceau . Comment fonctionne le processus violent

  • Jean Lilensten est astronome au CNRS, Pascal Dupont est entomologiste. Amoureux de la philosophie, ils se sont rendu compte à travers leurs lectures que leurs déformations intellectuelles de scientifiques les ont fait aborder de nombreux problèmes d'une façon différente des vrais philosophes, souvent plus naïve sans doute, basée sur des définitions que la réalité, l'expérience teste, valide ou infirme. Ils ont souhaité avant tout développer une philosophie qui ne soit pas en contradiction avec les sciences de la nature, physique, chimie, biologie . Ni un nouveau développement sur le thème du naturalisme rousseauiste, mais une philosophie qui soit en accord avec les théories scientifiques. Jean Lilensten a publié 6 livres scientifiques : 2 pour enfants, 2 pour tous publics et 2 pour des universitaires.
    - Tu sais, Rabbi, pendant ces vingt années de réflexion solitaire au sommet de ma montagne, seul dans la froidure de l'hiver, seul dans la chaleur de l'été, au cours de ces vingt années de réflexion, j'ai découvert que la vie, Rabbi, la vie, c'est comme un grand jet d'eau.
    - Ah, oui, Jacob mon fils ? La vie est comme un grand jet d'eau ?... Intéressant... Très intéressant. Mais... tu es bien certain que la vie c'est comme...
    - Hum... Hé bien... A bien y réfléchir, Rabbi, peut-être que finalement, la vie n'est pas comme un jet d'eau.
    Le début du livre examine les contraintes que les sciences de la nature imposent à l'élaboration d¹une philosophie. Puis divers sujets classiques sont abordés à l'aune de ses critères. L'idée de nature humaine tout d'abord, sans recours aux religions ou aux croyances. D'autres définitions font cheminer le lecteur de la notion de liberté(s) à celle de droit, de devoir(s.) Une large part du livre aborde les concepts d'existence et d'essence, ce qui permet de poser une théorie de la personnalité. Le fait scientifique, occulté par bien des philosophies, est un élément central de l'évolution de nos sociétés. Nous abordons donc la définition de la science, elle qui constitue notre travail quotidien. Tout le long du texte, une fourmi philosophe nous accompagne. Comme une pause, comme un regard distancié, elle illustre le propos de sa gouaille ou de sa poésie. Des " histoires " de fourmis ou d'insectes sont autant de récréations à réfléchir, qui débusquent l¹anthropomorphisme et élargissent la vision de la société humaine.

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