Littérature argumentative

  • « Vous pouvez continuer d'espérer que la catastrophe est évitable, et éprouver toujours plus de frustration et de colère face à l'inaction du monde. Ou vous pouvez accepter que le désastre est pour demain, et commencer à reconsidérer ce que cela veut dire d'espérer. »

    Romancier célébré, Jonathan Franzen est également un brillant essayiste et le prouve dans ce recueil composé de textes écrits entre 2001 et 2019. À travers des récits personnels et des réflexions plus vastes sur l'Amérique, le réchauffement climatique, la littérature ou les nouvelles technologies, Franzen nous pousse à interroger notre rôle dans la marche du monde.

    Aujourd'hui, ses mots résonnent d'un écho particulier. Comment réagir face à l'inéluctable ? Jonathan Franzen décrit la lutte qui se joue en chacun de nous entre l'optimisme béat, le déni et le pessimisme, proposant une voie médiane : celle du pragmatisme combatif.

    Traduit de l'anglais (États-Unis) par Olivier Deparis.

  • " Cela fait à peu près quatre-vingts ans que j'écris. Au début, j'ai écrit des lettres, puis des poèmes et des discours. Plus tard, des récits, des Articles, des livres. A présent, j'écris des notes. L'écriture a toujours été pour moi une activité vitale ; elle m'aide à donner un sens aux choses, et à poursuivre ma route. Pourtant, elle dérive d'une réalité plus profonde et plus générale – notre relation avec le langage en tant que tel. Le sujet de ces quelques notes est le langage. "
    Dans Palabres, John Berger réfléchit sur le langage et ses liens avec la pensée, l'art, la chanson, la narration et le discours politique de nos jours. Composé de dessins, de notes, de souvenirs et de digressions, c'est un ouvrage qui nous parle aussi bien d'Albert Camus que la mondialisation, du statut d'orphelin, de Charlie Chaplin, de Rosa Luxemburg et du flamenco.
    C'est le livre-testament d'un esprit qui voulait penser ce qu'il y a de " plus vrai, de plus urgent et de plus essentiel ".

  • Traduit de l'anglais (États-Unis) par Philippe Garnier et Marc Amfreville.
    " Tout ce qui n'est pas écrit, couché sur le papier, disparaît, à part certains moments, scènes et personnages impérissables. "
    Salter par Salter réunit les trois dernières allocutions données par James Salter à l'université de Virginie en 2014, ainsi que l'entretien " Tout ce qui n'est pas écrit disparaît ", paru dans la Paris Review en 1993. L'auteur d'Un bonheur parfait s'y confie et évoque les lectures qui l'ont inspiré, la genèse de ses romans, sa vie d'écrivain et ses rencontres, et tente d'analyser ce qui fait un " style ".
    Entre exercice d'admiration, souvenirs et pérégrination littéraire, Salter par Salter est l'autoportrait en creux d'une des dernières légendes de la littérature américaine contemporaine.

  • Traduit de l'anglais (États-Unis) par Manuel Berri.Pourquoi se contenter de lire des livres quand on peut aussi les vivre ?Brillante étudiante à Harvard, puis à Stanford, Elif Batuman prend la tangente et part à l'aventure, sur les traces des auteurs russes qu'elle affectionne.Elle rencontre les héritières fantasques d'Isaac Babel, visite le jardin de Tolstoï en Russie, apprend la langue ouzbek à Samarcande et s'installe dans une mystérieuse maison de glaceà Saint-Pétersbourg.En chemin, elle relit les classiques et fait la connaissance d'une série d'excentriques, d'originaux et d'hurluberlus, tous membres d'un club très fermé : celui des fanatiquesde la littérature russe.Récit d'initiation à la vie et à la lecture, Les Possédés nous emporte dans un tourbillon d'épisodes rocambolesques et littéraires.

  • Traduit de l'anglais par Anne-Laure TissutSaviez-vous que Barthes est un multiple de Diderot ? Que dans ses lettres à Louise Colet Flaubert essayait de lui dire délicatement qu'il ne l'aimait pas ? Que Laurence Sterne a inventé « la lassitude du roman » avant André Breton ? Que le roman est international ?Dans cet essai littéraire où la rigueur fait bon ménage avec la fantaisie, Adam Thirlwell nous plonge dans l'histoire captivante de la circulation des textes. En évoquant Flaubert, Kafka, Borges, Gadda, Hrabal, Sterne, Gombrowicz ou encore Nabokov, il explore comme dans un roman policier l'histoire secrète des grandes oeuvres de la littérature, et développe une théorie originale de la littérature comme traduction.« Comme romancier, Adam Thirlwell fait des étincelles. Comme critique, c'est le champion d'une approche ludique des textes, et il fait preuve, avec une grande éloquence, d'une passion espiègle et débridée pour la traduction. »The Independent

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