Langue française

  • Connell et Marianne ont grandi dans la même ville d'Irlande. Il est le garçon en vue du lycée, elle est la solitaire un peu maladroite. Pourtant, l'étincelle se produit : le fils de la femme de ménage et l'intello hautaine connaissent ensemble leur premier amour.

    Un an plus tard, alors que Marianne s'épanouit au Trinity College de Dublin, Connell s'acclimate mal à la vie universitaire.

    Un jour, tout est léger, irrésistible ; le lendemain, le drame pointe et les sentiments vacillent.

    Entre eux, le jeu vient tout juste de commencer.

    Sally Rooney réussit le tour de force de donner une dimension unique et universelle à cette histoire. Porté par des dialogues saisissants de justesse, Normal People est un roman magistral sur la jeunesse, l'amitié, le sexe, sur les errances affectives et intellectuelles d'une génération qui n'a plus le droit de rêver, mais qui s'entête à espérer.

    Traduit de l'anglais (Irlande) par Stéphane Roques.

  • Francie a huit ans quand la dépression de sa mère, Elaine, vient bouleverser à jamais son existence. Recueillie par son oncle et sa tante, Francie grandit entourée d'affection auprès de sa cousine Vicky. Malgré tout, elle vit une jeunesse singulière, détachée du réel, habitée par la peur de la folie. Mère et fille tracent dès lors leur chemin : l'une survit, l'autre se construit en s'efforçant de « ralentir le monde » et de sonder ses souvenirs d'enfance.

    Mais comme toujours dans les romans d'Aimee Bender, la fantaisie règne : un insecte décorant un abat-jour prend vie puis s'échappe, une fleur brodée sur un rideau tombe au sol, bien palpable... L'imaginaire devient le lieu le plus propice à la découverte de vérités profondes.

    Un papillon, un scarabée, une rose est avant tout le récit d'une transformation : du chaos au pardon, de l'incompréhension à la résilience.

    Traduit de l'anglais (États-Unis) par Céline Leroy

  • Connexion Nouv.

    « Quand la connexion s'établit, tout est relié et converge vers un moment d'émotion partagée, vers une affinité créatrice qui arrime chaque personne à un présent vécu comme une expérience collective. »

    Printemps 2020 : alors que la crise du Covid-19 impose au monde de se calfeutrer et prive de scène des milliers d'artistes, Kae Tempest nous livre une réflexion toute personnelle sur la créativité et ce qui la nourrit. À l'heure où les réseaux sociaux nous poussent à la représentation perpétuelle, où l'apathie nous gagne au point de nous faire oublier qui nous sommes, Tempest crie l'urgence de nous reconnecter. À nous-mêmes, aux autres, à la réalité, pour que jaillisse l'étincelle vitale de la création. On retrouve dans ce texte tout ce qui fait sa force : une voix qui porte, cogne parfois, et une grâce hors du temps.

    Traduit de l'anglais par Madeleine Nasalik.

  • " Écrits en grande partie sous forme de saynètes dialoguées, ces six romans décrivent mieux que n'importe quel traité de sociologie l'Amérique marginale des années 70 et 80, quand San Francisco était le laboratoire de toutes les expériences nouvelles. Amours, liberté, solitude, ambition professionnelle, fric, joints, homosexualité, et son affreux corollaire, le sida... tout est minutieusement décrit avec légèreté et brio. C'est criant de vérité et, surtout, ça nous ressemble. On rit, on pleure, on s'amuse, on jubile, on ne peut pas lâcher la tribu : au bout des cent premières pages, on est déjà complètement accro. "
    Michèle Fitoussi, Elle

  • Traduit de l'anglais (États-Unis) par Carine Chichereau. " Le mariage est un tissu de mensonges. Gentils, pour la plupart. D'omissions. Si tu devais exprimer ce que tu penses au quotidien de ton conjoint, tu réduirais tout en miettes. Elle n'a jamais menti. Elle s'est contentée de ne pas en parler. " Ils se rencontrent à l'université. Ils se marient très vite. Nous sommes en 1991. À vingt-deux ans, Lotto et Mathilde sont beaux, séduisants, follement amoureux, et semblent promis à un avenir radieux. Dix ans plus tard, Lotto est devenu un dramaturge au succès planétaire, et Mathilde, dans l'ombre, l'a toujours soutenu. Le couple qu'ils forment est l'image-type d'un partenariat réussi. Mais les histoires d'amour parfaites cachent souvent des secrets qu'il vaudrait mieux taire. Au terme de ce roman, la véritable raison d'être de ce couple sans accrocs réserve bien des surprises.

  • Will marche dans Clapham Road. Il doit absolument se procurer sa dose quotidienne d'héroïne avant d'aller travailler. Et il n'a que 57 pence en poche. Nous sommes à Londres, le 6 mai 1986.

    Ainsi commence cet extraordinaire récit autobiographique, qui relate cinq moments clés de la vie de son auteur. Car Will, c'est Will Self, éternel enfant terrible d'une littérature britannique qu'il ne cesse de perturber depuis son premier roman, Vice-Versa, jusqu'à sa trilogie « moderniste », Parapluie, Requin, Phone.

    Qu'est-ce qui pousse cet écrivain, l'un des plus doués de sa génération, à revisiter sa jeunesse ? La nostalgie ? Certainement pas. La honte d'avoir été un junky ? C'est peu probable. À l'instar de Joyce écrivant l'admirable Portrait de l'artiste en jeune homme, Will Self revient à la source même de son oeuvre : la crise existentielle d'où jailliront plus tard des romans pleins d'une énergie sauvage.

    Brillant, comique, émouvant, ce livre est un feu d'artifice littéraire unique en son genre.

    Traduit de l'anglais par Françis Kerline.

  • Traduit de l'hébreu par Valérie Zenatti
    Theo Kornfeld a vingt ans lorsqu'il quitte le camp de concentration que ses gardiens viennent d'abandonner à l'approche des Russes. Il n'a qu'un seul but : retrouver la maison familiale. Errant sur les chemins, blessés au plus profond d'eux-mêmes, les déportés qu'il croise lui rappellent l'horreur à laquelle il a survécu, tandis que d'autres figures émergent de son passé. Celle de sa mère, Yetti, une femme à la beauté exceptionnelle, au caractère fantasque, qui aimait les églises, les monastères et l'œuvre de Bach. Celle de Martin, un père trop discret que Theo va apprendre à mieux connaître.
    Des jours d'une stupéfiante clarté raconte son voyage à travers les paysages d'Europe centrale baignés de lumière. Chaque rencontre suscite en lui d'innombrables questions. Comment vivre après la catastrophe ? Comment concilier passé et présent, solitude et solidarité ? Comment retrouver sa part d'humanité ?
    Par-delà le fracas de l'Histoire, ce livre admirable est le récit d'une résurrection.

  • Traduit de l'hébreu par Valérie Zenatti
    " Où commence ma mémoire ? Parfois il me semble que ce n'est que vers quatre ans, lorsque nous partîmes pour la première fois, ma mère, mon père et moi, en villégiature dans les forêts sombres et humides des Carpates. D'autres fois il me semble qu'elle a germé en moi avant cela, dans ma chambre, près de la double fenêtre ornée de fleurs en papier. La neige tombe et des flocons doux, cotonneux, se déversent du ciel. Le bruissement est imperceptible. De longues heures, je reste assis à regarder ce prodige, jusqu'à ce que je me fonde dans la coulée blanche et m'endorme. "
    Avec Histoire d'une vie, Aharon Appelfeld nous livre quelques-unes des clés qui permettent d'accéder à son œuvre : souvenirs de la petite enfance à Czernowitz, en Bucovine. Portraits de ses parents, des juifs assimilés, et de ses grands-parents, un couple de paysans dont la spiritualité simple le marque à jamais. Il y a aussi ces scènes brèves, visions arrachées au cauchemar de l'extermination. Puis les années d'errance, l'arrivée en Palestine, et le début de ce qui soutiendra désormais son travail : le silence, la contemplation, l'invention d'une langue. Et le sentiment de l'inachèvement lié au refus obstiné de l'autobiographie, dans son acception la plus courante : histoire d'une vie. Comme si le dévoilement de ce que chacun a de plus intime exigeait une écriture impersonnelle.

  • Comment traitons-nous les animaux que nous mangeons ?
    Convoquant souvenirs d'enfance, données statistiques et arguments philosophiques, Jonathan Safran Foer interroge les croyances, les mythes familiaux et les traditions nationales avant de se lancer lui-même dans une vaste enquête.
    Entre une expédition clandestine dans un abattoir, une recherche sur les dangers du lisier de porc et la visite d'une ferme où l'on élève les dindes en pleine nature, J.S. Foer explore tous les degrés de l'abomination contemporaine tout en se penchant sur les derniers vestiges d'une civilisation qui respectait encore l'animal.
    Choquant, drôle, inattendu, ce livre d'un des jeunes écrivains américains les plus doués de sa génération a déjà suscité passions et polémiques aux Etats-Unis et en Europe.

  • Traduit de l'anglais (États-Unis) par Olivier Deparis
    Louis Holland, jeune homme passionné par l'univers de la radio, vient de s'installer dans la région de Boston. Sa vie suit un cours normal, entre petits boulots et relations familiales compliquées, jusqu'au jour où séisme vient tout remettre en cause de manière inattendue. La seule victime n'est autre que l'excentrique grand-mère par alliance de Louis Holland, laquelle laisse derrière elle une fortune estimée à 22 millions de dollars, provoquant déchirures et affrontements dans le clan Holland...
    Mais ce qui n'était qu'une comédie familiale se transforme rapidement en un roman politique quand on découvre l'origine du séisme...
    Publié à l'origine en 1992, ce roman de Jonathan Franzen est aussi drôle et grinçant que Les Corrections, aussi addictif que Freedom et Purity. On y retrouve le talent polymorphe d'un grand écrivain et sa maîtrise impeccable de l'intrigue.

  • " Tomasina pouvait juger de la fécondité d'un homme à son odeur et à son teint. Une fois, pour amuser Diane, elle avait ordonné à tous les individus de sexe masculin de tirer la langue. Ceux-ci s'étaient exécutés sans poser de question. Comme toujours. Les hommes aiment être objectifiés. "
    La gent masculine, voilà le sujet des nouvelles qui composent Des raisons de se plaindre. Leurs petites lâchetés, leur mauvaise foi, leurs erreurs et leurs errances. Leurs soucis d'argent, leurs peines de cœur et leur compétition sexuelle... mais aussi leur charme, leur maladresse. On n'aimerait pas forcément croiser ces personnages dans la vraie vie. Mais l'humour et la cocasserie les rachètent. En somme, ils nous ressemblent.
    Traduit de l'anglais (États-Unis) par Olivier Deparis.

  • Traduit de l'anglais (Israël) par Jean-Pierre Carasso et Jacqueline Huet.Si une roquette peut nous tomber dessus à tout moment, à quoi bon faire la vaisselle ? Et les oiseaux du jeu Angry Birds, lancés à pleine vitesse sur de frêles maisons, ne ressemblent-ils pas à de furieux terroristes ?Avec une ironie hors du commun, Etgar Keret relate sept années de sa vie à Tel-Aviv : la naissance de son fils, l'histoire de sa soeur ultra-orthodoxe et de ses onze enfants, les chauffeurs de taxi irascibles, ses parents rescapés de l'Holocauste, les tournées littéraires mouvementées... et l'attitude peu banale qu'il convient d'adopter lors d'une alerte à la bombe.Etgar Keret offre dans ces chroniques intimes une étonnante radiographie de ses contemporains, où l'émotion et l'humour se conjuguent à tous les temps de l'insolence.

  • " À terre. À terre tout de suite. J'ai dû aller trop vite. Non, tu n'allais pas trop vite. Je n'allais pas trop vite ? Tu n'as rien fait de mal. Alors pourquoi me contrôlez-vous ? Pourquoi suis-je contrôlé ? Fais voir tes mains. Les mains en l'air. Lève les mains. "
    L'attaque est préméditée, assumée, d'une violence intolérable. Ou bien c'est simplement la langue qui fourche sans qu'on s'en rende compte, et le racisme parle à travers notre bouche. Citizen est un livre sur les agressions racistes.
    Pour dire cette réalité, Claudia Rankine choisit une forme qui n'appartient qu'à elle : tour à tour poésie, récit ou pamphlet, Citizen décrit les expériences les plus intimes, les plus ténues pour y greffer ce que dépose en nous le flux de la vie quotidienne – propos saisis dans le métro, conversations, blagues, coupures de journaux, captures d'écran -, dans un vaste collage d'images et de voix. Une symphonie parfois dissonante où les mots les plus simples sont portés par une extraordinaire énergie poétique.
    Traduit de l'anglais (États-Unis) par Maitreyi et Nicolas Pesquès.

  • " Je n'ai qu'une certitude dans la vie. En vivant assez longtemps on se met à perdre des choses. On finit par se les faire voler : d'abord on perd sa jeunesse, et puis ses parents, et puis on perd ses amis, et puis finalement on se perd soi-même. "
    Ainsi s'ouvre Le Livre de Sarah, ou le roman de Scott. Car Scott McClanahan est le personnage principal et le narrateur de cette chronique d'un naufrage. Celui de son mariage avec Sarah, la mère de ses deux enfants, mais aussi de l'homme lui-même, alcoolique notoire, autodestructeur et paranoïaque sur les bords.
    Situé au cœur d'une petite ville déshéritée des Appalaches qui laisse peu de place au rêve, ce récit d'une sincérité bouleversante au style syncopé est sans doute le plus beau chant d'amour qu'on ait lu depuis longtemps. Le plus beau, le plus triste... et aussi le plus drôle.
    Traduit de l'anglais (États-Unis) par Théophile Sersiron

  • " Cela fait à peu près quatre-vingts ans que j'écris. Au début, j'ai écrit des lettres, puis des poèmes et des discours. Plus tard, des récits, des Articles, des livres. A présent, j'écris des notes. L'écriture a toujours été pour moi une activité vitale ; elle m'aide à donner un sens aux choses, et à poursuivre ma route. Pourtant, elle dérive d'une réalité plus profonde et plus générale – notre relation avec le langage en tant que tel. Le sujet de ces quelques notes est le langage. "
    Dans Palabres, John Berger réfléchit sur le langage et ses liens avec la pensée, l'art, la chanson, la narration et le discours politique de nos jours. Composé de dessins, de notes, de souvenirs et de digressions, c'est un ouvrage qui nous parle aussi bien d'Albert Camus que la mondialisation, du statut d'orphelin, de Charlie Chaplin, de Rosa Luxemburg et du flamenco.
    C'est le livre-testament d'un esprit qui voulait penser ce qu'il y a de " plus vrai, de plus urgent et de plus essentiel ".

  • Traduit de l'anglais (États-Unis) par Madeleine Nasalik. « Aron, c'est le nom que mes parents m'ont donné, mais mon père dit qu'ils auraient mieux fait de m'appeler "Dans quoi tu t'es encore fourré". » Aron a 8 ans lorsqu'il se retrouve enfermé, avec toute sa famille, dans le ghetto de Varsovie. Pour ce petit garçon pauvre, habitué à se faire corriger, le ghetto est un autre terrain de jeux, nouveau et excitant. Mais très vite, l'horreur s'installe au coeur de la vie de tous les jours. La faim, le typhus font rage. Comment survivre ? Aron fait l'apprentissage du vol et du mensonge. Il découvre, mêlés l'un à l'autre, le sens de l'héroïsme et le goût de la trahison. Et rencontre l'homme qui va décider de son sort : le directeur de l'orphelinat, Janusz Korczak. Désormais, Aron a une mission. Saura-t-il se montrer à la hauteur de ce que l'on attend de lui ?

  • Prenez la route après le pub, suivez la ruelle aux murs de brique. Si les conditions sont réunies, vous devriez trouver l'entrée de Slade House. Une inconnue vous y accueillera, et vous proposera d'y entrer. Au début, vous n'aurez pas envie d'en partir. Ensuite, vous vous rendrez compte que partir est impossible...
    Tous les neuf ans, les habitants de la maison – un frère et une sœur – proposent à quelqu'un de les rejoindre – quelqu'un de différent, de solitaire : un enfant précoce, un policier fraîchement divorcé, un étudiant timide. Mais que se passe-t-il vraiment à l'intérieur de Slade House ? Pour ceux qui le découvrent, il est déjà trop tard...
    Slade House est une histoire de maison hantée comme seul pouvait la réinventer David Mitchell : pastiche, humour, et terreur se mélangent et raviront les aficionados de l'horreur comme les lecteurs les plus prudents.
    Traduit de l'anglais par Manuel Berri.

  • Tout n'est pas si facile dans l'" État ensoleillé " qu'est la Floride. Derrière les images de carte postale se cachent des situations souvent ambigües comme l'attestent les nouvelles de ce recueil.
    On y croise une famille dont la vie se voit brutalement perturbée par la présence hypothétique d'une panthère, une femme qui, durant une tempête, reçoit la visite de fantômes venus de son passé, deux petites filles abandonnées sur une île qui doivent réinventer leur vie à l'état sauvage, une écrivaine floridienne de passage en Normandie pour écrire sur Maupassant, ou encore une femme qui décide soudain de changer de vie et de devenir vagabonde...
    La faune et la flore, les ouragans déchaînés propres à la Floride influent sur le destin de tous ces personnages. Mais Lauren Groff semble nous dire ceci : les menaces les plus dangereuses, et les perturbations les plus puissantes viennent rarement de l'extérieur, mais des recoins les plus isolés de notre intimité.
    Traduit de l'anglais (États-Unis) par Carine Chichereau.

  • Une femme porte en permanence un ruban vert autour du cou et refuse que son mari le touche, quelle que soit la situation.
    Une autre fait l'" inventaire " de ses amant(e)s tandis qu'autour d'elle, un fléau plonge les États-Unis dans l'angoisse.
    Une autre encore fait une curieuse découverte dans une boutique de robes de bal : les objets familiers et usuels recèlent peut-être une vérité terrifiante...
    Les nouvelles de Carmen Maria Machado ne sont d'aucun genre : tour à tour fantastiques, fantaisistes ou proches de la science-fiction, elles préfèrent le trouble à la certitude, l'ombre à la clarté, l'inventivité au classicisme. Elles partagent cependant une ambition commune : dire la réalité de l'expérience des femmes et la violence qui s'exerce sur leurs corps.
    Traduit de l'anglais (États-Unis) par Hélène Papot.

  • Après vingt ans d'exil à New York, Mary Ann Singleton revient sur les lieux de sa jeunesse à San Francisco. Trompée par son mari, atteinte d'un cancer, elle a décidé de se battre pour changer de vie. Elle est hébergée par son ami de toujours, Michael Tolliver, et retrouve la légendaire propriétaire du 28, Barbary Lane, Anna Madrigal. Cette dernière retourne dans le Nevada affronter son passé, ce qui la conduira jusqu'au festival Burning Man. Michael, lui, est contacté par sa mère biologique qui n'a jamais accepté son homosexualité. Malade, elle le réclame à ses côtés. Doit-il rester auprès d'Anna ou accompagner dans ses derniers instants cette mère qui l'a tant rejeté ?
    C'est avec un savoureux mélange de drôlerie, de légèreté et de gravité que se clôt cette extraordinaire aventure littéraire dans ce troisième et dernier tome des Chroniques de San Francisco qui regroupe Mary Ann en automne, Anna Madrigal et Michael Tolliver est vivant, précédemment parus aux Éditions de l'Olivier.
    Traduit de l'anglais (États-Unis) par Michèle Albaret-Maatsch et Bernard Cohen.

  • " Tôt ou tard, où que nous vivions, il nous faut partir en diaspora, nous aventurer loin de nos parents biologiques pour découvrir notre famille logique, celle qui pour nous fera véritablement sens. Il le faut, si nous ne voulons pas gâcher nos vies. "
    Cette famille dont Armistead Maupin s'est éloigné est une famille du Sud américain, volontiers conservatrice, parfois réactionnaire. Et la " famille logique " qu'il a longtemps cherchée, il l'a trouvée à San Francisco, au début des années 1970. Là-bas, la libération sexuelle et amoureuse se conjugue aux expérimentations narcotiques. Autant d'années folles qu'il a consignées dans ses Chroniques de San Francisco.
    Mais entre le moment où il a quitté sa Caroline du Nord natale et celui où il est " devenu ce qu'il est ", il lui aura fallu remettre en cause les idées qu'il avait reçues en héritage. Il aura dû se réinventer plusieurs fois.
    Cette autobiographie n'est pas que le récit d'une lente acceptation de soi. C'est aussi l'exploration d'un demi-siècle d'histoire américaine, de la guerre du Vietnam à l'émergence des mouvements gays et lesbiens. Avec l'humour et le talent qu'on lui connait, Armistead Maupin fait revivre une ville en ébullition, et entrouvre la porte du cabinet d'écriture où sont nés le 28 Barbary Lane et Anna Madrigal. C'est une vie bigger than life, et c'est tout un roman.

  • Traduit de l'anglais (Canada) par Madeleine Nasalik.
    Kootenay Valley. Dans ce coin reculé de Colombie Britannique, la rudesse des hommes et de la nature cache bien souvent des histoires secrètes et des sensibilités qui n'osent pas révéler leur profondeur. On s'y bagarre, on boit des bières, on fume au bord des lacs. Et on y fait parfois de mauvaises actions. En sabotant une balançoire, deux adolescents provoquent un drame qu'ils n'avaient pas anticipé. Un jeune homme décide de ne pas avertir son meilleur ami de l'arrivée d'une voiture sur la route. Les fils défient leurs pères et les affrontent...
    Le monde de D.W. Wilson est un monde de taiseux. Les bonnes intentions y mènent à l'échec, les êtres se blessent sans le vouloir, et sans se l'avouer.
    Ces douze nouvelles, liées entre elles, peuvent se lire comme un roman : leurs protagonistes disparaissent, réapparaissent, évoluent. Pleines de violence sourde et de tension, elles tracent les contours d'un territoire et le portrait des hommes qui l'habitent, obstinés, vulnérables, dignes.

  • Quels sont les avantages du système de santé français ? Les méthodes éducatives d'antan sont-elles plus efficaces que celles de maintenant ? La viande à hamburger est-elle une nourriture appropriée pour des tortues de mer ? Faut-il se faire enlever un kyste bénin ? Comment présenter sa petite amie à sa grand-mère grecque, quand on a 11 ans et que la petite amie en question est noire et pèse plus de cent kilos ? Et surtout, comment faire pour trouver un hibou empaillé à offrir pour la Saint-Valentin ?
    Autant de questions, sérieuses ou légères, que David Sedaris explore avec l'humour qu'on lui connaît : qu'il livre des souvenirs d'enfance, qu'il évoque des scènes de la vie quotidienne, ou qu'il invente tout simplement des histoires, son ton incomparable n'a jamais été si précis : cocasserie, absurde et ironie se mélangent, pour notre plus grand plaisir.

  • Traduit de l'anglais (États-Unis) par Stéphane Roques« Je voulais amener les gens qui m'écoutaient à comprendre qu'ils n'étaient pas seuls et qu'il était possible de changer les choses. »De Jackson, Tennessee, au Madison Square Garden de New York où il chanta le morceau légendaire « The Revolution Will Not Be Televised », Gil Scott-Heron, musicien et écrivain noir américain, a toujours été un homme de combats. Il se confie pour la première fois dans ces mémoires aussi émouvants que drôles, rythmés par son phrasé vif et imagé qui inspira des générations d'artistes. Heureux hasards, coups d'audace, coups de sang... Gil Scott-Heron évoque son enfance mouvementée mais aussi ses rencontres avec Bob Marley, Michael Jackson ou encore Stevie Wonder, le « frère » qui l'embarqua dans une tournée épique en hommage à Martin Luther King.Disparu en 2011, Gil Scott-Heron a laissé derrière lui, en un ultime opus littéraire, ces fragments d'une vie d'artiste et de citoyen engagé. Et il nous livre, à sa manière, une contre-histoire de la société américaine des années 1960 à 1990.« OEuvre d'un véritable écrivain et magicien des mots, La Dernière Fête est aussi passionnant et indispensable que les Chroniques de Bob Dylan. »The New York Times

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