Littérature traduite

  • À quarante-trois ans, Barry Cohen, New-Yorkais survolté à la tête d'un fonds spéculatif de 2,4 milliards de dollars est au bord du précipice. Sous le coup d'une enquête de la Commission boursière, accablé par la découverte de l'autisme de son jeune fils, il prend une décision aussi subite qu'inattendue et embarque dans un car Greyhound. Destination : le Nouveau-Mexique où demeure celle qui fut jadis son premier amour, et avec qui il imagine pouvoir refaire sa vie. Une vie plus simple, plus saine, plus heureuse. Commence alors une folle traversée du continent. D'est en ouest, de highways en freeways, Barry découvre une autre Amérique : celle des pauvres, des marginaux, des déclassés. Pendant que sa femme, Seema, entame une liaison avec un romancier, Barry fonce vers une improbable rédemption.
    Sans se départir de son humour loufoque, Gary Shteyngart dresse le portrait d'une Amérique déboussolée, à la veille de l'élection de Donald Trump, et nous entraîne dans un road-trip qui tient plus des montagnes russes que du voyage d'agrément.
    " Dans Lake Success, Gary Shteyngart entend l'Amérique à la perfection : sa fatuité, sa plainte douloureuse, son dégoût de soi. Le battement de son cœur. Quand je le lis, j'ai envie de hurler de rire, mais aussi de lui crier ma reconnaissance. " Richard Ford
    Traduit de l'anglais (États-Unis) par Stéphane Roques.

  • Dublin, de nos jours. Frances et Bobbi, deux anciennes amantes devenues amies intimes, se produisent dans la jeune scène artistique irlandaise comme poètes-performeuses. Un soir, lors d'une lecture, elles rencontrent Melissa, une photographe plus âgée qu'elles, mariée à Nick, un acteur. Ensemble, ils discutent, refont le monde, critiquent le capitalisme comme les personnages de Joyce pouvaient, en leur temps, critiquer la religion. Ils font des photographies, ils écrivent, ils vivent. C'est le début d'une histoire d'amitié, d'une histoire de séduction menant à un " mariage à quatre " où la confusion des sentiments fait rage : quand Frances tombe follement amoureuse de Nick et vit avec lui une liaison torride, elle menace soudainement l'équilibre global de leur amitié.
    Mais Conversations entre amis n'est pas qu'une banale histoire d'adultère : c'est avant tout le portrait attachant, empathique, des jeunes gens contemporains, ces millenials qui ne parviennent pas à trouver leur place dans le monde que leur ont laissé leurs aînés. La voix de Frances, poétique, désinvolte, parfois naïve, d'une extraordinaire fraîcheur est, par de multiples aspects, celle de sa génération.
    Traduit de l'anglais (Irlande) par Laetitia Devaux.

  • De quoi parlent les histoires d'Alice Munro ?
    De baisers donnés.
    De meubles encombrants dont on ne parvient pas à se séparer.
    De trahisons nécessaires.
    De mots d'adieu.
    De femmes déchirées entre la passion et la vie domestique, le désir d'être libre et la bonne éducation.
    Neuf histoires d'amour, en somme
    La nouvelle traduction d'Agnès Desarthe restitue avec précision leur charme subtil.
    Traduit de l'anglais (Canada) par Agnès Desarthe.

  • En 1945, nos parents partirent en nous laissant aux soins de deux hommes qui étaient peut-être des criminels. "
    Dans le Londres de l'après-guerre encore meurtri par les séquelles du Blitz, deux adolescents, Nathanael et Rachel, sont confiés par leurs parents à de mystérieux individus. L'un d'eux, surnommé " Le Papillon de Nuit ", va se charger de leur éducation, et les entraîner progressivement dans un monde interlope, aux marges de la légalité. On y conduit des bateaux, la nuit, en utilisant un code étrange fait de chants d'oiseaux. On y fréquente le milieu des paris clandestins et des courses de lévriers. On n'y est jamais sûr de rien... Mais ces gens qui les initient et les protègent sont-ils vraiment ceux qu'ils prétendent être ?
    Bien des années passeront avant que Nathanael fasse toute la lumière sur son enfance, et comprenne enfin ce qui s'est vraiment passé.
    Avec ses zones obscures, ses épisodes féériques et ses péripéties dignes d'un roman noir, Ombres sur la Tamise est à la fois un admirable roman de formation et une réflexion sur les troubles de l'Histoire.
    Traduit de l'anglais (Canada) par Lori Saint-Martin et Paul Gagné.

  • " Des millions de gens vont mourir à cause du réchauffement climatique. Des centaines de millions de gens vont devenir des réfugiés climatiques. Ces chiffres comptent, parce que ce ne sont pas seulement des chiffres – il s'agit d'individus, avec chacun une famille, des habitudes, des phobies, des allergies, des aliments préférés, des rêves récurrents, une chanson qui lui est restée dans la tête, des empreintes uniques et un rire particulier. [...] Il est difficile de prendre en charge des millions de vies. Mais il est impossible de ne pas prendre soin d'une seule. Cependant, peut-être n'avons-nous pas besoin de nous soucier de ces millions de gens. Il nous suffit de les sauver. "
    Après l'immense succès de Faut-il manger les animaux ?, Jonathan Safran Foer revient à la charge : l'élevage intensif des animaux est responsable du dérèglement climatique. L'extinction de la planète aura lieu parce que nous mangeons trop de viande. Avec empathie, avec humour, l'auteur analyse les défis auxquels nous devons faire face. Parce qu'il n'est pas trop tard pour inverser la tendance. Et que l'avenir de la planète commence maintenant, dans notre assiette.
    Traduit de l'anglais (États-Unis) par Marc Amfreville.

  • C'est l'histoire d'une famille. Un père, une mère, deux enfants nés d'unions précédentes. Le père et la mère sont écrivains. Ils se sont rencontrés lors d'un projet où ils enregistraient les sons de New York, de toutes les langues parlées dans cette ville.
    C'est l'histoire d'un voyage : la famille prend la route, direction le sud des États-Unis. Le père entreprend un travail sur les Apaches et veut se rendre sur place. La mère, elle, veut voir de ses yeux la réalité de ce qu'on appelle à tort la " crise migratoire " touchant les enfants sud-américains. À l'intérieur de la voiture, le bruit du monde leur parvient via la radio. Dans le coffre, des cartons, des livres.
    C'est l'histoire d'un pays, d'un continent. De ces " enfants perdus " voyageant sur les toits des trains, des numéros de téléphone brodés sur leurs vêtements. Des paysages traversés et des territoires marqués par la chronologie, les guerres, les conquêtes.
    C'est l'histoire, enfin, d'une tentative : comment garder la trace des fantômes qui ont traversé le monde ? Comment documenter la vie, que peut-on retenir d'une existence ? Et enfin : comment parler de notre présent ?
    Avec Archives des enfants perdus, Valeria Luiselli écrit le grand roman du présent américain. Mélangeant les voix de ses personnages, l'image et les jeux romanesques, elle nous livre un texte où le propos politique s'entremêle au lyrisme.
    Traduit de l'anglais (États-Unis) par Nicolas Richard.

  • Traduit de l'hébreu par Valérie Zenatti.Pendant les derniers mois de la Seconde Guerre mondiale, des partisans juifs repliés dans une forêt d'Ukraine résistent à l'armée allemande qui les traque. Sous le commandement de leur chef, Kamil, ce groupe composé d'hommes, de femmes et d'enfants s'organise pour lutter contre le froid et le dénuement extrême, et harceler l'ennemi jusqu'au bout. Leur but : survivre, faire dérailler les trains, sauver des Juifs et atteindre « la cime» - lieu à la fois géographique et spirituel de leur accomplissement.Dans ce roman où action et méditation ne cessent de se répondre, Aharon Appelfeld interroge l'Histoire avec une énergie, une subtilité et un sens de la dramaturgie remarquables.

  • Et si les enfants ne naissaient que pour corriger les erreurs de leurs parents ? Nos vies familiales ressembleraient alors à des copies surchargées de ratures et de remarques - " faux ", " mal dit ", " à revoir " -, ponctuées de points d'exclamation ou d'interrogation.
    Dans le livre de Jonathan Franzen, la famille s'appelle Lambert, mais c'est de l'Amérique qu'il s'agit, de sa manière de vivre, de ses idéaux : un continent entier en train de sombrer doucement dans la folie.
    Alfred, Enid, et leurs trois enfants - Gary, Chip et Denise - sont les cinq héros de ce roman-fleuve où défilent toutes nos contradictions : le besoin d'aimer et la guerre conjugale, le sens de la justice et l'obsession des stock-options, le goût du bonheur et l'abus des médicaments, le patriarcat et la révolte des fils, la libération des femmes et la culpabilité de tous.
    C'est cela, Les Corrections : une " tragédie américaine " dont la puissance balaye tout sur son passage.
    Mais aussi une comédie irrésistible, un humour qui s'autorise à rire de tout, une férocité sans limites Et le sens aigu de notre appartenance à la communauté humaine.

  • « Toute vie est un processus de démolition », écrivait Scott Fitzgerald. James Salter semble lui donner raison avec ce roman cruel et subtil.Nedra est belle, assurée, et sait donner aux gestes quotidiens une sorte d'élégance. Viri est architecte. Il rêve d'accomplir une oeuvre qui lui survivra, et dévore les biographies d'hommes illustres. Ils habitent une vieille demeure non loin de New York, ils s'aiment. Peut-être sont-ils moins heureux qu'ils ne le disent. Quand le temps aura fait son oeuvre, il ne restera plus, des amours de Nedra et Viri, que des ruines et des regrets. Tendre est la nuit, mais la perfection du bonheur n'est pas de ce monde.James Salter est né en 1925 à New York. Pilote de chasse dans l'US Air Force pendant la guerre de Corée, il a également été scénariste à Hollywood. Ses romans (Un sport et un passe-temps, Cassada...) et ses mémoires (Une vie à brûler) sont les oeuvres d'un stylistique subtil et remarquable.Traduit de l'anglais (États-Unis) par Lisa Rosenbaum et Anne Rabinovitch.

  • Jules Epstein a disparu. Après avoir liquidé tous ses biens, ce riche new-yorkais est retrouvé à Tel-Aviv, avant qu'on perde à nouveau sa trace dans le désert. L'homme étrange qu'il a rencontré, et qui l'a convié à une réunion des descendants du roi David, y serait-il pour quelque chose ?
    A l'histoire d'Epstein répond celle de Nicole, une écrivaine américaine qui affronter le naufrage de son mariage. Elle entreprend un voyage à Tel-Aviv, avec l'étrange pressentiment qu'elle y trouvera la réponse aux questions qui la hantent. Jusqu'au jour où un étrange professeur de littérature lui confie une mission d'un ordre un peu spécial...
    Avec une grande maîtrise romanesque, Nicole Krauss explore les thématiques de l'accomplissement de soi, des métamorphoses intimes, et nous convie à un voyage où la réalité n'est jamais certaine, et où le fantastique est toujours à l'affût.
    Traduit de l'anglais (États-Unis) par Paule Guivarch.

  • Anatomie d'un mariage et d'une famille " les Berglund ", ce livre analyse les illusions, les déceptions et les compromis d'une génération de baby-boomers qui avaient rêvé un jour de changer le monde. Mais c'est aussi un acte d'accusation implacable à l'égard d'une nation qui a cessé depuis longtemps d'incarner ses propres valeurs.

  • Le jour de ses neuf ans, Rose Edelstein mord avec délice dans le gâteau au citron préparé pour l'occasion. S'ensuit une incroyable révélation : elle ressent précisément la contrariété et le mal-être éprouvés par sa mère lorsqu'elle préparait la pâtisserie. Car, chez les Edelstein, chacun dispose d'un pouvoir extraordinaire différent. qui s'avère être un fardeau au quotidien. Comment supporter le monde lorsque la moindre bouchée provoque un séisme intérieur ?

  • Traduit de l'anglais (États-Unis) par Marc Amfreville. Pour Russell et Corrine Calloway, la vie est belle : lancements de livres et vernissages succèdent aux sorties dans la haute société new-yorkaise. Ils ont des métiers qu'ils adorent, une vie de famille parfaite, habitent à TriBeCa et passent leurs vacances dans les Hamptons. Mais derrière cette façade de rêve se cache une réalité de plus en plus rude : Russell peine à faire vivre sa maison d'édition indépendante. Alors qu'il se lance à corps perdu dans la publication d'un roman dont il veut faire un succès, Corrine, elle, retrouve Luke, l'homme avec qui elle avait eu une liaison au lendemain du 11-Septembre. Une fois de plus, leur couple est mis à rude épreuve... Les héros iconiques de Jay McInerney ont vieilli. Ils sont bien loin, la folle énergie des années 1990 et le cynisme des années 2000. Le New York des années Obama se réveille avec la gueule de bois et une bonne dose de nostalgie. Dans le plus "salterien " de ses romans, Jay McInerney dépeint l'époque avec férocité, légèreté et toujours autant d'humour.

  • « D'abord, je vais vous raconter le hold-up que nos parents ont commis. Ensuite les meurtres, qui se sont produits plus tard. »Great Falls, Montana, 1960. Dell Parsons a 15 ans lorsque ses parents braquent une banque, avec le fol espoir de rembourser un créancier menaçant. Le hold-up échoue, les parents sont arrêtés, et Dell a désormais le choix entre la fuite et l'orphelinat. Il traverse la frontière et trouve refuge dans un village du Saskatchewan, au Canada. Il est alors recueilli par le propriétaire dun hôtel, Arthur Remlinger, qui le prend à son service. Charismatique, mystérieux, Remlinger est aussi recherché aux États-Unis... C'est la fin de l'innocence pour Dell qui, dans l'ombre de Remlinger, au sein d'une nature sauvage et d'une communauté pour qui seule compte la force brutale, cherche son propre chemin. Canada est le récit de ces années qui l'ont marqué à jamais. Ce roman, dune puissance et dune beauté exceptionnelles, marque le retour sur la scène littéraire dun des plus grands écrivains américains contemporains.

  • " Sam sentit que tout allait exploser, mais il ignorait précisément quand et comment. "
    À la veille de sa bar-mitsva, le fils de Jacob et Julia Bloch est soupçonné d'être l'auteur d'injures racistes, ce qui lui vaut son renvoi du lycée. Pendant ce temps, Julia trouve sur le téléphone de son mari une série de textos pornographiques.
    On pense aux Scènes de la vie conjugale de Bergman revues par Philip Roth. À une fable délirante à la Mel Brooks. Ou aux deux à la fois. Car dans le monde de Jonathan Safran Foer, tout peut arriver, le meilleur comme le pire. Dans ce roman dont les dialogues crépitent comme des balles, on découvre que la grande et la petite histoire ne font qu'un. On passe ainsi sans crier gare du sacrifice d'Abraham à une théorie de la masturbation, d'un portrait d'Oliver Sacks à une analyse de la situation au Proche-Orient, de l'éloge du désir à la nostalgie du bonheur familial.
    Brillant, féroce, déchirant, désopilant, Me voici est l'œuvre la plus aboutie d'un écrivain dont le talent ne connaît plus de limites.

  • " Je reçus un e-mail d'une astrologue m'informant qu'elle avait d'importantes nouvelles à m'annoncer à propos d'événements censés survenir bientôt dans ma vie. "
    L'importante nouvelle que Faye apprend dès les premières pages, c'est qu'un transit majeur doit se produire prochainement dans son ciel. De grands bouleversements sont à prévoir. Mais n'est-ce pas inévitable, quand on refait sa vie après une séparation ? Elle vient d'emménager à Londres avec ses deux fils. Profitant d'un moment où ils sont chez leur père, elle se livre à la rénovation du nouvel appartement. Ce qui n'était qu'une étape très matérielle de l'existence prend des tours inattendus et débouche sur des questionnements bien plus profonds : comment habiter une nouvelle vie ? Est-il vraiment possible de transformer ce qu'on est ?
    Transit approfondit les thématiques que Rachel Cusk avait explorées dans Disent-ils. Maniant à la fois l'humour, la lucidité et une capacité d'observation exceptionnelle, ce roman est également l'émouvant portrait d'une femme qui cherche sa place dans le monde.

  • Depuis qu'elle a été adoptée par Mrs Winterson, Jeanette a toujours lutté. Contre sa mère et sa morale religieuse stricte, contre ceux qui l'empêchent d'aimer et de vivre comme elle l'entend. Heureusement, elle a rencontré les livres. Et les mots sont devenus ses alliés. Jeanette écrit pour réinventer sa vie, s'extirper du gris, apprendre à aimer et être libre enfin.

  • Purity, alias Pip, est une jeune Américaine qui vit dans un squat à Oakland, en Californie. Elle ignore qui est son père. Comme beaucoup de filles de son âge, elle se demande ce qu'elle va bien pouvoir faire de son existence. Et elle n'a pas un sou. Est-ce un hasard si quelqu'un la met en rapport avec Andreas Wolf, un hacker réfugié en Bolivie qui lui propose un job dans son O.N.G., le Sunlight Project ? Tandis qu'ils se rapprochent l'un de l'autre et que leur relation devient de plus en plus troublante, Andreas avoue à Pip son secret. Mais dit-il toute la vérité ? Dans un récit époustouflant de virtuosité, Jonathan Franzen plonge dans le passé d'Andreas Wolf - l'Allemagne de l'Est des années 80 - et jette ses personnages dans les courants violents de l'Histoire. Purity est un livre dans lequel tout le monde ment, pour cacher ses erreurs, ses fautes, et - parfois - ses crimes. C'est un thriller qui n'épargne aucun pouvoir, encore moins ceux qui en abusent. Et une histoire d'amour où le sexe et les sentiments se combattent plus qu'ils ne s'accordent.On l'aura compris : jamais Jonathan Franzen n'aura été aussi audacieux, aussi imprévisible que dans ce roman à la fois profond et formidablement divertissant.

  • Traduit de l'anglais (États-Unis) par Marc AmfrevilleLa Seconde Guerre mondiale touche à sa fin. À bord d'un porte-avions au large du Japon, Philip Bowman rentre aux États-Unis. Il a deux obsessions, qui l'accompagneront tout au long de sa vie : la littérature et la quête de l'amour. Embauché par un éditeur, il découvre ce milieu très fermé, fait de maisons indépendantes, et encore dirigées par ceux qui les ont fondées. Bowman s'y sent comme un poisson dans l'eau, et sa réussite s'avère aussi rapide qu'indiscutable. Reste l'amour, ou plutôt cette sorte d'idéal qu'il poursuit, et qui ne cesse de se dérober à lui. L'échec d'un premier mariage, l'éblouissement de la passion physique et le goût amer de la trahison sont quelques-uns des moments de cette chasse au bonheur dont l'issue demeure incertaine. Ce livre magnifique est comme le testament d'une génération d'écrivains, derniers témoins, sans le savoir, d'un monde promis à la disparition. Parce que l'art est le seul lieu où les contraires coexistent sans se détruire, il noue d'un même geste la soif de vivre de la jeunesse et la mélancolie de l'âge mûr, la frénésie érotique et le besoin d'apaisement, la recherche de la gloire et la conscience aigüe de son insignifiance.

  • traduit de l'anglais (États-Unis) par Josée Kamoun.
    En deux textes qui se répondent, Richard Ford retrace la vie de ses parents : celle de son père, représentant de commerce sur les routes une bonne partie du temps jusqu'à sa mort prématurée ; et celle de sa mère, qui, après une enfance sans histoires en Arkansas, son mariage et la naissance de son enfant, souffre des années de solitude, puis d'un cancer.
    L'auteur, qui se trouve " entre eux " décrit ces deux existences dans ce qu'elles ont de plus quotidien et de moins extraordinaire, et pose la question : que reste-t-il d'une vie vécue ?
    En marge de ses grands romans, ce livre sensible est l'hommage bouleversant d'un grand écrivain à ses parents, mais aussi une clé pour la compréhension de son œuvre.

  • Les héroïnes d'Alice Munro courent après le bonheur. Quête vaine, éperdue, étourdissante, mais qu'elles poursuivent sans relâche. Dans ce recueil de nouvelles, on croise une étudiante qui accepte les propositions indécentes d'un vieillard, une mère en deuil qui change d'identité ou une femme affrontant enfin sa part de cruauté. D'une écriture précise et sensible, Alice Munro met en évidence les forces invisibles qui guident chaque destin.

  • Traduit de l'anglais (Nigeria) par Serge Chauvin
    Un jour de janvier 1996, dans un village du Nigeria, quatre frères profitent de l'absence de leur père pour pêcher au bord du fleuve interdit Omi-Ala.
    Le sorcier Abulu, qui les a vus, lance sur eux une terrible malédiction : l'aîné, Ikenna, mourra assassiné par l'un de ses frères.
    La prophétie bouleverse les esprits, et hante la famille jusqu'au dénouement tragique.
    Avec cet admirable récit dans lequel le tempo du conte africain accompagne la peinture du monde contemporain, Chigozie Obioma invente une forme nouvelle d'écriture romanesque.

  • Traduit de l'anglais (tats-Unis) par Francis KerlineL'Amrique, dans un futur proche.Les U.S.A., le Canada et le Mexique ont form une fdration surpuissante, et la Socit du Spectacle a gagn : les habitants ne vivent plus qu' travers la tlvision, les mdicaments, l'ultra-consommation et le culte de l'excellence. Parmi eux, la famille Incandenza, avec les parents James et Avril et leurs trois fils - dont Hal, un tennisman surdou promis un brillant avenir. Mais de dangereux sparatistes qubcois, en luttecontre la fdration, traquent cette famille singulire pour mettre la main sur une arme redoutable : L'Infinie Comdie, une vido ralise par James Incandenza, qui suscite chez ceux qui la regardent une addiction mortelle...Livre culte ds sa parution aux tats-Unis en 1996, ce texte prophtique a fascin ses lecteurs dans le monde entier. Considr comme l'un des cent meilleurs romans du XXe sicle, L'Infinie Comdie est enfin publi en France.

  • A l'université de Brown, au début des années 1980, une fille et deux garçons découvrent avec exaltation la littérature, le sexe, Roland Barthes et les Talking Heads. Mitchell tombe sous le charme de Madeleine, qui lui préfère Leonard... Tel un personnage de Jane Austen, la jeune femme se retrouve au coeur d'un dilemme amoureux. Mais les temps ont bien changé depuis l'époque d'Orgueil et Préjugés...

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