Plon (réédition numérique FeniXX)

  • On ne trouvera guère ici que des notes : notes sur des rencontres, des lectures, des fragments de vie - rêvée ou défaite. Pourquoi des notes ? Parce que je suis persuadé qu'on ne peut plus. écrire de livres - tout juste des "notes en bas de page gonflées en volume", comme dirait Roberto Bazlen. Et chaque note devrait être l'invention d'une nouvelle mort, d'une nouvelle sur la mort.

  • On ne trouvera guère ici que des notes : notes sur des rencontres, des lectures, des fragments de vie - rêvée ou défaite. Pourquoi des notes ? Parce que je suis persuadé qu'on ne peut plus. écrire de livres - tout juste des "notes en bas de page gonflées en volume", comme dirait Roberto Bazlen. Et chaque note devrait être l'invention d'une nouvelle mort, d'une nouvelle sur la mort.

  • Sardines à l'huile rassemble, pour la première fois, des textes écrits régulièrement en marge d'une oeuvre qui se présente elle-même comme une sorte de journal de bord. On y trouvera, par conséquent, un autoportrait de l'artiste en écrivain. Mais, également, un commentaire très polémique, et souvent humoristique, sur l'histoire de l'art et la situation de la peinture contemporaine. Arroyo ne mâche pas ses mots et excelle à jeter de l'huile sur le feu des grandes questions qui agitent le monde de l'art : « Drôle de métier, écrit-il, que celui d'être peintre aujourd'hui [...]. Post-moderne, citations, pastiches, nostalgies, références, déconstruction. Mais, nom de Dieu, peignez une pomme enfin et n'en parlons plus ! »

  • Sardines à l'huile rassemble, pour la première fois, des textes écrits régulièrement en marge d'une oeuvre qui se présente elle-même comme une sorte de journal de bord. On y trouvera, par conséquent, un autoportrait de l'artiste en écrivain. Mais, également, un commentaire très polémique, et souvent humoristique, sur l'histoire de l'art et la situation de la peinture contemporaine. Arroyo ne mâche pas ses mots et excelle à jeter de l'huile sur le feu des grandes questions qui agitent le monde de l'art : « Drôle de métier, écrit-il, que celui d'être peintre aujourd'hui [...]. Post-moderne, citations, pastiches, nostalgies, références, déconstruction. Mais, nom de Dieu, peignez une pomme enfin et n'en parlons plus ! »

  • J'écris par souci de la langue. Après qu'elle m'éclaire, j'aménage sa clarté. J'écris à la lumière du jour présent ; jour après jour, j'écoute la rumeur journalière de la langue. Je tiens journal de ses rumeurs. Elles entretiennent fantaisie ou fantasmes. Elles ne disent rien, ni de crédible ni d'incroyable : elles sont la substance ignée où brûlent les pensées. L'écriture des jours n'est pas vraie, ni elle n'est mensongère. Elle s'écrit dans la pensée des mythes anciens : ils ne disaient ni la vérité ni l'erreur, mais leur travail défrichait dans la langue des clairières pour la pensée.

  • "S'oublier pour danser, voilà une sensation que j'adore. Comme lorsque je vais m'endormir, et que j'essaie de sentir le moment exact où je vais basculer dans l'endormissement. Comme toujours, ce n'est qu'au réveil que je considère mon échec permanent. Danser, c'est réussir à être conscient de l'endormissement." Ce livre est un carnet de travail, dans lequel on trouve des réflexions sur la danse - une danse toujours trop esclave de la musique, du livret, de la chorégraphie - sur le corps, l'espace, la création.

  • J'écris par souci de la langue. Après qu'elle m'éclaire, j'aménage sa clarté. J'écris à la lumière du jour présent ; jour après jour, j'écoute la rumeur journalière de la langue. Je tiens journal de ses rumeurs. Elles entretiennent fantaisie ou fantasmes. Elles ne disent rien, ni de crédible ni d'incroyable : elles sont la substance ignée où brûlent les pensées. L'écriture des jours n'est pas vraie, ni elle n'est mensongère. Elle s'écrit dans la pensée des mythes anciens : ils ne disaient ni la vérité ni l'erreur, mais leur travail défrichait dans la langue des clairières pour la pensée.

  • "S'oublier pour danser, voilà une sensation que j'adore. Comme lorsque je vais m'endormir, et que j'essaie de sentir le moment exact où je vais basculer dans l'endormissement. Comme toujours, ce n'est qu'au réveil que je considère mon échec permanent. Danser, c'est réussir à être conscient de l'endormissement." Ce livre est un carnet de travail, dans lequel on trouve des réflexions sur la danse - une danse toujours trop esclave de la musique, du livret, de la chorégraphie - sur le corps, l'espace, la création.

  • Il y a les années-lumière. Il y eut les années folles. Voici une chronique intime de ces années quatre-vingt qui ne portent pas encore de nom. L'auteur a consigné les réflexions que lui inspiraient le climat de l'époque et la fuite excessive du temps. C'est une sorte de méditation sentimentale, qui épouse le désordre de l'existence. Elle se nourrit de souvenirs, de rêveries, de rencontres et de lectures. Les miroirs feraient bien de réfléchir un peu plus, avant de renvoyer les images, disait Jean Cocteau. Dans ces carnets, François Bott s'efforce de discerner ou d'imaginer tout ce que les miroirs dissimulent jalousement.

  • "Le journal d'un écrivain ne peut plus être aujourd'hui ce qu'il fut à d'autres époques..." écrit Marcelin Pleynet. Qu'en est-il donc des pages du Journal qu'il publie aujourd'hui ? La réponse bien sûr est à l'intérieur... Au cours de cette année 1981, Pleynet séjourne à Düsseldorf, Cologne, Londres, Vancouver, New York. Il participe à la célébration du centenaire de la naissance de Picasso, à Barcelone. Relit la plume à la main les oeuvres de Dante, Bossuet, Baudelaire, Jouve, Gracq, Beckett. Dialogue avec Philippe Sollers. Note ses réflexions sur la peinture et sur le Grand Louvre. Analyse le milieu littéraire et le monde de l'édition. Autant d'occasions, de prétextes, de questions, d'études, de promenades savantes, poétiques et romanesques, à travers l'univers quotidien d'un écrivain et la perception qu'il a de son époque.

  • Ce livre n'est pas un recueil d'études. Il rassemble quelques aspects d'une réflexion sur un sculpteur et des peintres à contre-courant des modes actuelles. Depuis longtemps, Yves Bonnefoy interroge leur oeuvre et s'interroge plus généralement sur le pouvoir de créer et le dessein profond de toute inscription humaine. "Nous n'habitons plus comme il le faudrait, avec confiance, la terre - écrit-il - trop de clés simples se sont perdues, et il revient donc à chacun de réinventer, comme il le peut, le lieu et le sens de son existence." Telle est la préoccupation des articles réunis ici.

  • Comme il m'était arrivé plusieurs fois, tandis que je marchais dans les bois ou sur une plage, de ramasser de vieux papiers souvent tachés, parfois souillés, pour y noter quelque texte ou bribes de texte commençant à se former dans ma tête, en réponse à une demande urgente, j'ai pris l'habitude d'avoir toujours, sur moi, des petits carnets orange de marque Rhodia, en général format 85 x 120 (ils tiennent facilement dans une poche pectorale de ma salopette), que j'utilise à l'italienne pour y noter ce qui me vient dans le train (comme pour cette note), l'aéroport, mon bureau de l'université, les salles d'attente administratives ou chez moi. Le premier que j'aie conservé date de 1985 ; j'ai supprimé toutes sortes de premiers schémas, recherches de mots, listes de personnes à qui écrire au plus tôt, sans parler des petits dessins, gribouillis, essais de crayons, plumes, feutres ou pointes Bic indociles, pour ne conserver que ce que j'ai recopié par la suite. Il n'y a pas de dates à l'intérieur de ces carnets, mais j'ai souvent noté celle du premier recopiage, ce qui donne une précision à quelques jours près. La plupart de ces textes ont déjà été utilisés dans des ouvrages, mais souvent si considérablement transformés, qu'il est difficile de les y retrouver. Les voici donc, dans l'ordre, et sous la forme de leur composition primitive.

  • Ce livre aura suivi les règles du jeu, c'est-à-dire de cette collection. On y a retranscrit le contenu d'un carnet tenu au jour le jour, au fil des occasions, entre février et juin 1989. Il ne s'agit pas pour autant d'un journal, au sens habituel du terme, dans la mesure où n'y apparaît pas le bilan émotionnel, affectif, d'une vie personnelle, mais où s'y esquisse un autoportrait indirect, réfracté dans une myriade d'objets et de zones d'intérêts, d'accidents et de réactions, de réflexions et de fascinations, d'humeurs en un mot, et au sens le plus large. Le décor intérieur, les meubles et objets qui nous entourent, les traits de vie italienne, la lecture de certains livres, quelques lieux de prédilection, Londres, des amis écrivains, des coupures de journaux, des expressions fascinantes (ou tout simplement de la vie quotidienne) - voilà quelques-unes des rubriques de cet inventaire de promenades et de lectures, de lieux parallèles, d'appétits et de curiosités, d'envies, satisfaites ou non, comme celles qui peuvent vous saisir, inexplicablement, lors de vos déambulations dans une galerie d'antiquaires.

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